Le gaullisme est-il encore aujourd’hui d’actualité ?



Le gaullisme est-il encore aujourd’hui d’actualité ?
Hier, débat de qualité autour de cette thématique : faut-il transcender la bipolarité gauche-droite, la dépasser, ou s’installer en son centre géométrique ?
Le débat peut naturellement se poursuivre et il conviendra peut-être d’en faire la synthèse.
Une autre question pourrait d’ailleurs permettre de le prolonger et de l’enrichir en ce 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin : le gaullisme a-t-il encore une signification aujourd’hui ? Laquelle ? Comment le définir et, surtout, l’actualiser ? Comme François Bayrou hier, Nicolas Dupont-Aignan, Dominique de Villepin ou mon très cher ami Pierre Lefranc, qui fut le chef de cabinet du Général qu’il rejoignit à Londres dès juin 40, pourraient nous apporter là-dessus leurs propres lumières.
Car le gaullisme fut cela aussi : une tentative de subvertir les vieux clivages, tentatives elles-mêmes subverties par ceux qui en instrumentalisèrent la promesse et la spécificité pour l’offrir à la vieille droite sur un plateau. Ce que la social-démocratie blairiste a été au socialisme, le RPR le fut en quelque sorte au gaullisme.
Le gaullisme représenta, dans les années 60, un vrai « centrisme ». Tout sauf mou. Il se heurta, certes, à une opposition de gauche que su rassembler et incarner François Mitterrand, mais aussi à une forte opposition de droite, haineuse, parfois assassine, au sein de laquelle se côtoyaient les orphelins du pétainisme, les nostalgiques du colonialisme, les atlantistes à tous crins et les libéraux les plus dogmatiques.
Or le drame fut que, derrière Lecanuet en particulier, ce centre de l’époque s’intégra à cet anti-gaullisme de droite.
Quand De Gaulle assuma la liquidation de la dominance coloniale, quand il osa affronter la fraction la plus réactionnaire de l’armée devant laquelle un Guy Mollet avait capitulé, quand il retira la France du commandement intégré de l’OTAN, quand il refusa une Europe purement libérale à l’anglaise, quand il répudia une politique qui « se ferait à la corbeille », c’est-à-dire qui serait dictée par les marchés financiers, il se plaça nettement à la gauche du centre. Ce qui hypothéqua gravement le concept même de « centre ».
Alain Poher, en 1969, se situait à la droite de Pompidou, comme Giscard, en 1974, se situait plutôt à la droite de Jacques Chaban-Delmas.
Bref, le gaullisme fut un centrisme dur qui rejetait sur sa droite un centrisme mou.
Mais le gaullisme des années 40, lui, celui qu’on va célébrer (et que Sarkozy, qui représente son contraire, tentera de kidnapper), ne se situait pas au centre de l’échiquier politique, mais bien « en avant », très en avant même, y compris en avant de la gauche socialiste qui approuva les accords de Munich et vota, dans sa majorité, les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
En conséquence de quoi, celui qui, en 1944, porta et fédéra la dynamique qui permit de réaliser une révolution, une vraie, ce n’est pas Léon Blum, c’est De Gaulle, les communistes y jouant largement leur partition.
D’où la question que je pose : le gaullisme a-t-il encore une actualité et laquelle ?
*
L’intervention de François Bayrou sur ce blog. Bel exemple de « démocratie participative » acceptant, un instant, l’inversion des rapports hiérarchiques : c’est le haut qui, en l’occurrence, s’est mêlé à la base. Question style, construction pédagogique et niveau de réflexion, de quelque sensibilité qu’on se réclame, on conviendra que c’est autre chose que du Xavier Bertrand, du Frédéric Lefebvre ou du Hervé Morin.
Cette fois la clarification m’apparaît sans ambiguïté. La thématique du « abus de pouvoir » s’y retrouve toute entière ou presque, fût-ce façon moins polémique. Bonne feinte que de substituer « central » à « centriste ». Tentative intéressante de récuser la bipolarisation sans répudier pour autant la légitimité de ses termes : oui, il y a une droite et oui il y a une gauche, qui toutes les deux représentent quelque chose de profond et peut-être d’essentiel. Fondamentalement et historiquement, cependant, une fois déchirés les camouflages qu’imposent la modernité, la République est d’un côté mais pas vraiment de l’autre.
Notre devenir, lui, à la fois dans sa radicalité et dans sa complexité, n’est sans doute ni ici ni là, mais au-delà. Et je le répète, pas au milieu. Jamais.
Un mot de regret : si ce texte de Bayrou avait constitué la trame de la parole du MoDem aux élections européennes et aux régionales, parole que ses militants, dans leur immense majorité, attendaient et espéraient, il n’aurait pas réalisé les scores qui furent les siens.
Dans le centrisme « topographique », je le répète, je ne me reconnais nullement. Mais les militants « oranges », souvent formidables, parfois lumineux, que j’ai découvert, je les ai aimés. Et il serait fou, quasiment suicidaire, de faire sans eux.
*
A propos des interventions de Christian Besse-saige : pourquoi un tel mépris de l’autre ? Un tel abaissement systématique de l’altérité ? Et donc une telle neutralisation a priori du débat ? Pourquoi une telle violence purement négative ou négatrice ? Ce qui implique, pour le coup, une forme de centrisme, mais de soi-même, comme seule centralité possible.
Quel est l’objet, la finalité de ce ton, à quoi ça sert ?
Je suis certain que votre énergie, votre passion, votre culture, votre talent irradiant, mis au service d’une collectivité qui aspire à imaginer et à construire un autre monde, serait un véritable apport.
Si m’insulter vous fait du bien, pas de lézard. Je vous en offre volontiers le loisir. Mais, j’ai du mal à comprendre : expliquez-moi.

Mardi 8 Juin 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

193.Posté par berdepas le 11/06/2010 18:41
A propos de Gaullisme, et à l'approche du 18 Juin, qui nous gratifiera d'une symphonie d'éloges de cette icône de notre histoire contemporaine,et puisque les médias nous ont rafraîchi la mémoire à propos du 8 Mai et des massacres de Sétif en Algérie, quel est le journaleux qui a eu l'intrépidité de nous rappeler que ces évènements tragiques ont eu lieu sous le Gouvernement Provisoire de la République, présidé par "le Général", et qui comportait un nombre jamais égalé de ministres Communistes,- dont aucun n'a offert sa démission pour protester contre ces massacres- et dont le ministre de l'intérieur était un membre de la SFIO dénomé Adrien Tixier qui était à la manoeuvre ???
Qui a eu le courage de rappeler, - atteinte brûlante aux opinions "politiquement correctes"- que l'essentiel des massacres a été causé par les tirs de la Marine qui croisait au large des côtes des zones en rebellion, tirs de la Marine ordonnés par de Gaulle en personne ????
Les "devoirs de mémoire" sont souvent bâclés .....
http://www.berdepas.wordpress.com

192.Posté par jackie52 le 10/06/2010 11:14
Quand on parle de De Gaulle, on oublie quand même pas mal de chose sur son passé non?

N'est-ce pas De Gaulle qui avait envoyé le général Leclerc à la tête du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient reconquérir l'Indochine alors que l'empereur Bao dai, installé par le japon qui avait installé son protectorat avec l'accord du régime de Vichy, qui après la capitulation nippone avait demandé à ses troupes armées de se rendre à la résistance du Viet Minh qui avait donc pris le pouvoir et donc ce cher Démocrate , De Gaulle, remettait en cause l'indépendance de l'Indochine qui fut réintégré à L' Union Française en mars 1946.

Ceci pour dire que De Gaulle n'était pas non plus un bon samaritain.......

Et c'est après la défaite de Dien Bien Phu que les Français se retirèrent laissant la place à leurs alliés américains. n'ayant pas tiré de leçons de cetted éfaite, le gouvernement français se tournait vers l'Algérie qui l'attendait (sic)

Quand à l'appel du 18 juin, bien sur qu'il a existé mais il ne faut pas trop pioché dans les souvenirs pour connaitre cette épopée.
Sur l'article de J F Kahn, il est malgré tout très bien explicite et quand à la question concernant le gaullisme aujourd'hui, le peu qu'il en restait avant l'arrivée du nabot est complètement mis au rancard il ne reste que quelques très vieux briscards pour s'y cramponné et je pense que c'est la disparition d'un vrai mouvement centriste genre MRP qui à aidé à le faire disparaitre.
Je combattais les idées du MRP, je ne parle de lui que pour expliqué qu'il avait joué un rôle après la libération pour soutenir le Gaullisme, sinon ce serait trop long. Le MRP s'était bien donné comme conduite, d'être le parti de fidélité à De Gaulle dans son combat politique contre le marxisme. Le MRP à la Libération, était surtout composés de catholiques soit disant modérés. (le MRP fut fondé en novembre 1944).

191.Posté par toto le 10/06/2010 10:32
@ 50.Posté par 1938 le 09/06/2010 11:08
« pour ceux qui promeuvent les pv ,les coups de baton et autres pendaisons je vous invite à lire le tao te king et confucius qui jettaient les base d'une "gouvernance mondiale sans heurts" il y a déjà 2000 ans »

Relisez bien. Le Tao prône une forme de dictature justifiée par un ordre naturel... On peut difficilement faire pire.

190.Posté par Kerjean le 10/06/2010 08:45
@Brusyl

tu es de mauvaise foi

Ainsi tu ne prenais pas l'angle de l'homme providentiel?
"est pleine de ces épisodes qui voient dans des circonstances dramatiques l'émergence de personnes sorties de nulle part et dont l'action « sauve » notre pays,"
C'est pas un peu la description d'un homme providentiel ça?

"et les deux exemples que tu prends sont justement des hommes qui avaient peu de chance de devenir chefs d'états s'il n'y avait pas eu ces crises politiques et ces guerres..."
Absolument faux. C'est au contraire le problème de l'occupation Anglaise et de la guerre civile Armagnac-Bourguignon qui a permit qu'une putain allemande remette en cause la légitimité de son fils sans risquer immédiatement le bucher. Charles VII était naturellement l'héritier du trône de France. La guerre a failli lui oter son royaume, pas lui donner.

Quant à Henri IV, son accession au trône eu été toute naturelle s'il n'y avait pas eu de guerre de religion ou qu'il eu été catholique. En cas de décès d'Henri III sans héritier, il était le prétendant incontestable. Il a fallu l'acharnement de la Ligue, des Guise et de Philippe II d'Espagne, leur maître, pour lui mettre des bâtons dans les roues. La guerre ne lui a pas offert un pouvoir aventureux. Elle lui interdisait de prendre le pouvoir. Mais la légitimité était pour lui. Ce sur quoi ce sont basés les gens d'un nouveau courant, entre les Protestants et les Catholiques, des gens qu'on a appelé les "Politiques". Tous humanistes. Pierre l'Etoile.) par exemple.

Les deux périodes qu'on connu ces rois là sont uniques car ce sont les deux seuls moments où la France a bien failli disparaitre.
Sans de Gaulle et son sursaut, nous serions encore plus dans le processus d'assujettissement. Mais il faut avouer que Pompom, Giscard, Mitterand et Sarkozy ont réussi à effacer les effets de ce sursaut. Sarkozy, à lui tout seul, faisant plus en trois ans que les autres en 30 ans.

A propos des périodes tragiques propices aux réforme, c'est vrai que notre pays fonctionne par ruptures, hélas à peine une sur dix des périodes tragiques a amené du bon.
Et il faut malgré tout, de longues périodes de paix où chacun peut prospérer à son niveau, avec des changements progressifs d'équilibre jusqu'à la crise qui remettra les choses en question pour un nouveau battage des cartes.

Quant au nabot Corse, j'aimerai bien savoir quel acquis révolutionnaire il a pérennisé. Et surtout combien d'acquis révolutionnaire qu'il aurai pérennisé et qui lui auraient survécu? (gage de réussite).
Quant à la réorganisation administrative du pays, n'importe quel pouvoir organise administrativement un pays. Les autres pays n'avaient pas de bonaparte, et ils avaient pourtant une structure administrative.
De plus, la propagande délirante faite à ce trou de cul depuis deux cent ans, noirci à dessein le bilan du directoire pour mieux faire mousser le trouduc.
Le directoire cède une France pacifiée, dont la frontière est au Rhin, avec des ennemis tétanisés. Carnot, lui, a mis en place un outil militaire inconcevable à l'époque.
Qu'on me donne UN SEUL bénéfice que le Corse ai laissé à la France, un seul.
Hormi une gloriole sanglante de beaufs cocardiers.

189.Posté par Le postier le 10/06/2010 00:14
Passéisme et Gaullisme : Le libérateur & Proliférant nucléaire..

Car , qui par ces temps troublés ne regrette un peu le Grand Charles ? Des éloges pour cet icône nationale, et qui émanent parfois de ses pires anciens ennemis !


Certes DE GAULLE en 40 était en avance, mais ne pensez vous pas que-il y avait un deal entre l'administration américaine et celui-ci, afin de juguler justement les communistes et en faisant en sorte de reprendre certains point du CNR, ne dit-on, vaut mieux avoir a combattre l'ennemi de l'intérieur.

En contre partie, un poste au conseil de sécurité permanent de l'ONU !

D'ailleurs, à propos de l'ONU, nous ne pouvons que constater que actuellement, cet organe vieillissant est aussi pertinent dans son fonctionnement et ses actions, que ne l'était la SDN (la Société des Nations) avant le conflit mondial 1939/45

Car c'est vite oublier, et il est plus que nécessaire de rappeler en ce moment de négociation du TNP (commentaire datant un peu et recalé-Traité de Non Prolifération des armes atomiques- j'y vois de la belle parade médiatique), que le sauveur De Gaulle a été aussi en son temps le premier des plus grands promoteurs de l'arme atomique.

Le Général a vouloir encore surestimer la grandeur de ce pays d'Europe occidentale, de se mettre à égal niveau des puissances tel que les USA et l'ex URSS en se détachant de l’OTAN, tout en s’armant de l’ultime BA.

Pourtant pour un pays qui de mon point de vue, n'avait pas de légitimité d'avoir sa place au conseil de sécurité (Le massacre de Sétif aurait du l'en écarter définitivement, et entre autre).

Un pays qui après s'être couché (Le PS en a t il fait sa rédemption ?) de cette manière devant l'horreur Nazie, un pays qui a perdu lors de ce conflit mondial, le peu d'idéal républicain qui prédominait au tout premier temps de la révolution de 1789 et nourrit de l'esprit des Lumières, un pays qui se conforte depuis lors d'idéaux républicains pourtant exprimés si peu de temps dans le temps. Qui sommes nous, sinon qu'un tout petit coin de nains parmi les nains...

La décolonisation ! La Métropole n'aurait jamais eue les moyens financiers d'assumer, il était donc logique de les "libérer", pour en faire ce que l'on a voulu avec la francafric. L'explication de grand humaniste en décolonisation ne fonctionne pas du tout.

De Gaulle l'autocrate homme politique, mais néanmoins anti portrait de celui qui le remplace aujourd'hui à l'Élysée, ce qui ne l'empêchera pas d'en faire son père héréditaire...

Je le donne en mille !

188.Posté par Jean Jolly le 10/06/2010 00:00
@ jack52 post 186.

Bonsoir Jack, content de te lire... en effet, comment est-il possible de recueillir de l'ADN à partir de cendres ?

T'inquiète... depuis le 11 septembre 2001, ils ont trouvé la combine... pas pour le petit Grégory.

Il faut dire aussi que ce pauvre gosse n'est pas mort brûlé... ce qui change tout.

187.Posté par brusyl le 09/06/2010 23:30
kerjean post 182 et 185

"Il ne s'agit pas de mérite de ceci ou de celà puisque je ne parlais pas d'homme providentiel"
Cela tombe bien moi non plus ! on est au moins d'accord là-dessus.

"Tu tiens absolument à voir ça sous l'aspect héroïque et providentiel"
si t'as compris cela de mon post c'est raté pour moi !, c'est exactement le contraire que j'essayais de dire...

"Encore une fois, je parle de CHEF D'ETAT"

...et les deux exemples que tu prends sont justement des hommes qui avaient peu de chance de devenir chefs d'états s'il n'y avait pas eu ces crises politiques et ces guerres...Comme De Gaulle d'ailleurs ...

Sont-ce justement ces périodes tragiques de notre histoire qui permettent que les mentalités s'ouvrent et que ces hommes puisse réformer profondément notre pays ? C'est justement ce que j'essayais de dire dans mon post, la conjonction de périodes "ouvertes" parce que toutes les certitudes ont été emportées par le drame et de ces hommes (et femmes) qui dans le défaitisme ambiant apportent espérance par leur courage et leur regard sur le futur.

Quant à Bonaparte, la discussion pourrait être interminable (je n'ai aucune vénération pour ce bonhomme) et on pourrait toujours mettre au débit des plus grands hommes de notre histoire des actions atroces, cruelles, injustes...De Gaulle y compris.. Il n'empêche que c'est bien Bonaparte qui stabilisé les acquis révolutionnaires et réorganisé la structure administrative, financière, économique de notre pays, ce que n'a pas fait le directoire, un des régimes les plus pourris, corrompus de notre histoire.


186.Posté par jack52 le 09/06/2010 23:16

183.Posté par Jean Jolly le 09/06/2010 22:51

Bonjour Jean Jolly et Kerjean, .

J'ai bien aimé ce que tu as écris Jean, quand à la Jeanne elle était aussi vierge que la marie....en plus il paraitrait mais bon je n'y étais pas, que ce n'est pas elle qui a cramée sur le bucher. Il y aurait eu substitution et vu sa lignée qui n'a rien à voir avec les moutons, je n'en suis pas étonné et je pense que c'est vrai car quand on parle de l'abbé cochon aux gorets ces derniers se mettent à couiné en tournant leurs queues en tire bouchon.

185.Posté par Kerjean le 09/06/2010 22:56
@Brusyl

d'ailleurs, qu'est ce qu'il a fait de si glorieux ton fils de pute de militaire et consul?
Il s'est acoquiné avec le Boris Elstine de l'époque, probablement ce que la révolution a fait de plus pourri, Barras. Il s'est rendu célèbre en faisant tiré au canon sur une émeute de la faim qu'on a vite rebaptisé "royale".
Puis il est allé prendre en main une armée révolutionnaire de premier ordre avec des cadres incomparables et a conquis, pillé l'Italie.
Ensuite, il est allé perdre toute une flotte en Egypte, il y a abandonné ses hommes et surtout son principal rival , bien meilleur stratège que lui.
Il s'est appuyé sur pire que Barras, Talleyrand et Fouché, a aboli le parlementarisme et établi une dictature bourgeoise où le népotisme le plus scandaleux était la règle. Puis il a rétabli l'esclavage et nous a relancé dans la guerre avec le triomphe de Trafalgar. Voilà
Il faut m'expliquer ce que ce consul là, a apporter à la France. Alors qu'il prenait un pays pacifié depuis cinq ans, la plus formidable armée au monde, la mieux administrée grâce à Carnot, la mieux commandée grâce à un fantastique corps d'officier, la plus motivée et la plus aguerrie.
Je ne vois pas le rapport entre ce trou du cul et ceux que je cite.

184.Posté par DELACROIX le 09/06/2010 22:53
Mêmes les hommes à priori exemplaires ne sont que des hommes: donc faillibles ....Défions nous des tentations qui nous poussent à sacraliser des dirigeants que le vent de l'histoire a propulsé sur le devant de la scène ...Certes nous devons beaucoup au général, certes son sens de l'Etat , son intégrité, son dévouement pour la France ne peuvent être mis en doute ...Mais la considération , le respect bienveillant ne doivent pas se transformer en idolatrie ....L'image du grand libérateur fait l'objet de récupérations qui ne peuvent que scandaliser;...Le prochain anniversaire de l'appel du 18juin va donner l'occasion à certains de mettre en avant le parcours de l'homme de Colombey pour revivifier un parti pour le moins affaibli ....Mon général serait-il fier de ce qu'est devenue sa famille politique ...? Rien n'est moins sûr , quelques années après sa mort , c'est de plus en plus la chienlit,la rupture avec le bon usage de l'exercice du pouvoir est de plus en plus évidente ....On ressent le besoin d'organiser un pélerinage et de procéder à une quasi béatification laïque pour donner le change et pour tenter de rétablir un semblant de cohésion qu'un certain nombre de mesures maladroites et de discours dévastateurs ont fait voler en éclats ..... L'appel du 18juin et le mondial , deux occasions de marquer des points.....YVONLABAUDRUCHE ..... 2 à 3 articles quotidiens sur son blog
http://yvonlab.over-blog.com

183.Posté par Jean Jolly le 09/06/2010 22:51
@ Syl post 181.

"Charles VII, sans Jeanne d'Arc, serait mort abandonné de tous, en se demandant encore s'il était fils légitime de son papa, vu la vie de sa mère grande croqueuse d'hommes Isabeau de Bavière. Sans Jeanne d'Arc, il n'y aurait jamais eu de Charles VII..."

Excuse ma lenteur de compréhension, surtout sur un clavier (tu en sais kèke chose), mais... car il y a un "mais", ce qui n'est pas le cas de monsieur Seguin (pas lui, l'autre) qui disait à sa chèvre en l'enfilant :

- Il n'y a pas de "mêêêhhh" !

Enfin bref et pour revenir à notre sujet...Ils nous ont toujours dit dans les livres d'histoire que Jeanne d'Arc était vierge... à moins qu'ils voulaient parler de son signe zodiacal sinon je ne comprends pas comment elle aurait pu enfanter Charles VII, en sachant qu' Isabeau était jaloux comme une teigne !

182.Posté par Kerjean le 09/06/2010 22:48
@Brusyl

je ne vois toujours pas la rapport avec la raison pour laquelle j'ai nommé ces gens là.
Il ne s'agit pas de mérite de ceci ou de celà puisque je ne parlais pas d'homme providentiel. Je parlais DE CHEF D ETAT. Parce que de Gaulle n'a pas bossé tout seul. Parce que Henri IV sans Sully ou sans les Barbons ou sans les Chemises Blanches aurai fini dans un fossé. Parce que Charles VII , sans Jacques Coeur, Dunois (pas seulement Jeanne d'Arc) n"auraient rien fait non plus.
Tu tiens absolument à voir ça sous l'aspect héroïque et providentiel, ça te regarde, mais ce n'est pas mon propos, pas du tout.
Raison pour laquelle je me permettais de te dire que nous ne parlions probablement pas de la même chose.
Rien de plus.
Encore une fois, je parle de CHEF D'ETAT qui ont récupéré la France en lambeau, quasi disparue et l'ont rendu 10 ans plus tard incroyablement renforcée et soudée.
Et surtout des points communs qu'ils avaient.

181.Posté par brusyl le 09/06/2010 22:30
@ kerjean post 176
Désolée de ne pas avoir compris le sens de ton message. Mais je ne suis pas d'accord avec certaines de tes interprétations historiques

Charles VII, sans Jeanne d'Arc, serait mort abandonné de tous, en se demandant encore s'il était fils légitime de son papa, vu la vie de sa mère grande croqueuse d'hommes Isabeau de Bavière. Sans Jeanne d'Arc, il n'y aurait jamais eu de Charles VII...

Je sais bien que les bretons n'apprécient pas beaucoup Du Guesclin ! n'empêche qu'il est classé comme un brave, sauveur de notre pays par notre historiographie...

Enfin si tu cites Carnot, pourquoi pas aussi Kellermann ...?

Et lis bien mon post, j'ai bien pris soin de ne pas mentionner Napoléon, mais bien Bonaparte....le militaire et le premier consul.

180.Posté par Jean Jolly le 09/06/2010 22:12
@ anco post 178.

"Etymologie : du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité.

La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence."

C'est tout ce que je voulais entendre (lire) !

Comme promis...tu te rends à la "française des jeux" et tu réclames ton lot.

PS : En principe ils sont sympas... ils offrent généralement une grille de loto à remplir... mais attention, il n' y a que le papier qui est offert.

179.Posté par Jean Jolly le 09/06/2010 22:02
@ Kerjean post 177.

"Tu aura beau cherché, il n'y a que trois personnages dans notre histoire qui correspondent à ce schéma. "

J'ai trouvé Kerjeannot... c'est la "trinité" !

Combien que je gagne ?... j'ai dix gosses à nourrir, plus ma belle-mère qui bouffe plus que ces derniers réunis !


178.Posté par anco le 09/06/2010 21:59
173 Jean Jolly

Etymologie : du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité.

La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... (principe d'égalité). En règle générale, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s'exerçant par l'intermédiaire de représentants désignés lors d'élections au suffrage universel.

Les autres principes et fondements de la démocratie :
la liberté des individus ;
la règle de la majorité ;
l'existence d'une "constitution" et d'une juridiction associée (le Conseil constitutionnel en France) ;
la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) ;
la consultation régulière du peuple (élection et référendum) ;
la pluralité des partis politiques ;
l'indépendance de la justice.

La démocratie s'oppose aux autres régimes politiques que sont :
la monarchie absolue (pouvoir aux mains d'un seul homme) ;
la aristocratie (pouvoir aux mains des meilleurs) ;
l'oligarchie (pouvoir aux mains d'un petit nombre de personnes ou de familles) ;
la théocratie (pouvoir aux mains d'une caste sacerdotale) ;
l'empire, la dictature et autres régimes totalitaires.

Rappel cruel pour le gouvernement et le système néolib' actuel....

J'ai droit à 2 000 000 000 000 € ???

177.Posté par Kerjean le 09/06/2010 21:53
@Brusyl
ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire.
J'ai parlé de Charles(déjà) VII et de Henri IV à dessein. Pas du tout dans le sens d'hommes providentiels sortis de nulle part(ils sont tous deux héritiers légitimes du trône de France), ni dans le sens de redresseur.
D'ailleurs, je ne vois pas comment on peut les amalgamer avec un Napoleon(Carnot, à limite, Colbert un peu, mais Napoleon, NON) ou un Gambetta;
Ces deux là n(ont pas pris la France au bord de l'anéantissement et ne l'ont pas laissé en 10 ans incroyablement renforcée.
Napoléon l'a même laissé ruinée et occupée par l'étranger.
Je ne vois pas bien ce que viens faire là un aventurier ambitieux couvert de crimes(du Guesclin), asservisseur de son propre peuple face à l'envahisseur Français. Homme qui n'a quasiment jamais gagné une bataille et a passé son temps à traficoter avec les pires écorcheurs du temps. Franchement, je ne vois pas le rapport.
Je ne vois pas le rapport non plus avec la Jeannne qui est certes un étrange évennement, un destin extraordinaire et un symbole émouvant mais n'en n'est pas moisn du tout une personnalité politique ayant dirigé la France. C'est bien Charles VII , son roi qui a fait cet énorme travail administratif, militaire, fiscal, financier, sans trop de scrupules pour faire renaitre la France.
Quand à Charles Martel, je ne vois pas non plus le rapport. Il s'agit d'un coup d'état technocratique d'un pays qui n'est pas la France. L'arrêt des Arabes à Poitiers tient plutôt de la légende , par contre, la dévastation du midi est bien réelle(il ne laissa que dix survivants à Nimes, il emmena le reste en esclavage.

Au niveau des gens qui ont dit "NON" , il y en a plein dans l'histoire de France mais l'immense majorité a fini égorgée par des hommes de mains ou d'armes, dans des culs de basse fosse, pendus, écartelés, brulés vifs, roués, aux galères.

Donc pour un gaullisme vraiment actif, il faut des évènements tragiques et Dieu merci, nous n'en sommes pas encore là.
Par contre, je retiens du gaullisme, les quelques idées developpées plus bas et aussi celles de ton post 148 que je n'avais pas vu et qui tombe sous le sens.

J'établissais un parallèle, selon moi plus pertinent de l'action politique:
-soucis permanent du bien-être populaire et de la justice
-rétablissement de l'ordre public
-interventionnisme d'état dans l'économie
-politique inflexible d'indépendance nationale.

Tu aura beau cherché, il n'y a que trois personnages dans notre histoire qui correspondent à ce schéma.

176.Posté par anco le 09/06/2010 21:49
@146 Nicolas S

Bel exercice de com' , très pro ! Il faut dire que ça nous coûte assez cher, la com' élyséenne...
Tout y est : l'appel à l'émotion, l'égo surdimensionnée, les sophismes (logiques fallacieuses), les contre-vérités,le volontarisme d'attitude, la volonté de diviser, la dérision....

Un détail, néanmoins, NS parle un très mauvais français...

175.Posté par smurfchesfg le 09/06/2010 21:42
170.Posté par Georges Clemenceau le 09/06/2010 21:29

... ah c'est toi ?

174.Posté par Jean Jolly le 09/06/2010 21:41
Il n' y a toujours personne de tenté pour expliquer ce qu'est la démocratie... même pour 2 000 000 000 000 euros ?

PS : Mis à part l'explication très logique de Coluche et en sachant que l'élitisme n'a strictement aucun rapport avec la démocratie.

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