Eric Besson a assisté, hier 5 janvier, à un débat sur l’identité nationale à La Courneuve. Bien que la réunion ait été organisée par un collectif censé représenter cent associations, il n’y avait que 30 personnes dans la salle, soit une personne pour trois associations. Moins c’est impossible. Le ministre est arrivé par surprise et clandestinement. Il y a peut-être là l’esquisse d’une solution : poursuivre le débat mais le rendre totalement clandestin.
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L’armée brésilienne n’achètera sans doute pas de Rafales made in Dassault. Trop cher. Conclusion : après l’échec de la vente de centrales nucléaires à Abou Dhabi (et le fiasco pétrolier en Irak), il serait raisonnable de ne plus envoyer Nicolas Sarkozy en VRP de l’industrie française. Ces temps-ci, il a la poisse : le remplacer d’urgence par Carla Bruni. Ou Bernard Tapi qui vendrait des esquimos à des Esquimos.
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La France a commandé 95 millions de vaccins contre la grippe H1N1 et n’en a jusqu’ici consommé que moins de 5 millions. Elle tente donc de les refourguer à la cantonade. Ce sont les faits. Pour autant, l’opposition ne devrait pas les instrumentaliser pour faire du Frédéric Lefebvre. Qui n’a cessé d’exiger un continuel durcissement du principe de précaution ? Si l’épidémie avait pris une ampleur telle qu’il se fut révélé impossible de répondre à la demande de vaccination, le scandale aurait été bien plus considérable. En cette matière, complexe et en continuelle évolution qui peut brandir des certitudes ? Ne tirons donc pas sur Roselyne Bachelot (comme d’autres hier tirèrent sur Fabius).
Reste qu’on peut se poser quelques questions :
1) Quelle chance y avait-il pour que la France, réellement, ait besoin d’acquérir quasiment deux vaccins par tête de pipe, c’est-à-dire pour que la quasi-totalité de la population, grabataires, nourrissons et trotskystes compris, se fasse doublement vacciner ?
2) Cette hyper inflation des commandes renforcée d’une hyper centralisation des prises de décision n’a-t-elle rien à voir avec la nature de notre actuel système de gouvernance caractérisé à la fois par l’inflation, et pas seulement verbale, et par une centralisation de plus en plus accentuée ?
3) Si les laboratoires pharmaceutiques ont si facilement accepter l’annulation de certaines commandes, sans même, comme on nous l’affirme, exiger le moindre dédommagement, n’est-ce pas qu’ils étaient conscients d’avoir, à des fins mercantiles, contribués à intoxiquer les pouvoirs publics ?
4) Le refus des Français, incompréhensible ailleurs, de se faire vacciner ne tient-il pas au fait qu’ils ne croient plus un mot de ce que leur affirme le pouvoir politique, ou que, par esprit de contradiction, ils se complaisent – ce qui revient au même – à ne pas en croire un mot ?
5) S’il y avait des raisons valables pour ne pas associer les médecins généralistes à la campagne de vaccination, pourquoi la ministre a-t-elle totalement changé d’avis en 24 heures… ces raisons ont-elles soudainement cessé d’être valables ?
6) Si un gouvernement socialiste avait géré de cette façon une crise sanitaire comme celle de la grippe A (le surcoût ayant représenté l’équivalent de l’ensemble du déficit de nos hôpitaux et trois fois le plan « cancer »), imaginons un instant ce qu’aurait été la réaction de Frédéric Lefebvre… ou même celle de Nicolas Sarkozy en tant que leader de l’opposition. C’est un jeu de société que je vous conseille.
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Les socialistes sont de grands laïcs, c’est bien connu. C’est sans doute pourquoi le Conseil général de la Haute-Vienne, totalement socialiste, et le Conseil régional tout aussi socialiste du Limousin, viennent de se faire tacler par l’autorité républicaine compétente pour avoir largement subventionnée une exposition itinérante… de reliques religieuses. Les suffrages valent bien une messe.