Pas de droit de vote pour les étrangers non blancs

Burqa, identité nationale, vote des immigrés : du tout bon ! Autant d’occasions de ne parler ni du chômage qui augmente.



O combien significative de l’hypocrisie ambiante et du mensonge institutionnalisé que cette affaire du vote des étrangers aux élections locales.
Nicolas Sarkozy cherchait une porte de sortie du débat, en partie parasité par l’extrême droite, autour du concept d’identité nationale, et un moyen d’envoyer un signe en direction de la communauté musulmane qui – ceci explique cela – comprend de plus en plus d’électeurs. Il avait donc prévu de réitérer un avis favorable au principe du vote des immigrés aux élections locales (présents depuis 10 ans dans une commune, aurait-il précisé).
Eric Besson avait été chargé de préparer le terrain. Il s’était exécuté. Or, Martine Aubry, en présentant ses vœux à la presse, a annoncé que le PS allait déposer une proposition de loi sur le vote des immigrés. Aubaine ! Aussitôt la droite s’est déchaînée (avec l’aval, semble-t-il, de l’Elysée) et le pauvre Besson a été sommé de se dédire. Burqa, identité nationale, vote des immigrés : du tout bon ! Autant d’occasions de ne parler ni du chômage qui augmente, ni du déficit qui vient d’atteindre un nouveau record (presque un triplement en un an et demi), ni du creusement des inégalités.
Mensonge, parce qu’en l’occurrence les étrangers ont obtenu, depuis le traité de Maastricht, le droit de vote aux élections locales et que, par conséquent, il s’agit de ne l’interdire qu’aux étrangers non blancs.
Hypocrisie, parce que la gauche au pouvoir n’a rien fait pour faire avancer concrètement cette juste cause. En 2000, elle avait déjà fait adopter une proposition de loi par l’Assemblée Nationale, mais Jospin n’avait même pas transmis ce souhait au Sénat.
Réflexion cynique du député UMP, Hervé Mariton : « ce n’est pas parce qu’on paye des impôts qu’on doit bénéficier du droit de vote. Ou alors, il faut rétablir le suffrage censitaire ».
En revanche, on vient de décider d’accorder plus de députés aux Français de l’étranger qui, eux, ne payent pas d’impôts, du moins en France. C’est effectivement toute une philosophie.

Adieu Bensaïd


Le philosophe Daniel Bensaïd est mort. Idéologue en chef du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), mentor de Krivine et de Besancenot, cet acteur de Mai 68 qui refusait le « ressassement soixante-huitard » véritable « glue générationnelle », disait-il, a osé un travail théorique que tant d’autres ont délaissé pour des essais « bulles de savon » confiés aux vents dominants.
Je ne partageais pas du tout les convictions de Bensaïd. Mais ce penseur, chaleureux, éminemment sympathique, à la fois apparemment sectaire et profondément tendre, resta jusqu’au bout fidèle à ses rêves, auxquels il sacrifia et sa promotion sociale et le succès mondain. L’anti-Glucksmann en quelque sorte.

Burqa : la loi chewing-gum

C’est ce qu’on pourrait appeler, en politique, l’effet chewing-gum. On fait un coup. On en tire un avantage immédiat mais éphémère. Ensuite, on passe son temps à tenter de s’en débarrasser ou, plus exactement, de sortir du piège qu’on s’est soi-même tendu. Ainsi en fût-il du lancement à la soviétique d’un débat sur l’identité nationale. Ainsi en est-il de la loi sur la burqa, inutile puisqu’il suffisait, comme on l’a déjà montré ici, de rappeler et de proclamer que la dissimulation volontaire et systématique d’identité est interdite dans l’espace public. Et naturellement, cela va finir comme ça. D’ailleurs, la loi proposée par Jean-François Copé ne dit absolument rien d’autre. En cela, elle est tout à fait acceptable, mais inutile.
Mais, entre temps, quelle énergie dépensée à débattre de faux problèmes.
François Fillon, qui vient d’enterrer la loi au nom de la nécessité de la loi, a tenu à rappeler que, dans le gouvernement Raffarin, il fut le premier à défendre la loi sur l’interdiction du voile islamique à l’école. Une façon de rappeler que Sarkozy, lui, en bon communautariste, était totalement opposé à une telle loi.

Mercredi 13 Janvier 2010
Jean François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

50.Posté par RepublicanTornado le 05/05/2010 15:43
Encore cette thèse de la diversion !
Parler de la burqa pour ne pas parler du chômage!
Parler du vote des immigrés pour ne pas parler des déficits, etc.

La France connait pourtant de multiples problèmes qui doivent être analysés et traités à part entière !
La burqa, l'intégrisme, le communautarisme sont des problèmes GRAVES, menaçant les fondements de notre république, déstabilisant notre cohésion sociale et donc l'existence même de la société française ... en tant que société justement !

Et il faut arrêter d'invoquer toutes les cinq minutes la diversion politicienne !
On ne parle pas plus de burqa pour éviter de parler du chômage, que du chômage pour éviter de parler des retraites ou des retraites pour éviter de parler de la croissance, de la santé ou de la justice !
Ces sont tous des problèmes d'importance !

Je ne comprends toujours pas cette obstination de votre part à vouloir substituer à la loi contre la burqa cette interdiction de "la dissimulation volontaire et systématique d’identité dans l’espace public" ... au prétexte qu'il y aurait une sorte de relation d'inclusion entre les deux.
Il y a des articles de lois interdisant l'agression physique des individus et pourtant il y a AUSSI des articles de lois interdisant le meutre, le viol, la mutilation, les actes de barbaries ...

C'est un argument d'autant plus captieux que clairement la burqa n'est pas mise en cause PARCE-QU'elle ne permettrait pas une identification des femmes, mais parce-que:

- elle constitue une véritable insulte à la dignité des femmes. Toutes ! Pas seulement les femmes musulmanes ni spécifiquement les femmes portant la burqa. Toutes les femmes dans leur dignité d'être humain.

- tolérer ces pratiques constitue évidemment de la non-assistance à personne en danger vis-à-vis des femmes qui les subissent.

- tolérer ces pratiques est un signal de faiblesse ahurissant envoyé aux islamistes, et ne peut que les inciter à redoubler d'activisme et d'arrogance face aux démocraties occidentales, en plus du fait d'entériner dans les consciences le caractère supposé "anodin" , "républiquement correct" de ces horreurs; donc de renforcer- politiquement parlant - l'islamisme dans nos pays.

- quand bien même nous considéront les femmes ayant volontairement choisi de porter cet accoutrement, nous constatont ces quelques points essentiels:
1) Cet ustensile n'est pas nécessaire à la pratique de l'islam; son interdiction ne remet donc nullement en cause la liberté d' OPINION religieuse.
2) Elle est TOUJOURS le synonyme d'un repli communautaire, l'origine d'une désocialisation (volontaire donc, dans ces cas là!), et l'acte fondateur d'une rupture avec la société dans son intégralité.
3) Elle est donc TOUJOURS la marque de la haine de la république et de la France, des francais DANS LEUR ENSEMBLE et en leur qualité de citoyens, mais aussi des institutions républicaines.
4) De ce fait, et par la force de propagande que son aspect même lui confère, la burqa constitue simplement un appel net à l'insurrection.

Mais dites-moi M. Kahn, si demain une mouvance chrétienne de flagellants réapparaissait après des siècles d'oubli pour faire procession dans les banlieues, quelle position adopteriez-vous?

Interdire les manifestions de ces allumés, et les traduire devant un tribunal pénal ?
Interdire les manifestions de ces allumés SEULEMENT dans les services publics et non pas dans les espaces publics parce-que cela serait impossible?
Dénoncer une stigmatisation terrible de la "communauté" chrétienne?
Bravacher qu'une loi interdisant ces manifestions serait inutile, puisque le port des armes étant interdit en france, la détention de martinet tomberait sous le coup de la loi?
Lancer des plaisanteries spirituelles comme quoi au nom de l'interdiction de cet "accessoire de mode" , on pourrait tant qu'à faire interdire les patins à roulettes?

49.Posté par Jean Mézières le 23/01/2010 17:07
La charte des droits et des devoirs du bon citoyen.

Le ministre du parti de l’Intérieur a eu la riche idée d’ouvrir le Parti de l’Intérieur, dès l’âge de 18 ans, à une nouvelle caste « des bons citoyens » soutenant Big-Brother et respectant l’Identité du Parti de l’Intérieur. Les renégats, les traites, les droit-de-l'hommistes, les humanistes, les féministes, les citoyens de seconde zone seraient mis sous contrôle sévère, quant aux intouchables, ils seraient carrément conditionnés, ghettorisés et déchus des droits civiques voire expulsés.

Ce « Permis de Bon Citoyen » sera réactualisé chaque année par un Entretien Individuel d’Appréciation avec le premier secrétaire de la section locale qui remontera le rapport et l’enregistrement audio-visuel dans le système d’information de Big-Brother. Revalidant cette charte à chaque fois, le citoyen devra établir deux objectifs personnels nouveaux comme :

- Faire du démarchage ou de la diaspora dans la classe moyenne des renégats et la caste immonde des intouchables.

- Falsifier les chiffres statistiques pour les services de l’information et servir les journalistes aux ordres par des scoops et des informations valorisant et glorifiant le Parti.

- Faire le petit soldat dans les grandes manifestations organisées par le Parti de l’Intérieur en province.

Dans cet entretien, le premier secrétaire de section, listera les immodifiables données des 175 critères qui auront permis d’évaluer le bon citoyen. Dans cette liste, le comportement en société, la soumission au Parti, l’obéissance sans réserve et la présentation physique font parti des principaux critères.

Au vu, de ses résultats, des Gratifications Individualisées de Reconnaissance, des Primes d’Intéressement Exceptionnelles et des participations dans le « Bouquet’s Option » lui seront accordées.

48.Posté par ynad le 19/01/2010 23:03
Intox il n'est mentionné nul part " etranger non blanc" c'est une deduction honteuse ..

47.Posté par Evariste David le 17/01/2010 23:00
"il s’agit de ne l’interdire qu’aux étrangers non blancs." Le blanc est une couleur. Les arabes sémites sont considérés comme "blancs" et sans parler des Français(e)s il y a nombre de citoyen(ne)s britanniques, de néerlandais(e)s et d'autres Européen(ne)s en provenance d'autres pays et d'anciennes colonies qui ne sont pas "blancs".

46.Posté par jean-lug le 17/01/2010 18:53
Dans son projet de constitution du 24 juin 1793 (elle ne sera jamais mise en application) le comité ad hoc avait introduit une déclaration de droits comprenant 35 articles. Parmi ceux-ci, un concernait le droit de vote. Il n'était pas réservé qu'aux seuls citoyens français. Les étrangers qui résidaient en France depuis plus d'un an et qui y travailleient ou y possédant une propriété pouvaient être électeurs et éligibles.
Cette constitution remplacée par celle de l'an III, a longtemps été perçue comme idéale dans le monde. En France, c'est à gauche qu'elle a beaucoup séduit.

45.Posté par iffic94 le 17/01/2010 13:12
Qu'on soit favorable ou pas au droit de vote des étrangers aux élections municipales, le titre de l'article est choquant et surtout incohérent par rapport aux positions défendus habituellement par Jean-François KHAN : vous indiquez dans votre article que depuis le traité de Maastricht le droit de vote aux élections locales est accordé aux étrangers uniquement de race blanche Ce faisant, en ne prenant pas la peine de rappeler que le droit de vote est accordée aux étrangers depuis le traité de Maastricht qu'aux seuls étrangers ressortissants de l'Union européenne, cette mesure s'expliquant dans une logique d'intégration européenne, vous laissez entendre à de jeunes internautes d'origines non européennes pour lesquels le traité de Maastricht est une réalité lointaine qu'ils sont victimes d'une discrimination sur la couleur, renforçant du même coup le sentiment de victimisation qui se traduit par un renforcement du sentiment d'appartenance communautaire alors que vous vous êtes toujours opposée la montée du communautarisme au sein de la société française; et en plus vous le savez bien vous même que les pays d l'Union européenne sont largement maintenant des sociétés multiraciales, et donc qu'on ne peut pas sérieusement considérer qu'accorder le droit de vote aux élections locales à des ressortissants d'autres pays Membres de l'Union européenne, c'est réserver ce vote aux seuls personnes de race blanche ; à titre d'exemple vous savez bien qu'il y a une forte communauté française vivant à Londres et qui comprend beaucoup de français issus de l'immigration maghrébine voire africaine; or que je sache ces français expatriés quelque soit leur couleur de peau peuvent avec un certain nombre d'années de résidence participer aux élections locales.
Par ailleurs que par calcul politicien et dans une période de difficulté budgétaire la majorité souhaite augmenter le nombre de députés représentatifs des français de l'étranger par démagogie, car à 80% les français de l'étranger votre UMP on peut être contre cette mesure sans pour autant dénier le droit aux français de l'étranger de voter au motif qu'ils ne paieraient pas d'impôt en France; or que je sache ce qui fonde le droit de vote c'est l'appartenance à la nationalité et non le fait de payer auquel cas si c'était l'impôt qui déterminait le droit de vote, beaucoup de français qui du fait de leurs conditions de ressources n'aurait plus le droit de voter! C'est argument avancé par les partisans du droit de vote des étrangers non ressortissants de l'Union européenne n'est pas recevable sauf à considérer que le droit de vote est réservée aux seules personnes qui justifient de part leur revenus de payer des impôts; ça remettrait en cause de fait le suffrage universel;
Par ailleurs penser qu'on puisse accorder aux étrangers non communautaires (n'appartenant pas à l'Union européenne) le droit de vote qu'aux élections locales ne tient pas la route : d'abord parce que certaines mesures prises au plan national affectent aussi l'échelon local et donc que l'impossibilité pour les étrangers de voter aux élections nationales seraient tout de suite perçue comme une "discrimination intolérable" donc soit en fait on estime que l'appartenance à une nationalité n'appelle plus de droits spécifiques et dans ce cas si les droit civiques ne sont plus liées à la nationalité l'idée même de nation n'existe plus; or que je sache Jean-François KAHN n'a jamais contesté l'existence même de la nation tout en étant favorable à un processus d'intégration européen.? Or depuis longtemps votre journal défend une conception de l'identité française ne s'appuyant pas sur une conception ethnique, religieuse ou culturelle mais sur l'exercice conjoint des droit civiques; or si ceux-ci ne sont plus liés à une appartenance nationale, il n'y a plus de nation. En outre si l'on accordait le droit de votre aux étrangers non communautaires au bout de 10 ans de résidence en France ne pensez vous pas que ce serait une intolérable discrimination pour ceux qui vivent depuis 9 ans seulement ? et si on mettait la barre à 8 ans de résidence, n'auriez vous pas alors le sentiment que ceux qui sont en France depuis 7 ans sont impitoyablement discriminés?

44.Posté par Vocifératus le 15/01/2010 21:17
Question: Les francais résidant dans un pays hors de l'UE, auront-ils, en contrepartie, le droit de vote pour participer à la politique locale du pays d'accueuil? Non? Alors pas de droit de vote aux étrangers en France. En politique, il n'y a pas de place pour des mesures unilatérales, tout doit être réciproque. Le contraire ne serait même pas une exception francaise, ce serait de la connerie. C'est la raison pour laquelle personne n'y croit pas vraiment. Les élections approchent, c'est tout.

43.Posté par Thomas le 15/01/2010 11:37
Peut être car les européens ne sont pas des étrangers ? N'avez vous pas remarqué sur votre passeport "citoyen européen". Un allemand est au même titre qu'un français un citoyen européen et à donc des droits propres à cette citoyenneté.

Si vous déménager de Paris à Marseille, vous pouvez voter dans ces deux villes n'est ce pas ? Il en est de même si vous déménager de Berlin à Paris...

De plus les antillais seront heureux d'apprendre qu'ils sont devenu tous blanc, ainsi que les nombreuses personne issue de l'immigration en Europe.

42.Posté par Misanthrope modéré le 14/01/2010 23:29
>>> Certains font semblant de ne pas lire ou de ne pas comprendre.. les étrangers votent déjà aux élections locales s'ils font partie de l'UE. Il s'agit donc de l'extension d'un droit aux autres , résidant légalement et travaillant en France. Cette discrimination entre les "bons" étrangers et les autres - je parlent d'étrangers légalement installés– est parfaitement intolérable.

++++++++++++++++++++++

Absolument pas.

Ce droit de vote des étrangers européens est accordé en application d'un accord entre pays européens dans le cadre d'une union d'Etats. J'accorde le droit de vote au ressortissant de ce pays parce que je sais que ledit pays en fera de même pour mes ressortissants chez lui. La part de souveraineté que je perd chez moi, je la récupère en un sens chez lui.

C'est l'aspect collectif de la démocratie : nous sommes liés par des décisions dont nous ne sommes pas toujours responsables (lorsque nous n'avons pas voté comme la majorité du peuple, par exemple). C'est également le cas pour votre étranger non communautaire : il n'y est pour rien mais la France n'a pas pu - ou pas voulu - conclure de traité d'union avec son pays. Il est donc normal qu'il ne jouisse d'aucun droit découlant de l'union que la France a établi - pour des raisons qui lui appartiennent - avec d'autres pays, en l'occurrence certains pays d'Europe.

Il ne s'agit en aucune façon d'un jugement "stigmatisant", comme on dit maintenant, porté sur les étrangers non communautaires que l'on qualifierait de "mauvais". Il est d'une grande mauvaise foi de placer ce débat sur le terrain de la morale ou, à plus forte raison, du racisme.

Notons en passant que qualifier d'"étrangers non blancs" les étrangers européens implique de croire que tous les citoyens européens sont blancs. Est-ce le cas de Mesdames Yade ou Dati ? Et les ressortissants des autres pays d'Europe sont-ils tous blancs ? Allons, allons...

Quand je pense que Jean-François Kahn est l'inventeur de la notion de "pensée unique", et qu'il a même théorisé et combattu ce qu'il appelait le trotsko-balladurisme, doctrine qui consistait, d'après lui, à prôner le laxisme vis-à-vis de l'immigration sans dénoncer les inconvénients du libéralisme, comme on l'aurait plutôt attendu de la gauche...

JFK s'est bien gauchisé depuis, et pas d'une façon très intéressante, si tant est que ce soit possible. Est-ce lié à son ralliement au Modem, dont on peine en voir en quoi le centrisme serait "révolutionnaire" ?

Cordialement.

41.Posté par France Pillée le 14/01/2010 22:35
les sujets à ne pas aborder : l'immigration, l'identité nationale car ce n'est pas politiquement correct

les sujets à aborder : le chômage, la dette : suivons le programme des partis politiques et la France est sauvée

40.Posté par KERJEAN le 14/01/2010 19:27
@Nadia

bienvenue au club. Vous voyez bien que ce sentiment de rejet que vous vivez comme culturel ou ethnique, il n'est que social en fait. Gosse dans le 93 dans les années 60, je me sentais moi aussi rejeté par les sphères bourgeoises.

Pour les mêmes que ceux qui vous rejettent aujourd'hui, mes grands parents étaient des gueux, de la canaille, des ploucs, des va-nu-pieds.
Le gendarme a toujours été aux ordres du notable et le juge pretait serment comme un seul homme à pétain.
Ce n'est pas une question d'immigration, c'est une question sociale. Croyez vous que les italiens ont été bien reçu dans la première partie du XXe, puis les Espagnols puis les pieds noirs?
C'est dur. Une société est dure. Les cartes sont biaisées. Mais si on ne croit pas à la possibilité de faire avancer le schmilblick ne serait ce que d'une aile de papillon, autant crever de suite.
http://lesans-culotte.blogspot.com

39.Posté par Nadia le 14/01/2010 18:08
Sachez que j'avais une trés haute idée de la France.
C'est justement en militant intensément ,que j'ai découvert la triste réalité.
J'ai été bénévole dans de nombreuses associations ,aprés avoir crée en juin 2000 , l'assocaition " la même justice pour tous".
Je me suis présenté aux cantonales et aux législatives ( 10 et 17 juin 2007) au nom de la même justice pour tous.
Il est impossible pour de simples citoyens de faire de la politique.
La vrai sens de la politique est l'art de rassembler le peuple, mais tout cela ne veut plus dire grand chose.
L'ampleur de l'inégalité est inquiétante .Les citoyens victimes meurent à petit feu ,en silence , dans l'indiférence générale.
Notre société est tellement égoîste ,individualiste... que notre conscience a perdu toute son âme.Le plus grave ,c'est qu'on en a même plus conscience ,c'est devenu " normal", on c' est habitué d'acepter ,l'inaceptable.
http://ww.memejusticepourtous.vox.com

38.Posté par Movil le 14/01/2010 15:54
16.Posté par Little big Man le 14/01/2010 11:45
"vous oubliez l'essentiel : la réciprocité" Tout d'abord, pendant la campagne, le discours n'était pas aussi clair !!! Sarkozy a commencé à préciser sa pensée, après le campagne !!! Il mettait une légère sourdine sur cette condition de réciprocité. De plus, cet ajout aggrave son cas ! A partir du moment ou on exige la réciprocité de pays dont on sait qu'ils ne l'accorderont jamais, c'est se foutre du monde ! autant dire d'emblée que l'on est contre, ce sera plus honnête.
Quant à accorder la nationalité française aux étrangers hors U.E. qui seraient demandeurs, après 5 ou 10 ans de résidence en France, bien sûr, ce serait une solution mais qui à droite est partisan de cette mesure ? Un peu de bonne foi SVP ! d'ailleurs, à droite mais aussi à gauche, il se trouve des gens pour confondre les émigrés de fraiche date avec les français de deuxième ou troisième génération ! On fait des difficultés pour le renouvellement de pièces d'identité à des français d'un âge certain, dont la nationalité n'avait jamais été contestée auparavant, Il existe des étrangers qui vivent en France depuis 20 ou 30 ans et qui n'obtiennent pas leur naturalisation et on voudrait nous faire croire qu'il s'agit d' une simple formalité !!!

37.Posté par KERJEAN le 14/01/2010 15:50

D"ailleurs où est-il le militantisme démocrate ou associatifs de ceux que vous décrivez comme rejetés par ce pays.
Où est-il l'engagement collectif de ces gens là?



http://lesans-culotte.blogspot.com

36.Posté par brusyl le 14/01/2010 15:50
gime five kerjean, même réaction au même moment....

35.Posté par brusyl le 14/01/2010 15:48
@29 nadia

"Je souhaiterai qu'on enlève de tous les frontons de France " égalité", "fraternité",liberté. "

Pourquoi voulez-vous jeter le bébé avec l'eau du bain ?
Ce n'est pas parce que nous traversons un période disons par euphémisme "difficile" qu'il nous faut envoyer bouler tous le principes fondateurs de notre république...
Au contraire, à nous de relire, de méditer et de faire circuler ces textes fondateurs que sont la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la déclaration universelle des droits de l'homme de 1946 et le préambule de notre constitution de 1958...
Ces textes restent encore les principaux garants de nos droits de citoyens

34.Posté par KERJEAN le 14/01/2010 15:45
@Nadia

en ça vous êtes sarkosiste. Ce monsieur qui dit "arrêtons hypocrisie" pour mieux tout détruire.

Personnellement, je préfèrerai qu'on agisse ensemble pour que notre pays mérite cette devise.

Je crois aussi que vous comprenez mal la démocratie. La démocratie, c'est pas mac do ou vous pouvez commander votre mac-citoyen. Il ne s'agit pas de rester à pleurer sur l'injustice en souhaitant que ce pays s'enfonce dans la merde où il tend déjà à se jeter.
La démocratie c'est déjà se bouger pour que le choses changent.

Qu'avez vous fait pour la démocratie française? avez vous milité, crée des associations, fais des choses?

http://lesans-culotte.blogspot.com

33.Posté par gauchedutravail le 14/01/2010 15:39
Pour un discours clair sur la France et l'islam : http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=4795&Itemid=115
http://www.egaliteetreconciliation.fr/

32.Posté par Claribelle le 14/01/2010 14:02
Le titre du billet est le parfait reflet du terrorisme intellectuel qui règne en France.
Il n'est absolument pas question de droit de vote des étrangers blancs ou non blancs. C'est de l'amalgame pur et simple. Les Français, quelle que soit leur couleur, ont le droit de voter. Les Européens (au sens UE), quelle que soit leur couleur, peuvent voter pour les municipales et les européennes et il y a réciprocité de ceci dans toute l'UE puisque c'est une disposition prévue dans les traités que tous les pays de l'UE ont signés.
Le droit de vote est bien un droit lié à la nationalité (française ou européenne). Si des étrangers s'installent durablement en France (puisqu'il est question d'étrangers installés depuis plus de 10 ans), ils peuvent demander leur naturalisation et, par suite, voter. S'ils ne la demandent pas, préférant garder leur nationalité d'origine, s'ils refusent d'aller au bout de leur intégration à la société française, pourquoi leur donnerait-on le droit de peser sur la politique de leur pays d'accueil ?

31.Posté par TOURNIER le 14/01/2010 13:51
Avant de redonner le droit de vote aux étrangers, ne serait-il pas necessaire de RESPECTER LE DROIT DE VOTE DES FRANCAIS EN GENERAL ! quand ce pouvoir s'assied sur le REFERENDUM du 25 MAI 2005 et que personne ne s'insurge ou si peu, je pense que ce débat devient irréel : qu'en pensez vous Monsier KAHN ? Cordialement
http://www.jean-brice.fr

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