Les journalistes otages en Afghanistan : ils se portent bien et il n’est plus question de les fustiger. Rassurez-vous, on ne réduira le taux du montant des pensions. Il suffira apparemment de remonter légèrement l’âge du départ à la retraite comme le propose justement Martine Aubry. De toute façon, « on prendra les décisions qu’il faut ». Ouf ! « Et dans le consensus ». Re-ouf ! Les banques se sont bien comportées et ont correctement aidé les entreprises. D’une façon générale on ne faisait rien avant, d’ailleurs, Jospin n’était pas assez socialiste mais depuis que lui, Sarkozy, est aux affaires, on fait tout bien ou presque. Y a-t-il même encore des délocalisations depuis qu’il a dit qu’il était contre les délocalisations ? Question réglée grâce au bouclier fiscal. Avec François Fillon c’est le grand amour. Et une telle entente au sommet de l’Etat, ça n’était jamais arrivé depuis Vercingétorix. Avant, tout était instable. Même sous Philippe-le-Bel et sous le Général De Gaulle. Désormais tout est stable. Il faut dire les choses comme elles sont : depuis le Moyen-Age la France allait très mal parce qu’elle état mal gouvernée. Elle n’a jamais été si bien gouvernée que depuis deux ans et demi. Que voulez-vous c’est un fait : je ne vais tout de même pas, moi, Sarkozy, pousser le masochisme jusqu’à nier cette évidence. Nous avons cette chance formidable de l’avoir, chance que les autres pays, eux, n’ont pas. Et surtout pas les Etats-Unis où le pauvre président Obama n’a fait, lui, qu’une réforme. Et dire que de tout cela, tant de Français n’ont pas encore pris conscience. Quelle ingratitude !
Spectacle surréaliste en définitive, irréel, deux mondes face à face. Qui se parlaient sans se comprendre, sans s’entendre. L’acteur était bon. Mais les spectateurs étaient de marbre. L’habileté du discours face à la lourdeur des faits, les fulgurances de communication face à la pesanteur du vécu, le divorce entre la musique d’un côté et les paroles de l’autre. Et pourtant, à l’évidence, Sarkozy connaissait d’avance toutes les questions : il avait les fiches correspondantes.
Il paraît que dans quelques jours, une grande chaîne de télévision consacrera deux heures d’émission… à la réalité. On ose à peine dire… à la vérité.
Vous y croyez ?