«Nous sommes en 1789», disait Mendès-France avant…



«Nous sommes en 1789», disait Mendès-France avant…
La situation économique est plus mauvaise que prévu
Comment éviter le pire ?

On pourrait, pendant des heures, égrener des noms de marques et de lieux : Jacob Delafon, matériel sanitaire en Corrèze, 140 salariés ; couche-culottes SCA dans le Nord, 280 salariés ; lingerie Lejaby dans l’Ain et l’Ardèche, 197 salariés ; boulangerie industriel Panavi dans le Calvados, 97 salariés ; Manitou, matériel de manutention dans le Val d’Oise ; France champignon dans le Maine et Loire ; grues Manitowac en Saône et Loire ; disjoncteurs Gardy en Seine Maritime, 96 salariés… ce sont quelques-unes des entreprises qui vont fermer et donc licencier leur personnel dans les jours qui viennent, une fois les élections passées.

Les statistiques indicatives les plus récentes confirment cette relative dégradation : la consommation flageole, les perspectives à l’exportation (carnets de commande) se dégradent, on note un sensible ralentissement dans le secteur des services, et cette locomotive que constitue pour nous l’économie allemande s’essouffle. Résultat ? La croissance française se limiterait à 0,3 % au premier trimestre et à 0,2 % au second, elle pourrait même, sur l’année, ne pas dépasser 1 %, 1,7 % au mieux, alors que les prévisions budgétaires tablaient sur 2,5 %.
Ce qui signifie que toutes les anticipations concernant la réduction des déficits et de la dette sont à revoir. Même à 2,5 % de croissance un retour à un déficit public de 3 %, en trois ou même quatre ans, n’était absolument pas crédible, surtout sans augmentation d’impôts ni politique de rigueur, comme ne cesse de le promettre le gouvernement. Avec 1 ou 1,5 % de croissance, c’est pour le coup totalement impossible. Mécaniquement, compte tenu de la baisse des recettes que cela implique, cela signifie même que le déficit budgétaire, alourdi des déficits des comptes sociaux et des collectivités locales, pourrait dépasser, dans deux ans, les 9 ou 10 % de PIB et la dette représenter plus que les 100 % de PIB redouté.

D’autant que toute hausse du chômage pèsera triplement sur les recettes de l’Etat : baisse des rentrées d’impôt, augmentation du coût de minima sociaux et affaissement de la consommation.
Les Français à tous les niveaux ressentent d’ailleurs cette dégradation économique et sociale : 29 % seulement des personnes interrogées, selon un sondage BVA pour La Tribune, se déclarent plutôt confiantes dans l’avenir contre 69 % de pessimistes. 70 % des sondés, dont 53 % d’électeurs de droite, ne croient pas que le président Sarkozy réussira à réduire les déficits et la dette.
Il est vrai que si 49 % des Français se disent favorables à une réduction des dépenses (mais pas nécessairement des leurs) et 9 % à une hausse des impôts, 49 % refusent les deux solutions.
De toute façon, si les perspectives de croissance restent molles, il devient très dangereux de prendre des mesures d’extrême rigueur qui risqueraient de la casser complètement, voire de réenclencher un processus de récession (c’est ce qui est en train de se passer en Grèce). La tentation sera grande, au contraire, avant l’élection présidentielle, de redonner un coup d’accélération à la relance. Au risque, évidemment, d’une aggravation de la situation financière qui pourrait provoquer une dégradation de notre pays par les agences de notation comme cela vient de se passer pour le Portugal.

Ces contre-performances qui viennent doucher l’optimisme officiel (notre politique économique a sorti la France de la crise, nous faisons mieux que les autres), interviennent, en outre, notons-le, dans un contexte de défiance maximale à l’égard du pouvoir exécutif. (A cet égard, la farce de la rumeur et des dysfonctionnements qu’elle a révélés n’a pas arrangé les choses).
Face à une telle conjoncture, la gauche préconisera, évidemment, une politique de soutien renforcé à l’économie et des mesures sociales susceptibles de doper la consommation.
Mais si, en 2012, le PS gagne les législatives (et le plus probable est qu’il les gagnera, même, d’ailleurs, s’il doit perdre l’élection présidentielle), il se retrouvera dans une situation assez proche de celle de la gauche grecque qui, héritière d’un désastre financier longtemps dissimulé par la manipulation et le trucage, doit assumer une politique d’extrême austérité qui retourne peu à peu contre elle les catégories sociales qui l’ont portée au pouvoir. Comment réagiront les Français quand on devra leur dire toute la vérité ou que, d’eux-mêmes, ils la découvriront ? Quant apparaîtra toute la nocivité d’une gouvernance qui consista à privilégier l’enfumage au détriment de la pédagogie du parler vrai.
Question grave : une extrême droite qui, avec Marine Le Pen, radicalise son discours social et anti-libéral (ce qui avait si bien réussi au parti mussolinien en Italien dans les années 20), ne sera-t-elle pas en position de tirer les marrons du feu ?
C’est ici que nous retrouvons la problématique qui devrait nous fédérer sur ce forum : la nécessité impérative d’ouvrir des perspectives capables de métamorphoser les rages, les dégoûts et les désespérances en un puissant mouvement d’aspiration constructive à une alternative.
Demain, il ne s’agira pas simplement de réparer, de corriger à la marge. Il faudra reconstruire. Sur de nouvelles bases. Restaurer une véritable République, rétablir une authentique démocratie et, surtout, élaborer, en dépassant certains clivages obsolètes (car le renouveau qui s’impose implique de mobiliser au moins 60 % de la population), un nouveau modèle de vivre ensemble.
Un modèle qui nécessite, répétons-le, de centraliser l’être (individuel et collectif), au détriment du pouvoir et de l’avoir, ou plutôt de mettre l’avoir et le pouvoir au service de l’être et des êtres.
« Nous sommes en 1789 » aimait à répéter Mendès-France, un peu avant la chute de la IVè République.


Bouclier fiscal
On ne touchera pas au bouclier fiscal. Sarkozy l’a exigé.
Mais, on fera éventuellement payer aux plus riches une taxe spécifique dans le cadre du renflouement des régimes de retraite.
Autrement dit, pour ménager l’amour-propre du chef de l’Etat, on conservera le bouclier fiscal, mais on en abolira la nocivité en faisant en sorte qu’il ne s’applique pas.
Qu’est-ce qu’une politique dont l’élément clé est constitué par l’amour-propre du président ?

Vendredi 9 Avril 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

217.Posté par Besse-saige le 15/04/2010 09:50
@ JFK

Excusez mon intrusion, il ya eu un peu de pagaille sur le site, hier, des malentendus et peut être un peu de mauvaise foi...Mes 2 commentaires ont finalement été publiés.
Cordialement
Christian Besse-Saige

216.Posté par Besse-saige le 14/04/2010 17:59
Cher JFK,
En fuite avec Soubrouillard aux basques je vous prie de me donner une fois encore l'hospitalité.
Cordialement
Christian besse-saige


FAUT-IL IMPOSER LA MUSELLIERE A MELANCHON ?

On aura remarqué que Marianne et Marianne 2 se baladent et nous baladent. Cela avait commencé par l’article de Bénédicte Charles, plutôt compréhensive, le 30 mars, et qui concluait, bonasse : « Mélenchon n’a-t-il pas raison sur le fond », l’article fut saluer par une sévère bordée ou les médiatiques en prenaient pour leur grade ! Puis il y eu le numéro de

Marianne avec son titre « Faut-il imposer la muselière... » Cette analyse plutôt opposée à la Pensée Unique defender une certaine liberté d’expression, MAIS, de Mélenchon il n’était pas question ! Enfin le journal de cette semaine apportait l’estocade sous la forme d’un article anonyme où ‘’on’’ concluait qu’il fallait « à bien y réfléchir... » Être au côté du benêt apprenti journaliste. Ah ! L’esprit de corps...

Mais c’était sans compter sur l’irrésistible Soubrouillard qui recommence pour la quatrième fois sa tentative d’attérissage ; on frémit. Il vient au secour des victimes du Père Sévère de service, car la soumission des élèves médiatiques provoque, en effet, un monologue. On peut remarquer au passage, que l’écoute d’un langage vrai et sans artifice correct, déstabilise l’assistance, combien parmi ses jeunes gens, ont-ils entendu un père leur dire les vérités premières dont Mélenchon ne les privent pas ?

Soubrouillard est une magnifique illustration du discours de Mélenchon, un médiatique ne peut rien refuser, en l’occurrence à Philippe Cohen ; ou bien l’anonyme à Maurice Szafran (qui nous fait bien rire avec sa « ‘’Défense et éthique du journalisme’’, il fera mieux d’en apprendre la décence et cesser de nous enfumer avec Sarkozy ; envoyer Conan ou Jaillette en Vendée ou en Bretagne ne serait pas une mauvaise idée...)

Oui, oui, Marianne file un mauvais coton...

CBS (Christian Besse-saige)

NB : je ne vote toujours FDG.

215.Posté par Besse-saige le 14/04/2010 17:32
cher JFK,

Etant censuré chez Soubrouillard je viens vous demander l'hospitalité.
Cordialement
christian Besse-saige



@4aout ;Pascal2A ;Richy63, Kerjean

MARIANNE TU L’AIMES OU TU LE QUITTES !
« L’intelligence et la finesse d’esprit se trouvent plus dans les commentaires » ; qui oui ! C’est même pour cela que j’ai quitté définitivement causeurs.fr et sa « Maîtresse ». Mais enfermer dans leur bunker parisien, les administrators (grade de l’armée mexicaine) traficotent comme ils peuvent...

Après les élections, petit article « France 2 envoie Mélenchon au diable » relatant comme, mal traité par Chabot il l’avait renvoyé dans les cordes, la victime est précisément montré ; puis...Bénédicte Charles concluait son article le 30 mars pas un compréhensif « Mélenchon n’a-t-il pas raison sur le fond. », suivi d’une bordée sur marianne2 pro-Mélenchon et anti-journaliste. C’est alors que parait dans le Journal N° 677 un effarent article anonyme d’un certain D.S. qui « à bien y réfléchir... » Reste au côté de l’apprenti journaliste, hâbleur et immature, « à bien y réfléchir », signifie qu’une ligne éditoriale a été décrétée et que, sus ! À Mélenchon !

Puis on sort ce pauvre Soubrouillard qui semble si proche de son petit camarade dont il a suivi le même cursus, qu’il accourt à son secoure... Ah ! L’esprit de corps !

Puis il y a eu cette info de première importance, les commissaires de Marianne peuvent rappeler aux spectateurs de leur géniale travail qu’il ne sont que des consommateurs prier de se conformer à la ligne éditoriale décidée en catimini chez ‘’Le Divellec ‘’ ; entre les asperges du jour et un bar de ligne au sel de Guérande, entre 13h et 16h...

56.Posté par KERJEAN le 13/04/2010 13:31

@Pascal 2A
Cohen a un jour mis dans la gueule de ses lecteurs(grande spécialité de Szafran aussi) qui protestaient contre le virage réac de la ligne, que personne ne nous obligeait à lire Marianne(merci pour les 7 ans d'abonnement et de militance acharnée pour le faire lire et vendre), alors moi, quand un canard commence à publier régulièrement des réacs à la con comme bilger, clerc, tillinac, manière et j'en passe, je le laisse au chiotte, sa place.
http://p.kerjean@hotmail.fr

14 pages, 15 si l’on compte l’éditorial se Szafran sont consacrés à Sarkosy et les problèmes de rumeurs en génèrale ; vous me direz pendant qu’il bourre le journal avec des fredaines ils ne parlent surtout pas de deux énormes scandales de notre République : L’affaire des inondations directement la concéquances de la décentralisation qui a abouti en 1995 à un lâchages des préféts et une négociation autour de s Permis de construire distribués, dorénavant en fin de banquet ! La Bretagne est elle aussi la victime de l’abandon de toute politique ferme concernant la pollution et la déréglementation de la Loi Littérale est d’actualité; Szafran je propose le très bon Jaillette en Vendée et l’ami Conan en Bretagne.

Laissons la parole au sage JFK : » Mais la révolution comme recomposition d’un système autour d’une nouvelle centralité demeure une perspective. Et aujourd’hui une nécessité. » (N°672)

Les libéraux-libertaires de droite comme de gauche ont laissé faire, nous n’avons pas fini d’en subir les conséquences.

CBS


214.Posté par Dolphin-grey le 14/04/2010 10:02
Merci à" marillon" de ces informations qui nous aident à mieux comprendre l'Europe et les conservateurs néolibéraux. La dérive actuelle nous amène à éviter un découpage politque simpliste gauche/droite et à repenser une refondation de la République.

213.Posté par calamity jane le 14/04/2010 09:34
@ 212

Pas mieux et très bien diagnostiqué.

212.Posté par Split Party le 13/04/2010 11:23
"Comment réagiront les Français quand on devra leur dire toute la vérité ou que, d’eux-mêmes, ils la découvriront ?"
C'est une excellente remarque à prendre à votre propre compte. Si vous compreniez l'impasse dans laquelle nous nous trouvons, vous n'en seriez pas à demander de soutenir la Grece : la France cherche à sauvegarder le quart (un peu plus) de la dette grecque détenue par les assureurs et les banques françaises et on prend les allemands pour des cons.

Ou on se casse tous la gueule, ou bien on exige des Grecs qu'ils prennent l'argent où il est : que les Grecs fortunés exportent leur argent ne fait pas que cet argent aura disparu. Ils craignent une dévaluation mais pas un impôt de plus, qu'on ne leur demande pas. Les Allemands n'ont pas envie de permettre à la Grèce de continuer de se foutre du monde en irriguant chaque cep de vigne avec les aides euopéennes pour surproduire un pinard infâme à bas prix, ou construisant des routes disloquées peu après ... Le problème n'est pas d'être Grec ou non, mais qu'il faut mettre le hola au comportement humain une fois que ça vire au cauchemar.

Une fois qu'on demandera ce nécessaire impôt, à voir les riches que je connais, il se pourrait bien que ça accélère la chute : ils sont "raides" pour la plupart à force de cupidité et d'engagements disproportionnés.

Nous sommes bien dans la Chute, mais la voyez-vous vraiment ou n'est-ce que pour faire le beau ? Parce que vous seriez bien inspirés de la faire connaître et éviter à la gauche de se faire balayer en 2017. Ou avant.
Avertir d'une catastrophe sans faire l'effort de rapporter ce qui se vit (tres mal) dans les communautés aux USA, sans enquêter sur ces travailleurs privés d'une part de leur retraite, obligés de partir .... Bougez-vous les fesses et lâchez les abrutis du Palais, palais qui décidément vous fascine étrangement.

211.Posté par Besse-saige le 12/04/2010 17:13
@JFK

Non, JFK, nous ne sommes pas en 1789, nous sommes en 1788, encore en plein féodalisme. Les religions se tirent la bourre, le petit maître remue au milieu de ces courtisans, les barons de Bretagne, de Vendée, de Bourgogne ou du Médoc ont reconstitué les ligues, les marchands et les usuriers tiennent les reines du pouvoir. Les maquignons comme les hobereaux gouvernent bourgs et villages avec pour socle la tradition et les usages locaux (pollution Bretonne, droit de construire, zones inondables, pour exemple.) On offre au peuple de quoi oublier son ventre vide, sous forme de fêtes païennes où le mauvais vin ne laisse pas d’immobiliser les plus braves...

La bonne recette de la rumeur et du scandale circulent sur les feuilles ou sont chantées à la ritournelle, le bon peuple se moque, il rigole du petit maître agité et confus, et en oublie le reste.
Marianne, avec Sarkozy, se laisse prendre au piège, Marianne nous enfume avec le petit maître, Marianne évite certains sujets, Marianne a ses tabous, ses complexes, ses priviléges, son égo..., ( on peut s'adresser à la rédaction de Marianne2.fr, mais il ne faut pas en escompter une réponse.) enfin Marianne commence a perde des lecteurs ! On a franchement le sentiment que toute cette histoire publicitaire autour de la République, est en train, à la lumières de l’histoire, de trouver une limite et la représentation révolutionnaire reste sa manière de s’encanailler, de se faire peur à l’intérieur du périphérique avec ses subventions, ses ragots, ses fausses saillies qui sont démenties à chaque situation ou les choix sont inévitables, Marianne s’éloigne, commente les suées des pouvoirs qui sont à leur tour commentées par les disciples de services; mais ne parle pas de la féodalisation des provinces, de la République qui laisse faire, de l’ Etat Nation qui plie devant les fatalismes de la Commissions Européennes.

Marianne file un mauvais coton ; courage fuyons !

CBS

210.Posté par calamity jane le 12/04/2010 07:40
@ Elie Arié

Vous dites que bcp de personnes ont véçu heureuses sans un tas de progrès qui
constituent l'essence même de l'être humain cad : améliorer son quotidien.
O.K.. Mais ce que semblent vouloir dire @ Espoir et/ou @ Dareka c'est "où est la
limite de l'emploi de certaines oeuvres du progrès" ?
C'est exactement comme le harcèlement que nous subissons de la part de la
publicité télévisuelle et/ou radiophonique pour certains produits. Exemple les fameux
yaourts "x", dont on nous impose la consommation comme si nous étions de sombres
idiotes, ne connaissant pas notre corps et nos éventuels besoins. Vous conviendrez
avec moi, qu'un physique musculaire à plus besoin de sucre et dérivés qu'un physique
disons de type "digestif" ? Mais à part quelques sagesses qu'il faut aller chercher par
soi-même, la société de consommation ne vous en dit mot.
Ma fille (19 ans) vient d'elle même de prendre conscience de l'esclavage que lui
procurait le téléphone portable.
Etre de son temps ne signifie pas en être l'esclave.

209.Posté par papy riquet le 11/04/2010 23:39
vieille bête, qui ne comprends rien à toutes les avancées de fric, suggérées sur cette tribune.
le pb est bien de la perte de notion, avec le pouvoir de la planche à billets
on nous enfume ce que l'on veut.
la valeur dite de l'argent , n'est qu'un miroir.
mais facilite toutes les spéculations sur le toujours plus et la domination sur le travail et son prix mini.
à quand le travail payé sur sa quantité, et de même pour les actionnaires ??
ben oui, combien d'heures ouvrées par les actionnaires ??
et oui, le miroir est splendide : ceux qui travaillent moins,ou pas du tout, touchent plus.
bien belle socièté !!
vieil obs.

208.Posté par Espoir le 11/04/2010 23:04
Il y a quand même une marge entre le vrai progrés et l'asservissement à l'innovation qui justifie toutes les dérives. L'innovation à un prix et l'on ferai bien de réfléchir avant de se jeter dans les bras des illusionnistes. C'est comme çà que la société du spectacle nous soumet.

207.Posté par Elie Arié le 11/04/2010 22:40
@ 203 dareka

La notion de "besoin" est impossible à définir; des tas de gens ont vécu très heureux avant l'invention du train, de l'automobile, du cinéma, de la photo, de la télévision, et d'Internet auquel vous semblez être abonné.

206.Posté par Espoir le 11/04/2010 22:35
correction 204

Par contre "un changement de société devrait commencer (cela n'arrivera jamais)", je ne suis pas sur, parce qu'on aura pas le choix. Je vais allé plus loin: et si la crise mondiale était une chance inespérée ? Comment voulez-vous reprocher aux gens d'abandonner leur responsabilité citoyenne quand on les voient tomber dans des panneaux aussi grossiers. L'ouvrier est fier dans son auto avec sa petite famille mais il n'imagine pas le banquier qui lui est très fier de compter ses billets.

205.Posté par Espoir le 11/04/2010 22:27
204.Posté par dareka

Oh, non je vous reçois 5/5. J' ai le même sentiment que vous. Quand je vois cette cochonnerie dans les petites mains crispées des enfants... Au fait pourquoi ne pas se le faire greffer directement dans le cerveau. Par contre "un changement de société devrait commencer (cela n'arrivera jamais)", je ne suis pas sur, parce qu'on aura pas le choix. Je vais allé plus loin: et si la crise mondiale n'était pas une chance inespérée ?

204.Posté par dareka le 11/04/2010 21:48
@Espoir

Vous dites ; "Fallait il découvrir le téléphone portable pour s'apercevoir que l'on avait plus rien à se dire, et que le danger c'était le voisin. "

Petite réaction de ma part sur ce produit (que je ne possède pas) : je dois avouer être un contempteur féroce de cet objet que je trouve être comme un archétype absolu de l'inanité de cette production et de cette consommation matérialiste la plus irréfléchie dans laquelle nous baignons. Il y a une quinzaine d'années (à peu près) personne n'avait cure de ce produit, il n'était connu que de peu de monde et, très très étonnamment !- tout le monde parvenait à vivre sans. Aujourd'hui, tout un chacun en possède un ; des plus jeunes aux plus vieux, des plus affairés aux plus oisifs, des plus riches aux plus pauvres. Et chacun de trouver la raison irréfutable, l'explication indémontable d'en posséder : comme ça, on est joignable tout le temps (!) ; comme ça, dans le cas où survient un pépin, on peut appeler ; pour les gamins, c'est plus sûr, etc...

Mais quoi ! A quoi sert ce bidule, en fin de compte ? A dépenser encore plus de sous pour rien. A rendre les citoyens encore plus fragiles et plus enclins à la consommation qu'ils ne le sont déjà? A développer de la publicité (encore elle !) sur un nouveau support qui (grand heur pour elle, la fouine !) ne quitte jamais son possesseur. A manquer plus encore un rapport direct, physique avec l'autre pour se perdre dans du blabla glacé par téléphone quand ce n'est pas du gribouillage inepte et déshumanisé par le biais des SMS.

Il sert aussi à consommer plus de matière pour les fabriquer, à développer plus d'ordures encore quand on les balance (et dieu que ces machins sont vite changés), etc...

Cette chose sans intérêt aucun est le comme le coeur de la conscience journalière de beaucoup, me semble-t-il : "ah, j'ai un message ! Vite ! Ah, le phone vibre ! Ah, c'est bidule qui m'appelle ! Ah, je vais jouer sur mon portable, c'est plus amusant que discuter avec toi ! Ah, je vais aller surfer sur mon portable, c'est plus amusant que m'emmerder avec toi ! Attends, j'ai une pub, etc..."

Peut-être vais-je trop loin (on me le dit à chaque fois que je déballe ma critique à l'égard du portable), mais je trouve que, à lui seul, il représente excessivement bien l'état d'esprit de ce monde d'hyper-consommation dans lequel nous vivons : d'un machin qui ne sert à rien, on a fait un machin indispensable. D'un machin qui prétend permettre rapprocher les gens, on a fait un machin qui les sépare encore plus...

Je finis en disant qu'un changement de vie, un changement de société devrait commencer (cela n'arrivera jamais) par une réflexion réelle sur ce dont nous avons réellement besoin, chacun, pour être heureux, et ce dans le cadre d'un utile et nécessaire autrement moins dispendieux, superfétatoire et artificiel que celui dans lequel nous vivons.

Désolé, j'ai digressé et j'ai été long.

203.Posté par Les Européens vont prêter 80 milliards d'euros à la Grèce ! le 11/04/2010 21:41
Après plusieurs semaines de négociations, les pays de la zone euro ont annoncé un accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI sur les contours d'un programme triennal de prêts bilatéraux à la Grèce, si celle-ci en fait la demande.

Le montant total de ce programme, destiné à ramener le calme sur les marchés, pourrait aller jusqu'à 80 milliards d'euros, selon un responsable du ministère des Finances grecs, dont 40 milliards d'euros pour la seule première année.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100411.REU5588/zone-euro-et-fmi-prets-a-preter-jusqu-a-80-milliards-a-la-grece.html

Conclusion :

les chefs d'Etat européens NE prêteront PAS ces 80 milliards d'euros à la Grèce car ils sont eux-mêmes dans une situation désespérée.

Les chefs d'Etat européens pensent à une chose, et à une seule chose : "Comment faire pour que mon pays ne se déclare pas en défaut de paiement ?"

L'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l'Irlande, l'Italie, la Grèce, etc, ne sont plus capables d'arrêter l'explosion de leur dette publique. Leur dette publique s'est emballée.
Plus personne ne peut contrôler cet emballement.

Les chefs d'Etat européens NE peuvent PAS prêter ces 80 milliards d'euros à la Grèce car ils sont eux-mêmes surendettés.

Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est des discours.

Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est des déclarations.

Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est des paroles.

202.Posté par ZapPow le 11/04/2010 21:18
@ 199.Posté par Espoir le 11/04/2010 20:59
Absolument.

201.Posté par l'arsène le 11/04/2010 21:14
@ 198 kerjean
Oui l'accord à 5% est un petit plus par rapport au 7 % prévu ,mais le gros hic c'est qu'il ne concerne que 20milliards ,alors qu'il faudrait en déboursé 150 ( source Leclerc et Jorion ) pour remettre à flot le pays .Sans parler du Portugal qui est dans un cas aussi dramatique.Mais ces pays , ne représentant moins de 8% du PIB européen , ne sont rien par rapport à l'Espagne qui va être confronté très bientôt aux mêmes problèmes .Eh là on entre dans le dur.

200.Posté par Espoir le 11/04/2010 20:59
197.Posté par ZapPow

Objecteur de croissance, peut-être. Je ne citerai que deux chiffres:
En 1995: 1er producteur mondial de cuivre les Etats Unis 2,28 millions de tonnes
1er consommateur de cuivre les Etats Unis 2,53 millions de tonnes
Si cela ne vous fait pas réfléchir, c'est grave. L'industrie automobile à été une corne d'abondance pour les industriels et les travailleurs, Maintenant il faut construire des centrales nucléaires pour approvisionner les centres de production (sur le nucléaire je ne prends pas parti) et l'on "découvre" (sic) les nuisances du CO2 dans l'atmosphère. C'est le serpent qui se bouffe par la queue.
Si le prix à payer est la décroissance, alors la décroissance. J'ai été choqué par une chronique de Jacques Julliard (que j'aime pourtant beaucoup) qui bêlait: non il faut conserver la croissance. Au nom de qui, de quoi : pas d'arguments. Pour qui, pour nous ou pour compenser le retard des pays pauvres ? Fallait il découvrir le téléphone portable pour s'apercevoir que l'on avait plus rien à se dire, et que le danger c'était le voisin.
Je n'ai pas véritablement de réponses, j'essaie de comprendre. Mais c'est quand même une discussion plus adulte que de s'ébaubir des comportements sexuels de l'Elysée. Vous ne croyez pas ?

199.Posté par Canard Orange le 11/04/2010 20:11
@JFK
60 pour cent des Français d’accord pour un même vote? Chiche !
Pour cela les Français qui étaient habitués à acheter par leur vote des croyances politiques clés en main, ne doivent plus ou ne veulent plus le faire aujourd’hui sans comprendre. C’est ça la révolution au sens copernicien du terme. Comprendre ! …
Comprendre que de situer l’humain au centre des préoccupations est l’essentiel.
Comprendre que si les besoins vitaux doivent être assurés pour notre entourage, nous devons ensuite faire en sorte que l’eau et la nourriture soient accessibles à tout humain partout dans le monde. Ce sera bien pour eux et ensuite pour nous.
Comprendre que nous avons aujourd’hui en France un hémicycle du parlement confisqué au deux tiers par des citoyens soit réticents au partage, soit obligés à suivre cette réticence.
Comprendre que si notre hémicycle parlementaire restait aux deux tiers majoritaire, mais dans un secteur plus ou moins centré partant des gaullistes jusqu’aux socialistes, composé de talents reconnus, plus ou moins loin vers leurs extrêmes, alors nous pourrions faire une grosse économie d’énergie. Pourquoi ? Quand on voit le camp nouvellement élu détricoter ce que le camp précédent a pu faire, c’est du gâchis à 50 pour cent du nouveau mandat.
Stop au gâchis d’énergie politique !
Chiche !

198.Posté par Kerjean le 11/04/2010 19:03
Nouvelles du front Grec:

la Grèce a du attraper tout le monde par les coucougnettes, la réunion de l'eurogroup d'aujourd'hui(qui devait avoir lieu dans une semaine à Madrid....) a accouché d'un accord à moitié-moitié pays de l'euro group tx à 5% et moitié FMI à 3.25%.
Ils ont du vraiment se chier dessus pour se bouger comme ça(Jorion leur laissait 48H avant le chaos) .
Mais le plus interessant, c'est que ça n'a pas empêché les agences de notation de rétrograder encore la Grèce à BBB- .
Réaction des marchés demain.

A suivre.

1 2 3 4 5 » ... 11