Que voulait être ce blog ?



Que voulait être ce blog ?

Au fond, ce que je voulais, c’est que ce blog fonctionne comme un reflet de la vie elle-même, ce qui impliquait qu’il intègre, si possible, la dérision et le sérieux, le comique et le dramatique, le culturel et le naturel, le superficiel et le profond, ici des brèves de comptoir, des instantanés, des relevés factuels, des échos de la rumeur de la cour et de la ville, et là, des analyses ou tentatives d’anticipations économiques et financières, des éclairages historiques, des prolongements philosophiques, des interrogations éthiques. Bref, les rires et les fureurs, les espérances et les découragements, mes raisons et mes erreurs, avertissements et divertissements, bravades et rigolades, modérations et emportements… Oui, mobiliser Contador et Sartre, Keynes et Jean Ferrat, Anelka, Aubry et Sarkozy, de Gaulle, Ambroise Thomas, Nadine Morano, Berlioz, Stéphane Guillon, Kandinsky, Alfred de Vigny, la tête de veau, Papandréou, le Saint-Amour et Paul Delaroche, c’est possible.
Avec, en arrière fond, toujours, cette recherche, fut-elle tâtonnante, d’une alternative à un modèle de société moralement et rationnellement failli, cette invitation à participer de façon pluraliste, donc ouverte et tolérante, à cette recherche.
Une façon, en somme, de poursuivre le combat que j’ai mené et que je mène encore, de toutes les façons possibles, en essayant d’y intéresser, d’y associer le plus de disponibilités et de volontés collectives possibles. Pas simple, en vérité. Assez gratuit, peut-être. Mais il y a un moment où ce que l’on donne devient la seule forme vraiment satisfaisante de ce que l’on rêve de recevoir. Comprenne qui pourra. La société qu’il nous faudra contribuer à refaçonner est précisément celle où l’apport utile deviendra ou redeviendra une composante essentielle de l’enrichissement de soi.
Ce fut le sens de ce blog et – du moins je l’espérais – du forum qui le prolongeait. Forum dont j’eusse aimé qu’il inspirât et portât des contradictions constructives, mais aussi qu’il contribuât à dessiner les contours de convergences et de confluences sans lesquelles tout projet alternatif ne serait que vœu pieux. D’où la nécessité de l’écoute. De l’échange : dans le respect mutuel et tolérant des différences de chacun. Refus de s’enfermer chacun dans son champ clos, son bunker partisan ou sa bulle idéologique.
C’est cette ambition, finalement, qui me conduit à interrompre l’expérience. Parce que, à côté de toutes les autres activités qui s’imposent et qui m’amènent à circuler dans toute la France, cette ambition nécessite un tel investissement personnel et sans, évidemment (et c’est très bien ainsi), que cela ne rapporte quoi que ce soit, que le prolongement de cet effort, de cette mobilisation (car il faut rester constamment en éveil) doit, d’une façon ou d’une autre, conforter et soutenir cet engagement.
Or, malgré l’apport formidable de nombreux internautes dont j’ai découvert et admiré le talent et que je ne remercierai jamais assez (j’aimerais tous les citer), cela s’est avéré impossible. Et, paradoxalement, d’autant plus impossible que le blog était de plus en plus fréquenté et les commentaires de plus en plus nombreux. Ce qui, évidemment, attira peu à peu dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés. (Ces derniers jours l’ont encore démontré, où il a fallu « guillotiner » jusqu’à une soixantaine de posts en 24 heures).
Naïvement j’ai essayé la pédagogie, mais sans succès. Combien ai-je reçu de mails d’internautes, fidèles à ce blog, me disant que la violence des échanges, la rémanence des querelles personnelles, la banalisation de l’injure, les décourageaient de participer aux débats. Ces jours-ci, des centaines de messages allaient dans ce sens.
Et, franchement, pourquoi moi-même me décarcasserais-je pour, finalement, véhiculer des haines ou des exclusions que je réprouve et qui me sont presque physiquement insupportables ? Si le moindre don intellectuel entrouvre, comme le montrait Levinas, la porte du Paradis (et c’est pourquoi je suis aussi reconnaissant à tous ceux qui ont enrichi ce forum de leurs réflexions), toute forme de surdité à l’humanité d’autrui, verrouille les grilles de l’Enfer. Pourquoi accepterais-je qu’à l’analyse critique de ce que l’on dit, les uns ou les autres, on substitue sans cesse l’interpellation « d’où le dites-vous ! » ?
Il y a certes des solutions. Certaines m’ont été suggérées, quoique assez compliquées. Mais, aujourd’hui retraité, fut-ce retraité actif et engagé, je n’ai ni la structure ni les moyens matériels qui permettraient de les mettre efficacement en œuvre.
D’autant que je m’interdis de supprimer le forum, c’est-à-dire les commentaires, de m’en désintéresser, d’exclure a priori ou de déléguer une « modération » à une société extérieure qui appliquerait une normalisation purement mécanique.
Il faut donc chercher d’autres moyens. D’autres approches. Et, pour l’instant, je n’ai pas trouvé.
D’où cette séparation qui m’attriste. Je vous promets que si une solution apparaît…


Jeudi 15 Juillet 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

1591.Posté par Harold le 26/07/2010 04:29

ALERTE !!!

Les Francais pensent mal, fermons blogs, fermons les commentaires. MDR !

1590.Posté par délicate teutonne le 26/07/2010 04:28


@ voie sans issue

Que vous êtes bête !!!!!! J'en ai honte pour vous ! C 'est comme le jour où j'ai volé un tube de rouge à lèvres chez Auchan : je me sentais toute nue !

C'est peut être vous qui avez raison finalement ! un cercueil ça habille !!

1589.Posté par voie sans issue le 26/07/2010 04:13

Le blog de Jean-François Kahn n'en finit pas d'agoniser. Vous respirez par le nez et vous sentez l'horrible odeur de la mort.

Je vous en supplie Monsieur Kahn : il faut fermer le couvercle ! Fermeture des commentaires !
C'est une question d'hygiène publique !

1588.Posté par Harold le 26/07/2010 02:47
Ces "democrates" qui craignent l'expression de la democratie me feront toujours beaucoup rire. Apres 30 ans de degats, laissez donc la place a ces Francais qui se battent pour vivre a la francaise dans leur propre pays.

En 2012, les vendus et les traitres seront rases sur la place publique apres des annees d'infamie.

Patriotes, victoire !

1587.Posté par mamalilou le 26/07/2010 02:12
au sujet de:
1584.Posté par Les déboires

oui le paramétrage est important en fonction du but qu'on se fixe, de l'éthique qui nous est propre...
ce n'est pas une question de faille mais de confiance.

en pédagogue, on commence par la confiance, on restreint ensuite... c'est dans l'ordre des choses
à blogueurs immatures et capricieux, réponse ferme et sans détours...
:o)

pourquoi parler de problème?
pourquoi dire "si" et "si" "yavait qu'à" "faudrait"...
en quoi ça regarde quelqu'un?
c'est son blog, son bébé!!!
héhé
c'est pas plus pourri sur le net qu'ailleurs, sur ce blog que sur un autre à paramétrage égal
qui se plaint?
personne

juste une causalité ici exprimée...
un choix, une déception, une inadéquation, un recul sur situation...
pas de problème,
juste une solution au présent
nul ne parle d'avenir
le problème il est pour ceux qui s'escriment à analyser vainement...
quelle illusion...

ça plaît pas?
la belle affaire :o))

1586.Posté par mamalilou le 26/07/2010 02:05
au sujet de:
1584.Posté par La tentation

ah... la course à celui qui interprètera au mieux ce qui est si bien dit et si simplement surtout...!!!
oui oui juste là, au-dessus

s'il est une chose qu'il faut tous apprendre à faire c'est de prendre du recul et de lâcher prise quand l'adaptation nous éloigne de notre désir fondamental et de notre légende personnelle...
à l'instant T
quand le choix éthique qu'on se fixe ne permet ni de déléguer -ici, la modération, ni de consacrer plus de temps, et qui plus est que le résultat s'éloigne du but escompté, on prend du recul, on réfléchit à l'intérêt de ce qu'on fait, à la manière de le faire
comme on ne peut changer les autres (ni ne le veut d'ailleurs, c'est clair) et bien on voit comment s'adapter ... ou pas... et lâcher prise le cas échéant...
c'est bien de se demander si le jeu vaut la chandelle, non?

rien ne sert de trépigner, JFK fait ce qu'il veut, et il a bien raison, être détaché du fruit de ses actions, et qui plus est, capable de prendre du recul, c'est bien la marque d'un être sain et évolué (en plus de tous les autres talents enviables...)
...
et je sens que ça en énerve plus d'un...
et s'il en rit, je m'en réjouis avec lui
:o)
ah quelle bonne blague!

1585.Posté par Les déboires de Jean-François Kahn: un simple problème de p le 26/07/2010 01:57
Les déboires de Jean-François Kahn: un simple problème de paramétrage de son blog

A l'origine des abus sur le blog de JFK, un mauvais paramétrage de la gestion des commentaires :

N'importe qui pouvait reprendre le pseudo de n'importe quel commentateur, il était impossible de s'enregistrer pour authentifier les commentaires. Par ailleurs les commentaires n'étaient modérés qu'à postériori (et pour ainsi dire jamais).

Cela a grandement favorisé le n'importe quoi: quand on s'appelle Jean-François Kahn, il faut s'attendre à des réactions polémiques et dans le lot, à beaucoup de bétise de la part de quelques trolls qui avaient repéré la faille.

Les personnes sincèrement désireuses de nourrir un débat de fond ont systématiquement été "piratées" par quelques indélicats.

Ce talon d'Achille lui a été signalé à maintes reprises, il n'en n'a jamais tenu compte, préférant continuer de se plaindre, comme s'il tenait là la preuve de l'impossibilité d'un débat intelligent sur Internet.

Il eut pourtant été simple de faire comme partout, en imposant une inscription aux personnes désireuses de laisser un commentaire ou en modérant à priori les commentaires des personnes non inscrites.

Les conclusions qu'il tire de cette expérience sont donc faussées.

Par WTFR
le 25/07/2010 à 13:05


1584.Posté par La tentation Jean-François Kahn : arrêter son blog parce que le 26/07/2010 01:52
b[La tentation Jean-François Kahn : arrêter son blog parce que l'on n'aime pas la France que révèle le Netb]

La semaine passée, lassé de lire l'inévitable flot de réactions haineuses, stupides, immatures, violentes qu'engendraient ses écrits de blogueur, Jean-François Kahn a jeté l'éponge. Jusqu'à nouvel ordre, il ne bloguera plus, fatigué qu'il est de devoir endurer la prose de ceux qu'il appelle lui même les «dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés».

Je confesse qu'hier, à la lecture des réactions du billet consacré aux images de la torture ordinaire, banalisée, acceptée que l'on pratique dans la France de 2010 lors des inadmissibles expulsions d'êtres humains en état de faiblesse, j'ai éprouvé la même lassitude que Kahn face au torrent de boue réactif déversé par les mêmes «dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés». Usé, épuisé de constater les étalages de la bêtise et de la méchanceté, les ravages de l'ignorance et de l'inculture, le blogueur à très grosse audience finit par se dire que décidément, c'est peine perdue.

Depuis quelques mois, je diagnostique à travers Internet, l'avilissement de l'esprit démocratique français. Ce café du commerce virtuel éloigne, sépare, divise bien plus qu'il ne rapproche, rassemble, unit. Les «dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés » sont-ils majoritaires ? Je ne le sais pas. Mais ils sont nombreux, si nombreux, inlassables, intarissables, se recrutent dans tous les courants de pensée politique, littéraire, social, médiatique, philosophique, ils sont habités d'une telle haine (à commencer par la haine de soi) que tout être doué d'un peu de raison ne peut que leur rendre les armes.

On ne dira jamais assez combien la disparition des bistrots français en tant qu'espace public de débats ouverts à tous, ce qu'ils furent durant deux siècles, à la ville comme à la campagne, est le symptôme du désastre démocratique national. Si vous ne voyez pas le rapport, tant pis pour vous, car je n'ai pas envie de me lancer dans une démonstration d'envergure.

Quand j'étais enfant (petit souvenir personnel) des membres de ma famille tenaient un bistrot, à l'ombre du clocher, dans une petit bourg de campagne (où Clouzot tourna le Corbeau et quelques scènes des Diaboliques). En 1969, tout gamin, j'ai ainsi assisté dans cet endroit à des débats passionnés relatifs au référendum sur la réforme du Sénat et des Régions, finalement perdu par de Gaulle. C'est mon premier souvenir politique. Ça s'engueulait sec entre le placide quincailler qui défendait « le grand Charles », le directeur de la succursale de la Banque populaire, qui trouvait que Giscard avait eu raison de dire « oui mais » et finalement « non » , le cantonnier « coco » pour qui dix ans ça suffisait, le notaire qui venait de temps en temps et qui estimait Alain Poher pour son sa modération et le jeune de service à cheveux longs qui détestait tout le monde et que tout le monde traitait de « feignant ».


Tout le monde connaissait tout le monde. Pas de pseudos, pas d'injures anonymes. C'était la vie. Et surtout, il n'y avait pas de haine. On pouvait se détester, se fâcher, se faire la gueule, mais il arrivait toujours un moment où le 51 et tant d'autres breuvages oubliés (la suze, le picon bière, le fernet branca, le viandox), le tiercé, le 421 ou la belote réconciliaient tout le monde. Il existait entre ces gens, dont beaucoup avaient connu l'Occupation (et pour certains les tranchées de 14-18), le sentiment partagé que tout cela, au fond, n'était pas si grave, qu'on en avait vu d'autres, qu'on se remet de tout et y compris du pire, qu'il y a des choses plus essentielles dans la vie et que finalement, c'était une grande chance, trente ans après juin 40, de pouvoir s'engueuler librement au bistrot question politique. Ils savaient tous que la couleur de la vie n'est ni noire, ni blanche, mais gris claire ou gris foncé. Ils étaient fatalistes et optimistes, « mélange d'anarchiste et de conservateur » dans des proportions qui resteront toujours à déterminer. Ils possédaient le goût de la vie, le goût des autres, malgré tout. Ces gens étaient authentiquement français.


Ce nouveau café du commerce qu'est Internet révèle le déclin politique général de la France d'aujourd'hui. Tout y blanc ou noir. Tout est prétexte à anathème, excommunication, exclusion. On ne débat pas en se disant que tout bien considéré, tout est relatif, incertain, éphémère, mouvant, on injurie, on insulte, on terrorise, on menace, on "trolle"... Finissent seuls par s'imposer, comme dans la vie publique, les «dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés ».

Internet est le terrible miroir de cette France de demain qui émerge, entre sarkozysme déraciné, téléréalité pipolisée, dévalorisation de la vie publique, inculture générale, immaturité politique collective, déshumanisation progressive. Être blogueur aujourd'hui, c'est être confronté à ce nouveau monde. Comme je comprends ce que disait Claude Levi-Strauss à la fin de sa vie lorsqu'il disait : « Je m'apprête à quitter un monde que je n'aime pas ».

Par Bruno Roger-Petit
le 25/07/2010 à 17:17

1583.Posté par Basta le 26/07/2010 01:41
Hormis ces paroles assassines que j'estime barbares, ce blog était vraiment bien : j' ai aimé lire tous ces points de vue du forum , sortes d'enveloppes en papier kraft remplies des analyses et du savoir des uns et des autres ; et j' ai souvent éclaté de rire aussi ; on était tous différents mais tous devenus des familiers déterminés à faire respecter nos valeurs républicaines. Trés dommage de saborder cette réussite.

Quant aux lecteurs chochotes qui ne pouvaient pas intervenir soi-disant, ils attendaient quoi, qu'on leur envoie un bristol ? Ils voulaient concourir mais tous seuls ? Incroyable.

J'y pense, M. Kahn : "vous n'êtes pas de gauche" mais ça vous gêne peut-être que nous le soyons pour un certain nombre d'entre-nous !



1582.Posté par aliciabx le 26/07/2010 01:15
Patrick Sébastien a fermé son site pour les mêmes raisons. On appelle les gens qui vous polluent, des trolls. Ils sont là exprès pour que vous que fermiez ce blog.
Si vous arrêtez, ils auront gagné.
J'ai été victime au début (à moindre échelle) de ces personnes qui, dès que vous n'êtes dans leur mode de pensée, feront pour que le blog soit fermé.
J'ai changé de plate-forme et ai procédé d'une autre manière que je ne divulguerai.
Un conseil amical, fermez vos commentaires quelque temps, tout en publiant, vous verrez qu'ils se lasseront. Et les lecteurs "sympas" continueront de vous lire.
Bon courage.


1581.Posté par Basta le 26/07/2010 00:51
à 1578.Posté par brusyl le 25/07/2010 23:58

Je viens de voir votre post : je pense y répondre dans le commentaire que j'ai envoyé @ Calamity Jane.
En fait, ces posts injurieux tombent parfois en rafale, parfois isolément, mais sont pour moi trés choquants effectivement, parce que les mots autant que les armes sont assassins ; et même s'ils ne représentent que 2 % des messages, ils marquent par leur violence gratuite. Ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre puisque vous en avez été plusieurs fois victime.
Mais la société étant ce qu'elle est et non ce qu'on voudrait qu'elle soit, il faudrait effectivement mettre en place les solutions appropriées pour les éliminer


1580.Posté par Basta le 26/07/2010 00:33
a 1573.Posté par calamity jane le 25/07/2010 22:09

Vous avez raison c'est la TV qui a accaparé beaucoup des clients des cafés du commerce ; ces cafés avaient un certain charme dans notre mémoire (qui embellit les choses), mais ils privaient les enfants de la présence de leurs pères, par exemple , alors que la TV réunissait la famille devant l'écran : c'était un plus ; aujourd'hui, on a le choix entre le café du commerce, la TV, les livres, les journaux, le cinéma, les concerts, les salles de sport, et...Internet, l'éventail des loisirs est large ; pour l'information du citoyen, pour le brassage des idées, il faut reconnaitre qu'Internet est inégalé et indispensable maintenant pour réagir au plus vite et au plus opportunément en politique.

Bon, pour ce média se pose la question des posts truffés d'injures, de propos insultants voire cruels ce à quoi on n'est pas vraiment habitués pour la plupart d'entre nous (sauf au volant évidemment). Que de syndromes de Gilles de la Tourette, c'est effarant : c'est choquant, c'est vrai mais comme il existe des solutions, pourquoi ne pas les appliquer ?

Autre chose : vous dites qu'il y a une forme de concours , de compétition sur la gamme d'émissions visionnées, si je vous comprends bien ; c'est vrai, c'étaient d'ailleurs les conversations de bureau lorsque je travaillais il y a peu : personne pour parler simplement de quelque chose qui l'intéressait personnellement ; non, toutes des personnes "dans le vent", identiques les unes aux autres, aux conversations sans surprise hyper convenues, parfaites dans le "programme commun" (le must) à atteindre. Que d'efforts développés pour être dans le troupeau !!! Plus d'originalité chez la plupart : les moutons de Panurge peuvent être menés là où on veut, effectivement , en Sarkosie en particulier.

Remarquez que les difficultés actuelles et futures, et les scandales vont commencer à les faire changer de rail : les vacances, plus que le café du commerce, seront propices aux discussions critiques dans les familles et avec les amis, c'est à espérer.

NB : L'article comportait aussi ce commentaire :
Les déboires de Jean-François Kahn: un simple problème de paramétrage de son blog


1579.Posté par brusyl le 25/07/2010 23:58
@ 1561 Basta

Merci beaucoup pour ce lien. Mais je dois avouer que cet article de RBP m'a foutue en rogne, en très grosse rogne, avec notamment cette phrase : « On ne débat pas en se disant que tout bien considéré, tout est relatif, incertain, éphémère, mouvant, on injurie, on insulte, on terrorise, on menace, on « trolle »... »


Qui est ce "on" ? combien de pourcentage de posteurs représente-t'il : 100 % ? 50 ? 10 ?
Allez je vous fais un prix de gros : il doit représenter 1 ou 2% des internautes. Et ce sont ces 2% qui font que l'on ferme un blog, laissant les 98 % autres pour qui celui-ci était devenu un compagnon quotidien punis, privés d'un lieu d'information et d'expression ? alors qu'il existe des moyens techniques parfaitement identifiés pour empêcher cette toute petite minorité de venir polluer la communication !

Elle est belle la démocratie internet vue par les journalistes comme ce Roger-Bruno Petit ou JFK !
S'ils ne supportent pas de descendre de leur piédestal de journalistes pour communiquer avec le commun des mortels, avec "la populace" qu'ils le disent ouvertement, s'ils ne veulent plus mettre la main dans le cambouis et préfèrent les salons feutrés des rédactions ou des think tanks qu'ils l'avouent, mais qu'ils ne nous sortent pas leur numéro « on a tout essayé mais vraiment vous nous avez par trop découragés»

RBP nous fait une belle crise de nerfs en ligne, une grosse déprime (ah sa nostalgie des bistrots « d'autrefois » de la « vraie France ! On en pleurerait !) mais se défausser ainsi sur ce « on », sur l'ensemble des internautes est indigne, lâche : qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.

1578.Posté par mamalilou le 25/07/2010 23:05
au sujet de:
1575.Posté par calamity jane le 25/07/2010 22:20

oui nous "survivrions", comme si un doute subsistait... dans l'esprit de JFK, auquel par cette tournure prêterait volontiers la propre vanité de ce propos qui n'est pas sien...

et conclusion calamiteuse... qui a achevé ma lecture déconfite...
que de leçons acerbes, d'invective ingrate et de dépit vaniteux tout de même...en si peu de mots, c'est une gageure!
je n'ai pas réussi à en saisir le but...

1577.Posté par brusyl le 25/07/2010 22:41
@1556 SNP

Merci pour le site , intéressant même si tous les liens indiqués ne fonctionnent pas.
Le reste de ton post est un peu obscur pour moi, pas sûre d'avoir tout compris !

Mais je crois avoir compris à qui je devais transmettre ton message, je le ferai

1576.Posté par ça le 25/07/2010 22:22
Parfois les mots sont si ténus
qu'il faut les chercher profondément les chercher
faire le vide autour de soi
isoler ceux ayant déjà utilisé
la quasi totalité de leur pouvoir sur le monde

alors

les survivants peuvent défiler
se donner à qui , avec conviction , en fait la demande,

" j'aime les tristes " !

dis je avec ma voix d'oracle

Mot pour mot ;


F. Venaille

1575.Posté par calamity jane le 25/07/2010 22:20
Maintenant concernant le possible de l'arrêt du blog : on a véçu sans jusqu'en janvier
201O, on survivra !
J.-F. Kahn, devrait éviter de confondre les responsabilités d'un journal qui, qu'il le
veuille ou non, cadraient sa manière de penser et de dire les choses à celles d'un blog.
S'il estime que ceux et celles qui participent lui sont redevables de quelque chose
alors il vaut mieux cesser.
Il ne se sent certainement pas dans l'échange et sans doute a-t-il découvert qu'il existait
en France des personnes savantes, intelligibles, instruites, cultivées et généreuses qui
n'étaient pas journalistes, intellectuels, politiques et autres jérémiades du milieu
concerné.

Pour le "clown" (c'est sa propre définition) qui arrête le dard le problème est différent.
Tout ça pour ne pas dire que peut-être trop de proximité avec justement ce que
pouvait décrire G. Debord !

Les djeuns seuls ont réussi un mouvement de masse instantané avec les
apéros géants.

1574.Posté par bijoux de famille le 25/07/2010 22:12
Elle voulait peut être s'acheter une Rolex , la Madame ... ou des boucles d'oreilles pour ne plus rien entendre ... ou un " solitaire " pour s'isoler et briller par son absence .

1573.Posté par calamity jane le 25/07/2010 22:09
@ Basta
Je viens de lire sur le Post.fr !
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi l'un supprimerait l'autre du net et du bistrot du commerce ?
Qui a déjà fait son beurre sur le dos du Café du Commerce ?
C L.-S. est content de quitter un monde qu'il n'aime pas ! mais alors pourquoi a-t-il passé
le plus clair de sa vie à nous prouver qu'il était des nôtres ? Qui donc le lui
avait-il demandé ?

Savez-vous ce que je n'aime pas ? c'est ce nouveau prêt à penser : tu me ressembles
sinon du ne mérites pas (et je préfère m'arrêter là...) ! Une lamentation lamentable...
Dans les bistrots comme ailleurs il y a la télévision et on ne discute plus on fait des
concours d'heure de présence devant le petit écran (petit ?); cad celui ou celle qui
pourra en remontrer sur ce qu'elle a vu hier, avant-hier et avant-avant-hier ...
La télé s'est non seulement approprié la vie sociale mais également la vie culturelle
dans ses racines les plus profondes ! Comme dirait l'autre, lorsque l'on a compris
ça, on sait pourquoi sarkoline a été élu.








1572.Posté par 400 000 euros en liquide pour acheter une bague ?! le 25/07/2010 21:37
Le JDD : L'enquête a permis de découvrir une demande de 500.000 euros à la banque Dexia fin 2006… La banque a refusé de sortir une telle somme. S'agissait-il d'une demande liée au financement de la campagne présidentielle ?

Patrice de Maistre : Tout ceci relève du fantasme. La maison Bettencourt affiche un train de vie extraordinairement élevé. Je vous rappelle que Claire Thibout a au moins une fois refusé 400.000 euros à Madame Bettencourt dénonçant que cet argent irait à Banier : Madame Bettencourt souhaitait simplement s'acheter une bague.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Patrice-de-Maistre-Il-faut-que-tout-cela-s-arrete!/

Patrice de Maistre vient de déclarer que, quand Liliane Bettencourt a voulu retirer 400 000 euros en liquide, c'est parce qu'elle voulait s'acheter une bague !

Mais bien sûr ! C'est évident !

Liliane Bettencourt voulait retirer 400 000 euros en liquide, elle voulait les mettre dans son sac à main, elle voulait aller chez le bijoutier, et enfin elle voulait acheter une bague en la payant en liquide 400 000 euros !

Mais bien sûr ! On y croit !

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