Les anti-patriotes
C'est Jean Jaures qui lança cette formule célèbre : un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d'internationalisme y ramène. Je suis certain que nous sommes beaucoup, ici, à pouvoir la reprendre en nous définissant à la fois comme européens et patriotes. Ce pourquoi nous souffrons aujourd'hui doublement comme Européens et comme patriotes. L'anti-européisme est en hausse, c'est vrai, mais l'anti-patriotisme aussi.
Ainsi quand Paul Dubrule cofondateur du groupe Accor et ex-sénateur UMP se vante, dans un hebdomadaire helvétique, d'avoir réussi, bien qu'il soit richissime, à soustraire à la communauté nationale française, 2,3 millions d''euros d'impôt par an grâce à son évasion fiscale en Suisse (et malgré, notez-le bien, le fameux bouclier), le patriotisme en prend un sérieux coup.
Ainsi, lorsque des responsables français, au plus haut niveau, approuvent une Europe purement technocratique, qui ne serait donc ni une confédération souple ni une fédération intégrée, confient le soin à un organisme sans légitimité démocratique d'accorder ou pas l'imprimatur aux budgets nationaux avant même qu'ils aient été soumis aux élus des pays concernés, les Européens et les patriotes que nous sommes souffrent de concert.
Ainsi, également, quand, à l'occasion de la projection à Cannes, d'un film franco-algérien, «Hors la loi», qui évoque la tragédie de Sétif il y a soixante cinq ans, des élus de la République donnent au monde l'image de notre pays, détestable et injuste, que s'en font les pires ennemis de la France - c'est-à -dire un pays resté colonialiste dans l'âme et qui est incapable d'accepter le moindre débat concernant sa propre histoire - cela révulse mon patriotisme. D'autant que, dans ses profondeurs, la France, ce n'est pas cela, et que je ne supporte pas que, dans un but politicien, on la caricature à ce point. Peut-on d'ailleurs être patriote sans respecter le patriotisme de l'autre. Y compris quand il est ridicule comme le nôtre l'est parfois. Peut-on aspirer à rester indépendant sans accepter que l'autre le soir devenu. Dois-je rappeler que le député Lionel Luca milite ardemment en faveur des nationalistes tibétains.
Vous avez dit dignité de la femme ?
Au fond, la burqa est une forme de nudité, mais en plus obscène. Dans un cas, c’est la nudité du corps, dans l’autre, la nudité sans le corps. » Oui, il faut interdire, en France, le port de la burqa ; ou, plus exactement, faire en sorte qu’effectivement n’apparaissent plus de femmes intégralement voilées dans l’espace public. Il suffit d’une décision, d’une circulaire, en arguant d’un principe de sécurité publique : pas de visage masqué ! Ce qui marqua, sans doute, la naissance de la civilisation, ce fut l’apparition de l’agora. Du forum, c’est-à -dire de cet espace réservé à l’enchevêtrement des regards préludant à celui des reconnaissances : j’existe par la preuve que je reçois de l’existence de l’autre, en tant que le regard de cet autre me renvoie la preuve de ma propre existence, et ces deux existences, qui s’affirment en se découvrant, s’identifient dès lors à des dons qu’on se fait l’un à l’autre pour s’aider à mieux exister. Or, la burqa, c’est l’abolition de l’agora. L’escamotage du forum puisqu’on en a retranché cette part de l’altérité qui garantit la pérennité de la vie elle-même. Culture de mort en somme. Et pas seulement sociale. Ces femmes qui ne veulent pas être vues, n’habitent-elles pas généralement dans des espaces qu’on ne veut pas voir ?
L’humain réduit à son emballage ? Pire : l’escargot réduit à sa coquille.
La femme n’est même plus quelqu’un qui parle chiffon, c’est un chiffon. Le pire des hommes va en prison. Elle, fut-elle la meilleure, sa prison, elle la porte. Non ! Même pas, car cela signifierait qu’elle lui est extérieure. C’est en fait sa prison qui la porte.
Donc, oui, il faut interdire – au sens d’effectivement empêcher - le port de la burqa dans l’espace public. Alors, pourquoi Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas pris cette décision ? Tout simplement pour le plaisir de créer un trouble public et de l’instrumentaliser politiquement.
Donc, on fera une loi. Inutile. Absurde. Contre-performante. Et qui jette déjà le trouble. Ah, cette trouvaille ! Une loi burqa au nom de la défense de la dignité de la femme. Bravo ! Encore ! On en redemande ! Les filles employées comme caissières d’hypermarchés, plus mal payées qu’elles c’est toi qui en est de ta poche, et dont les horaires sont tellement flexibles que, pour une heure de boulot, elles doivent en passer deux à attendre qu’on leur indique les horaires du boulot, ce n’est pas une atteinte à la dignité de la femme ? Allez donc dans un magasin de luxe de l’avenue Montaigne où des femmes, intégralement voilées, à l’abri de cet anonymat, traitent comme de la valetaille les pauvres vendeuses qui doivent se prêter à tous leurs caprices… Et dites-moi quelles sont les plus atteintes dans leur dignité de la femme ? Et ces êtres emburqués de peau, réduits à des rotondités mammaires, que certains magazines offrent en abondance à la libido de leurs lecteurs, ce n’est pas une atteinte à la dignité de la femme ? Pas de loi ! Et certaines nonnes, doublement enfermées dans leur accoutrement amidonné et dans leur cellule, au nom du même exclusivisme mystique que celui qu’invoquent les emburqueurs ?
Paradoxe : la mise sur le trottoir d’une jeune femme par un mac ne sera considérée comme une atteinte à sa dignité que il elle enfile une burqa !
Et la dignité de l’homme ? Une loi, vite, je suis demandeur. Mais non ! Pourquoi ? Parce que virer un salarié après trente ans de loyaux services, avec 15.000 euros d’indemn’, simplement parce qu’on a décidé de le remplacer par un adolescent bengali qui coûtera le prix d’une demi-pizza, ce n’est pas une atteinte à la dignité ?
Non, non, non, je ne ferai aucune allusion au chômage ou à la précarité, Alain Minc me traiterait de « populiste ». Mais regardez autour de vous cette extension ahurissante de la mendicité, ces grappes humaines qui, désormais, dorment sur les trottoirs ou sous les porches d’immeubles… Aucune atteinte à la dignité ?
Une loi laïque pure et dure sanctionnant les agressions cléricales ? Ce serait déjà mieux. La vue de zigotos au crâne rasé, affublés de robes couleur safran et modulant comme des drogués des inepties, m’est insupportable, de même que l’apparition de jeunes garçons juifs en papillotes habillés par 35 degrés à l’ombre d’un vêtement qu’on portait au XVIIIe siècle en Ukraine par moins 20 degrés… Mais, je n’aimerais pas qu’on leur destinât une loi spécifique !
Au fait, qui, après avoir placé le curé au-dessus de l’instituteur, s’est fendu, en Arabie Saoudite, d’un panégyrique de cet Etat intégriste illuminé par le sens du divin ? Qui ?
J’entends beaucoup de réactions du genre « la vue d’une burqa m’agresse ». Moi aussi. C’est pourquoi j’en souhaite, de facto, l’interdiction. Mais enfin, il y a des musiques qui m’agressent terriblement et m’arrachent même les esgourdes, il y a une certaine conception arnaqueuse de l’art qui me met cruellement son doigt dans l’œil et l’admirateur de Caravage et de Monet que je suis ne souhaite nullement, pour autant, qu’on oblige, par une loi, à respecter la tonalité ou à utiliser, en peinture, un minimum de trois couleurs.
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Document à méditer : propositions pour une réforme du système financier
Compte tenu de l’actualité, je vous re-poste le texte sur des propositions de réforme du système financier international (concocté dans le cadre du C.R.R.E.A.) que j’avais déjà posté. J’espère qu’il attirera plus votre attention que la première fois.
On bavarde beaucoup sur la réforme du système financier et que propose-t-on ? Des rustines !
Ainsi, décidera-t-on, sans doute, un changement des « normes comptables » qui permettra aux banques de ne plus subir de plein fouet, et de façon trop spectaculaire, les conséquences psychologiques de la dévalorisation brutale de leurs actifs faisandés. Il faut dire qu’il existe, en la matière, un effet paella : il suffit que deux ou trois moules soient pourries pour qu’il faille jeter à la poubelle l’ensemble de la platée. Cela dit, il ne s’agira là que de changer de thermomètre pour se donner l’illusion d’avoir fait tomber la fièvre.
En revanche, on n’a toujours pas modifié le système aberrant des « agences de notation », celles qui notent les institutions financières et les titres. Elles sont, en effet, juges et parties puisque, conseils en titrisation, alors qu’elles notent les titres, elles sont rémunérées par les clients qui sollicitent leurs bonnes ou mauvaises notes. Résultat : elles ont sciemment menti sur la valeur et la santé réelles de certains actifs financiers pour défendre leur bout de gras. La solution serait de placer ces agences de notation sous le contrôle d’institutions publiques ou semi-publiques.
On ne cesse d’annoncer, encore, car cela ne mange pas de pain, la mise sur pied de « nouvelles instances de régulation ». Le plus rationnel serait d’ailleurs de regrouper et de renforcer celles qui existent et, surtout, de les doter d’une véritable autorité appuyée sur de nombreux investigateurs. Pour l’instant, elles sont tellement nombreuses et dispersées que l’on n’y comprend rien (et qu’il est finalement facile de passer entre les mailles du filet). La seule création et surtout l’élargissement d’un conseil de stabilisation financière va dans le bon sens.
On parlera encore, dans le style inimitable des technocrates, de « durcir les normes prudentielles », ce qui signifie que l’on posera quelques panneaux d’avertissements supplémentaires sur les autoroutes de la haute finance. Cela ne changera hélas pas grand chose, les accidents de la route n’ont-ils pas augmenté malgré la multiplication des radars.
On exigera peut-être que le « ratio de solvabilité » des banques, c’est-à -dire le pourcentage de leurs fonds propres par rapport à leurs divers engagements, qui était souvent tombé à 7 %, soit porter à terme, une fois la crise passée, à 9 % minimum. Imagine-t-on un journal qui investirait dans une campagne de promotion, en anticipant les effets de retour sur les ventes, plus de dix fois l’équivalent de sa trésorerie ?
Osera-t-on espérer que les Etats-Unis, revenant sur la catastrophique abolition de la loi de 1933, rendront de nouveau obligatoire la séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires, ce qui empêchera les banques de dépôts de faire de mauvaises affaires au détriment des dépôts de leurs clients ; que l’on encadrera fortement le processus de titrisation des créances et, de façon générale, les opérations spéculatives fondées sur l’achat du risque (sans quoi, on peut aussi organiser un marché fondé sur le pari des chances de décès ou de survie de tout malade placé sur une table d’opération) ; que le Conseil de Sécurité de l’ONU, suivant l’exemple du G20, sera élargi à des pays comme le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud ou le Japon qui, à terme avec la Chine, la Russie ou les pays du Golfe, capteront de plus en plus les capitaux désertant les Etats-Unis, exactement comme les Etats-Unis, entre 1914 et 1918, captèrent les capitaux désertant l’Europe ; qu’enfin la zone euro de l’Union Européenne – le président français, Nicolas Sarkozy, là -dessus a raison – se dotera d’un véritable pouvoir économique.
De telles mesures seraient les bienvenues. Même à un grand malade, atteint d’un cancer incurable, il n’est ni contre-indiqué ni scandaleux de chercher à prolonger, autant que possible, l’existence tout en réduisant ses souffrances.
Mais chacun sait que cela ne le guérit pas.
On ne fera que créer les conditions des crises futures si, plutôt que de refonder ce qui est infondé, on ne se fixe pas clairement comme objectif d’asseoir un nouveau système sur de nouveaux fondements et d’autres fondamentaux. Il s’agit, en d’autres termes, non de « refonder », mais de fonder – c’est-à -dire de faire émerger du neuf - en utilisant, pour se faire, l’ensemble des matériaux qui ont résisté aux précédents naufrages.
Voilà ce que l’Europe devrait proposer et imposer à la communauté internationale.
• De même que les pays censés encourager le terrorisme sont couchés sur des listes noires, faire voter par le Conseil de Sécurité des Nations Unies une résolution impérative proclamant « hors la loi » les paradis fiscaux et interdire, en conséquence, aux banques et aux sociétés d’y localiser un certain nombre de succursales spécifiques, celles qui, en réalité, entretiennent la spéculation. Il ne s’agit pas, comme l’a proposé le sommet de Londres du G20, de les « lisser » ou de la « civiliser » mais de les interdire (la liste noire proposée ne comprend même pas Jersey, les Iles Caïmans ou l’Ile de Man). Rappelons que sont domiciliées dans ces espaces illégaux 400 banques, 2 millions de sociétés écrans et plus 200 fonds spéculatifs.
• Engager le processus qui permettra de protéger l’économie mondiale des aléas du dollar (et de la tentation de solder des dettes gigantesques par un recours à l’hyper-inflation) en élaborant, sans doute à partir des droits de tirage spéciaux, une monnaie universelle de référence constituée d’un panier des grandes monnaies existantes et qui s’imposera aux échanges internationaux.
• Imposer, à un niveau international, une taxe sur les mouvements financiers dont le taux de base serait faible, mais qui serait progressive en fonction de la rapidité des mouvements allers et retours de ces flux. Le revenu de cette taxe serait géré par le Fonds Monétaire International (après réforme) et consacré aux pays les plus durement frappés par la crise. Ce principe, visant à réguler les phénomènes de va-et-vient financier les plus intentionnellement et les plus immédiatement spéculatifs, devrait être généralisé aux législations nationales et appliqué, en particulier, aux plus-values générées par les investissements (ceux des fonds spéculatifs, par exemple) dont la durée des prises de participation est inférieur à trois ans. L’imposition des plus-values pourrait être également progressive en fonction de la rapidité des mouvements d’achats et de reventes. Ce qui est fondamental, c’est d’agir de façon forte pour rétablir, favoriser, consolider à tous les niveaux de l’économie, la notion du long terme, et rendre de moins en moins juteuses toutes opérations qui visent, non un légitime retour sur réel investissement productif et innovateur, mais une maximisation des gains grâce à un processus ultra rapide d’entrée et de sortie sur un marché. • Obliger les fonds spéculatifs qui prennent la majorité dans une entreprise à être représentés par une personne morale affichée, directement responsable, et exiger un engagement de stabilisation de cet investissement pendant au moins quatre ans. • Donner aux pouvoirs publics la possibilité, après présentation d’un dossier devant un Tribunal de Commerce, de s’opposer à tout rachat de la majorité du capital d’une grande entreprise par un fonds spéculatif.
• Charger les banques centrales et les institutions financières de prendre des mesures dirigées contre tous les processus inflationnistes, et non pas seulement contre leurs formes monétaires, comme elles le font aujourd’hui. Ainsi, seraient également concernées les formes d’inflation (ou de bulles) concernant l’immobilier, les actifs financiers, l’énergie et les matières premières, y compris les produits de l’agriculture.
• Mettre sur pied, parallèlement, une institution centrale, placée sous la double égide de l’ONU et du FMI, chargée de réprimer tout excès de manipulation spéculative des marchés des matières premières.
• Lui adjoindre une instance internationale qui, chaque année, mettrait publiquement et solennellement en garde, en les désignant, contre les distorsions dangereuses entre économies virtuelles et économies réelles, en particulier les valorisations boursières plusieurs fois supérieures au Produit Intérieur Brut (PIB) du pays concerné, et pointerait tous les excès de complexification de certains actifs financiers, ainsi que les dérives irrationnelles apparues sur les marchés.
• Obliger tout intervenant sur le marché financier à posséder en fonds propres au moins 35 % de sa mise.
• Remettre totalement à plat le marché des produits financiers dérivés afin de purger les bourses (et les banques) de ceux qui sont totalement déconnectés de tout fondement tangible. (En particulier, les dérivés « toxiques » issus de la titrisation des risques à des fins de protection et de dilution).
• Décourager, fût-ce en les dénonçant, les « achats à terme » qui se réduisent à des prises de position spéculatives sur des évolutions d’indices. Et mettre en garde, en particulier, contre les fonds de placements spécialisés dans ces opérations, tel le fonds Amaranth qui fit perdre 8 milliards de dollars à des petits épargnants ou à des fonds de pension en spéculant sur l’évolution du prix du gaz à partir d’une modélisation mathématique des évolutions du climat dans les zones où se situent les centres de productions gazières.
• Imagine-t-on qu’une femme qui a retenu (mais sans la payer) une robe sur laquelle elle a flashé chez un marchand de fringues, en revende l’option à l’encan pour en faire baisser le prix au moment où il faudra qu’elle l’a paye, quitte à la revendre au prix fort une fois qu’elle l’aura achetée ? Absurde ! De même conviendrait-il d’interdire, en particulier aux fonds spéculatifs, d’utiliser les ventes à découvert pour spéculer à la baisse avant de revendre à la hausse.
• Qu’est-ce qu’un LBO (Leveraged buyout) ? Une pratique qui consiste à emprunter la quasi totalité de la somme qui permettra d’acheter une entreprise qu’il faudra, ensuite, présurer au maximum pour rembourser rapidement les dettes et, du coup, ne pas payer d’impôts puisqu’on ne fait officiellement pas de bénéfices. Autrement dit, envahir un territoire, puis faire suer le burnous pour rembourser les frais d’occupation sans acquitter ensuite la moindre taxe. Le colonialisme ayant été aboli, pourquoi ne pas abolir le LBO, quand cette pratique concerne des fonds spéculatifs, puisque c’est exactement le même système.
• Créer, en marge du FMI et de l’OMC, éventuellement dans le cadre du Comité de stabilisation financière, une instance chargée de repérer et de désigner, au plan planétaire, les situations de monopoles incontestablement attentatoires au principe libéral de la concurrence libre et non faussée.
• Amender le traité de Lisbonne afin de permettre d’adopter, à la majorité simple, un processus d’harmonisation des fiscalités européennes de façon à limiter au maximum les tentations de dumping. Tendre, parallèlement, à unifier les droits de douane qui frappent les importations extra-européennes.
• Concerter, au niveau européen, dans une perspective de réduction de la fraude fiscale, une politique qui permette de contrôler et de juguler si nécessaire les mouvements illégaux de capitaux.
• Etendre au niveau de l’Europe le principe d’un emprunt à taux dégressif (5 % par exemple pour tout souscripteur gagnant moins de 100 000 euros par an et tombant à 2 % à partir de 250 000 euros annuels), emprunt qui serait « forcé » pour les grandes fortunes.
• Elargir à la lutte contre le récession la mission de la Banque Européenne jusqu’ici confinée à la lutte contre l’inflation. • Attribuer au FMI le droit de désigner et de condamner des cas flagrants de dumping commercial par dévaluation compétitive des monnaies nationales. Ces prises de position du FMI pourront seules justifier des mesures protectionnistes de relèvement des droits de douane frappant le pays concerné. Ce ne sont que des pistes. On admettra que, pour l’instant, on en est loin.
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