Allocution de Nicolas Sarkozy d’après défaite électorale. Je, je je. Aucun nous. Aucune autocritique. Aucune reconnaissance d’erreur. Les mauvais, ce sont les autres. Tous les autres. Ceux qui ont gouverné la France jusqu’à présent et nos partenaires européens qui sont des méchants. Lui, il n’a rien à se reprocher. Rien. Au contraire. Tout ce qu’il a fait est formidable, et a donné des résultats épatants. D’ailleurs, a-t-il rappelé, on a eu beaucoup de chance de l’élire, et donc de l’avoir.
Conclusion : il poursuivra dans la même voie. En prenant simplement plus systématiquement en compte les attentes de ceux qui ont voté Front national et les exigences des industriels qui demandent une nouvelle baisse du coût du travail.
Certes, a-t-il reconnu, vous n’avez pas vu les effets positifs des réformes mais c’est la conséquence d’un effet d’optique.
On fera beaucoup plus sur la sécurité : reconnaissance implicite de l’échec en la matière, mais sans le dire.
On fera plaisir à beaucoup des internautes de ce blog puisqu’on pratiquera le protectionnisme quitte à provoquer une crise en Europe.
On accentuera le contrôle des médias audiovisuels au nom de la pluralité des opinions.
Bon et assez efficace sur la forme, souvent habile. Ultra populiste mais je ne diabolise pas a priori le populisme. Très démagogue, ce qui est beaucoup plus critiquable.
Et surtout, pas un mot sur les inégalités, les injustices, l’extension de la misère…
Du Sarkozy.
Sarko : Je ne vous ai pas compris!La bouée de sauvetage de Sarkozy, c’est quoi ? Un chiraquien et un villepiniste. Autrement dit, les pestiférés d’hier, rescapés du zoo ou du croc de boucher.
Grandeur et décadence.
A l’évidence, Sarkozy a perdu la face, mais pas la farce. Pas de quoi rasséréner les députés UMP au bord de la crise de nerfs et dont certains sont prêts à casser la baraque.
On imaginait que le chef de l’Etat aborderait de front l’ampleur de la crise psychologique que l’élection a révélée. Non, il n’a apparemment qu’un seul objectif : étouffer Villepin.
Grandiose.
Et, en pleine période de tension sociale, qui place-t-on au ministère du Travail ? Eric Woerth, trésorier de l’UMP et grand défenseur, presque le seul, du bouclier fiscal.
C’est dire que le message envoyé par les électeurs a été compris !
Qu’est-ce que les Français ont sanctionné au juste ? D’abord l’archaïsme de plus en plus criant d’un pouvoir monarcho-narcissique qui nous renvoie à l’époque des talons rouges et des culottes à rubans ; la radiation administrative de tous les « on » par un seul « je », infiniment démultiplié et jamais « hors jeu ». Où est le temps où Jean-Michel Aphatie traitait de « crétins » ceux qui mettaient en garde contre les dérives d’un pouvoir de plus en plus personnel, c’est-à-dire, en fait, d’un pouvoir qui occupe tout l’espace au point de licencier ou de dissoudre l’ensemble du personnel. Bouclier fiscal et hyperprésidence : la répudiation des égaux par un ego hypertrophié qui jamais ne se répudie. Ce qu’ils ont sanctionné encore ? Le divorce de plus en plus conflictuel du « dire » qui s’écoute dire d’avec le « faire » que personne ne voit jamais se faire ; un discours en boucle qui n’a plus d’autre fonction que de dissimuler une réalité en vrille ; la posture en guise de forme, et la menterie en guise de fond ; une saturation rhétorique doublée d’une omniprésence médiatique qui fascine d’abord, obsède ensuite, révulse enfin, au point que cette obsessionnelle présence du fantôme présidentiel sur tous les lieux du crime le rend responsable aussi bien d’un cor au pied que de la découverte d’une infidélité conjugale ; le prince qui clive même quand il évoque « La princesse de Clèves ».
Nicolas Sarkozy candidat en 2012 ? Depuis dimanche, rien n’est moins sûr.
Messages personnelsJ’ai cité, hier, quelques types de réformes que le gouvernement n’a même pas envisagé d’esquisser. Et le citoyen internaute arlaten réagit comme s’il s’agissait de mon propre programme de réformes (dans le genre classique : vous avez omis ceci, vous n’avez pas parlé de cela), pour mieux montrer à quel point je suis un type de droite complice d’Alain Minc (eh oui, ce qu’il faut lire sinon entendre !).
Mais, quand j’ai publié, ici, des éléments de ce qui correspond effectivement à mes propositions de réformes, en invitant à en débattre, aucun signe du citoyen arlaten.
Ce blog a, entre autres, comme objectif d’initier un vrai débat constructif et respectueux des opinions de chacun. Ca avance… Mais, il y a encore du boulot !
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Bien que ce blog et le forum qui lui succède entendent se situer dans une perspective, d’abord de refus de l’inacceptable et, ensuite, d’élaboration d’une alternative constructive, il est souhaitable – et c’est ce qui se passe – que toutes les sensibilités y aient accès et s’expriment. En particulier, je me réjouis que des sarkozystes s’invitent à ces débats et j’ai tenu à critiquer vivement ceux qui font preuve d’une intolérance injurieuse à leur endroit. (S’ils sont de gauche, ils devraient, au contraire, leur être redevables puisque c’est grâce à eux, et à leur politique, qu’ils ont gagné les élections).
Cela dit, certains de ces sarkozystes se rendent-ils compte à quel point, en se cantonnant dans le registre de l’agression haineuse et basse, ils desservent leur cause ?
J’ajoute que quand on aura dix fois par jour traité Mitterrand de « crapule » et Huchon de « pourri », on n’aura pas fait avancé le schmilblick.
Vous avez évidemment votre place dans la controverse démocratique, mais, malgré la rage légitime que peuvent engendrer chez vous les revers, ressaisissez-vous !
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Je serais heureux si on admettait, une fois pour toute, que le billet d’un jour, réaction à l’événement ou réflexion sur l’événement, ne résume pas l’ensemble de la pensée de l’auteur, comme si, de toute son existence, il n’avait jamais rien écrit d’autre. Que l’on ne lui reproche pas, par exemple, de n’avoir écrit ou dit ce que précisément il avait écrit ou dit deux jours auparavant. Je ne dis pas qu’il faut avoir vu tout le film, mais, enfin, évitons de le juger violent parce qu’on a vu que la scène du hold-up ou licencieux parce qu’on a assisté qu’à la scène du baiser.
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geo41 nous explique qu’il ne faut pas rendre plus juste ou moins inégalitaire notre système fiscal qui repose, pour l’essentiel, sur les classes moyennes. Du coup, elles ont massivement voté à gauche. Bon plan !
J’ai été journaliste pendant plus de 40 ans et j’ai toujours stigmatisé comme injuste le privilège fiscal dont bénéficient les journalistes. Je propose aux autres privilégiés d’adopter la même attitude. Chiche !
L’abolition des privilèges décidée lors de la « nuit du 4 août » sous la pression des libéraux, fut proposée d’abord par les députés de la noblesse. Je répète donc : chiche !
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Je prends acte avec intérêt, mais aussi avec inquiétude, d’un discours qui est apparu, y compris sur ce forum, et qui consiste à habiller un ralliement au Front National et un rejet de la démocratie représentative d’une rhétorique apparemment d’extrême gauche. En tant qu’historien, je connais bien cela : c’est la définition même du fascisme originel. Je dis bien originel : le discours mussolinien des années 20 était violemment anti-capitaliste. Cela dit, le phénomène est nouveau et doit être pris en considération.
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Je fait remarquer à KERJEAN, dont les apports sont utiles et le seraient même s’ils étaient plus calmes, que j’habite de 11è arrondissement de Paris (République-Bastille), qui fut, avant guerre, l’archétype de la mixité sociale. Et vous ne trouverez personne pour vous dire que c’était l’horreur. (Pas plus que les villes mixtes de la Renaissance).
En revanche, c’est la ghettoïsation généralisée, non seulement sociale mais ethnique, donc l’apartheid de fait, qui exacerbe les attitudes et les votes communautaristes et extrémistes. Et, nourrit également le racisme. Tous les racismes.
Je constate, en passant, que KERJEAN raisonne exactement comme Elie Arié : à cause de l’Europe, on ne peut quasiment rien faire. Vous voyez que certaines querelles sont artificielles !
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Je remercie bruzyl pour la qualité de ce qu’elle apporte à ce forum.
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Arrêtez d’injurier l’Alsace : le département le plus à droite de France, si j’en crois les résultats des régionales, c’est le Cantal.
Et en ce qui concerne les grandes villes de plus de 100 000 habitants, la plus à droite c’est Boulogne-Billancourt. Autrement dit, le résultat des élections a désespéré Billancourt. (La gauche est même arrivée en tête à Nice !)
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Puis-je rappeler que tous les médias s’étaient, dans un premier temps, prononcé en faveur de la taxe carbone !
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55 000 votes nuls en Ile-de-France. Ils ont été passés à l’as.