Sondage: quelle initiative sarkozyste a-t-elle débouché sur un résultat positif ?



Cela ne fait plus gère de doute. Eric Woerth devrait démissionner. Car il devient de plus en plus clair que l’ex-ministre du Budget, homme aux multiples casquettes, a couvert de gros fraudeurs du fisc et a même décoré de la légion d’honneur leur patron, comme par hasard employeur, à sa demande, de sa propre épouse. Cette impunité et cette rosette étant sans doute destinées à remercier tout ce beau monde des dons qu’il a généreusement consentis au parti — l’UMP — dont Monsieur Eric Woerth était justement le trésorier.
Dans ces conditions, peut-on rester celui qui est chargé de faire passer auprès des salariés une réforme qui exige d’eux des sacrifices ?
Impossible. Et c’est d’ailleurs François Fillon qui a hier repris le dossier en main.
Curieuse atmosphère, en vérité : le chômage dont le président lui-même nous avait annoncé la baisse imminente, est toujours à la hausse. La croissance prévue n’est pas, et de loin, celle que le budget concocté par Monsieur Woerth avait programmé. Tout le monde, y compris les organismes les plus officiels, s’accorde pour anticiper un brutal renforcement des mesures de rigueur, les prévisions de réduction des déficits publics ayant perdu toute crédibilité. Et tout cela sur fond de fiasco footballistique, de président qui reçoit un gréviste milliardaire plutôt que les représentants de grévistes smicards, de révélations en série des petites turpitudes ministérielles, de chasse aux sorcières humoristes et de jeune homme roué de coups par le service d’ordre élyséen, jusqu’à avoir la tête en sang, pour avoir insulté le chef de l’Etat.
Il faut se garder des amalgames (toutes les affaires ne sont pas à mettre sur le même plan, certaines sont vénielles), il faut éviter les réactions excessives comme j’ai pu en lire ici et là sur ce forum et admettre que la crise économique et financière, dont Sarkozy n’est nullement responsable, n’est pas étrangère à nos déboires.
Mais tout de même je pose cette question et vous invite tous à y répondre : quelle mesure prise depuis trois ans par Nicolas Sarkozy a-t-elle débouché sur des résultats incontestablement positifs ? Il doit bien y en avoir, mais lesquelles ?

Crise du modèle de société: réponse à ceux qui ne cessent de répéter qu’on ne peut rien faire

Un peuple heureux, cela existe-t-il ?
Disons que, parfois, même de grands malheurs personnels ou familiaux peuvent, provisoirement, se dissoudre dans l’apparence d’un relatif bonheur collectif.
Cela advient dans trois cas :
Quand l’impression domine qu’on a la chance de vivre dans le moins mauvais monde possible. C’est ce sentiment qui domina après-guerre au cours des Trente glorieuses dans l’Europe démocratique et aux Etats-Unis (sauf peut-être en France à cause des guerres coloniales).
Quand un régime, plus ou moins totalitaire, parvient à infuser dans les têtes l’illusion de participer, au-delà même de ses propres souffrances, à un vague bonheur collectif. L’Italie fascisto-mussolinienne des années 30 ou la Russie stalinienne d’après-guerre se saoulèrent un temps de ce bonheur -là. D’où, ensuite, une étrange nostalgie.
Enfin, quand une large fraction d’un peuple a la sensation d’être partie prenante d’une épopée collective. Ce bonheur collectivisé ne réside plus, alors, dans l’acceptation passivement satisfaite de ce que l’on considère comme étant le meilleur monde possible, mais dans le processus dynamique de transformation qui permet de tendre « ensemble à », d’aller « ensemble vers ». Les années 1790 ou 1945, en France, connurent ces moments de bonheur collectif-là. L’art, la musique, la littérature, la chanson de l’époque en font foi.
Ce qui vaut en amour – la satisfaction que procure une réalisation solidaire ou l’émotion partagée, ne serait-ce que celle que suscite un air écouté ensemble – vaut aussi en politique.
Or, a contrario, le rejet général et brutal de la réalité que l’on habite et qui vous habite + la fin des dernières mythologies capables de dispenser des illusions mobilisatrices + l’absence de toute dynamique porteuse d’un « aller vers » ou d’un « faire ensemble » reconstructeur, ces trois déficits cumulés ne concourent-ils pas à l’installation, en profondeur, d’un malheur collectif ?
Il y a cinquante ans – eh oui, j’ai connu ! -, une majorité adhérait au modèle de société existant, quitte à vouloir en rebadigeonner un peu la façade ou en rafistoler la toiture. Mais une forte minorité croyait en la possibilité de construire un autre monde.
Aujourd’hui, et j’en ai fait vingt fois l’expérience, si vous interpellez une assemblée traversée de courants divers et même contradictoires, en ces termes : « que ceux qui estiment qu’il faut préserver le modèle de société existant, quitte à en rebadigeonner la façade et à en rafistoler la toiture, lève la main », personne ne lève la main. Jamais. Mais si vous ajoutez « qui, parmi vous, pense qu’élaborer et construire un autre modèle est possible ? », pratiquement personne ne lève la main non plus.
La source du malheur collectif est là : dans la quasi-unanimité d’une aspiration amputée quasi unanimement de toute espérance. Un présent récusé, sans futur assumé. Il faudrait, mais on ne pourra pas. D’un même élan, on rejette ce qui est et on censure ce qui devrait être. On largue tout à la fois Racine et Corneille comme on aurait dit du temps de mes « humanités ».
A cet égard, la réunion organisée le 1er juin à Paris sur la question des retraites, par Marianne et le CRREA, fut significative. Finalement, un seul consensus s’est dégagé : l’impossibilité de trouver une solution pérenne qui ne s’intégrerait pas à une recomposition globale du système politico-social tout entier. Et c’est vrai que la question des retraites, restée intacte malgré toutes les prétendues réformes entreprises depuis quinze ans, renvoie à celle de la fiscalité, de l’emploi, de la répartition des richesses, du rapport au travail, du contenu de la croissance, de la financiarisation, de la finalité de l’entreprise, de la réindustrialisation et même de l’émigration. On ne parviendra pas à libérer la partie du tout. Un million de chômeurs de moins (c’est-à-dire plus de cotisants et moins d’allocataires) rapporterait rapidement beaucoup plus qu’une remontée à 62 ans de l’âge de la retraite.
Mais cette réponse globale, qui ose la préconiser ? On annonce une taxe spécifique – et provisoire – sur les hauts salaires. Pourquoi pas ? Mais cela implique qu’on ne touche pas à un système fiscal intrinsèquement inique.
Donc, on procédera à une réforme. Même ceux qui la dénoncent savent qu’elle est inéluctable. Même ceux qui la défendent reconnaissent qu’elle ne servira pas à grand chose. Chacun admet que c’est à une recomposition plus radicale du modèle économique et social lui-même qu’il faudrait procéder. Personne ne croit qu’il existe la moindre chance qu’on l’entreprenne.
On rendrait une nation neurasthénique à moins.
Voilà donc le paradoxe central qui explique la crise psychologique – le « malaise », comme on dit – que nous traversons.
Ceux-là même qui constatent que le modèle de société façonné par le néolibéralisme n’est plus possible, intériorisent le fait qu’un autre n’est pas pensable.
Or, qu’appelle-t-on « progrès de civilisation » – l’histoire n’étant que la mise en musique de ce processus -, sinon le constat que, depuis des millénaires, on a toujours été capable de penser, d’élaborer et de construire des modèles de société différents ? Sans quoi, comment serait-on sorti du tribalisme, de l’esclavagisme, du féodalisme ? Comment aurait-on « réalisé » ces utopies inouïes que furent longtemps la démocratie ou la république ? Et la monarchie constitutionnelle elle-même ?
Le train de l’histoire serait-il arrivé à son terminus ? On n’a cessé, au cours des ans, de théoriser cette illusion toujours recommencée. Le féodalisme fut pensé par certains philosophes scolastiques comme indépassable. C’est pourquoi ils adhéraient à la conception aristotélicienne du mouvement selon laquelle l’immobilité seule représente l’état naturel et normal des choses.
Hegel feignit de fixer le terme de l’Histoire à l’apogée de l’Etat prussien. Marx, à la réalisation du communisme ; plus récemment, Fukuyama au triomphe planétaire du néolibéralisme. Mais, pour tous ceux-là, ces « finitudes » représentaient un idéal. Comme le retour du Christ sur terre pour les millénaristes.
L’immense nouveauté, c’est qu’on puisse considérer comme « fin des fins » un modèle dont on admet en même temps la quasi-faillite. Y compris morale. Pas de précédent !
C’est la mondialisation, nous serine-t-on, qui nous condamnerait à cette impasse : « ici, c’est vraiment moche, mais on ne peut pas aller plus loin ! ».
Pourquoi la mondialisation ? Parce qu’elle interdirait qu’on puisse prendre la moindre initiative « quelque part » sans être aussitôt censuré « partout ailleurs ». Conclusion ? On ne peut rien faire de novateur nulle part.
Extraordinaire contresens. Et si c’était l’inverse ? A-t-on jamais connu mondialisation plus totale que celle correspondant, dans le monde occidental, au zénith de l’Empire romain : une capitale, une langue, une culture, un ordre, un seul pouvoir suprême. L’empire total. Or, quand douze allumés, à la périphérie de cet empire, en Palestine, entreprirent d’en révolutionner les fondements éthiques et sociaux, ce n’est pas l’empire qui les asphyxia ; ce sont eux qui finir par conquérir l’empire. Ce qu’ils en ont fait, ensuite, est une autre histoire !
Alors que le monarchisme absolu, celui qui triomphait apparemment en France sous les traits de Louis XIV, imposait ses principes à l’ensemble de l’univers, l’Angleterre toute seule, à l’issue d’une révolution de velours, bascula dans le système constitutionnel. Cette expérience ne fut pas étouffée par la mondialisation absolutiste ; c’est elle, au contraire, qui, peu à peu, s’imposa au monde entier.
En 1775, il n’existait plus nulle part de république démocratique, lorsqu’une bande de culs-terreux s’avisèrent d’en ériger une en un lieu improbable, les colonies anglaises d’Amérique. C’est leur initiative qui finira par se mondialiser, et non la mondialisation monarchique qui les pulvérisera.
En réalité, plus un système est mondialisé et plus, en situation de crise, la moindre mutation, même périphérique, en terme d’évolution darwinienne, a des chances de se généraliser si elle procure un avantage adaptatif et donc sélectif. Après la révolution de 1830 et malgré la Sainte Alliance, la droite devint peu à peu libérale pour la même raison que, sur la banquise, les ours sont devenus blancs.
Autrement dit, c’est l’initiative, initiatrice de mutations, qui prime. Et le changement qui fait loi.
L’autre obstacle opposé à toute aspiration transformatrice, c’est la culture - post-moderne – du « pragmatisme ». Ce qui, on l’a déjà fait remarquer ici, condamne le de Gaulle du 18 juin 40 qui oppose aux terre-à-terre de la réalité perçue une réalité alternative rêvée. Pétain, lui, aimait se définir comme un « pragmatique » et un « réaliste », terre-à-terre justement... Pragmatisme qui condamne également tout ce qu’il y avait d’anticipateur dans les utopies énoncées par Condorcet, ou les visions de Victor Hugo annonçant, en plein siècle de l’impérialisme de Napoléon III, des Hohenzollern et des Habsbourg, l’avènement d’une Europe des nations qui basculerait toute entière du côté de la liberté et de la démocratie.
Dernier empêchement toujours évoqué : l’utopie transformatrice engendrerait toujours des tragédies. Et il vaut donc mieux ne rien chercher à recomposer pour les éviter. (Thèse de l’historien François Furet en particulier). Et si, là encore, c’était l’inverse ? C’est parce qu’elle a recomposé beaucoup trop tard son système absolutiste, bien après la Grande-Bretagne, que la France a dû le faire si brutalement. La Russie a payé très cher d’avoir attendu un siècle de trop avant d’abolir l’autocratisme.
Surtout, toutes les grandes tragédies que l’on invoque ont découlé, non d’une volonté de dépassement refondateur d’un modèle, mais de la prétention à en construire un qui ne serait pas dépassable, qui marquerait, justement, la « fin de l’histoire ».
Or, c’est cette mythologie-là qu’il s’agit, au contraire, de dissoudre. Tout est sans cesse à recomposer et à transformer. Toujours. Comme le fait la nature. Il ne s’agit pas de fixer un but, qui serait un butoir, mais de définir une nouvelle direction. Un « construire ensemble ». Un « aller vers »… un « autre monde » qui nécessiterait sans cesse que l’on poursuive la quête d’un autre monde.
Le réalisme, aujourd’hui, induit cette nécessité.

Vendredi 25 Juin 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

606.Posté par intelligencia le 01/07/2010 17:28
Pour votre information, j'aime bien le dessin encore rater LE POSITIF!!!

Les informations qui sont dévoilées ici sont très alléchantes et intéressantes.
Continuez le progres - le progrès de l'humanité et du fric, une histoire très longue
A quand le bonheur pour des milliers - millions de personnes.

Titi parisienne

605.Posté par Bah le 01/07/2010 12:31
Mais tout de même je pose cette question et vous invite tous à y répondre : quelle mesure prise depuis trois ans par Nicolas Sarkozy a-t-elle débouché sur des résultats incontestablement positifs ? Il doit bien y en avoir, mais lesquelles ?

Moi je ne vois pas, mais vous qui êtes journaliste, vous devez avoir des trucs que nous n'avons pas pour le savoir. J'ai beau chercher... Non, je ne vois rien.

Tout ce que j'ai entendu de sa part, je n'y ai jamais cru une seconde, ça sentait trop la com, c'est pas de la politique ça. Sarkozy en d'autres temps n'aurait jamais dû être président, n'aurait jamais osé se présenter à une présidentielle, il n'en a pas la carrure. Il ne pense qu'à sa petite personne. Il est le seul à ne pas se rendre compte. Les autres chefs d'état le savent bien, eux, qu'il n' à sa place à la tête d'un pays, qu'il est ridicule. Obama ne peut pas le voir, Merkel non plus.

604.Posté par Jean Mézières le 29/06/2010 22:32
S’il vous plaît, ne vous comportez pas comme une certaine droite extrême qui criminalise systématiquement tout ce qui a une « odeur » de gauche et culpabiliser par ordre au lieu de culpabiliser par tête. Je n’aime pas les expressions du genre « Bullocratie», « Bullocrates».

Désolé, vous l'avez cherché !

Il y a des gens qui ne sont pas bullocrates.

603.Posté par Donald11 le 29/06/2010 20:52
Crise du modèle de société: réponse à ceux qui ne cessent de répéter qu’on ne peut rien faire
Entre ne rien faire et faire nimporte quoi, il y a une grande marge de manoeuvre, non ? Mais quand, dogmatiquement, on deshumanise l'humain, on peut en effet avoir legitimement l'envie de ne rien faire ...

Quand l’impression domine qu’on a la chance de vivre dans le moins mauvais monde possible.
Ah ! parce qu'on n'a plus l'impression qu'on a la chance de vivre dans le moins mauvais monde possible ? Le monde ou nous vivons serait donc devenu le plus mauvais possible ? Et puis, c'est quoi "avoir la chance" ? Ne pas etre né meurt-de-fin dans un pays d'Afrique, ou petit paysan chinois taillable et corveable a merci, ou paysan Indien pousse au suicide pour les benefices et les actionnaires de Monsanto ?
Sont-ce ces modeles de societe qui doivent etre appliques a l'ensemble de la planete, pour qu'on n'ait plus la chance de ... ?

Hier, on voulait nous faire avaler un truc europeen rejete par une majorite de Francais. On a tourne ce vote en derision pour faire ce qu'on avait decide de faire de maniere totalitaire. Ca ne vous a apparemment nullement derange qu'on bafoue une decision populaire, puisque vous n'etiez pas d'accord avec le peuple. Aujourd'hui, vous etes pour la retraite a 62 ans, et pas nous ... parce qu'il y a d'autres solutions et que celle-ci n'est pas la plus honnete, ni la plus honnetement presentee. Vous le savez aussi bien que moi, mais c'est quand meme celle qui a votre aval. Pourquoi ? Que savez-vous des regimes de retraite ? Que savez-vous de la retraite des salaries, du prive comme du public ? Alors, vous prenez parti sans savoir ...

Parlez-nous un peu des fichiers de la détresse, et des services intégrés de l’accueil et de l’orientation (Siao) qui se mettent en place en catimini dans un silence impressionnant. Qu'en pensez-vous ?

Allez, bon appetit et bonne soiree a vous ...

602.Posté par Donald11 le 29/06/2010 20:11
@ JFK
Cela ne fait plus gère de doute. Eric Woerth devrait démissionner. Car il devient de plus en plus clair que l’ex-ministre du Budget, homme aux multiples casquettes, a couvert de gros fraudeurs du fisc et a même décoré de la légion d’honneur leur patron, comme par hasard employeur, à sa demande, de sa propre épouse. Cette impunité et cette rosette étant sans doute destinées à remercier tout ce beau monde des dons qu’il a généreusement consentis au parti — l’UMP — dont Monsieur Eric Woerth était justement le trésorier.

Pourquoi ce conditionnel ? Pourquoi ces atermoiements ? Pourquoi ces doutes ? Vous avez encore la trouille d'affirmer des faits averes ? Les journalistes du Canard Enchaine n'ont pas eu cette trouille-la, eux, semble-t-il !!!
Facile maintenant de faire vos unes de blog avec cette affaire d'etat ! Mais quand meme au conditionnel ...

601.Posté par patoune le 29/06/2010 11:53

Vous dites dans un de vos articles que Sarkozy n'est pas responsablee de la crise. Peut-être pas directement, pas lui tout seul avec ses petits bras mais co responsable avec les magnats de la finance américaine car tous savaient. n"oublions pas qu'il a été ministre des Finances avec des conseillers comme la banque d'affaire Lazard, également par Woerth, ancien directeur de la filiale France d'Arthur Andersen qui a fermé en même temps que le scandale Enron (plusieurs milliers de sociétés offshore ! ). Et si cette crise avait été provoquée pour nous transformer en moutons pendant que les très puissants détournaient tout ce qu'ils pouvaient ?

600.Posté par Charles le 28/06/2010 21:40
Chercher, et surtout trouver une initiative positive du président Bonzaï 1er est beaucoup trop risqué pour moi. Une carte de l'UMP... Argh !! Surtout pas ça ! Je suis sûr que ce ne serait même pas foutu d'allumer mon poêle à bois...

599.Posté par alain riou le 28/06/2010 20:16
Je viens de lire sur le journal Le Télégramme que les décrets sur la loi Hadopi venaient de sortir .
Mais que cette loi était innaplicable car ces décrets disent qu'il sera de la responsabilité de chacun de sécuriser son espace Internet ( a ses frais ) sous peine de sanction . C'est comme si vous deviez mettre caméras de surveillance , portes et fenêtres blindées chez vous , sinon vous ne pourrez pas aller vous plaindre d'un vol éventuel ...

598.Posté par Peretz le 28/06/2010 14:58
JFK pose les bonnes questions. Bien entendu il n'a pas les réponses. Or une éponse a failli exister : le communisme. C'était un idéalisme censé arriver au socialisme intégral, donc au bonheur définitif des sociétés. Pas de chance l'Histoire a monté non que c'était impossible, mais moins que c'était trop tôt. Le libéralisme, qui est le système opposé, montre lui aussi qu'il a des effets pervers quand il se transforme en ultralibéralisme. La solution serait alors, logiquement un système entre les deux. Entre le keynésianisme et le marxisme, comme disait Daniel Bensaïd. Il suffirait d'attendre...
http://www.citoyenreferent.fr

597.Posté par pitoune le 28/06/2010 11:12
La culture de la gagne, du résultat ! C'est çà qui marche !

Regardez Sarkozy et sa clique, ils mettent tout le monde à cette culture ! Mais eux ! Si on en croit les résultats, ils ne devraient plus être là !

596.Posté par pitoune le 28/06/2010 11:09
C'est bin vrai ! çà ! on bouge, mais que voulez-vous ! c'est la crise ! il faut faire des économies ! Regardez le G 20, ils donnent l'exemple, eux ...

595.Posté par Colargol le 28/06/2010 11:03
"J'ai pris le temps "d'expliqué" cela dans un texte, ( post) je ne vais pas le refaire et je ne l'ai conservé , cherchez. De plus jugez moi sur mes "Quatres" livres que j'ai " écrit et lisez les éditos de mon blog. "

Ecoutez CBS faites quelquechose avec l'orthographe, de grâce"quatre" est un mot invariable , laissez le nous s'il vous plaît.....

Alors si un jour vous voulez écrire des vrais livres ......


594.Posté par Colargol le 28/06/2010 10:56
Merci Isabelle 78


comment la vérité et la réalité du "marché de l'emploi" ont été inventées statistiquement.
"L'emploi c'est l'obstacle au travail"


Comment les "bobards" démographiques de l'emploi des jeunes et désormais de l'emploi des seniors ont modifié notre perception de la réalité.La manipulation par les chiffres démographiques çà marche bien.

Comment ils ont réussi à transformer la réalité pour mieux régner , c'est à dire exclure et diviser.

Pourquoi il "fallait" absolument réduire les salaires, à votre avis ? pourquoi il fallait créer les emplois jeunes ? et aujourd'hui les emplois seniors ?

Pourquoi a t'on inventé le "problème" de l'emploi jeunes et des vieux ?

Je confirme , à écouter absolument une réflexion révolutionnaire sur le continuum de l'existence.

Tout ce que vous pressentiez sans jamais savoir le formuler comme Bernard Friot ose le dire à propos du "Marché de l'Emploi" dans la continuité du livre de Paul Jorion comment la Réalité et la Vérité ont été inventées. pour ceux qui comme moi ont "vécu" ce livre....

Utopie ou Réalité ? et si on avait pris l'une pour l'autre ?

593.Posté par christian Besse-Saige le 28/06/2010 09:57
@556.Posté par Isabelle78 le 27/06/2010 19:28

J'ai pris le temps d'expliqué cela dans un texte, ( post) je ne vais pas le refaire et je ne l'ai conservé , cherchez. De plus jugez moi sur mes Quatres livres que j'ai écrit et lisez les éditos de mon blog.

@559.Posté par colargol le 27/06/2010 19:36

Manifestement vous n'avez pas lu mes textes, alors pourquoi perdre son temps.

http://editionshybride.com

592.Posté par plusbellelavie le 28/06/2010 09:19
Mais pourquoi chercher quelque chose de positif dans la gouvernance de Sarkozi ???

Ce n'est pas sont objectif...le seul qui l'intéresse c'est le pouvoir avec sa cour et ses bailleurs de fonds.

Il avait dit j'aurai la peau des 35 heures et de la retraite à 60 ans! C'est fait!

Il me fait penser un petit roquet genre teckel qui viendrait pisser sur les les trace d'un Labrador afin de marquer son territoire et détruite le passage de l'autre chien chien depuis qu'il a pris sa place à la niche de l'Elysée ...
Mais attention le Teckel et malin comme un Renard... il fait du pied au Boxer (Tapie) pour qu'il se présente afin de multiplier les toutous candidats à la niche de façon à se retrouver au deuxième tour... face au Doberman (vous voyez qui je veux dire)comme avec le dalmatien (chichi) et nous serions obligés de renvoyer le teckel à niche pour 4 ans!
Mais n'ayez aucune crainte ceci est une légende comme les paradis fiscaux offerts à qui vous savez par qui vous savez...

591.Posté par JMS75 le 28/06/2010 08:26
Réponse à 582 Alain Camille.

Tout à fait d'accord avec vous pour les dossiers sensibles comme ceux des grosses fortunes. Mais dans ces cas, ils se retrouvent, à la moindre occasion, dans le "Canard enchaîné" ou dans un autre journal d'opposition.

Les fuites ne viennent pas des hauts fonctionnaires, mais bien d'agents de base tapis dans l'ombre. Bien sûr le contrôle fiscal ou les investigations peuvent être bloqués officiellement.

Les contrôleurs de base ont accès à toutes les données informatiques. Ce sont eux qui font les remarques. Ils alertent en cas de soupçons la hiérarchie. Si elle ne veut pas entendre, ils alimentent les rumeurs. Le syndicat est tout-puissant. Mais il peut aussi entrer dans la combine. Rien n'est simple.

590.Posté par jack le 28/06/2010 02:41
passionnante réflexion de JFK sur l'impact de la mondialisation sur la possibilité de réformer notre système.Dans le domaine des idées vous avez probablement raison:les idées circulent plus vite et un nouvelle doctrine comme le christianisme ne mettrait aujourd'hui plus 3 siècles
pour conquérir "l'empire".
Mais la mondialisation n'a pas uniformisé les intérêts économiques des peuples.
La "vielle Europe"se sent aujourd'hui déclassée et nos peuples craignent de perdre les avantages acquis pendant les 30 glorieuses.Mais en même temps des classes moyennes se créent dans des pays émergeants qui sortent de la misère grâce à une mondialisation qui leur est profitable.Bref,la mondialisation fait perdre des privilèges aux uns (Européens),mais donne de nouvelles chances aux classes "évoluées"de certains pays de l'ex-Tiers Monde.
Il y a donc de plus en plus de conflits d'intérêts entre nations encore nanties et pays émergents.
Dans ces conditions la mondialisation ne facilitera pas les réformes.Au contraire il y aura de plus en plus de blocs aux intérêts divergeants et chaqu'un essaiera de bloquer les initiatives des autres.C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les G8,G20 etc.aboutissent en général à peu de décisions concrètes.
Quand 2 blocs ont des intérêts économiques divergents il y a 2 possibilités:
-soit une guerre (ex.la guerre de Sécession en Amérique avait pour cause principale non pas l'esclavage,mais le conflit entre protectionistes et libre-échangistes,le Nord et le Sud ayant des intérêts opposés))
-soit le statu quo,chaque bloc s'opposant aux modifications demandées par l'autre
(ex.la chine exportatrice s'opposera aux velleités protectionistes de l'Europe)
Je vois donc dans la mondialisation un facteur d'affaiblissement de la volonté politique dans la mesure où dans un environnement mondialisé et pacifique il sera difficile de trouver un consensus sur une politique qui si elle avantagerait les uns désavantagerait nécessairement les autres.
Par ailleurs la mondialisation crée la concurrence et privilégie le critère de l'efficacité sur celui de la justice.Le pouvoir échappe de plus en plus aux politiques et passe aux managers.
JFK citait l'exemple du christianisme qui avait progressivement conquis une partie de l'intelligentsia Romaine (parfois par la conversion d'esclaves Grecs ou autres qui éduquaient les jeunes Romains)et l'empereur Constantin.
Aujourd'hui il ne suffirait plus de convaincre un chef d'état ou l'intelligentsia pour qu'un nouveau modèle s'impose.Il faudrait que ce nouveau modèle ,qui serait vite confronté à la "compétition "du neo-libéralisme,démontre son efficacité et sa supériorité pragmatique aux managers.
Ni obama ni putin ou même HU Jin Tao n'ont le pouvoir qu'avait Constantin et ils ne pourraient pas imposer un nouveau modèle humaniste si celui-ci ne s'avérait pas DANS LES FAITS plus efficace et aussi bien adapté aux besoins économiques de la Chine ou de l'Inde qu'
au mode de fonctionnement de l'Europe ou des US.
Je crois que le raisonnement de JFK est trop "idéaliste"dans la mesure où il surestime l'importance des idéaux et des idées dans un monde pragmatique qui privilégie l'efficacité.
Je crois par ailleurs qu'il part trop d'une vision Eurocentriste .En effet si le neo-libéralisme et la mondialisation inquiètent peut-être les enfants gâtés de l'ancienne Europe (qui continuent pourtant à vivre beaucoup plus confortablement que nos grands-parents),la situation de dizaines de millions de Chinois,d'Indiens,de Brésiliens etc. s'est nettement améliorée.
La mondialisation néolibérale est en train ,progressivement ,à réussir ce que le communisme n'a pas réussi :sortir des pays du Tiers-Monde du sous-développement.
Certes celà ne se fait pas encore toujours dans des conditions socialement et écologiquement idéales,loin de là.Mais l'amélioration de la condition ouvrière ne s'est pas faite en quelques années en Europe non plus.La demande sociale commence à émerger dans des pays comme la Chine,le Brésil etc.
Alors,avant de condamner une mondialisation neo-libérale qui secoue le confort des vieilles nations comme la France qui ne pourront plus continuer à subventionner ad vitam aeternam le loisir (35 h etc.)plutôt que le travail,pensons aussi ux pays pour qui la mondialisation est une chance.
Ayant une vision un peu plus internationaliste et ne gardons pas comme seul objectif le maintien inchangé de toutes les "conquêtes"des 30 glorieuses ,qui n'auront été qu'une exception dans l'histoire;.

589.Posté par chou le 27/06/2010 23:25
Quelle stratégie anticipé de la part du gouvernement pour avoir placé le trésorier woerth sur la réforme des retraites...car si l'affaire oréal aurais explosé sur le siège du ministre du budget c'est tous le gouvernement zarko qui était trèstrès mal...merci la place beauvau pour avoir averti votre ancien ministre...et maintenant toutes les vérités sur le trésorier woerh vont nous faire croire que c'est pour déstabilisé la réforme des retraites.
Merci de bien vouloir vous intéressé sur les patrons qui ont eux vent de mettre en place des sociètés internet pour le pari en ligne...c'est encore toutes la clique à zarko...le fils balkani, bolloré,bouygue...ect merci pour l'info

588.Posté par Crésus le 27/06/2010 23:23
Recyclage de blague:

Comment notre président Sarkarachi, ou un de ses nombreux sous ministres s'y prend t-il pour nous "enculer" ?

Ils nous disent: "Faites nous confiance!"

587.Posté par Jean Jolly le 27/06/2010 23:17
Mince, j'ai multiplié par dix le nombre des posts d'Elie.

Une division s'impose !

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