V - Quelques propositions préalables à une réforme fiscale



Fonctionnaires de la gabelle, Code des privilèges (Enluminure, XVe siècle)
Fonctionnaires de la gabelle, Code des privilèges (Enluminure, XVe siècle)
Voilà quelques principes généraux auxquels devrait s’articuler une réforme fiscale.
D’abord :
• Moduler fortement l’impôt sur  les sociétés afin de favoriser l’investissement dans le développement, la recherche et l’embauche (le ramener, dans ce cas, à 20 %), mais taxer plus lourdement, en revanche (de 45 à 50 %), l’utilisation des profits à des fins d’enrichissements personnels ou de distribution de dividendes. D’autant que tout encouragement au développement de l’entreprise augmente, hors dividendes, la valeur des parts détenues par les actionnaires.
• N’utiliser l’outil des baisses de charges sociales que dans le cadre d’un donnant-donnant. Ce qui signifie : a) repartir à zéro en annulant toutes les baisses qui ont été consenties ; b) cibler ces baisses sur le seul secteur de l’artisanat et des PME, effectivement créateurs potentiels d’emplois ; c) consentir, alors, des réductions plus fortes, mais en échange d’embauches effectives et contrôlées, du type de 30 % voire 40 % de réduction sur trois salaires contre la création d’un quatrième. En ce qui concerne l’artisanat, toute création d’un troisième emploi pourrait bénéficier d’une exonération de charges ; d) en faire profiter non plus les seules basses rémunérations (véritables trappes à bas salaires) mais celles qui représentent jusqu’à 3 ou 4 fois le Smic. La baisse de charge pourrait même être plus forte pour les salaires représentant 1 fois et demi à 2 fois le Smic, plutôt que pour les salaires représentant une fois ou une fois et demi le Smic comme aujourd’hui.
Les salaires inférieurs au Smic ne devraient, en revanche, bénéficier d’aucune baisse de charges.
• Favoriser le travail à temps complet en augmentant le Smic et les barèmes des conventions collectives de 30 % lorsque les emplois sont à mi-temps ou au-dessous, et de 20 % entre le mi-temps et le trois-quarts temps.
• Toute société ayant bénéficié d’une aide publique à l’implantation dans une région donnée devra s’engager à rester sur place pendant dix ans minimum, sauf à devoir rembourser le montant de l’aide.
• Une entreprise qui délocalise pour augmenter ses marges sera assujettie, sauf engagement à investir dans un autre projet de développement, à une surtaxation de l’impôt sur les bénéfices et devra continuer, pendant un laps de temps donné, à payer sur place la taxe professionnelle ou toute taxe de remplacement.
• Il n’est pas possible de revenir sur les trente-cinq heures dont l’application rigide fut une erreur. Nous proposons, en revanche, que soit généralisée la possibilité de travailler 40 heures, les trois heures au-delà des 35 heures étant valorisées de 30 %, la quatrième de 35 % et la cinquième de 40 %, payées cash, c’est-à-dire sans qu’elles puissent être transformées en congés compensatoires. En revanche, sauf dans certains secteurs à définir très précisément, on ne pourra effectivement travailler plus de quarante heures tant que le chômage restera supérieur à 5 %. Donc, supprimer les exonérations de charges dont bénéficient les heures supplémentaires.
• La création d’entreprises, petites et moyennes, sera encouragée grâce à la création d’une banque d’investissements semi-publique, dotée d’une agence par département, habilitée à consentir, jusqu’à un  montant de 450.000 euros, des prêts à taux zéro (mais en tenant compte de l’inflation) sur présentation de projets précis devant être examinés dans les six mois.
• Seront expérimentées des mesures favorables au capital-risque en général, particulièrement à la création de sociétés nouvelles par appel à l’épargne publique. Cela nécessitera que les procédures actuelles, trop lourdes, soient simplifiées et allégées. Un fonds national d’investissement pourra être créé sur le modèle des fondations américaines. Toute création d’entreprises bénéficiera pendant deux ans d’une franchise fiscale. En revanche, sera créée une surtaxe spéciale frappant les processus financiers de fusion-acquisition et, en particulier, les OPA.
• Dans le cas d’une reprise d’une société par un fonds de placement, ce qui rend difficile ou impossible l’identification des propriétaires et la visibilité de leur stratégie, les salariés auront la possibilité de faire jouer la clause de conscience qui donne droit à indemnités de départ revalorisées de 50 %.
• D’une façon générale, toutes les formes passives de traitement social du chômage devront être transformées en instruments actifs de création d’emplois effectifs. Ainsi, dans les zones prioritaires particulièrement frappées par la désindustrialisation, la puissance publique pourra s’engager, à proportion de 30 % du capital, dans des projets créateurs de plus de 200 emplois.
• Le plan sera réhabilité en tant que moyen de prendre des décisions, à horizon de dix ans et plus, qui permettront d’anticiper l’évolution du marché de l’emploi et de prévoir les effets des grandes mutations technologiques. La crise qui frappe l’automobile n’est-elle pas la conséquence du démantèlement de la planification incitative ?
• L’assistanat ne doit pas constituer un système, mais représenter une réparation. Pour éviter une quasi-égalité destructrice entre la rémunération du travail et celle du non-travail, tout salaire devrait être au moins supérieur de 30 % aux minima sociaux cumulés. Un contrôle devra permettre de réagir à toute installation plus ou moins volontaire dans le RMI.
• Une franchise annuelle pouvant atteindre 1000 euros, compensée par l’Etat, sera consentie sur les factures de gaz et aussi d’électricité en faveur des sans-emplois et des précaires. Une forme de compensation provisoire devra également être prévue pour ceux dont la rémunération est si faible que leur loyer risque de représenter plus de 40 % de leurs revenus totaux.
• Le Code du Travail devra être simplifié, et les CDI redevenir la norme. En revanche, pourront être instaurés, sous contrôle, des « contrats de projet » (engagement, à un salaire valorisé d’au moins 20 %, pour la durée d’une mission précise, fixée à l’avance).
• Une commission paritaire devra faire le point sur l’amplitude des salaires, des rémunérations, des revenus et proposer des mesures de plafonnement pour rendre impossible, en général et à l’intérieur de la même entreprise, des inégalités de rétribution aussi indécentes que celles qui ont été atteintes ces dernières années.
• Les Français qui s’exileront fiscalement à l’étranger ne pourront plus bénéficier, en France, de la moindre prestation sociale (Sécurité sociale, allocations familiales, indemnisations ou retraites).
• Les stock-options ne seront autorisées que comme forme de participation à la valorisation de l’entreprise. Tous les salariés d’une entreprise devront donc pouvoir en profiter. Mais même les plus hauts cadres supérieurs, PDG compris, ne pourront toucher l’équivalent de plus de 250 000 euros d’actions sous forme de stock-options.
• Les familles bénéficiant de revenus supérieurs à 25 000 euros par mois ne toucheront plus les Allocations familiales.
Réhabiliter l’égalité fiscale.
Il ne s’agit, ni de donner dans le poujadisme anti-fiscal - qui signifie laisser les riches devenir toujours plus riches et que les pauvres se débrouillent, quitte à devenir encore plus pauvres -, ni de matraquer fiscalement les classes moyennes pour combler les déficits d’un Etat dont certaines dépenses mal contrôlées s’apparentent trop souvent, soit à du gaspillage d’argent public, soit à la distribution de cadeaux par pure démagogie catégorielle.
VI - Quelle réforme fiscale ?
Une réforme fiscale globale, simple, équitable, raisonnable et radicale à la fois, devrait accompagner l’action en faveur du retour au plein emploi. Elle pourrait s’articuler autour de quelques exigences :
• Tout le système fiscal devra être remis à plat, c’est-à-dire que les niches, exceptions, abattements à la tête du client, avantages particuliers doivent être, a priori, supprimés. Un impôt direct et unique sur les revenus, se substituant à tous les autres, y compris à la CSG, frappera du même barème progressif toutes les formes de revenus sans exception, y compris les plus-values de toutes natures.
Dès lors, tout le monde paiera cet impôt constitutif de la citoyenneté, fût-ce de manière très symbolique, y compris les 40 % non assujettis à l’impôt sur le revenu puisque, de toute façon,ils paient la CSG et autres taxes.
• Ces mesures devront permettre une remontée générale du plancher des tranches et donc, une baisse effective, très sensible, de l’impôt qui frappe les classes moyennes. Il ne s’agira pas de baisser les taux de progressivité qui frappent les revenus supérieurs, mais de remonter, là aussi, le plafond au-delà duquel le taux marginal deviendra maximum. La dernière tranche, au-delà de 200 000 euros de revenus par mois, sera taxée à 75 % pour décourager les rémunérations indécentes.
• Il conviendra de taxer les opérations purement financières en fonction de leur rapidité d’exécution : une plus-value réalisée à l’issue d’un aller et retour spéculatif sera, par exemple, beaucoup plus lourdement taxée qu’un bénéfice obtenu par la revente d’un appartement détenu depuis vingt ans.
• L’impôt sur les sociétés sera nettement réduit, par exemple jusqu’à 20 %, quand les bénéfices seront réinvestis dans des projets créateurs d’emplois (ou la recherche), mais sera remonté à 45 % sur les profits affectés à la distribution de dividendes ou à l’enrichissement personnel. L’exil fiscal vaudra interdiction de recevoir le moindre sou en provenance de l’Etat ou de la collectivité.
• L’évasion ou la fraude fiscales seront sanctionnées par la confiscation automatique de 70 % des sommes dissimulées.
• Les héritages ou les transmissions d’une valeur de moins de 300 000 euros ne seront pas taxés. La progressivité augmentera, en revanche, au-delà de 1,5 million euros, moins pour des raisons purement fiscales que pour réhabilité le principe libéral de l’égalité des chances en freinant les reproductions oligarchiques.
• Ces mesures ciblant les importantes plus-values de quelque nature qu’elles soient, ainsi que les gros héritages ou transmissions, permettront de supprimer l’impôt sur la fortune dont les effets sont pervers.
Quand un gros héritage (ou une transmission) prend la forme d’une entreprise cotée, une part substantielle des droits sera reversée, sous forme de participation au capital, aux personnels et au management de la société.
• Pour éviter l’arrivée à la tête d’une entreprise importante d’une personne qui n’en a pas nécessairement la compétence, la direction d’une grande entreprise ne pourra pas être transmise par héritage sans une consultation et un avis favorable de ses cadres.
• Contrairement à une idée toute faite, surtout à gauche, les impôts indirects ne sont pas tous, et a priori, de nature inégalitaire. Il serait, au contraire, intéressant d’en utiliser certains (par exemple la TVA) en les modulant plus fortement pour en faire des outils indirects de redistribution.
• La péréquation en faveur des communes pauvres permettra de fixer un éventail limité de taux de taxation à l’intérieur duquel les impôts locaux devront s’inscrire.

Jeudi 8 Juillet 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

28.Posté par Théophile le 11/07/2010 16:48
Une vraie réforme fiscale, c'est d'abord clarifier et cesser de tout mélanger :

1)Il y a d'abord l'état régalien non facturable (défense, sécurité, justice, contrôles, charge de la dette...) finançable par la TVA (ordre de grandeur : de 120 à 150Ge)

2)Il y a ensuite les services facturables (enseignement, autoroutes, santé via assurance maladie,...) qui doivent être facturés y compris de façon dépéréquée (puisque le logement n'est pas péréqué) et organisé en établissements autonômes

3)Il y a troisièmement les personnes morales à qui il faut ficher la paix (peut-être imposer quelques actions du côté de la formation professionnelle, du handicap, de l'innovation et du développement durable pour blanchir les impôts). Ordre de grandeur : pas plus de 50 Ge

4)...Et il y a enfin un grand jeu à somme nulle (plusieurs centaines de Ge) à réorganiser de façon lisible et simple entre les personnes physiques résidant légalement en France. En recette les impôts directs dont un IRPP "individuel" ou "lié au couple" revu sans nombre de parts en complément d'une grande CSG reprenant les actuelles cotisations et en dépenses une allocation universelle englobant PSA, AF, chèque scolaire, couverture maladie, droit au logement... complétée d'indemnités éventuelles de chômage et d'une retraite calculée à la mode suédoise (avec une vraie simulation de la capitalisation).

Ce dispositif serait réalisable (la France a le droit d'organiser un jeu à somme nulle entre ses résidents) et à la fois beaucoup plus lisible et juste car réconciliant libéralisme et solidarité.

27.Posté par Christophe P le 11/07/2010 12:28
Réforme fiscale, j'y reviens avec un nouveau grain de sel : le budget militaire français.

Une question me tourneboule : la France a t-elle encore les moyens de se payer le budget militaire le plus fort d'Europe (avec la GB), la force atomique et ses vecteurs, la surveillance de l'Empire maritime (La France a le plus grand espace maritime du monde ), faire la police en Afrique, .... ?

Je suis plus que surpris quand on parle réforme fiscale ou arbitrages budgétaires, que jamais au grand jamais n'est abordée la question qui fâche à propos du budget militaire.

Ne sommes nous pas condamner à choisir entre une bonne protection sociale au sens large (maladie, retraites, chômage) et la bombe nucléaire ?

Une évaluation a été faite du coût du prgm nucléaire militaire français. Outre les dégats aux populations, militaires, et les pollutions associées, le chiffre n'a jamais été rendu public tant il est faramineux. A lui tout seul en cumulé, il pourrait boucher le trou de la sécu pour 250 ans.

Merkel vient d'annoncer un plan de rigueur. Première touchée, l'armée, moins 40 000 postes.

La FrAAAAAAAnce est-elle encore suffisamment forte pour se payer des porte avions nucléaires (grosse erreur stratégique au demeurant, une stupidité sans nom, une vraie gabegie. Le CDG n'a, depuis sa mise en activité qu'effectué 2 missions ridicules dans le golf persique pour bomber les affreux talibans. On fait la même chose avec les Mirages 2000 basés en Ouzbékistan pour 100 fois moins cher) ?

Enfin, et pour changer de sujet, je vois que le Grand Inquisiteur, le Torquemada des forums, le nouveau Redac chef de Marianne autoproclamé, la nouvelle pensée unique à lui tout seul, le rossignol tourangeau, est venu jusqu'ici pour s'exprimer, enfin plus exactement vomir sa bile recuite d'aigreurs nauséabondes, en lieu et place de l'auteur de ce blog et le diffamer gravement.

Je trouve ces méthodes aussi vulgaires que la sarkozie que mÔÔÔssieur E Arié déteste tant.

Attention pépère, vous commencez à ressembler aux gens qui nous gouvernent, en tout cas, vous en avez adopté les méthodes.

Bon, j'arrête, sinon je vais me retrouver sur le bûcher.

Tof

26.Posté par Cépajuste le 10/07/2010 19:14
« Une entreprise qui délocalise pour augmenter ses marges sera assujettie, sauf engagement à investir dans un autre projet de développement, à une surtaxation de l’impôt sur les bénéfices et devra continuer, pendant un laps de temps donné, à payer sur place la taxe professionnelle ou toute taxe de remplacement.»

Une telle mesure serait condamnée par la Commission de Bruxelles car contraire au principe de libre circulation des capitaux inscrite dans les traités.

25.Posté par Cépajuste le 10/07/2010 19:07
« Il n’est pas possible de revenir sur les trente-cinq heures dont l’application rigide fut une erreur. Nous proposons, en revanche, que soit généralisée la possibilité de travailler 40 heures, les trois heures au-delà des 35 heures étant valorisées de 30 %, la quatrième de 35 % et la cinquième de 40 %, payées cash, c’est-à-dire sans qu’elles puissent être transformées en congés compensatoires. En revanche, sauf dans certains secteurs à définir très précisément, on ne pourra effectivement travailler plus de quarante heures tant que le chômage restera supérieur à 5 %. Donc, supprimer les exonérations de charges dont bénéficient les heures supplémentaires. »


Vous êtes toujours dans l’esprit du « travailler plus » de Sarkozy, sauf qu’on voit bien que ça ne marche pas. Si vous attendez que le taux de chômage soit inférieur à 5 % pour appliquer ces mesures, le plus probable est qu’elles resteront lettre morte.

Concernant la réforme fiscale, tant que nous sommes dans le cadre européen, nous sommes dans l’obligation de converger avec les autres pays, pour deux raisons (en gros) :
- continuer à diverger risque de faire éclater la zone euro
- agir à contresens des autres pays nous expose à subir leur concurrence fiscale.

JFK, vous devriez dans votre rubrique « réflexions » nous expliquer comment vous changez l’UE, comment vous pouvez faire une politique très différente de nos partenaires européens. Parce qu’à chaque fois vous élaborez des programmes qui sont très séduisants mais qui semblent ignorer nos contraintes européennes.

24.Posté par Alain Camille le 10/07/2010 18:43

Quelques propositions préalables à une réforme fiscale.

Vaste programme. Quelques questions préalables tout de même.

- Définir la philosophie qui guide le projet : une réforme de la fiscalité dans quel but ? La justice fiscale et sociale ou l’efficacité économique et sociale ?

Vous me direz les deux. Je vous rétorquerai ; difficile, justice et efficacité riment rarement. Il faudra être limpide dans la hiérarchisation des priorités. Si l’on propose aux français une véritable réforme fiscale, il faut clairement afficher le ou les buts.

- Définir la hiérarchie du projet ; Rétablir une certaine justice sociale ? Rééquilibrer le budget de l’Etat ? Restaurer l’emploi et amener le chômage à un bas niveau ? Maintenir l’outil industriel en France ?....

Vous me direz tout cela à la fois. Oui, certes, mais je vous redirais, il faut hiérarchiser, donner ses priorités, fixer des calendriers. La mienne, c’est la diminution du chômage pour des raisons philosophiques, psychologiques, sociétales, sociales, économiques, plus que pour des raisons fiscales d’ailleurs.

- Définir une ligne de conduite ; s’interdire l’écoute des lobbying quels qu’ils soient. Car notre fiscalité est devenue un vrai gruyère, du fait en grande partie de l’action répétée au cours des ans de ces différents groupes de pression. Mesure de soutien (de faveur ?) après mesure de soutien, la Cour des comptes finit par dénombrer plus de 500 niches fiscales. Et encore, je ne suis pas sûr qu’elle ait tout vu. Ni moi non plus d’ailleurs.

- Définir des objectifs précis d’augmentation ou de diminution des impôts par postes budgétaires. Personnellement, si mes impôts doivent servir à la construction d’un nouveau porte-avion ou pour subventionner Mme B dans l’achat d’une nouvelle île, je ne suis pas partant. Je ne devrais pas être le seul dans cet état d’esprit.

- Définir une méthode de travail qui évite les deux écueils que l’on rencontre pour toute nouvelle mesure fiscale ou sociale, l’effet d’aubaine en amont, l’effet pervers en aval. L’outil pour cela, c’est la simulation scientifique, c’est à dire que la simulation doit être objective et non plus idéologique comme elle l’a été trop souvent dans le passé.

- Définir une règle d’expérimentation qui permette d’évaluer l’impact de la nouvelle mesure dans le réel pendant un temps donné avant de la valider définitivement. S’il s’agit par exemple d’envisager la baisse du taux de TVA sur la restauration sur place, de 19,6 % à 5,5%, il conviendrait de mener l’expérience au moins sur deux ans, avant de la pérenniser, les syndicats patronaux de la restauration ayant habituellement des recettes d’enfumage particulièrement efficaces. Mais ce n’est qu’un exemple, bien sûr.

A demain ou lundi pour la suite de mes élucubrations, si c'est pas fermé.

23.Posté par Claire M3T le 10/07/2010 18:32
C'est intéressant, mais avant de dresser un inventaire de toutes ces mesures, ne faudrait-il pas avoir les perspectives en matière de SENS où elles s'inscrivent ?

vers quelle direction allons-nous ensemble ? pour quel type de vivre ensemble ?

22.Posté par herve le 10/07/2010 17:36
///Toute société ayant bénéficié d’une aide publique à l’implantation dans une région donnée devra s’engager à rester sur place pendant dix ans minimum, sauf à devoir rembourser le montant de l’aide.///

10 ans c'est trop cours.
pourquoi ne pas faire un système reconductible d'année en année plutôt qu'une aide à l'installation.
http://marianne

21.Posté par Elie Arié le 10/07/2010 15:34
(Je le remets, pour qu'il reste visible par ceux qui l'auraient loupé)

À JFK PAR JFK
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Puisque JFK se refuse à répondre à ma question "Pourquoi avoir ouvert ce blog? Et pourquoi le fermer?" , je vais répondre à sa place.
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Comme beaucoup de gens de 72 ans (n'est-ce pas, Elie Arié?) j'ai du mal à admettre que mon temps est passé, que l'heure de quitter le devant de la scène est venue, et mon inconscient m'a bien trahi en me faisant nommer mon blog "Tourner la Page".

J'ai entrepris un projet politique pour faire encore parler de moi, jusqu'en 2012 ("encore une minute, monsieur le bourreau!"), via le CRREA; je n'ai pas à expliquer ici en quoi il consiste, mais toujours est-il qu'il aurait été utile de pouvoir recruter des gens, non pas pour leurs apports (ceux-là sont au CRREA), mais pour "faire nombre".

C'est la raison d'être de ce blog: créer un groupe de moutons qui me suivent, un peu comme Ségolène Royal avec ses 10 000 inconditionnels de Désirs d' Avenir.

C'est ainsi que ce blog a été conçu: des sujets évidemment choisis pour ceux qui réagissent à l'émotion (un billet quotidien sur Woerth, des petits cancans, 3 ou 4 sujets par jour pour "ratisser large") , mes analyses sérieuses planquées dans "Réflexions" où personne ne va, la démagogie la plus basse envers les commentateurs ("que vous êtes intelligents, que vous écrivez bien, comme vous m'apportez de choses!"- devoir écrire ça pour un Chanez ou une Calamity Jane, il faut le faire, mais on n'a rien sans rien).

Mais, voilà: la pêche n'a pas été bonne; il n'y a qu'une trentaine de commentateurs réguliers, et cela ne vaut pas la peine de pondre un billet quotidien pour un si maigre résultat; l'idée de fermer ce blog s'est progressivement imposée à moi, au fur et à mesure que je me suis aperçu que le nombre de futurs adhérents potentiels ne décollerait jamais.
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C'est à peu près ça, n'est-ce pas, JFK?

20.Posté par Christopphe P le 10/07/2010 11:38
@Pascall

Bonjour,

itou, j'ai été co-fondateur de start-up (DRH, DAF, Moyens généraux, juridique).

Une start-up, c'est un business plan, une killer application, et du time to market.

Il faut réunir énormément de conditions et finalement avoir du bol pour se trouver au bon endroit au bon moment. La plupart des startupeurs qui ont réussi l'ont fait un peu par hasard et ont été les premiers surpris, et 95% sont aux USA, dont c'est la culture.

Le CIR est une bonne solution, je comptabilisais moi même les heures de R&D, fastidieux mais rentable : 3 Millions d'euro mobilisables lors de notre dépôt de bilan, ce qui a permis de payer tout le monde. Nous avions aussi du financement ANVAR. Si un projet start-up ne passe pas la rampe de l'ANVAR, mieux vaut laisser tomber, c'est qu'il a de bonnes chances d'être OUT.

Enfin, notre fonds d'investissements était en Belgique. La France est le pays des assurances avec ceintures et bretelles, pas celui des start-up.

Donc, aller au moins au Canada, dans la Silicone Valley du nord est (Montréal).

Je comprends votre désappointement.

Mais sachez, que bon nombre de start-up sont des spin off d'équipes technico commerciales, qui montent un business avec déjà le personnel, les idées, le pognon perso.

Et surtout, aux USA, bcp d'entre elles servent de récipient à la commercialisation de black technos, de technos militaires, déclassées sur le plan stratégiques. La fable du gamin génial qui réinvente le monde dans sa piaule d'étudiant et devient richissime est une fable, à une ou deux exceptions prêt.

Les start-up servent à 2 choses : évangéliser le marché, le préparer à amalgammer un nouveau business modèle, une nouvelle techno, et vulgariser des technologies militaires déclassifiées en rendant riches des copains bien placès...

La real politique est de moins en moins romantique.

Vous voyez, vous n'avez aucun regret à avoir.

Tof



19.Posté par Papa le 09/07/2010 23:56
@Chritophe.
Je ne peux que vous approuver.Il serait intéressant que l'ami Jean François nous donne son avis sur votre analyse.
Amicalement.

18.Posté par Pascall le 09/07/2010 23:51

Des idées intéressantes qui méritent d'être discutées.
Pour ma part, après une lecture trop rapide je vais réagir sur quelques points :

Sur la modulation de l'impôt sur les sociétés. L'idée est bonne mais un peu dépassée si l'on extrapole ce qui commence à se faire dans le domaine de la société de l'information. Aujourd'hui des sites comme Second Live ou Twitter ont créé leur propre monnaie (Linden $ pour l'un ou twollar pour l'autre). Ces monnaies, encore anecdotiques, ont déjà créé leur propre système économique. Il leur manque un côté un peu plus professionnel et une bonne traçabilité des échanges pour que naisse un système économique qui soit totalement hors du contrôle des états (il suffit que les serveurs soient répartis sur toute la planète et que les échanges se faire de et vers toutes les monnaies convertibles pour échapper au contrôle des états). Une société comme Google a déjà largement les moyens de lancer un tel système.
Dans ces conditions, les impôts sociétés n'existent pratiquement plus (sinon les frais de fonctionnement) à l'intérieur d'un tel système, permettant un développement économique sans frein. La seule riposte possible pour les états est de taxer la consommation (il faut bien sortir de la monnaie de ce système pour consommer quelque part). Et comme l'impôt doit être juste et favoriser la redistribution, on peut jouer soit sur un avoir fiscal calculé sur les dépenses des plus faibles revenus (ceux qui ne payent pas l'impôt aujourd'hui hors niches) soit créer une "TVA personnalisée" mais c'est plus compliqué.

Concernant les charges sociales, il me semble que le débat n'est pas correctement posé en France. Dans l'ensemble des charges que nous payons, une partie peut être considérée comme de l'assurance (nous coûtons en moyenne un certain prix à la sécurité sociale) et le reste est de la solidarité pure, pour permettre à tout le monde de bénéficier d'une couverture sociale et d'une retraite). Il me semble que la partie "assurance" devrait toujours être perçue sur les salaires, mais pour la partie solidarité, elle doit être perçue sur tous les types de revenus, en particulier pour ceux qui sont associés aux pertes d'emplois.

Pour les impôts, il n'est pas forcément nécessaire d'avoir des taux très élevé, mais plutôt d'avoir une assiette large. L'économiste Christian Saint-Etienne avait fait une étude de réforme des impôts pour Bercy et j'ai été très surpris que le taux moyen de l'impôt en France était de 12%. Même en supprimant l'impôt pour les bas revenu, il serait possible d'avoir un impôt qui ne dépasse pas 15%...

Quand aux aides aux PME, en particulier innovantes, j'ai payé très cher le droit d'avoir quelques idées sur le sujet. J'ai créé une start-up dans le logiciel qui s'est bien plantée avec la crise, mais nous n'avions trouvé aucun financement et les aides de l'état (subventions, avances remboursables, pôle de compétitivité...) sont toujours conditionnées à la présence de fonds propres. Comme le logiciel n'est pas compris dans les fonds propres, circulez, il n'y a rien a voir. Nous avions juste un peu de crédit d'impôt recherche, mais comme nous ne pouvions pas payer les chercheurs, nous n'avions pas grand chose à se faire rembourser. Nous repartirons, car notre techno fonctionne bien, mais probablement pas en France.
Donc dans ce domaine, il est indispensable d'intégrer le capital immatériel dans les fonds propres. Il faut également faire une traçabilité permanente des sujets de recherche aidés par l'état avec une estimation régulière des retombées potentielles (cela peut prendre beaucoup de temps pour les recherches fondamentales). Le système actuel d'évaluation de la recherche par la comptabilisation des citations est pervers (ou pour le moins largement perverti).
Comptabiliser les heures dans l'économie de l'immatériel n'a pas beaucoup de sens. Les bonnes idées n'arrivent pas toujours dans la journée et de toute façon, les sociétés réellement innovantes ont rarement les moyens de les payer.
Les prêts, surtout à taux 0, ne vont pas bien avec les risques dans les entreprises innovantes. Le financement ne peut se faire qu'en capital, mais les sociétés de Capital Risque ne financent que des projets qu'elles peuvent expliquer aux pères de familles qui viennent y placer leur économies. Il faut trouver d'autres modes de financement pour les innovations plus technologiques.
Les CDI c'est bien, mais c'est ce qui a causé la disparition de mon entreprise. Dès que la trésorerie descend sous un seuil, il n'est plus possible de réduire l'activité du fait des coûts de la réduction d'effectif. La liquidation est inévitable.
Les contraintes liées à la localisation lors d'aide régionales ne sont pas toujours tenables pour une petite entreprise et peut causer sa disparition. L'erreur est de demander aux régions d'aider des entreprises dont le bénéfice social dépasse largement le cadre de la région ou du pays. L'état et l’Europe doivent prendre leurs responsabilités.

17.Posté par JF le 09/07/2010 19:37
Bravo JFK...

Je ne suis pas fiscaliste. Mais une chose m'inquiète, la France est de moins en moins productive, et de plus en plus créatrice de service. Des banques, des experts, des consultants brasses de sommes énormes, mais font peu de bénéfices. Pourquoi ne pas taxer les entreprises sur le chiffre d'affaire. Cela pourrait aussi avoir le mérite d'éviter les délocalisations si on le calcul avec le nombre d'employé.

16.Posté par Christophe P le 09/07/2010 17:56
@ papa.

J'ai participé aux résultats (comme observateur, j'étais étudiant à l'IEP) des premières élections en 1983 avec la section CGT de St Martin d'Hères.

Je ne dénie pas l'avancée que cela a représenté, mais on peut considérer qu'aujourd'hui, il faut revoir tout cela, ça provoque un assoupissement du syndicalisme dommageable à la défense des droits.

Tout à fait d'accord avec vous : la fermeture des tribunaux prud'homaux, la suppression des inspecteurs du travail, quand ce n'est pas leur assassinat, des médecins du travail, de tous les corps constitués qui permettent de faire respecter le droit transforme la démocratie en société communautaire (au sens de Zinoviev) en opposition aux sociétés régies par le droit.

Depuis 30 ans : imposition du néo-libéralisme, système d’uniformisation globale : atomisation des individus par asphyxie et criminalisation des corps structurés (mouvements libertaires, syndicats, groupes de pression citoyens, …) dans un univers interconnecté et hyper individualisé (Internet + mob.…) et bientôt complètement fliqué.

Quand tout le monde aura fait son petit travail personnel d’auto fichage sur le net (twitter, Face book, etc.…), il suffira de siffler la fin de la récré. Il n’y a pas plus de 2 ou 3 robinets à tourner pour mettre tout le net sous contrôle des USA ou des puissances dominantes.

Objectif : pouvoir parler le même langage à tout le monde, pouvoir intervenir sur des « sujets » déjà formatés, sous influence, et donc réceptifs, garder le contrôle de la situation via les réseaux dont nous sommes maintenant ultra dépendants.

La nouvelle génération est déjà élevée selon des valeurs morales exactement inverses des nôtres : dans toutes les émissions, et notamment mettant en jeu des mini sociétés humaines, c’est toujours le même scénario : d’abord on est copain, puis on complote, on élimine le copain, même si c’est douloureux sur le moment (mal nécessaire à la survie individuelle), on encaisse le pognon, la prime au vainqueur, après on assume, pour enfin en être fier. N’oublions pas que le but ultime des émissions de télé-réalité, c’est l’argent, la carotte. Plus elle est grosse, et plus les tabous ont tendance à sauter rapidement.

Tout le néolibéralisme tient dans les émissions de télé-réalité, véritables laboratoires du devenir de l’humanité : la solidarité oui, mais vue comme un mal nécessaire, une obligation, et au coup de sifflet, il faut savoir tuer, même un ami, pour sauver sa peau, se faire une place au soleil. Le champ moral évacué au nom de la nécessité de l’action.

Nous venons d’entrer dans un monde où « la fin justifie les moyens » est devenu le porte drapeau, l’étendard officiel d’une nouvelle façon de faire.

Les verrous psychologiques sont tous en train de sauter les uns après les autres.

Le « lever de tabou » est devenu LE leitmotiv (en France, sport favori de mon chouchou F Lefebvre).

C’est avec la sémantique pour l’essentiel que se fait le chargement du nouveau logiciel. Les néo-cons ont repris tous les thèmes chers à la gauche, aux contestataires de tout poil, aux écolos pour les vider de leur sens et les resservir à la sauce néo-libérale. Une ré-interprétation brillantissime.

De ce point de vue, N Sarkozy est certainement actuellement le meilleur élève de la classe.

Sur le plan sociétal, et dans la mesure où ce scénario est porteur de pertes de repères, de liberté, de traditions, on nous autorise et nous impose même en revanche tout au plan sexuel : c’est l’ultra-libertarisme dénoncé par JFK.

L’humanité est en train d’échanger son droit à la liberté (publique et privée) contre un droit à la libido et au regardage de nombril. Ça permet de maintenir le couvercle sur la marmite, avec soupape sex-toy de sécurité.

« MON CUL » au sens propre comme nouveau paradigme de l’humanité. Mon cul exhibé, sublimé, tripoté, et finalement violenté. La surexposition des vies privées est porteuse de névroses graves, ce sont les répliques soft des méthodes du totalitarisme soviétique. On parle alors de sociétés pathologiques.

Les médias ont réinventé les procès de Moscou, eux mêmes directement inspirés des grands procès de l’Inquisition : exposition du moi, aveu de conduites déviantes imaginaires, mortifications publiques conduisant à la perte de l’identité et à la déshumanisation.

Le Droit et le respect de ses règles cèdent progressivement la place à une forme de communautarisme, où le devoir s’estompe, et où finalement l’injonction paradoxale , symbole de la schizophrénie des économies dirigées soviétiques s’impose partout.

Le néolibéralisme est avant tout porteur de l’abandon des sociétés réglementées par le Droit pour tous au profit d’une société inégalitaire où chacun aura son/ses droits, de ne pas pouvoir faire grand chose d’ailleurs.

Exemple : on abdique nos libertés publiques (surveillances vidéos, et bientôt marquage temps réel) contre des droits sociétaux infantilisants et débilitants.

Voilà pourquoi il ne reste aujourd’hui aux sociaux-démocrates que des programmes politiques axés sur le sociétal, la défense de minorités nouvelles et souvent imaginées, mais sans plus d’alternative politique crédible. Il est frappant de voir les similitudes entre les résultats aux élections européennes en France (à la proportionnelle) et les élections législatives allemandes (même mode de scrutin en gros).

Les règles du droit prévalent toujours sur le plan théorique, mais sont violentées en permanence par le réel et la disparition progressive des éléments indispensables au respect des lois. (suppression en masse des inspecteurs du travail, médecins du travail, tribunaux prud’homaux, etc.…)

Tout ceci pour arriver à une perte de repère totale. Hannah Arendt parlait d’atomisation de la société. A relire d’urgence !

Les suicides à répétition en rapport avec le monde du travail sont tout à fait symptomatiques de ce phénomène : les acteurs, broyés entre les injonctions paradoxales disjonctent et seule la mort peut venir adoucir les souffrances psychiques vécues dans l’incompréhension de ce qui vous a mis dans l’entonnoir.

Le néo-libéralisme est le vecteur de l’uniformisation des sociétés humaines, l’hyper dépendance croisée leur ciment. C’est le programme Reagan / Thatcher, continué par la suite par Clinton et généralisé par G W Bush.

La France est devenue une cible de choix pour les néo-cons de tout poil, car récalcitrante avec son vin qui pique, ses fromages qui puent et les têtes de ses rois qui tombent.

Étudions attentivement le cas de la France, surtout la campagne de 2007, et osons une analyse iconoclaste :

La candidature Royal a été portée par un Nouvel’Obs en cours de normalisation (D Olivennes) et une pandémie sondagière estivale savamment orchestrée courant 2006, y compris à droite. Il eut été logique que le buzz soit porté sur DSK, mais visiblement ce n’est pas ce scénario qui a été retenu, le choix Royal débouchant inévitablement sur l’élection de N Sarkozy

Dès sa victoire établie devant le PS en novembre, le caviardage en règle a commencé, pour finir encore avec l'Obs et C Askolovitch qui flingue Ségo via le pamphlet avec Besson (N°1 des ventes pendant 6 mois). C. Askolovitch sera chaleureusement remercié par une solide promo au JDD. DSK aura le FMI en sucette de dédommagement. Je n'oublie pas non plus l'auto-sabotage du PS, notamment d'Hollande.

Depuis 15 ans, les français et particulièrement les socialistes sont portés sur le devant de la scène internationale : M Candessus et DSK, FMI ; Pascal Lamy, OMC ; Jean Claude Trichet, BCE ; Jacques Attali, BERD. Ces hochets sont destinés à passer la France au presse-purée de l’idéologie dominante, c’est une entreprise d’assimilation, tout cela est destiné à mettre fin à l’exception culturelle, la french touch.

Le triptyque infernal criminalisation de la société, management par la terreur et virtualisation du réel créent la perte de repères indispensable à l’atomisation des individus.

Considérant la phase d’interconnexion au réseau, conjuguée à l’atomisation de la société et au contrôle des médias arrivée à maturité, il ne reste plus qu’à dérouler le scénario.

Dans ce contexte, les subprimes ne sont pas une faute, une erreur, mais une stratégie délibérée pour contaminer tout le système financier planétaire de façon à faire dépendre sa survie des décisions prises entre NYC et Washington. Les chinois sont gavés de bons du Trésor américain, dont la valeur ne dépend finalement et dans le contexte actuel que du bon vouloir des financiers de NYC.

Ainsi fait, la débâcle financière de 2008 a été sciemment orchestrée, l’élection de B Obama millimétrée.

Retour sur l'histoire récente :

15/09/2008 : Bush laisse partir au tapis Lehman Brothers. La grande débâcle aurait pu être évitée, il suffisait de garantir les dettes de Lehman avant le dépôt de bilan. 50 milliards de $ à débourser pour sauver l’économie, c’était plus facile que 2000, voir 4000 aujourd’hui.

Campagne des élections américaines : les républicains se sabordent ouvertement en envoyant contre le candidat démocrate un vieillard qui tient à peine debout et pour finir de dégoûter l'électeur une espèce de bigote stupide, inculte et raciste.

Obama remporte l'élection, mais n'importe quel âne bâté en aurait fait autant vu l'improbable attelage républicain. G Bush met les petits plats dans les grands lors de la passation de pouvoir et se montre irréprochable.

Obama prend la direction d’un pays en ruine avec zéro marge de manœuvre, on lui a retiré le tapis de sous les pieds pour le ligoter proprement. Il prend ses fonctions, précipite 20 000 GI supplémentaires en Afghanistan, et ne change rien à la politique extérieure de Bush. Pour l’heure, l’originalité de la politique extérieure d’Obama tient dans 2 discours, et rien sur le terrain, si ce n’est : installation de bases militaires en Colombie, lâchage du Pdt élu du Honduras victime d’un coup d’Etat, continuation d’une politique agressive d’enferment et d’encerclement de la Russie, accentuation des guerres et opérations militaires illégales, etc.…

Pour finir, Obama consacre le principe de la guerre permanente lors de son discours de Nobel de la Paix en décembre dernier.

Chapeau l'artiste !

L'ampleur des phénomènes systémiques est trop forte, le scénario imaginé par l'ancienne administration continue de marcher à plein.

Obama a -t-il été invité à un dîner de con par les néo-cons ?

Qui gouverne aujourd'hui les USA ?

En tout cas, les alliés actuellement au pouvoir des néo-cons, à savoir, Sarkozy, Netanyahou et Berlusconi ne misent pas un kopeck sur Obama. Ce ne sont que leçons (Sarkozy sur l’Iran à l’ONU), mépris (« le bronzato » de Silvio), ou encore les colonies en Israël.

On ne se conduit pas de cette façon avec l'homme le plus puissant de la planète, sauf à considérer qu'il n'a pas d'avenir, ou pas toutes les cartes en mains.

Les néo-cons ont-ils mis Obama sur un piedestal pour ensuite le pousser vers la pente savonneuse de sa future décrépitude médiatique et électorale ?

Je pense que tout cela n'est que le fruit de la lutte sans merci que se livrent les USA et l'occident en général contre la Chine pour la captation des ressources de la planète.

Les néo-cons ont compris que le populo ne se rebellerait pas attendu qu'il est conscient que sans le pillage en règle des ressources planétaires, nous pouvons dire adieu à notre mode de vie.

Nous faisons tous semblant de râler, mais qui est prêt à vendre son 4x4 en échange d'un peu plus de niveau de vie en Afrique par exemple ?

Il est un fait que des puissances colossales, notamment certains trusts transnationaux (militaires, pharmaceutiques, pétroliers et bancaires) possèdent aujourd’hui une surface financière à même de dicter leur agenda à tous les gouvernements. C’est bien cette dialectique qui est à l‘œuvre aujourd’hui aux USA. Le grand plan de stabilité monétaire de l’après guerre a garanti un minimum d’égalité et de consensus politique et social entre l’industrie, les puissances financières et le peuple américain. Le reaganisme a réouvert la boite de Pandore de la permissivité la plus débridée, après l’abandon en 1971 de la convertibilité dollar / or qui a permis aux USA de vivre à crédit pendant 40 ans.

Le côté obscur de la force plane à nouveau au-dessus des USA. Le tout début de cet engrenage effrayant a certainement commencé avec l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Ce dernier avait pour objectif de créer un nouveau dollar sous tutelle du gouvernement de façon à doter l’Etat américain de l’instrument financier indispensable à son développement. Cela signait la mise à mort de la Réserve Fédérale.

L’émergence de nouvelles puissances dans le monde est en train de mettre un terme au pillage exclusif par l’occident de toutes les ressources de la planète, pillage rendu opérant, paradoxalement, grâce à la décolonisation.

Contrairement aux idées reçues, le colonialisme a été coûteux pour les puissances occupantes. La décolonisation a permis à l’occident de s’affranchir, particulièrement en Afrique, des investissements en matière de développement, pour se concentrer sur l’exploitation de ressources la plus barbare s’appuyant sur les nouvelles élites africaines manipulées et corrompues. Les trente glorieuses sont pleinement associées au faible niveau de prix des matières premières rémunérées au tiers-monde. Il n’y a pas eu de miracle économique détaché du reste du monde, mais un pillage en règle qui a généré la croissance.

La nouvelle donne, à savoir l’entrée de la Chine dans l’OMC a permis aux grandes industries transnationales de pressurer leur propre population pour faire exploser leurs marges de profit déjà énormes. L’endettement des ménages américains n’a pas d’autre explication, la crise actuelle non plus. Les immenses espoirs soulevés dans le tiers monde par le mouvement des non-alignés (Nasser, Nehru, …), laïcs et nationalistes a été étranglé par un occident qui a préféré laisser émerger les mouvements religieux les plus réactionnaires et facilement manipulables de façon à jeter un discrédit définitif sur leurs démarches d’émancipation.

Encore récemment, le cas d’école d’Israël discréditant le Fatah au profit d’un Hamas diabolisé et manipulé n’offrant aucune alternative crédible à quelque table de négociation que ce soit.

La suite ? L’Iran bien sûr, à moins que ce ne soit d’abord le tour du Venezuela ! Les inspections de l’AIEA ont recommencé, comme à la fin 2002 en Irak, le scénario se répète. Il faudra évidemment une ultime provocation pour engager la solution militaire.

Plus besoin d’assassiner les Présidents en exercice, c’est contre-productif. Il suffit d’écrire l’Histoire dans leur dos, et de les amener à prendre les seules décisions possibles dans un contexte fabriqué à l’avance.

C’est la raison pour laquelle l’Iran avance à marche forcée vers la bombe, les barbus ont très bien compris ce qui va leur arriver. La bombe est la dernière chance qui leur reste de pouvoir négocier qqe chose, une seule étant fatale à Israël !

Donc, en prenant pour argent comptant le discours officiel, si l’Iran peut faire une bombe d’ici 6 mois, nous aurons une intervention militaire prochainement. Les bombes BLU perceuses de bunker sont déjà livrées à Diego Garcia. Cela dit, tout ça c’est pour le décorum. L’avance des USA est telle que la bombe nucléaire iranienne passant par la filière d’enrichissement classique est du domaine du fantasme quant à sa dangerosité réelle.

Seule sa matérialisation médiatique fait sens, c'est un ectoplasme.

Une autre raison d'une intervention en Iran tient dans la géopolitique régionale :

Depuis que l’Iran a été encerclé de toutes parts par les USA (Afghanistan, Irak, Pakistan, Turquie, Kurdistan, Arménie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Emirats, Koweït, Arabie Saoudite), les iraniens ont contré par une manœuvre similaire : Liban avec le Hezbollah, Hamas dans la bande de Gaza, organisation de la rébellion en Somalie avec connections sur le Soudan, armement des insurgés du nord Yémen (les Houthis), installation d’une base militaire permanente en Erythrée, à Assab. Les pasdarans y sont installés avec sous-marin, navires, hélicoptères, et bientôt rampes de missiles. Ce dispositif leur permet de contrôler 2 points de passage stratégiques : les détroits d’Ormuz et de Bab El-Mandeb.

La France, présente à Djibouti et maintenant militairement dans le détroit d’Ormuz se retrouve géographiquement et juridiquement en vertu des accords de réciprocité militaires avec Abu Dhabi signés par N Sarkozy en 2009, au cœur de la poudrière (JFK l'avait d'ailleurs dénoncé en son temps).

Mais la raison principale d’une prochaine intervention en Iran est le programme d’armes chimiques des Mollahs, bien réel celui-là, et opérationnel, puisque les vecteurs sont maintenant au point.

La guerre Iran/Irak a laissé un goût chimique aux iraniens qui ont vu là une occasion de venir jouer dans la cour des grands. Quand le Président iranien parle de rayer Israël de la carte, il en a aujourd’hui les moyens, tout du moins en ce qui concerne l’élimination de la population. D’ailleurs, les exercices de la sécurité civile israélienne avec Masques à gaz ont repris.

On peut penser que les 2 principales raisons de la destitution de Saddam tiennent dans les scuds qui sont tombés sur Israël d'une part, et la nécessaire occupation du territoire par les USA pour bloquer la Chine d'autre part. En 2003, Saddam ne valait plus tripette et tôt ou tard, les chinois lui auraient mis la main dessus. Au passage, cela a permis de virer la France ! Et en plus, les USA peuvent maintenant disposer d'un porte-avions géant dans le coin, les positions de l'armée US en Arabie Saoudite devenaient intenables (renversements d'alliances possibles).

Ainsi fait, le conflit israélo-palestinien est-il entretenu à dessein pour permettre à Israël et aux USA de maintenir une forte pression sur les Etats alentours potentiellement dangereux (Irak, Iran).

Je veux ici attirer l’attention sur la fragilité de l’Etat hébreux face à des menaces type missiles longue portée.

Le confetti territorial ne résistera pas à une attaque en règle, donc Israël ne peut pas se permettre de laisser proliférer dans sa zone d’influence des Etats hostiles armés de lanceurs chimiques, bactériologues ou nucléaires.

Les iraniens vont payer le prix de leur programme chimique, entrepris dans les années 80, jamais abandonné, et maintenant opérationnel. Une provocation navale dans le golf persique suffira pour lancer l’opération.

Si l'intervention n'a pas eu lieu plus tôt, c'est qu'elle doit être complexe à mettre sur pied : il faut clouer au sol toutes les capacités de nuisance iraniennes simultanément, sur un immense territoire, il ne faut pas qu'un seul missile puisse tomber sur Israël.

Comme en 1991, où l'avion furtif, le F117 a assommé psychologiquement le monde, les USA en profiteront pour nous montrer le dernier cri de leurs black technos, histoire de s'assurer un avantage psychologique définitif.

Les paris sont ouverts : utilisation de E-bombes, ou bombes électromagnétiques pour déglinguer tout ce qui contient de l'électronique ou encore, utilisation des armes spatiales en orbite. (exple, le lancement en toute discrétion il y a 2 mois du X-37B, navette automatique qui peut rester 6 mois seule en orbite).

Le monde est à un carrefour : soit rester sur les Etats Nations, soit et c'est ce que veut la World Company avec ou sans notre accord, se diriger vers des Meta-Etats, à l'image de ce que pronostiquait Zinoviev. (cf également les prophéties Attali).

Cela veut dire naturellement laisser les manettes en totalité à des organisations ou individus non élus, irresponsables juridiquement et politiquement, sans que nous ne puissions plus décider de quoi que ce soit.

A la différence des conspirationnistes qui voient des complots partout, l'analyse de Zinoviev nous montre comment l'évolution des Etats Nations vers des Méta-Etats est une évolution naturelle, et systémique du capitalisme mondialisé.

Depuis la chute du mur, pernicieusement, subrepticement, une forme de communautarisme commence à s'immiscer dans les rapports sociaux au sein de nos économies occidentales.

La multiplication des oligopoles, des rentes de situation industrielles, bancaires, commencent petit à petit à transformer la vie au sein de ces société en petit enfer où les rapports communautaires prennent le pas sur le droit.

La multiplication du flicage permanent grâce au développement de l'informatique nous fait entrer de pleins pieds dans un monde à la "Brazil".

Et je sais de quoi je parle, j'ai moi même contribué à fabriquer ce type de logiciel qui déshumanise le travail et atomise l'individu.

Dès lors que les règles du droit sont bafouées, (Irak, Afghanistan, colonies en Cisjordanie, plans de licenciements brutaux, "si t'es pas content, y'a 200 chômeurs qui attendent", "Mademoiselle, vous avez dépassé de 18 secondes le temps prévu lors de votre dernier appel",...), nous entrons dans une forme de communautarisme. Les ordinateurs et technologies de l'information ont remplacé la hiérarchie, et les gens connaissent l'atomisation individuelle très bien décrite par H Arendt.

En faisant tomber le mur, l'occident précédemment paré de toutes les vertus du droit de l'hommisme, s'est empressé de généraliser la loi de la jungle au monde entier, sous la direction de quelques dingos aux USA, qui souhaitaient s'affranchir des règles du droit pour tous.

En apparence, c'est une Loi de la jungle. Dans le réel, seules quelques entreprises supra-nationales mènent la danse et imposent partout leurs méthodes de travail, leur style de management.

C'est ce que Zinoviev a dénommé la "démocratie totalitaire".

En un sens, les russes ont fait un pas vers l'Etat de Droit, en apparence tout du moins, pendant que dans le même temps, nous faisions un pas vers l'abandon de sociétés régulées par le droit.

Je dis bien en apparence, car un pays qui à tout moment peut vous déposséder, vous terroriser, vous éliminer, et où survivent les kolkhozes et les appartements communautaires ne peut à proprement parlé être considéré de près ou de loin comme une démocratie.

Idem aux USA avec le Patriot Act qui permet d'enfermer tout individu sans motif, dans un lieu indéterminé, pour une durée indéterminée !!

Le vote du citoyen ne garantit absolument rien, c'est bien ce qui se passe entre deux élections qui peut déterminer le caractère démocratique d'un régime.

J'ai dit au dessus que c'était du à la volonté de quelques dingos. C'est plus compliqué que cela. Ces mêmes dingos sont le produit systémique de l'évolution d'un système qui ne peut que s'affranchir des règles du droit dès lors que plus rien ne vient entraver son développement. On pourrait "pendre" les 20 banquiers les plus pourris, ça ne changerait strictement rien à l'inévitable orientation du système vers l'abolition progressive de toute forme de droit vraiment respecté.

En échange de quoi, l'ultra-libertarisme (du cul, du cul, du cul, ou les apéros géants ) fait office de soupape de sécurité, donne l'illusion d'une liberté, infantile finalement ou déviante.

Les gens n'étant pas idiot, il reste chez eux au moment du vote, car ils ont compris que le vote n'était plus qu'une coquille vidée de son essence.

Comment ne pas être persuadé qu'à travers la crise actuelle, on nous fout la trouille (H1N1, films apocalyptiques, réchauffement climatique, ...) de façon à se qu'on applaudisse des deux mains lorsqu'en plein crash, on va voir émerger les futures structures supra nationales qui sauveront le monde et nos pavillons de banlieue.

La transition entre un monde fait de souverainetés nationales éparses et antagonistes vers un monde complètement uniformisé sous la coupe de Méta-États ne peut se faire que dans la douleur.

L'Europe, de ce point de vue, a servi de labo expérimental (perte de la monnaie, souverainetés, frontières, etc...)

Enfin, et je crois que c'est finalement l'explication la plus logique : nous savons que tous nos dirigeants sont élus pour faire le "bien" dans un cadre démocratique. Hors, la violence grandissante de la réal politique crée un effet de cisaillement qui oblige à maintenir masquées presque tout le temps les vrais décisions qui sont prises, provoquant chez les esprits faibles une paranoïa conspirationniste. Les enjeux de la réal politique ne sont plus exprimables publiquement, et même, la majeure partie de la population n’a pas envie de savoir que pour extraire les métaux précieux comme le Tantale indispensable à la téléphonie mobile dans la région des grands lacs, on a toléré, et on tolère le massacre de pas moins de 5 millions d’hommes, l'asservissement des enfants des le plus jeune âge et le viol des femmes à échelle industrielle.

Dans ces conditions, nous sommes de fait complices de tout ce qui est entrepris avec ou sans notre accord, au seul motif que nous aussi, nous nous laissons aller au 2 poids 2 mesures !

On ne peut décemment pas se plaindre que la démocratie est mise à mal en occident, alors que dans le même temps, on laisse des populations entières se faire massacrer et vivre comme nos ancêtres serfs du moyen-âge, pour ................téléphoner ou mettre du carburant dans nos bagnoles.

Bon, je vois que j'ai dérapé en longueur.

Mille excuses.

Tof

15.Posté par Bougnalsson le 09/07/2010 15:36
L’idée de moduler la TVA est une belle idée, d’autant plus séduisante que les nouvelles technologie de l’information permettraient de facilement la personnaliser, en modernisant le concept des food stamps américains : chaque citoyen/contribuable pourrait avoir une carte personnelle qui serait lue par les systèmes de caisses électroniques des magasins, et qui comporterait un « profil TVA personnalise », avec par exemple une exemption totale sur l’alimentation et les biens de première nécessite pour les moins favorises ; le taux normal de la TVA serait relevé pour financer le manque à gagner. Bien entendu, je suppose que ceux que ce systeme désavantagerait ne manqueraient pas de faire de l’obstruction au nom de la défense des libertés individuelles en se cachant derrière informatique et libertés, mais il me semble que les plus mal lotis d’entre nous ne verraient pas d’inconvénient majeur à ce que quelqu’un puisse savoir qu’ils ne peuvent manger que des nouilles ou des patates avec du jambon gorgé d’eau et de colle pour la stabiliser, ou qu’ils s’ habillent chez un couturier dont le magasin phare est installé du coté de Barbès.

Bougnalsson

14.Posté par Papa le 09/07/2010 14:12
@Christophe P

Attention aux amalgames.J'ignore votre age mais je vous indique que la première formule de l'institution du dit "paritarisme" est intervenu suite aux dernières élections des organismes de Sécurité Sociale.
Le mise en place des Assédics a vue la participation de FO,CFTC,CGC,à la gestion de cet organisme dés le départ.
Le CGT n'y est venue qu'ensuite,ne voulant pas laisser les salariés se retrouver devant le fait accompli.
En accord avec le CNPF de l'époque,ils se sont répartis les présidences d'où à été exlu la CGT!
Pour ma par,ayant été administrateur CGT,tant qu'à l'Assédic Seine-Nord EST et ensuite représentant la CGT au GARP(Groupement des Assédic de la Région Parisienne)je peux vous dire que le patronat s'entendait comme larrons en foire avec le représentant de la CGC,pour rejeter pratiquement toutes les demandes.
Au cas ou il avait 4 voix contre 4,le dossier était renvoyé à une prochaine session.En cas de nouvelle égalité de voix d'égalité le dossier était refusé!(commission des départs volontaires)
Nous nous retrouvions FO,CFDT et moi pour la CGT devant le fait accompli.
La signification que j'en tire,c'est qu'il convient d'en revenir à l'élection démocratique de ces instances dites Paritaires.
Pour se faire seule la mobilisation des salariés peut faire inverser les choses.
Mais ca c'est une autre histoire qu'il conviendra de régler,si nous arrivons aux affaires du pays.
Vous comprendrez pourquoi le pouvoir actuel veut tuer les conseils de prud'hommes!
C'est dans la même ligne de conduite.Et malgrés mes 75 printemps je continu de me battre avec ma section de retraités CGT!Amicalement.






13.Posté par Christophe P le 09/07/2010 12:45
@papa.

Merci de votre réponse.

Démocratie sociale : il faut retirer aux syndicats français la gamelle des permanents de la sécurité sociale. Les syndicats français ne sont plus que des gestionnaires de gamelles paritaires qui ne représnetent plus rien.

C'est la raison de la soumission des syndicats au pouvoir en place : Sarko leur a vendu le maintien de la gestion paritaire et de gamelles à soussoupe en échange d'une certaine paix socaile, ça se voit comme le nez au milieu d'une figure.

Il faut que le syndicalisme français se restructure autour des cotisations, et d'une plus large syndicalisation, que l'on peut rendre obligatoire par le Loi.

Mailly, Chérèque et Thibault sont les otages de leur propre système, à bout de souffle.

Tof


12.Posté par Papa le 09/07/2010 12:15
@11Christophe P
Je partage en grande partie votre réflexion.L'un des aspects entres autres repose sur la démocratie sociale.
Celle-ci doit traverser tous les aspects de la société.Elle peut-être un moteur du développement économique.
Bien entendu qu'il convient d'en finir avec la "dictature" des marchés financiers,avec les pleins pouvoirs du chef d'entreprises.
La citoyenneté à et dans l'entreprise devait être CONSTITUTIONNELLE,avec des droits d'interventions et de décisions des salariés,de leurs organisations représentatives,dans la gestion des entreprises.
Cela fait hurler JF Coppé et ses copains.
Vous avez-vu que même sur une "mesurette" avancée par Worzth sur la possibilité de droits syndiacle pour les PMI,les godillots pour pieds sensibles,comme un seul homme ont repoussé cette proposition!Le droit divin doit continuer à s'exercer!!Pas éronnant.
C'est pourquoi le principe de négociations collectives,son idée, doit faire son chemin.
C'est le sens de propositions qu'intêgre le "Front de gauche" dans son programme à venir.
Il est bien que sur le cite de JF Kahn,nous pouvions débattre de façon constructive.
Il serait contre-productif qu'il cesse de nous interroger et de débattre.Personne n'a la science infuse,mais de la diversité peut jaillir une petite étincelle apte à renverser les montagnes.Non?



11.Posté par Christophe P le 09/07/2010 10:46
Voilà du concret, et du lourd. Bravo JFK.

Mais selon moi, on ne peut découpler un grand soir fiscal du dossier des retraites. Il faut donc traiter la fiscalité en même temps que les retraites, et on se rendra assez facilement compte que point n'est besoin d'allonger sans cesse la durée de cotisations, A CONDITION de provoquer une entrée massive des jeunes et plus précoce sur le marché du travail. Pour cela, il faut trouver un moyen de faire cotiser les étudiants, stagiaires, précaires, etc...

Exemple de fausse idée : comme on vit plus vieux, il faut bosser plus longtemps, oui mais sauf que la durée de vie en bonne santé stagne et même régresse dans certains pays européens :

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPECF02228

Encore une sarkoserie qui ne résiste pas à un examen superficiel !

Il faut créer des incitations fiscales à l'embauche des jeunes, et avec de vrais salaires qui cotisent. Interdire le dumping salarial à grands renforts de stages, et remanier de fond en comble l'enseignement technique en permettant d'aiguiller les jeunes dès le collège.

Chacun sait dans l'Éducation Nationale quels sont les élèves qui arriveront jusqu'au BAC dès la sortie du primaire. Sortons de l'hypocrisie, et reconstruisons des filières professionnelles fortes et qualifiantes.

La¨France crêve du manque de techniciens très qualifiés qui font le succès des PME / PMI spécialisées, non délocalisables, à forte VA, à la différence des allemands !!

On peut imaginer que toute personne doit pouvoir cotiser d'une manière ou d'une autre dès ses 18 ans. Cela doit procéder d'un package global.

Institutions : d'abord l'Europe : virer Barroso et sa commission euro-altantiste composée pour l'essentiel de fausses barbes formées à Georgetown University. Les connaisseurs apprécieront...

Tordre le coup définitivement à l'entrisme US au sein de l'Europe et demander aux anglais de choisir : embrasser toute l'Europe ou la quitter !

Remplacer la commission par un conseil des Ministres européens des 27, dont chaque Ministre sera transversal sur tous les dossiers et compétences, et rendra compte tant devant le Conseil européen que devant son propre gouvernement chaque semaine. Ainsi, les décisions du Conseil seront pleinement légitimes du fait de l'effet navette entre la Nation et le Méta État européen.

Les Ministres seront interrogeables tant devant les Parlements Nationaux qu'Européen.

Premières mesures à prévoir : faire bénéficier à l'Europe des mêmes mécanismes de protection économiques que les USA et la Chine. Ni plus, ni moins.

France : Dépossession nécessaire de l'essentiel des pouvoirs du Pdt de la République vers le Premier Ministre, responsable devant le Parlement. Un Pdt au dessus des partis, en charge essentiellement de la politique étrangère et de certains gros dossiers transervaux. Sarko a un mérite ; avoir enfin prouvé que cette Constitution de la V ème République était un danger permanent pour la démocratie.

Mais maintenant, il faut être courageux et aller jusqu'au bout : Kim Il Sarko a montré que définitivement, la France doit sortir de cette maladie infantile qu'est celle du recourt à l'homme providentiel. On ne peut pas attendre de se taper 20 médiocres avant de tomber sur le bon. Les mécanismes institutionnels doivent permettre au Pouvoir de s'exercer dans de bonnes conditions, s'il se révèle que le candidat élu n'est qu'un baltringue vulgaire. On peut se tromper, mais tout le pays n'a pas à en pâtir pendant 5 ans.

Donc, au Premier Ministre face à son Assemblée de diriger la France, comme dans 100% des autres démocraties.

Tous nous sentons bien que le côté obscur plane au dessus de nos "démocraties". Point n'est besoin d'aller chercher les comploteurs, A Zinoviev nous explique très bien comment les effets de systèmes intrinsèques au capitalisme mondialisé provoqueront immanquablement une catastrophe si l'on ne reprend pas rapidement les choses en mains.

ça risque bien de finir en "Démocratie Totalitaire Globale" :

http://www.zinoviev.ru/fr/

Tof

10.Posté par chimène le 09/07/2010 10:13
Enfin des propositions qui me paraissent justes. Un bémol pour le seuil de 25000 pour les allocations familiales: Je fais partie des privilégiés qui ont eu un revenu familial de 10000 euros mensuels pendant un temps, et je pense que c'est un revenu qui permet d'élever des enfants sans avoir besoin d'aide. Il vaut mieux donner plus à ceux qui ont moins!

C'est vrai que les effets de seuil sont difficiles à gérer et que, lorsque c'est possible, il me semble préférable de choisir la dégressivité des aides en fonction de la progressivité des revenus.

9.Posté par françois dC le 09/07/2010 09:15
site officiel:
"Mission d'audit de modernisation-Rapport sur les aides publiques aux entreprises-Janvier 2007"
de l'Inspection des finances,de l'inspections générales des affaires sociales,de l'inspection
générale de l'Administration.

.....65 milliards d'Euros avant 2007 et combien aujourd'hui????Qu'en pense les accablés
de "charges"??Pourquoi ne pas mettre dans l'autre plateau de la balance les AIDES???

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