Le putsch Fillon



Il y a deux ans, en plein délire bling-bling, Le Nouvel Observateur m’avait demandé une tribune. Ayant opté pour le ton de la galéjade, j’avais décrit un Sarkozy qui « ne pouvait pas s’empêcher de… », une droite de plus en plus effarée et exaspérée et, pour finir, un putsch de François Fillon poussé aux fesses par les élus UMP désireux de sauver les meubles.

C’était une plaisanterie. A l’époque. Mais aujourd’hui ? « François Fillon président ! » titre Le Point. Le Figaro fait écho avec cette manchette de une « Fillon monte en première ligne ». À l’évidence, le quotidien libéral esquisse une timide prise de distance d’avec le chef de l’Etat pour se rabattre sur son Premier ministre. Sur le terrain, les candidats UMP ne citent plus le nom du président de la République, mais se bousculent pour inviter Fillon à prendre la parole à leurs meetings. Le grand leader est devenu leur handicap et Monsieur Nobody leur recours. Résultat ? Sarkozy enrage et soupçonne, non point encore un putsch, mais une manœuvre hostile. Une sombre manœuvre bien sûr et, en privé, il accable le patron du Point de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables. Quant à Jean-François Copé, qui se préparait pour 2007, mais aussi pour 2012 au cas où, il commence à se demander s’il ne vient pas de se faire substituer le mistigri sous le nez.

En fait, le phénomène Fillon est en grande partie artificiel. Pour ne pas dire fantasmagorique. Aujourd’hui, le rejet de Sarkozy, y compris à droite (où l’on reprend bizarrement, à propos de sa psychanalyse, tout ce qu’écrivait Marianne, il y a trois ans ), a atteint un tel degré (fût-ce parfois d’irrationnel) que tout ce qui s’en différencie s’en trouve valorisé à proportion de cette différence. Or, on peut difficilement plus différent de Sarkozy que Fillon : quand l’un donne dans la fluorescence, l’autre se veut couleur de muraille. Celui-là se répand, celui-ci s’économise. Au trop plein s’oppose une manière de transparence. Sarko annonce le paradis, aussitôt Fillon promet l’enfer. Le soleil se lève, dit Nicolas, il va pleuvoir corrige François. Ici, le bling-bling et là, le plan-plan.

Donc, quand on devient allergique à Monsieur Je suis partout, on finit, en réaction par en pincer par Monsieur Je ne suis nulle part. Mais, à la limite, dès lors qu’il y a dévaluation d’un côté face, cela profite à toutes les formes du côté pile. À Fillon, mais aussi à Jacques Chirac redevenu une superstar, à Rama Yade qui a osé, une ou deux fois, faire preuve d’indépendance, à Jean-François Copé un peu, à Dominique de Villepin beaucoup plus, à Martine Aubry qui revient de loin et à Dominique Strauss-Kahn, lui, parce qu’il est loin. Et même à Mélenchon qui est en train de se construire une stature sinon une statue.
Ce qui ne prouve rien en réalité. Ces popularités (comme celle d’Olivier Besancenot un temps ou de François Bayrou) sont des  popularités de contraste plus que d’adhésion. Il y a d’ailleurs des régions, comme la Lorraine, où les sondages donnaient 55 % à la gauche, Fillon y est passé, y a fait un grand meeting, et les sondages suivants donnaient la même gauche à 60 % !

Reste que si (mais je continue à rester très prudent car, à ce point, je ne m’y attendais pas) les résultats du scrutin régional sont aussi catastrophiques pour l’UMP que certains le prédisent, alors toutes les cartes seront redistribuées.
Les sarcomateux purs jus, ne l’oublions pas, ne représentent que 20 % au mieux de la droite. Les autres ont simplement choisi celui qui leur paraissait le meilleur pour gagner et dont « l’énergisme » communicatif les avait envoûtés. Il n’y a qu’à lire les contributions des sarkozystes purs et durs sur ce blog pour constater qu’ils sont beaucoup plus sur une ligne conservatrice néolibérale que bonapartisto-populiste. En fonction de quoi, si le big boss, le guide charismatique, en panne de baraka et de feeling, se retrouve dans quinze jours en maillot de corps, autrement dit, si n’aimant plus, si le sauveur suprême ne sauve suprêmement plus rien, alors on assistera à une recherche éperdue d’une locomotive de rechange.

D’où un regroupement des plus libéraux derrière Fillon, éventuellement des plus conservateurs derrière Jean-François Copé, des plus gaullistes derrière Dominique de Villepin et les plus centristes derrière Borloo. Et tous, alors, n’auront qu’une idée en tête : dissuader Sarkozy de se représenter en 2012. (N’a-t-il pas évoqué lui-même son désir de se reconvertir dans les affaires ?).
Il est évident que le 22 mars, date magique, beaucoup à droite travailleront à cette opération (changement de monture), c’est ce qu’on peut appeler le putsch Fillon.

Pompidou n’a-t-il pas succédé à De Gaulle démissionnaire après un référendum raté ?
Personnellement, je ne crois nullement que cette stratégie soit bonne. Mais c’est la leur. Et, finalement, c’est leur problème.

Brèves de comptoir, comme dit l’autre

Joyandet
Si le secrétaire d’Etat est élu à la présidence de la région Franche-Comté, il pourra remercier les contribuables. Ce sont eux, en effet, qui ont payé la campagne électorale que le président de la République a organisée et menée en sa faveur. Si, en remerciement, il pouvait nous envoyer une petite tranche de comté… moi j’adore !

Mélenchon

Mélenchon vient, en catastrophe, de pondre un petit livre. Car il y avait urgence. Urgence absolue. La République était en danger. À cause de la montée du chômage, du creusement des déficits, de l’extension de la pauvreté, d’un retour de l’extrême droite ? Non, la menace qui a conduit Jean-Luc Mélenchon à sonner le tocsin à la veille des régionales c’est… François Bayrou contre lequel son pamphlet est dirigé. Au fond, pour le leader du Modem, ça a été la seule bonne nouvelle en un mois.

Bourgogne
En Bourgogne, le Medef et la CGPME soutiennent la liste socialiste de François Patriat. C’est bon signe docteur ?

Total
C’est confirmé, la raffinerie Total de Dunkerque va fermer. Le très sarkozyste ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, s’était engagé à empêcher cette issue. Vous voyez bien que le chef de l’Etat est beaucoup moins lié au grand capital qu’on ne le prétend !

Abstention
Le chef de l’Etat, relayé par les porte-paroles de l’UMP, a déjà fait savoir que, compte tenu du nombre d’abstentions, le résultat du scrutin régional ne signifierait absolument rien. Mais alors pourquoi n’a-t-il cessé de nous expliquer que le scrutin européen était très significatif, alors qu’il y a eu encore plus d’abstentions qu’on en attend cette fois-ci ?

Nigeria

Il y a deux ans, la tragédie du Darfour mobilisait le monde entier. Cette fois, plus de 500 Chrétiens ont été massacrés en quelques jours au centre du Nigeria et personne n’a bougé. Pourquoi ? Parce qu’un puissant lobby avait pris en charge la campagne autour du Darfour alors que, pour l’instant, le Nigeria n’intéresse aucun lobby ?
On en frissonne.

Mardi 9 Mars 2010
Jean François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

105.Posté par roi des cons le 13/03/2010 09:02
Attendons qu'il se révèle pour savoir qui il est vraiment, parce que là c'est plutôt par défaut...
http://vivelescons.com/

104.Posté par aceval le 12/03/2010 18:56
mort de rire sarko cocu et j'espère qu'il sera un fois de plus dimanche soir

103.Posté par David le 12/03/2010 14:09
Je n'arrive plus, à le voir en peinture ce Sarkozy. Vivement le grand coup de balais.

102.Posté par Gatoune le 11/03/2010 11:18
En complément
Afin d'en finir avec ce vieux slogan "tous les mêmes...", avec cette suspicion permanente et quasi générale sur les privilèges reprenons et mettons en oeuvre la proposition de M. Azouz Gegag chef de file du Modem en Rhone Alpes : Promouvoir un nouveau rapport de proximité entre les élus et les ciotyens.
http://www.lereveilcitoyen.fr

101.Posté par Gatoune le 11/03/2010 11:10
Le 18 février à Metz j’ai assisté à votre réunion qui devait être consacrée à la présentation de votre projet le CRREA, une forme de think tank dont l’idée m’était apparue digne d’intérêt.
Par définition ce genre d’organisation correspond à un centre de réflexion et d’influence inspiré en général par la société civile et cherche, en dehors de toute influence politique, à peser sur les affaires publiques.
C’est dans cet esprit que j’avais l’intention d’évoquer cette capacité - qui n’a jamais été aussi forte - de simples citoyens à se mobiliser, à résister, à interpeller les autorités en dehors des circuits et des organisations politiques traditionnelles et de suggérer une forme de démocratie participative, comme l’évoque l’article 8 du traité de Lisbonne : « Tout citoyen a le droit de participer à la vie démocratique de l’Union. Les décisions sont prises aussi ouvertement et aussi prés que possible des citoyens. Les institutions doivent entretenir un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives de la société civile et doivent mettre en place une organisation permettant aux citoyens de mieux se faire entendre ». Voilà ce que je croyais coller à votre projet « d’élaboration d’alternatives ».
Mon premier étonnement a été de constater que vous aviez invité cinq têtes de liste régionales présentes aux prochaines élections. Après une heure et demie de déclarations des divers orateurs, « en campagne sans en avoir l’air » comme l’a titré le journal local, vous m’avez accordé la parole. Mon intervention, bien dans le sujet, devait porter sur :
1- la démocratie participative n’est-elle pas une alternative politique en complément des régimes représentatifs et ne peut-elle constituer un nouveau modèle de société ?
2 - n’est-il pas possible de faire entrer des projets de réforme dans la sphère politique via les élus, via les députés reprenant des propositions venues « d’en bas » ?
L’ensemble pourrait devenir un exemple de gouvernance moderne, permettant de revigorer notre vielle démocratie pyramidale. Il y a des projets de lois (gouvernements), des propositions de lois (parlementaires), mais il devrait y avoir aussi une autre forme de propositions d’origine extra-parlementaire, participation par ailleurs prévue dans la DDHC, article 6.
Malheureusement pour débuter mon intervention j’avais préalablement fait part de ma déception d’avoir, en fait, assisté en première partie à une réunion électorale collective ! Huées générales et parole coupée. Bravo la démocratie !
Notre association qui a beaucoup réfléchi à cette question se tient à votre disposition. Vous pouvez d’ores et déjà consulter son site : www.lereveilcitoyen.fr


http://www.lereveilcitoyen.fr

100.Posté par rowali le 11/03/2010 09:43
Je n'ai jamais songé à justifier le régime de Pétain,mais à chercher à expliquer,en fonction d'un vécu et non de la lecture d'ouvrages d'historiens,comment son avènement a été possible..

J'ai aussi pu comparer à mon retour en Alsace la différence entre mon sort sous Pétain et celui de mes camarades de lycée sour Hitler,incorporés de force dès l'age de 17 ans,et envoyés à l'abattoir.

Entre Pétain et un gauleiter allemand à la Heydrich,il n'y avait pas photo.

Ce qui n'empêche que pour se faire le vassal des nazis,Pétain était un immonde personnage.

99.Posté par françois blouve le 10/03/2010 23:27
a L'ARSENE :..."la seule solution est une remise en cause profonde de ces traités européens quparti ne font qu'enfoncer les peuples dans la misère ou la précarité..."Bien vu et bien dit mais qui en parle VRAIMENT ? QUI en a vraiment L'INTENTION ? Je vous invite à prendre connaissance de la Charte Fondratrice de l'UPR, obscur parti dont j'ignore tout et que j'ai découvert par le plus grand des hasards....J'ai lu et relu leur profession de foi, je ne vois à y ajouter ni à en retrancher. Lisez vous-même. J'ajoute que j'aimerais que Marianne nous renseigne un jour sur ce parti jusqu'ici fantômatique..
unionrepublicainepopulaire.fr

98.Posté par Roxane le 10/03/2010 21:42
Enfin, voilà qui est dit, M. Kahn, vous citez M. Mélenchon qui est effectivement en train de "se construire une stature" mais pourquoi donc cette petite pique ironique dans la proposition qui suit ?

97.Posté par Kerjean le 10/03/2010 21:18
@Elie

personnellement, je vois trois grosses fragilités:

-la volatilité de la valeur.
Les capitaux s'enrichissent vite car ils sont assez volatiles pour grossir jusqu'à 250 fois virtuellement pour un LBO et faire un aller retour éclair rémunérateur. Par contre, il suffit d'une information négative pour que cette valeur fonde irrésistiblement.

-la confiance
tout le capitalisme tient par la confiance. Si un évennement suffisamment angoissant vient remettre en cause cette confiance, c'est tout le système qui explose.

-L'absence de morale
même l'idée la plus pourrie a besoin de l'assentiment de la majorité pour perdurer et doit faire appel à des sentiments valorisants. La mondialisation a été vendue sur le principe de la sortie de la misère, grâce à elle, de centaines de millions de gens du tiers monde. Or ceci , comme le reste , n'est qu'un mensonge or aucun mensonge ne saurai perdurer.

96.Posté par Elie Arié le 10/03/2010 20:16
@ Kerjean

Je ne suis pas assez compétent en économie, mais il me semble déceler plusieurs contradictions dans la mondialisation:

- le schéma actuel d'une Chine achetant sans fin des dollars dont la valeur ne cesse de diminuer pour prêter aux Etats-Unis de quoi acheter les produits qu'elle fabrique ne me semble pas pouvoir durer éternellement;

-le principe de faire venir des tomates moins chères de l'autre bout du monde se heurtera un jour à la hausse croissante du prix des transports;

-la baisse du pouvoir d'achat des pays occidentaux finira par ne plus leur permettre, un jour, d'acheter les produits meilleur marché chinois, devenus alors trop chers;

-certains nationalismes ne sont pas morts, et expansion chinoise menace la Russie.

Mais je ne me vois pas prenant rendez-vous chez Obama, Hu Jintao, Poutine et Barroso pour leur expliquer ce qu'ils savent d'ailleurs très bien, et avoir ainsi agi utilement.

95.Posté par Kerjean le 10/03/2010 19:26
@Rowali
on ne va pas refaire l'histoire et le but de ce forum n'est pas de se chamailler sur une vision de cette époque qui ne vous rend pas plus qualifié que moi pour en parler.

Je ne parlais pas de ça, mais visiblement, vous n'avez pas compris mon analogie(et non une comparaison) et par contre, Elie l'a tout a fait comprise.

En fait, pour préciser ma pensée je faisais référence à ce qu'on pourrait appeler le complexe de Romain Rolland, qui toute sa vie durant lutta courageusement pour la paix, la fraternité et la justice puis, vieilli, usé, fatigué, resta immobile et muet durant ces quatre ans d'occupation.
Je faisais référence aussi à ces notables embourgeoisés, de droite comme de gauche qui jugeant inéluctable la présence allemande préféraient non seulement ne rien faire mais vouaient aux gémonies ces courageux combattants, souvent fort jeunes qui sauvaient l'honneur de notre nation, eux.
L'histoire a jugé lesquels des deux sortes de comportement avaient la raison et la morale pour eux.

ça me rappelle un journal de JL HEES sur France Inter il y a quelques années avec la commémoration des rafles du Vel d'Hiv. JL Hees y avait pris en ligne un gendarme de l'époque qui passa quelques minutes(c'est long en direct) à énumérer l'attirail d'armement du biffin allemand. Hees un peu irrité lui demanda où le vieux voulait en venir et celui ci répondit qu'avec leur petite pétoire, ils n'auraient pas pu résister aux allemands.
Hees le tua en trois questions très polies:
- ce sont des allemands qui vous ont donné directement vos ordres?
-ben non mais....
- n'auriez vous pas pu mettre un peu moins de zèle dans cette obéissance?
-pourquoi vous étiez gendarme?
Le mec était devenu gendarme sous l'occupation, avant, il était boulanger et comme y avait plus de boulot....


94.Posté par Flâneur non salarié le 10/03/2010 18:30
à Rowali

Vous devriez lire "Déposition" de Léon Werth (ed. Viviane Hamy), qui a dû se cacher dans une ferme pas loin de Lyon justement , entre 1940 et 1945. Parce que juif. Ce journaliste-écrivain-historien, ami de Marc Bloch et de Lucien Févre, tient son journal de bord pendant cinq ans et vous verrez que le Pétain "garde-fou" qui aurait évité le pire à la France, est une sinistre plaisanterie. Depuis les ouvrages de Robert Paxton ( "La France de Vichy", Points-Seuil)) de Jean-Pierre Azéma et François Bédarida ( "la France des années noires" points-seuil), s'en tenir encore aujourd'hui à ce "mythe" misérablement véhiculé par Robert Aron en 1954 (j'ai bien écrit Robert et non Raymond...) est assez désespérant. Que vous ayez vécue cette époque ne vous donne pas le droit de travestir ainsi la réalité. Et je vous renvoie à Jean Guéhenno, qui lui aussi a vécu ces années-là, et à son "Journal des années noires" (Livre de poche).

93.Posté par TOURNIER le 10/03/2010 18:29
@ 90 rowali : votre réponse au post de kerjean est pertinente, mais je me permettrais d'y ajouter une chose (j'avais 7 ans à cette époque et un gosse de cet age ne peut comprendre qu'après!) à savoir que le problème Petain n'était pas tant dans sa personne, mais qu'il fut, d'ailleurs, comme Léopold III en Belgique, un élément de confusion dans les esprits que nous trainons depuis soixante dix ans et que nous n'arrivons pas à faire disparaitre ... Kerjean a raison de remettre ça sur le tapis, car avec la crise, notre société risque de se disloquer et cette reminiscence risque de faire sentir ... et pas dans le bon sens ! cordialement
http://www.jean-brice.fr

92.Posté par agathe le 10/03/2010 18:00
@ 89 Besse-Saige

Excusez moi de vous contredire, mais je ne faisais qu'approuver un post que je trouvais juste, et je ne me permettrais jamais de me poser en institutrice, je laisse la place à d'autres si vous voyez ce que je veux dire.
Apprenez à lire et à comprendre ce que vous lisez avant de critiquer quelqu'un que vous ne connaissez pas. bien sûr
Bonne soirée.

91.Posté par l'arsène le 10/03/2010 17:58
@ 81 kerjean
Oui pourquoi pas ,ça ne peut que faire avancer le chmilblik . Une grosse contradiction de cette mondialisation , et c'est vrai que le terme "déréglementation " est plus parlant ,est que sous couvert de concurrence et de financiarisation extrême , les très grosses boites n'ont qu'un objectif : racheter les plus petites ou les plus faibles et du coup on se retrouve au bout du compte avec des supers-mégas-entreprises dignes de l'ex URSS : par exemple les compagnies aériennes ou dans l'agroalimentaire et donc au final cette fameuse concurrence tant vantée par les ultra-libéraux n'est que du pipeau.Donc en continuant sur cette voie , finie la diversité.(même dans le domaine culturel ou vinicole ).

90.Posté par rowali le 10/03/2010 17:24
@59 Kerjean.Je m'excuse de m'interposer, sans y être invité,dans le débat de haute volée qui vous oppose à Elie Arie.

Je ne me mêlerai que d'une phrase,celle afférente au fait que les notables socialistes de 1940 auraient considéré comme inéluctables Pétain et les allemands.

Je pense être le seul sur ce forum à avoir vécu cette période,savoir

des centaines de milliers de réfugiés en provenance de Belgique et du Nord de la France,errant sur des routes,affamés,assoifés,mitraillés par les stukas

une armée en déroute essayanr par tous moyens d'échapper à la captivité

des divisions allemandes balayant tout sur leur passage,entrant à Lyon où je me trouvais,fleurs aux canons de leurs blindés et rigolards sur leurs tourelles..

Alors de gràce ne venez pas nous raconter que la présence des allemands n'était pas inéluctable,car elle était irrésistible,malgré le courage de nombreux soldats français et originaires des colonies.

Venons en à Pétain,ce vieux fasciste gateux.Certes sa présence à la tête de l'Etat Français n'avait rien d'inéluctable.Mais qui d'autre aurait été disposé à assumer les conséquences de la défaite?Croyez-vous qu'hormis la crapule Laval on se bousculait au portillon?

Pensez-vous qu'un gauleiter nazi aurait été préférable quand on sait ce qu'il est advenu des pays européens ainsi dirigés?

Pétain était une ordure,son entourage n'était constitué que d'ordures,mais sa popularité a permis à l'administration de fonctionner en montrant,dans son ensemble,un zèle très relatif dans l'application des lois scélérates.

Ce n'est pas un hasard si de tous les pays occupés la France a été la seule à pouvoir sauver les 3/4 de ses habitants juifs.

Alors comparaison n'étant pas raison,évitons d'extrapoler :la défaite de 1940 n'a strictement rien à voir avec la mondialisation présente.en ce qui concerne l'ineluctabilité.
cordialement

89.Posté par Besse-Saige le 10/03/2010 17:08
@ Agathe ( The blues) Je trouve les petits instituteurs qui corrigent , souvent, des gens bien plus brillants qu'eux , mais qui sont pressés ou manquent d'attention. Il faut toujours se méfier, derrière un pseudo il peut y avoir un handicapé de l'orthographe, intelligent et plein de bonne volonté, et Agathe n'oubliez pas "L'orthographe c'est l'intelligence des imbéciles", je ne dis pas cela pour vous, biensûr...
http://editionshybride.com

88.Posté par Kerjean le 10/03/2010 17:06
@87 infodunet

Bravo,

en trois ans ici, je ne crois jamais avoir lu un post qui me soit adressé à la fois aussi stupide, lamentable et surtout stérile.
M'enfin, ça sent le troll à plein nez. Un pseudo qu'on voit jamais qui se met à venir faire de la provoc idiote dés que la discussion se précise.


87.Posté par Infos du Net le 10/03/2010 16:54
@ 80.Posté par Kerjean le 10/03/2010 16:34

i| "Pourquoi ne réfléchirions nous pas à déterminer quelques contradictions de cette mondialisation(dérèglementation) qui pourraient devenir des fissures puis des failles." ]i

Et si tu acceptais de chausser tes rangers correctement, pour aller de l'avant...

Si j'ai bonne mémoire, tes connaissances des armes ont toujours prévalu sur ta capacité à réfléchir.

86.Posté par Donald11 le 10/03/2010 16:52
@ 17.Posté par Elie Arié le 10/03/2010 01:22 :
"@ 16 Donald11
Et combien de personnes ça représente, ces hauts fonctionnaires de Bruxelles?
Même si tout privilège est choquant, se polariser sur celui de quelques centaines (ou milliers?) de personnes résoud-il quoi que ce soit, est-ce vraiment la priorité ?"

J'étais certain qu'un imbécile allait me retourner cette réflexion. Et c'est vous le grand vainqueur !
Encore bravo !

1 2 3 4 5 » ... 6