Re-pan sur le bec des fonctionnaires !
On imagine les réactions si, en France, les détenteurs de hauts revenus étaient aussi souvent invités à faire des sacrifices que les fonctionnaires.
Ceux-ci, pas royalement payés, ont dû accepter l’augmentation des annuités donnant droit à la retraite, le non renouvellement d’un retraité sur deux, un futur calcul de leur pension moins intéressant qu’aujourd’hui et l’institution progressive de rémunérations au mérite.
Oui mais, leur répond-on quand ils rechignent, ils bénéficient, eux, de la sécurité de l’emploi. Un privilège, en effet, par les temps qui courent.
Sauf qu’il est question, non seulement de leur sucrer cette protection mais, surtout, de les mettre en situation d’être licenciés sans bénéficier de plan social. Passage d’un extrême à l’autre en quelque sorte.
Un projet de décret prévoit, en effet, que si un service est supprimé ou restructuré, un fonctionnaire puisse se voir proposer trois nouvelles affectations, impliquant un changement de carrière, mais que si, pour raison de trop grand éloignement de son lieu d’habitation ou de manque de compétence pour le poste proposé, il refuse ces trois propositions, il sera mis en disponibilité, sans travail donc, ni salaire. Ni a priori indemnité chômage.
Les fonctionnaires sont réputés mal voter. Et ils n’ont pas toujours su susciter la solidarité des salariés du privé. Il est évident que s’il s’agissait, en revanche, « d’épargnants » - comme on dit – de telles remises en cause d’acquis à répétition provoqueraient la fureur des députés UMP et susciteraient les plus vives réserves du Figaro.
Volte-face sur le logement
A quoi sert le Parlement ?
Il y a quelques mois deux sénateurs socialistes proposaient des mesures de taxation, voire, dans des cas ultimes et rares, de réquisitions, de logements vacants pour tenter de suppléer à un cruel déficit de logements sociaux. L’UMP vota contre et le Sénat rejeta donc la proposition au nom de la défense de la propriété. Or, l’Association l’Abbé Pierre vient de révéler qu’aujourd’hui, dans notre pays, on recense 10 millions de mal-logés et 1 million de non logés, alors même qu’une ville comme Paris compte (mais personne ne connaît le chiffre exact) entre 16000 et 100 000 logements vacants. On a bien proclamé, à grands sons de trompes, un « droit opposable au logement ». Mais, il n’est pas inappliqué. Parce que, effectivement, inapplicable.
Le scandale couvait. Le ministre du Logement, Benoist Apparu, vient donc, soudain, de reprendre à son compte une grande partie de la proposition des deux sénateurs socialistes et, en particulier, l’idée d’un rachat des logements vacants par des offices HLM.
Les parlementaires UMP, complètement court-circuités, ont l’air fin. Servent à quoi ?
L’Alsace en tête
Devinez quelle est la région où les impôts locaux ont le plus augmenté en 2008 et 2009 ? L’Alsace, la seule, avec la Corse, à être gérée par l’UMP (+ 6,6 %). Vient, ensuite, l’Auvergne avec 5 %. Vous admettrez que cette information circule assez peu !
Divorce
Massivement, si on en croit les sondages, les Français rejettent le débat sur l’identité nationale qu’ils jugent « électoraliste ». Or, ce débat n’a été lancé que pour surfer, espérait-on, sur un sentiment populaire ! Conclusion : le niveau du peuple a dépassé le niveau de ceux qui prétendent exprimer ce que veut le peuple.
Curieux divorce.
Paillé flingue Besson
Le porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, a déclaré, en réagissant au verdict de l’affaire Clearstream : « Dominique de Villepin, qui fait partie de la majorité, doit savoir que toute personne qui tire contre son camp le paye très cher. A droite comme à gauche ». On ne pouvait condamner plus violemment et plus explicitement l’attitude d’Eric Besson et de Jean-Marie Bockel !
On imagine les réactions si, en France, les détenteurs de hauts revenus étaient aussi souvent invités à faire des sacrifices que les fonctionnaires.
Ceux-ci, pas royalement payés, ont dû accepter l’augmentation des annuités donnant droit à la retraite, le non renouvellement d’un retraité sur deux, un futur calcul de leur pension moins intéressant qu’aujourd’hui et l’institution progressive de rémunérations au mérite.
Oui mais, leur répond-on quand ils rechignent, ils bénéficient, eux, de la sécurité de l’emploi. Un privilège, en effet, par les temps qui courent.
Sauf qu’il est question, non seulement de leur sucrer cette protection mais, surtout, de les mettre en situation d’être licenciés sans bénéficier de plan social. Passage d’un extrême à l’autre en quelque sorte.
Un projet de décret prévoit, en effet, que si un service est supprimé ou restructuré, un fonctionnaire puisse se voir proposer trois nouvelles affectations, impliquant un changement de carrière, mais que si, pour raison de trop grand éloignement de son lieu d’habitation ou de manque de compétence pour le poste proposé, il refuse ces trois propositions, il sera mis en disponibilité, sans travail donc, ni salaire. Ni a priori indemnité chômage.
Les fonctionnaires sont réputés mal voter. Et ils n’ont pas toujours su susciter la solidarité des salariés du privé. Il est évident que s’il s’agissait, en revanche, « d’épargnants » - comme on dit – de telles remises en cause d’acquis à répétition provoqueraient la fureur des députés UMP et susciteraient les plus vives réserves du Figaro.
Volte-face sur le logement
A quoi sert le Parlement ?
Il y a quelques mois deux sénateurs socialistes proposaient des mesures de taxation, voire, dans des cas ultimes et rares, de réquisitions, de logements vacants pour tenter de suppléer à un cruel déficit de logements sociaux. L’UMP vota contre et le Sénat rejeta donc la proposition au nom de la défense de la propriété. Or, l’Association l’Abbé Pierre vient de révéler qu’aujourd’hui, dans notre pays, on recense 10 millions de mal-logés et 1 million de non logés, alors même qu’une ville comme Paris compte (mais personne ne connaît le chiffre exact) entre 16000 et 100 000 logements vacants. On a bien proclamé, à grands sons de trompes, un « droit opposable au logement ». Mais, il n’est pas inappliqué. Parce que, effectivement, inapplicable.
Le scandale couvait. Le ministre du Logement, Benoist Apparu, vient donc, soudain, de reprendre à son compte une grande partie de la proposition des deux sénateurs socialistes et, en particulier, l’idée d’un rachat des logements vacants par des offices HLM.
Les parlementaires UMP, complètement court-circuités, ont l’air fin. Servent à quoi ?
L’Alsace en tête
Devinez quelle est la région où les impôts locaux ont le plus augmenté en 2008 et 2009 ? L’Alsace, la seule, avec la Corse, à être gérée par l’UMP (+ 6,6 %). Vient, ensuite, l’Auvergne avec 5 %. Vous admettrez que cette information circule assez peu !
Divorce
Massivement, si on en croit les sondages, les Français rejettent le débat sur l’identité nationale qu’ils jugent « électoraliste ». Or, ce débat n’a été lancé que pour surfer, espérait-on, sur un sentiment populaire ! Conclusion : le niveau du peuple a dépassé le niveau de ceux qui prétendent exprimer ce que veut le peuple.
Curieux divorce.
Paillé flingue Besson
Le porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, a déclaré, en réagissant au verdict de l’affaire Clearstream : « Dominique de Villepin, qui fait partie de la majorité, doit savoir que toute personne qui tire contre son camp le paye très cher. A droite comme à gauche ». On ne pouvait condamner plus violemment et plus explicitement l’attitude d’Eric Besson et de Jean-Marie Bockel !
