La plus grave défaite d’Israël




Israël vient peut-être de subir la deuxième grave défaite de son Histoire après son échec lors de la deuxième guerre du Liban.
L’Etat juif est bien placé pour savoir à quel point les guerres modernes sont devenues, avant tout, des guerres d’images. Des guerres psychologiques.
Or, ce qui s’est passé dans la nuit de dimanche a définitivement mis fin au mythe enchanteur de l’enfant David confronté au géant Goliath pour promouvoir celui, totalement inversé, d’un hyper ogre croquant des petits poucets sans défense. Que ce soit vrai ou faux, dans un cas comme dans l’autre, n’a finalement aucune importance.

Hier, les Arabes, Palestiniens compris, avaient perdu la bataille de l’honorabilité et de la légitimité médiatique. Cette fois, c’est la raison d’Etat israélienne qui, à l’issue de ce désastre, apparaît comme radicalement illégitime et quasiment déshonorée. Au point de placer ce pays qui, il y a trente ans encore, suscitait l’admiration ou la sympathie de tous les démocrates et humanistes du monde, dans un état d’isolement presque comparable à celui de la Corée du Nord.
Comment peut-on commettre une telle faute ? Comment peut-on se laisser happer par une spirale quasiment suicidaire ? L’auto-enfermement sans doute. La lente mais irrésistible construction d’un véritable bunker mental.
Or, c’est là que le livre de Régis Debray que j’évoquais hier, et contre lequel quelques imbéciles ou fanatiques se sont déchaînés, touchait, en vérité, à l’essentiel.
Que dit-il, en effet ? Que lorsqu’un pays comme Israël, dont tout homme de bien doit désirer la pérennité existentielle et espérer l’exemplarité morale, se laisse entraîner dans une dérive qui porte atteinte à tout ce qu’il représente pour l’humanité, lorsque son gouvernement conduit une politique folle qui lui fait plus de tort que toutes les propagandes arabes cumulées, alors le devoir des vrais, des authentiques « amis d’Israël », c’est de crier casse-cou. C’est de prêter leurs propres yeux à un ami qui est devenu aveugle, leur propre raison à un membre de la famille dont l’esprit s’est égaré.
Certains, encore récemment, ont essayé de la faire. En Israël même. Un peu partout dans le monde. Mais d’autres, au contraire, ont conforté le malade dans sa maladie. On flattait ses plus mauvais penchants. On soufflait sur les braises. Ce sont comportés comme ces communistes staliniens d’hier vis-à-vis de Moscou. Ceux-là portent une grande, une immense, une terrible responsabilité. Ils se sont comportés, inconsciemment, non seulement en ennemis de la paix, mais objectivement en véritables ennemis d’Israël. Le Hamas et le Hezbollah peuvent les remercier. Ils ont été, au fond, leurs meilleurs alliés.
Cela, Régis Debray l’a écrit dans son livre. Et il est inouï que des crétins ait pu tenter de disqualifier sa pensée en utilisant contre elle le soupçon terroriste d’antisémitisme.
Drame épouvantable. Mais qui peut, peut-être, espérons-le, agir comme un électrochoc. Comme une prise de conscience. Puisse, demain, tous ceux qui ont permis par leur silence, leur lâcheté, leur inconditionnalité, que cette tragédie devienne possible, se posent enfin ces questions : « comment en est-on arrivé là ? » et « comment a-t-on pu laisser les choses en arriver là ? ». « Comment, surtout, peut-on redresser la barre pour arrêter cette course à l’abîme ? »
Ce qu’on peut attendre, aujourd’hui, des véritables amis d’Israël c’est que tous ensemble ils crient : « changez de politique, choisissez la voie de la paix et vous pourrez compter sur nous ».
*
Qu’est-ce qui fait que ce conflit israélo-palestinien est particulièrement épouvantable ? Cela : que tout le monde, absolument tout le monde sait, non seulement comment il doit être résolu, mais comment, en fin de compte, il sera résolu. C’est-à-dire par l’existence, à côté l’un de l’autre, de deux Etats totalement souverains et disposant des frontières sûres et reconnues qui leur reviennent à l’un et à l’autre en droit international. En conséquence, toute effusion de sang, aujourd’hui, est d’autant plus criminelle qu’elle est inutile parce que, que l’on compte 20 victimes, 50 victimes, 1000 victimes ou 10 000 victimes, de toute façon, nous savons déjà comme cela doit finir et comment cela finira.

Lundi 31 Mai 2010
Jean-François Kahn

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547.Posté par Ouallonsnous ? le 08/06/2010 09:12
A 545.Posté par JR ,

Israël, l’impunité jusqu'à quand ?

18/ Un témoignage d’Illan Papé de confession juive, le nettoyage ethnique de la Palestine

Sous le charmant village d’Ein Hod

Car la Galilée aussi est l’objet, durant l’entre-deux trèves, de campagnes visant à nettoyer totalement l’« ennemi » des villages - et les brigades Carmeli, Golani et Sept s’y emploieront jusqu’en octobre. Il en ira de même sur la côte, au sud de Haïfa, où trois villages tomberont, avant la trêve du 18 juillet. Seul Ayn Hawd échappera à la destruction, mais sa population arabe, expulsée, sera remplacée par des artistes juifs qui peupleront ce charmant village rebaptisé Ein Hod.
Quant au clan Abu al-Hija, il reconstruira un village qui sera enfin reconnu... en 2005. Il faudra l’opération Policier (Shoter, en hébreu) pour venir à bout - en pleine trêve ! - des trois derniers villages qui, note Pappé, sont devenus une « obsession » pour Ben Gourion. Quand les troupes israéliennes pénètrent dans l’un deux, Ijzim, elles trouvent, avoue leur rapport, « deux cents corps, dont beaucoup de civils tués par nos bombardements 63 ».

L’historien revient ensuite sur l’opération Dani, et notamment sur les expulsions de Lydda et de Ramleh, dont le lecteur retrouvera le récit dans le chapitre III du présent livre. Quelques aspects nouveaux, soulignés par Ilan Pappé, méritent toutefois d’être relevés. D’abord sur le massacre perpétré le 13 juillet dans la mosquée Dahamish de Lydda, où de nombreux habitants - y compris des hommes armés - s’étaient réfugiés.

Selon des sources palestiniennes, 426 hommes, femmes et enfants ont été tués (176 corps sont retrouvés dans la seule mosquée). Pappé invoque notamment un témoin direct, Spiro Munayar, interviewé par le sociologue Salim Tamari pour le Journal of Palestine Studies de l’été 1998.
Autre témoin de poids, un jeune médecin nommé... Georges Habache, futur fondateur du Front Populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).
Les correspondants de la presse internationale confirment la brutalité de l’expulsion - Pappé cite ainsi Keith Wheeler du Chicago Sun Times et Kenneth Bilby, du New York Herald Tribune, qui ont vu les soldats israéliens tirer sur tout ce qui bougeait, comme Spiro Munayar, qui les a observés dérobant aux femmes palestiniennes les bijoux en or ornant leur cou, leurs poignets et leurs doigts, « de même que l’argent et les objets précieux suffisamment légers pour être emportées 64 ».
Si la Légion arabe a abandonné Lydda et Ramleh à leur sort, elle tient bon en revanche à Latrun, infligeant aux Israéliens leur seule grande défaite de la guerre de 1948.
Elle résiste aussi à Jérusalem, en particulier à Cheikh Jarrah. Mais, le 9 juillet, les FDI reprennent leur offensive contre Nazareth, avec toutefois une dimension spécifique : Ben Gourion, note Pappé, ne souhaite pas qu’elle soit dépeuplée, sachant que « les yeux du monde chrétien, il le savait, sont braqués sur la ville65 ».
Mais Moshe Kourmil, le commandant de l’opération Palmier, donne l’ordre d’expulser les 16 000 personnes (dont 10 000 chrétiens restés à Nazareth). Le Premier ministre exige - et évidemment obtient - qu’il se rétracte. Cela n’empêche pas de nombreux Palestiniens d’être arrêtés ou chassés, dans la ville et aux environs.
Ainsi le village de Hittin est-il brutalement nettoyé, le 17 juillet, par la brigade Sept. Les villageois qui parviennent à s’échapper gagnent des villages... qui seront occupés en octobre, à la fin de l’opération Palmier.
Durant l’été, l’armée fait aussi appel à son aviation embryonnaire pour réaliser « une épuration ethnique aérienne » - les bombardements par avion deviendront un instrument essentiel pour détruire les bourgs, paniquer leurs habitants et les pousser à s’enfuir avant l’arrivée des troupes.
Les pilotes témoignent du spectacle qu’ils contemplent depuis leur cockpit : « Des files de réfugiés portant quelques biens assemblés dans la hâte et cheminant lentement vers ce qu’ils croyaient être des refuges plus sûrs. »
À l’époque, Ben Gourion s’intéresse plus au sud qu’au nord et, en juillet, le nettoyage s’étend pour la première fois au Néguev, visant les 90 000 Bédouins y vivant, répartis entre 96 tribus : onze d’entre elles sont immédiatement expulsées et dix-neuf forcées de gagner des « réserves66 » sous forme de régions militaires fermées dont on ne peut partir qu’avec un permis spécial. L’éviction des Bédouins durera jusqu’en 1959...

L’annonce de la seconde trêve, le 18 juillet, tombe mal pour l’opération. Certes, une partie du nettoyage ethnique est terminée, deux villes, Lydda et Ramleh, et 68 villages s’étant ajoutés aux 291 localités déjà épurées et occupées.
Mais il reste beaucoup à faire, et c’est pourquoi les Israéliens brisent le cessez-le-feu au Nord, occupant de nouvelles localités autour de Haïfa et complétant leur contrôle de la Galilée. Au Sud aussi, ils poursuivent les hostilités, pour obtenir la reddition des Égyptiens de la poche de Faluja.
Espérant que les Nations unies ne les condamneraient pas s’ils ne violaient la trêve que pour réduire des « poches arabes » dans des zones attribuées à l’État juif, les dirigeants israéliens ordonnent à leur armée de poursuivre ses opérations en août et au-delà. N’eut été la fermeté égyptienne et surtout jordanienne, ils auraient étendu leur emprise à l’essentiel de la Palestine.
Même l’ONU, dont Israël devint membre en mai 1949, hésitera longtemps - observe Pappé - à désigner ces zones conquises par l’armée comme « administrées » ou « occupées67 ».
Outre le Golan, dont Igal Yadin tente de s’emparer, il ne demeure, en août, que trois zones convoitées par David Ben Gourion : le Wadi Ara, la partie occidentale de la haute Galilée et le sud du Néguev.

Si bien que « septembre 1948 ressemble à août68 » : les combats réels avec les armées arabes diminuant, les troupes juives peuvent finir le travail commencé en 1947.
Certes, les opérations de conquête de nouveaux territoires au delà des 78% de la Palestine espérés par le gouvernement israélien, échouent : les FDI ne prennent ni Qalqilya et Turkarem, ni le Wadi Ara (que le roi Abdallah cèdera finalement à Israël en 1949), ni le Golan. En revanche, l’épuration de la Galilée se poursuit, malgré la résistance de volontaires locaux appuyés par l’ALA.
« Finir le travail : octobre 1948, janvier 1949 » : tel est le titre du chapitre VIII de The Ethnic Cleansing, le dernier que nous étudierons ici 69.
Il s’ouvre sur la frustration que représente, pour les forces israéliennes, en octobre 1948, la résistance des Palestiniens et volontaires arabes en Galilée.
C’est pour en venir à bout que l’armée israélienne lance l’opération Hiram, couronnée de succès après deux semaines de combats et de massacres. Pendant une brève période, observe Pappé, face à la puissance militaire largement supérieure d’Israël, des villages palestiniens, pour la première fois depuis le début du nettoyage ethnique, se transforment courageusement en « forteresses70 » face aux troupes des assiégeants.
Jeunes villageois et combattants de l’ALA se battent côte à côte. La plupart des villages tombent fin octobre, souvent après des bombardements aériens très destructeurs et meurtriers.
Deux mystères demeurent. Pourquoi les habitants de certains villages ont-ils été expulsés (comme ceux de Qaddita et de Mayrin) et d’autres non (comme Jish, non loin) ? Pourquoi Rama fut-il épargné et, à côté, Safsaf totalement démoli ?
Faute de certitude, l’historien avance deux hypothèses : d’une part l’arbitraire du commandant local, seul habilité à décider ; et, d’autre part, la volonté israélienne de « diviser pour mieux régner », en s’appuyant sur les Druzes et, à un moindre degré, sur les chrétiens, épargnés par l’expulsion ou autorisés à revenir...
Cette période voit aussi les FDI se livrer à de nouveaux crimes de guerre. Le 29 octobre, une unité mixte de soldats juifs et druzes pénètre à Safsaf, après un violent bombardement.
Le lendemain matin, ils rassemblent les villageois sur la place centrale, identifient les « suspects », en attrapent soixante-dix, leur bandent les yeux et les amènent à un endroit où ils les abattent sommairement.
« Des documents d’archive israéliens confirment ce cas », précise l’auteur, avant d’ajouter que les « témoignages oraux » racontent « des atrocités bien pires ». Ainsi des survivants se rappellent « comment quatre femmes et une fille furent violées devant les autres villageois ainsi qu’une femme enceinte passée à la baïonnette ».
Le 31 octobre, toute la Galilée, il y a peu palestinienne, est aux mains de l’armée israélienne. L’épuration se poursuivra, dans les mois qui suivront, avec des opérations visant des villages « oubliés » dans le nettoyage, parfois accompagnées de massacres - comme à Khirbat Wara al-Sawda.
En revanche, la « judaïsation » de la région, relancée de décennie en décennie, échouera : « C’est la seule région de Palestine, se réjouit l’historien, qui a gardé sa beauté naturelle, sa saveur moyen-orientale et sa culture palestinienne71. »
À l’automne de 1948, poursuit Pappé, l’essentiel des opérations de nettoyage se combine avec un effort pour empêcher le retour des Palestiniens.
À trois niveaux : destruction et transformation de tous les villages arabes en colonies juives ou en forêts « naturelles » ; résistance aux pressions internationales en faveur du retour des réfugiés, sur la base de la résolution 191 du 11 décembre 1948 ; contrôle de la démographie arabe dans les villes et villages épurés.
Cette dernière mission est confiée, à partir du 12 janvier 1949, à une nouvelle unité, l’Unité minorité, formée de Druzes, de Circassiens et de Bédouins, chargée d’empêcher toute tentative de réfugiés pour rentrer clandestinement chez eux pour y vivre ou simplement afin de récupérer une partie de leurs biens.
Même les villages autorisés à se maintenir, observe l’historien, « restaient menacés d’éviction forcée ou de transfert vers d’autres lieux en raison de la cupidité des fermiers juifs, spécialement des kibboutz, qui convoitaient leurs terres72 ».
La guerre tourne à ce point à l’avantage d’Israël que réapparaît, écrit l’historien, « le rêve de créer un mini-Empire73 » incluant la Cisjordanie et le Sud-Liban. Mais David Ben Gourion et le comité de cinq vétérans qu’il constitue à cette occasion préfèrent renoncer à la première, par crainte des réactions sur place mais aussi à Londres, et pour ne pas compromettre la négociation de l’armistice israélo-jordanien.
Au Sud-Liban, en revanche, l’armée s’empare de treize villages et s’y livre à des exécutions - quatre-vingts à Hula, plus de cent à Saliha. Shmuel Lahis, futur directeur de l’Agence juive, y tue à lui seul trente-cinq personnes - il sera condamné à sept ans de prison avant d’être... amnistié par le président d’Israël.
Le nettoyage ethnique de la Palestine s’achève - pour ce qui concerne 1948 - dans le nord et dans le sud. Novembre et décembre voient les FDI attaquer, au nord, dans le Wadi Ara. Au sud, après la prise d’Ishdud (Ashdod) et de Majdal (Ashkelon) et l’expulsion de leurs habitants vers la bande de Gaza en novembre, le mois de décembre est consacré à l’éviction des Bédouins du Néguev et de la population de Beersheba.
Plus à l’ouest, non loin de Hébron, Dawayima est le théâtre des « pires événements dans les annales des atrocités de la Nakba », que la Légion arabe tiendra secrets - analyse en substance le rapport des Nations unies du 14 juin 1949 - de crainte qu’ils ne provoquent, comme ceux de Deir Yassine, un nouveau flot de réfugiés.
Toujours est-il que, le 28 octobre, une demi-heure après la prière du midi, vingt blindés pénètrent dans le village et tentent d’en expulser 6 000 Palestiniens.
N’y parvenant pas, les soldats tirent au hasard sur la foule, qui court se réfugier à la mosquée et dans la cave sacrée d’Iraq al-Zagh.
Le lendemain, 455 personnes, dont 170 enfants et femmes, manquent à l’appel. Les soldats impliqués racontent des horreurs, écrit l’historien : « Des bébés au crâne ouvert, des femmes violées ou brûlées vivantes dans leur maison, des hommes poignardés à mort. » À défaut de rapport officiel, on a retrouvé les lettres de témoins au haut commandement : les brutalités qu’ils décrivent, ajoute Pappé, « renforcent ma confiance dans l’exactitude des descriptions [...] des crimes horribles que les soldats israéliens ont commis à Tantoura, Safsaf et Sasa74 » et que l’histoire orale palestinienne a permis de reconstituer.
Au total, de novembre 1948 jusqu’aux derniers armistices de l’été 1949, quatre-vingt-sept villages seront occupés par les FDI, dont trente-six vidés de force.

Le nettoyage ethnique, conclut l’historien, « n’est pas un génocide, mais il porte en lui-même des actes atroces de tueries de masse et de boucherie ». Ce sont des milliers de Palestiniens que des soldats israéliens d’origine, d’âge et de grades divers ont tué « impitoyablement et sauvagement » : aucun d’entre eux « n’a jamais été poursuivi pour crime de guerre, malgré des preuves accablantes75 ».

Israël, l’impunité jusqu'à quand ?

546.Posté par Ouallonsnous ? le 08/06/2010 09:02
A 545.Posté par JR le 08/06/2010 06:29

Idem réponse à 537.Posté par Shah Rukh le 07/06/2010 12:23 , alias "Shah des égouts sionistes";

Nous avons tous reconnu la logorrhé haineuse et raciste, antisémite des assassins des palestiniens sémites depuis la nuit des remps, les imprécations des FDI sionistes, génocidaires et criminels contre l'humanité !

Israël, l'impunité jusqu'a quand ?




545.Posté par JR le 08/06/2010 06:29
A Ouallonsnous : "génocidaire", de qui ? des Palestiniens ? Une population qui subit un génocide est au minimum une population qui diminue (accessoirement, qui s'enfuit comme elle peut). La population palestinienne est de celles qui augmentent le plus au monde, et à part les chrétiens (et pas du fait des Israéliens) elle ne s'enfuit pas. Si ce détournement du terme ne relève pas de l'antisémitisme (critiquer c'est une chose, diaboliser à tout va une autre), je me demande bien de quoi il retourne.
http://pagesperso-orange.fr/daruc/divers/coran2.htm

544.Posté par suppositoire le 08/06/2010 02:42

Comme c'est triste! Fermeture du ban.

543.Posté par samu le 07/06/2010 17:55
@ Shah...Shah...shash....
Ouf , vous commencez à faire sobre .....Et voilà votre parit côté Témoin de Jéhovah qui ressort !
Attention à votre oeil : une poutre , c'est du costaud , du solide , du dangereux , et l'effet boomerang pourrait bien vous être fatal ....

542.Posté par free gaza mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrr le 07/06/2010 16:36
!!! http://www.youtube.com/watch?v=TXhcmQmOuds&feature=player_embedded !!!

541.Posté par Shah Rukh le 07/06/2010 16:01
Le mot de la fin, salutaire pour certains:

Evangile selon St Luc, 6, 14:

"Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère"

540.Posté par Ouallonsnous ? le 07/06/2010 14:24
A 537.Posté par Shah Rukh le 07/06/2010 12:23 , alias "Shah des égouts sionistes", apparemment, tu t'es reconnu !

Et nous, nous avons tous reconnu la logorrhé haineuse et raciste des FDI sionistes, génocidaires et criminels contre l'humanité !

Israël, l'impunité jusqu'a quand ?

539.Posté par Shah Rukh le 07/06/2010 13:57
Que voulez-vous, quand on dit vrai (et vérifiable, pas comme vos déclarations ineptes, de mauvaise foi, négationnistes, réductrices, confuses, et sans rapport avec la réalité) on ne peut que dire la même chose : la paix ne viendra pas de la négation de l'altérité ! D'où qu'elle vienne. Mais jusqu'à présent, les leaders palestiniens ont fait moins de chemin vers la paix que leur population qu'ils endoctrinent à la haine et au conflit.
Vous aurez beau réécrire l'histoire, de toute façon, vous finirez comme tous vos comparses dans l'oubli et le ridicule !

538.Posté par samu le 07/06/2010 13:17
àSha Rukh , 531 et 537.
" ...ce que disent les palestiniens : on veut une terre sans juifs" ..
Ce qu'a dit Lieberman , actuel ministre , d'extrême droite , du gouvernement Netanyahu , premier ministre de droite allié à l'extrême droite : "ON veut une terre sans arabes , sans musulmans "

"...il ne faut pas être des mauvais perdants " ..... Il vaudrait mieux ne pas être de très mauvais gagnants , non plus .....
Pour l'avoir été , à la fin de la première guerre mondiale , les alliés qui ont humilié l'Allemagne , ont "encouragé" l'arrivée de Hitler au pouvoir ; le peuple allemand n'en pouvait plus des humiliations : ils s'est donc tourné vers celui qui n'avait qu'un but : se venger !
Résultat ? La seconde guerre mondiale et la persécussion des juifs ....
Beau résultat , n'est-ce pas ?

" ...et demandez aux dirigeants palestiniens combien ils placent sur leurs comptes off-shore " ...
Il n'y aurait aucun argent israëli, aucun argent juif sur les comptes off-shore ? ce sont probablement ceux qui en ont le plus ....Et pourtant , en Israel , il y a beaucoup de misère parmi les juifs ....que cet argent pourrait aider ....

A part ça , vos discours d'endoctriné fanatique ne sont pas passionnants : vous répétez , inlassablement la même chose , toujours la même chose ....

Quan à Anne Onime , 535 , elle ferait mieux d'être , elle aussi , un peu modeste : elle n'est pas , à elle toute seule , "tout le monde" ..et heureusement !

537.Posté par Shah Rukh le 07/06/2010 12:23
@celui qui se reconnaitra:
Pauvre bouffon ! Dans ton cloaque mental, arrête de te prendre pour le nombril du monde. Et au moins aie le courage de t'appeler de ton propre prénom. A moins que tu aies toi même honte des fadaises que tu débites..
Au moins, diffuser des inepties pareilles, ça montre l'étendue de tes capacités : faire du copier-coller ! Même le poulpe est plus développé !
On a tous compris que vu les tares dont la nature t'a affligé, tu es en réduit à chercher un bouc émissaire. T'inquiète, tu auras au moins notre charité!

536.Posté par Ouallonsnous ? le 07/06/2010 11:34
A 535.Posté par Anne Onime le 07/06/2010 00:49 , Anne Onime serait il ton nouveau pseudo, 'Shah des égoûts sionistes" ?

A ne pas te croîre, j'ai un lecteur, toi ! Réalises tu la sottise de tes écrits et de la propagande de la FDI sioniste pour qui tu roules ?

535.Posté par Anne Onime le 07/06/2010 00:49
@ Ouallonsnous ?

Te fatigues pas .. personne ne te lit

SI tu savais combien les Français se foutent des arabes et des juifs. J'ai même entendu

dans le métro :s'ils pouvaient se tuer jusqu'aux derniers etc... Je te laisse deviner la suite

534.Posté par Ouallonsnous ? le 06/06/2010 22:50
Israël, l’impunité jusqu'à quand ?

19/ L'invasion de Gaza: «Opération plomb fondu», la partie israélienne d'un programme plus vaste du renseignement militaire, 60 ans aprés 1949 !

par Michel Chossudovsky

Les bombardements aériens et l'invasion terrestre de Gaza par le cours des forces terrestres israéliennes doivent être analysées dans un contexte historique. Opération «Plomb durci» est une entreprise soigneusement planifiée, qui fait partie d'un vaste programme de renseignement militaire d'abord formulée par le gouvernement du Premier ministre Ariel Sharon en 2001:
«Sources de la mise en place de la défense a déclaré ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de défense israéliennes de se préparer à l'opération de plus de six mois, même si Israël a commencé à négocier un accord de trêve avec le Hamas." (Barak Ravid, L'opération «Plomb durci»: les forces aériennes israéliennes grève après des mois de planification, Haaretz, Décembre 27, 2008)
C'est Israël qui a brisé la trêve le jour de l'élection présidentielle américaine, Novembre 4:
"Israël a utilisé cette distraction de rompre le cessez le feu entre le Hamas lui-même et par les bombardements de la bande de Gaza. Israël a soutenu cette violation du cessez le feu était d'empêcher le Hamas de creuser des tunnels sur le territoire israélien.

Dès le lendemain, Israël a lancé un siège terrorisant de Gaza, coupant l'alimentation, du carburant, des fournitures médicales et d'autres nécessités d'une tentative de «soumettre» les Palestiniens tout en même temps se livrer à des incursions armées.
En réponse, le Hamas et d'autres dans la bande de Gaza de nouveau eu recours au pétrole brut de tir, fait maison, et des roquettes imprécises principalement en Israël. Au cours des sept dernières années, ces roquettes ont été responsables de la mort de 17 Israéliens. Au cours de la même période, Israël agressions Blitzkrieg ont tué des milliers de Palestiniens, en tirant de protestation dans le monde entier, mais la sourde oreille à l'ONU. "(Shamus Cooke, le massacre de la Palestine et la menace d'une guerre élargie, Global Research, Décembre 2008)
Prévues en cas de catastrophe humanitaire

Sur Décembre 8, sous-secrétaire d'Etat John Negroponte a été à Tel Aviv pour des discussions avec ses homologues israéliens, y compris le directeur du Mossad, Meir Dagan.
"Opération Plomb Durci" a été lancé deux jours suivant le jour après Noël. Il a été couplé avec une campagne soigneusement conçue de relations publiques internationales sous l'égide du ministère des Affaires étrangères d'Israël.
objectifs militaires du Hamas ne sont pas l'objectif principal. L'opération «Plomb durci» est destiné, tout à fait délibérément, pour déclencher blessés civils.
Que nous avons affaire à une «catastrophe humanitaire planifiée" dans la bande de Gaza dans une zone urbaine densément peuplé. (Voir carte ci-dessous)




L'objectif à plus long terme de ce plan, telle que formulée par les responsables de la politique israélienne, est l'expulsion des Palestiniens des territoires palestiniens:
"Terroriser la population civile, en assurant la destruction maximale des biens et des ressources culturelles ... La vie quotidienne des Palestiniens doit être rendue insupportable: ils doivent être enfermés dans les villes, empêchés d'exercer vie économique normale, coupés de lieux de travail, écoles et les hôpitaux, ce qui encourage l'émigration et d'affaiblir la résistance aux expulsions avenir "Ur Shlonsky, cité par Ghali Hassan, Gaza: la plus grande prison du monde, Global Research, 2005)
Vengeance Opération «justifiée»
Un tournant a été atteint. L'opération «Plomb durci» fait partie de la plus large opération militaire-intelligence lancées au début du gouvernement d'Ariel Sharon en 2001. C'est sous Sharon "Vengeance Opération justifiée" que les avions F-16 de chasse étaient initialement utilisés pour bombarder des villes palestiniennes.
"Opération justifiée Vengeance" a été présenté en Juillet 2001 au gouvernement israélien d'Ariel Sharon par le chef du personnel des FDI Shaul Mofaz, sous le titre "La destruction de l'Autorité palestinienne et le désarmement de toutes les forces armées".
"Un plan d'urgence, le nom de code Opération Vengeance Justifiée, a été élaboré dernière Juin [2001] à réoccuper tous de la Cisjordanie et, éventuellement, la bande de Gaza à un coût prévisible des« centaines »de victimes israéliennes." (Washington Times, 19 Mars 2002).
Selon le rapport de Jane's "étrangères" (Juillet 12, 2001), l'armée israélienne en vertu de Sharon a mis à jour ses plans pour un "tous azimuts d'assaut pour briser l'Autorité palestinienne, la force à Yasser Arafat et de tuer ou de retenir son armée".
»Justification effusion de sang»
L'effusion de sang "Justification" a été une composante essentielle de l'ordre du jour de renseignement militaire. Le meurtre de civils palestiniens était justifiée par des "raisons humanitaires". Opérations militaires israéliennes ont été soigneusement programmée pour coïncider avec les attentats-suicide:
L'assaut serait lancé, à la discrétion du gouvernement, après un attentat suicide en Israël grandes, faisant des morts et des blessés généralisée, citant l'effusion de sang comme justification. Tanya Reinhart (, Evil Unleashed, passer d'Israël à détruire l'Autorité palestinienne est un plan calculé, longtemps en gestation, Global Research, Décembre 2001, nous soulignons)
Le Plan Dagan
"Opération justifiée Vengeance" a également été dénommé le «Plan Dagan", du nom de général (retraité) Meir Dagan, qui dirige actuellement le Mossad, l'agence de renseignement d'Israël.
Réserve générale Meir Dagan a été le conseiller de M. Sharon à la sécurité nationale au cours de la campagne électorale de 2000. Le plan aurait été rédigé avant l'élection de Sharon comme Premier Ministre en Février 2001. »Selon Alex Fishman écrit dans Yediot Aharonot, le Plan Dagan consistait à détruire l'autorité palestinienne et à mettre à Yasser Arafat" du jeu "." (Shulman Ellis, "Vengeance Opération justifiés": un plan secret pour détruire l'Autorité palestinienne, Mars 2001):
"Comme indiqué dans le Foreign Report [] Jane et communiqués localement par Maariv, le plan de l'invasion israélienne - auraient surnommé Justified Vengeance - serait lancée immédiatement après l'attentat-suicide à haute prochaine victime, devait durer environ un mois et devrait se traduire par la mort de centaines d'Israéliens et de milliers de Palestiniens. (Ibid, souligné par nous)
Le «Plan Dagan» prévoyait la soi-disant «cantonisation» des territoires palestiniens par laquelle la Cisjordanie et de Gaza serait totalement coupé de l'autre, séparés par des «gouvernements» dans chacun des territoires. Selon ce scénario, déjà envisagé en 2001, Israël:
"Négocier séparément avec les forces palestiniennes qui sont dominantes dans chaque territoire forces-palestinien responsable de la sécurité, l'intelligence, et même pour les Tanzim (Fatah)." Le plan ressemble étroitement à l'idée de «cantonisation» des territoires palestiniens, avancée par un certain nombre de ministres. "Sylvain Cypel, Le fameux «Plan Dagan» Sharon plan pour se débarrasser d'Arafat, Le Monde, 17 Décembre, 2001)

Le Plan Dagan a établi une continuité dans l'ordre du jour de renseignement militaire. Dans la foulée des élections de 2000, Meir Dagan a été attribué un rôle clé. "Il est devenu de Sharon" go-between »dans les questions de sécurité avec le président du envoyés spéciaux Bush Zinni et Mitchell." Il a ensuite été nommé directeur du Mossad par le Premier ministre Ariel Sharon en août 2002. Dans la période post-Sharon, il demeura chef du Mossad. Il a été confirmé dans son poste de directeur des services israéliens de renseignements par le Premier ministre Ehud Olmert en Juin 2008.
Meir Dagan, en coordination avec ses homologues des États-Unis, a été en charge de diverses opérations de renseignement militaire. Il est intéressant de noter que Meir Dagan en tant que jeune colonel avait travaillé en étroite collaboration avec ministre de la Défense Ariel Sharon dans les raids sur les établissements palestiniens à Beyrouth en 1982 . L'invasion de terre 2009 de la bande de Gaza, à bien des égards, ressemblent rusé à l'opération militaire menée par 1982 Sharon et Dagan.

Continuité: De Sharon à Olmert

Il est important de se concentrer sur un certain nombre d'événements clés qui ont conduit aux massacres à Gaza sous la rubrique «Opération Plomb Durci":
1. L'assassinat en Novembre 2004, de Yasser Arafat. Cet assassinat avait été sur la planche à dessin depuis 1996 sous la rubrique «Domaines d'intervention d'épines". Selon une Octobre 2000 document "préparé par les services de sécurité, à la demande du Premier ministre Ehud Barak, a déclaré que« Arafat, la personne, est une grave menace pour la sécurité de l'Etat [d'Israël] et le dommage qui suite de sa disparition est inférieur aux dommages causés par son existence ». Tanya Reinhart (, Evil Unleashed, passer d'Israël à détruire l'Autorité palestinienne est un plan calculé, longtemps en gestation, Global Research, Décembre 2001. Détails du document ont été publiés dans Ma'ariv 6 Juillet 2001.).
l'assassinat d'Arafat a été ordonnée en 2003 par le cabinet israélien. Il a été approuvé par les États-Unis qui a opposé son veto sécurité des Nations Unies résolution condamnant la décision de 2003 du cabinet israélien. Réagissant à l'augmentation des attaques palestiniennes, en août 2003, le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz a déclaré "la guerre totale" sur les militants qui il a promis «Vouées à la mort."
Cabinet «À la mi Septembre, le gouvernement israélien a adopté une loi pour se débarrasser d'Arafat. israélien des Affaires de la sécurité politique déclarée" la décision de retirer Arafat comme un obstacle à la paix. "Mofaz menacé;« nous allons choisir le bon chemin et le droit le temps de tuer Arafat. "ministre palestinien Saeb Erekat a déclaré à CNN qu'il pensait qu'Arafat était la prochaine cible. CNN a demandé Sharon porte-parole de Ra'anan Gissan si le vote signifiait l'expulsion d'Arafat. Gissan précisé:« Il ne signifie pas que. Le Conseil des ministres a décidé aujourd'hui de lever cet obstacle. Le temps, la méthode, les moyens par lesquels cela aura lieu seront décidés séparément, et les services de sécurité de surveiller la situation et de faire la recommandation sur l'action appropriée. "(Voir Trish Shuh, la feuille de route pour un plan Décès, www. mehrnews.com Novembre 2005 9

L'assassinat d'Arafat faisait partie du plan 2001 Dagan. Selon toute vraisemblance, il a été réalisé par de renseignement israéliens. Elle était destinée à détruire l'Autorité palestinienne, les divisions au sein du Fatah fomenter ainsi que entre le Fatah et le Hamas. Mahmoud Abbas est un collaborateur palestinien. Il a été installé en tant que chef du Fatah, avec l'approbation d'Israël et les Etats-Unis, qui financent les forces de l'Autorité palestinienne en matière de sécurité et paramilitaires.

2. La suppression, sous les ordres du Premier ministre Ariel Sharon en 2005, de toutes les colonies juives à Gaza. Une population juive de plus de 7.000 a été déplacé.
«C'est mon intention [Sharon] pour procéder à une évacuation - pardon, une relocalisation - des colonies qui nous causent des problèmes et des lieux que nous n'allons pas garder de toute façon dans un règlement définitif, comme les colonies de Gaza .... je suis travaillent sur l'hypothèse que, dans l'avenir il n'y aura pas juifs à Gaza ", a déclaré M. Sharon." (Radio-Canada, Mars 2004)
La question des colonies à Gaza a été présentée dans le cadre du Plan de Washington de route "pour la paix". Célébrée par les Palestiniens comme une «victoire», cette mesure n'était pas dirigée contre les colons juifs. Bien au contraire: Il faisait partie de l'ensemble des opérations secrètes, qui consistait à transformer Gaza en un camp de concentration. Tant que les colons juifs vivaient à l'intérieur de Gaza, l'objectif de maintien d'un territoire vaste prison barricadée ne pourrait être atteint. La mise en œuvre de l'opération "Plomb durci" nécessaire "pas de juifs à Gaza".
3. Le bâtiment de l'infâme Mur de l'Apartheid a été décidée au début du gouvernement Sharon. (Voir la carte ci-dessous).


4. La phase suivante a été la victoire électorale du Hamas en Janvier 2006. Sans Arafat, les architectes israéliens de renseignement militaire savait que le Fatah sous Mahmoud Abbas perdrait les élections. Cela faisait partie du scénario, qui avaient été envisagés et analysés à l'avance.

Avec le Hamas en charge de l'Autorité palestinienne, sous le prétexte que le Hamas est une organisation terroriste, Israël serait de réaliser le processus de «cantonisation» telle qu'elle est formulée dans le cadre du plan Dagan. Fatah sous Mahmoud Abbas resterait officiellement en charge de la Cisjordanie. Le gouvernement dûment élu le Hamas serait limitée à la bande de Gaza.
Attaque au sol
Le 3 Janvier, les tanks israéliens et l'infanterie est entrée dans la bande de Gaza une offensive au sol:
"Les opérations au sol a été précédée par plusieurs heures de tirs d'artillerie lourde à la nuit tombée, enflammant les objectifs dans les flammes qui éclatent dans le ciel nocturne. Tirs à la mitrailleuse secoué comme balles traçantes lumineuse traversa l'obscurité et l'écrasement des centaines d'obus envoyé des traînées de incendie. (AP 3 Janvier 2009)
Des sources israéliennes ont mis en évidence une longue établi à l'opération militaire. Il "ne sera pas facile et il ne sera pas à court", a déclaré ministre de la Défense Ehud Barak dans un discours télévisé.
Israël ne cherche pas à obliger le Hamas «à coopérer». Ce que nous traitons est la mise en œuvre du «Plan Dagan» comme initialement formulée en 2001, qui demandait:
"Une invasion du territoire palestinien contrôlé par les quelque 30.000 soldats israéliens, avec la mission clairement définie de détruire l'infrastructure de la direction palestinienne et la collecte des armes actuellement possédée par les différentes forces palestiniennes et l'expulsion ou la mort de ses dirigeants militaires. (Ellis Shulman, op cit, nous soulignons)
La question plus large est de savoir si Israël, en consultation avec l'intention de Washington est à déclencher une guerre plus large.

L'expulsion massive pourrait survenir à un stade ultérieur de l'invasion terrestre, ont été les Israéliens à ouvrir ses frontières avec Gaza pour permettre un exode de la population. Expulsion a été évoquée par Ariel Sharon comme une "solution 1948 de style". Pour Sharon "il est seulement nécessaire de trouver un autre État pour les Palestiniens. -« La Jordanie est la Palestine »- était la phrase que Sharon a inventé." (Tanya Reinhart, op cit)



533.Posté par Ouallonsnous ? le 06/06/2010 21:52
Israël, jusqu’a quand l’impunité ?

18/ Un témoignage d’Illan Papé, le nettoyage ethnique de la Palestine

Sous le charmant village d’Ein Hod

Car la Galilée aussi est l’objet, durant l’entre-deux trèves, de campagnes visant à nettoyer totalement l’« ennemi » des villages - et les brigades Carmeli, Golani et Sept s’y emploieront jusqu’en octobre. Il en ira de même sur la côte, au sud de Haïfa, où trois villages tomberont, avant la trêve du 18 juillet. Seul Ayn Hawd échappera à la destruction, mais sa population arabe, expulsée, sera remplacée par des artistes juifs qui peupleront ce charmant village rebaptisé Ein Hod.
Quant au clan Abu al-Hija, il reconstruira un village qui sera enfin reconnu... en 2005. Il faudra l’opération Policier (Shoter, en hébreu) pour venir à bout - en pleine trêve ! - des trois derniers villages qui, note Pappé, sont devenus une « obsession » pour Ben Gourion. Quand les troupes israéliennes pénètrent dans l’un deux, Ijzim, elles trouvent, avoue leur rapport, « deux cents corps, dont beaucoup de civils tués par nos bombardements 63 ».

L’historien revient ensuite sur l’opération Dani, et notamment sur les expulsions de Lydda et de Ramleh, dont le lecteur retrouvera le récit dans le chapitre III du présent livre. Quelques aspects nouveaux, soulignés par Ilan Pappé, méritent toutefois d’être relevés. D’abord sur le massacre perpétré le 13 juillet dans la mosquée Dahamish de Lydda, où de nombreux habitants - y compris des hommes armés - s’étaient réfugiés.

Selon des sources palestiniennes, 426 hommes, femmes et enfants ont été tués (176 corps sont retrouvés dans la seule mosquée). Pappé invoque notamment un témoin direct, Spiro Munayar, interviewé par le sociologue Salim Tamari pour le Journal of Palestine Studies de l’été 1998.
Autre témoin de poids, un jeune médecin nommé... Georges Habache, futur fondateur du Front Populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).
Les correspondants de la presse internationale confirment la brutalité de l’expulsion - Pappé cite ainsi Keith Wheeler du Chicago Sun Times et Kenneth Bilby, du New York Herald Tribune, qui ont vu les soldats israéliens tirer sur tout ce qui bougeait, comme Spiro Munayar, qui les a observés dérobant aux femmes palestiniennes les bijoux en or ornant leur cou, leurs poignets et leurs doigts, « de même que l’argent et les objets précieux suffisamment légers pour être emportées 64 ».
Si la Légion arabe a abandonné Lydda et Ramleh à leur sort, elle tient bon en revanche à Latrun, infligeant aux Israéliens leur seule grande défaite de la guerre de 1948.
Elle résiste aussi à Jérusalem, en particulier à Cheikh Jarrah. Mais, le 9 juillet, les FDI reprennent leur offensive contre Nazareth, avec toutefois une dimension spécifique : Ben Gourion, note Pappé, ne souhaite pas qu’elle soit dépeuplée, sachant que « les yeux du monde chrétien, il le savait, sont braqués sur la ville65 ».
Mais Moshe Kourmil, le commandant de l’opération Palmier, donne l’ordre d’expulser les 16 000 personnes (dont 10 000 chrétiens restés à Nazareth). Le Premier ministre exige - et évidemment obtient - qu’il se rétracte. Cela n’empêche pas de nombreux Palestiniens d’être arrêtés ou chassés, dans la ville et aux environs.
Ainsi le village de Hittin est-il brutalement nettoyé, le 17 juillet, par la brigade Sept. Les villageois qui parviennent à s’échapper gagnent des villages... qui seront occupés en octobre, à la fin de l’opération Palmier.
Durant l’été, l’armée fait aussi appel à son aviation embryonnaire pour réaliser « une épuration ethnique aérienne » - les bombardements par avion deviendront un instrument essentiel pour détruire les bourgs, paniquer leurs habitants et les pousser à s’enfuir avant l’arrivée des troupes.
Les pilotes témoignent du spectacle qu’ils contemplent depuis leur cockpit : « Des files de réfugiés portant quelques biens assemblés dans la hâte et cheminant lentement vers ce qu’ils croyaient être des refuges plus sûrs. »
À l’époque, Ben Gourion s’intéresse plus au sud qu’au nord et, en juillet, le nettoyage s’étend pour la première fois au Néguev, visant les 90 000 Bédouins y vivant, répartis entre 96 tribus : onze d’entre elles sont immédiatement expulsées et dix-neuf forcées de gagner des « réserves66 » sous forme de régions militaires fermées dont on ne peut partir qu’avec un permis spécial. L’éviction des Bédouins durera jusqu’en 1959...

L’annonce de la seconde trêve, le 18 juillet, tombe mal pour l’opération. Certes, une partie du nettoyage ethnique est terminée, deux villes, Lydda et Ramleh, et 68 villages s’étant ajoutés aux 291 localités déjà épurées et occupées.
Mais il reste beaucoup à faire, et c’est pourquoi les Israéliens brisent le cessez-le-feu au Nord, occupant de nouvelles localités autour de Haïfa et complétant leur contrôle de la Galilée. Au Sud aussi, ils poursuivent les hostilités, pour obtenir la reddition des Égyptiens de la poche de Faluja.
Espérant que les Nations unies ne les condamneraient pas s’ils ne violaient la trêve que pour réduire des « poches arabes » dans des zones attribuées à l’État juif, les dirigeants israéliens ordonnent à leur armée de poursuivre ses opérations en août et au-delà. N’eut été la fermeté égyptienne et surtout jordanienne, ils auraient étendu leur emprise à l’essentiel de la Palestine.
Même l’ONU, dont Israël devint membre en mai 1949, hésitera longtemps - observe Pappé - à désigner ces zones conquises par l’armée comme « administrées » ou « occupées67 ».
Outre le Golan, dont Igal Yadin tente de s’emparer, il ne demeure, en août, que trois zones convoitées par David Ben Gourion : le Wadi Ara, la partie occidentale de la haute Galilée et le sud du Néguev.

Si bien que « septembre 1948 ressemble à août68 » : les combats réels avec les armées arabes diminuant, les troupes juives peuvent finir le travail commencé en 1947.
Certes, les opérations de conquête de nouveaux territoires au delà des 78% de la Palestine espérés par le gouvernement israélien, échouent : les FDI ne prennent ni Qalqilya et Turkarem, ni le Wadi Ara (que le roi Abdallah cèdera finalement à Israël en 1949), ni le Golan. En revanche, l’épuration de la Galilée se poursuit, malgré la résistance de volontaires locaux appuyés par l’ALA.
« Finir le travail : octobre 1948, janvier 1949 » : tel est le titre du chapitre VIII de The Ethnic Cleansing, le dernier que nous étudierons ici 69.
Il s’ouvre sur la frustration que représente, pour les forces israéliennes, en octobre 1948, la résistance des Palestiniens et volontaires arabes en Galilée.
C’est pour en venir à bout que l’armée israélienne lance l’opération Hiram, couronnée de succès après deux semaines de combats et de massacres. Pendant une brève période, observe Pappé, face à la puissance militaire largement supérieure d’Israël, des villages palestiniens, pour la première fois depuis le début du nettoyage ethnique, se transforment courageusement en « forteresses70 » face aux troupes des assiégeants.
Jeunes villageois et combattants de l’ALA se battent côte à côte. La plupart des villages tombent fin octobre, souvent après des bombardements aériens très destructeurs et meurtriers.
Deux mystères demeurent. Pourquoi les habitants de certains villages ont-ils été expulsés (comme ceux de Qaddita et de Mayrin) et d’autres non (comme Jish, non loin) ? Pourquoi Rama fut-il épargné et, à côté, Safsaf totalement démoli ?
Faute de certitude, l’historien avance deux hypothèses : d’une part l’arbitraire du commandant local, seul habilité à décider ; et, d’autre part, la volonté israélienne de « diviser pour mieux régner », en s’appuyant sur les Druzes et, à un moindre degré, sur les chrétiens, épargnés par l’expulsion ou autorisés à revenir...
Cette période voit aussi les FDI se livrer à de nouveaux crimes de guerre. Le 29 octobre, une unité mixte de soldats juifs et druzes pénètre à Safsaf, après un violent bombardement.
Le lendemain matin, ils rassemblent les villageois sur la place centrale, identifient les « suspects », en attrapent soixante-dix, leur bandent les yeux et les amènent à un endroit où ils les abattent sommairement.
« Des documents d’archive israéliens confirment ce cas », précise l’auteur, avant d’ajouter que les « témoignages oraux » racontent « des atrocités bien pires ». Ainsi des survivants se rappellent « comment quatre femmes et une fille furent violées devant les autres villageois ainsi qu’une femme enceinte passée à la baïonnette ».
Le 31 octobre, toute la Galilée, il y a peu palestinienne, est aux mains de l’armée israélienne. L’épuration se poursuivra, dans les mois qui suivront, avec des opérations visant des villages « oubliés » dans le nettoyage, parfois accompagnées de massacres - comme à Khirbat Wara al-Sawda.
En revanche, la « judaïsation » de la région, relancée de décennie en décennie, échouera : « C’est la seule région de Palestine, se réjouit l’historien, qui a gardé sa beauté naturelle, sa saveur moyen-orientale et sa culture palestinienne71. »
À l’automne de 1948, poursuit Pappé, l’essentiel des opérations de nettoyage se combine avec un effort pour empêcher le retour des Palestiniens.
À trois niveaux : destruction et transformation de tous les villages arabes en colonies juives ou en forêts « naturelles » ; résistance aux pressions internationales en faveur du retour des réfugiés, sur la base de la résolution 191 du 11 décembre 1948 ; contrôle de la démographie arabe dans les villes et villages épurés.
Cette dernière mission est confiée, à partir du 12 janvier 1949, à une nouvelle unité, l’Unité minorité, formée de Druzes, de Circassiens et de Bédouins, chargée d’empêcher toute tentative de réfugiés pour rentrer clandestinement chez eux pour y vivre ou simplement afin de récupérer une partie de leurs biens.
Même les villages autorisés à se maintenir, observe l’historien, « restaient menacés d’éviction forcée ou de transfert vers d’autres lieux en raison de la cupidité des fermiers juifs, spécialement des kibboutz, qui convoitaient leurs terres72 ».
La guerre tourne à ce point à l’avantage d’Israël que réapparaît, écrit l’historien, « le rêve de créer un mini-Empire73 » incluant la Cisjordanie et le Sud-Liban. Mais David Ben Gourion et le comité de cinq vétérans qu’il constitue à cette occasion préfèrent renoncer à la première, par crainte des réactions sur place mais aussi à Londres, et pour ne pas compromettre la négociation de l’armistice israélo-jordanien.
Au Sud-Liban, en revanche, l’armée s’empare de treize villages et s’y livre à des exécutions - quatre-vingts à Hula, plus de cent à Saliha. Shmuel Lahis, futur directeur de l’Agence juive, y tue à lui seul trente-cinq personnes - il sera condamné à sept ans de prison avant d’être... amnistié par le président d’Israël.
Le nettoyage ethnique de la Palestine s’achève - pour ce qui concerne 1948 - dans le nord et dans le sud. Novembre et décembre voient les FDI attaquer, au nord, dans le Wadi Ara. Au sud, après la prise d’Ishdud (Ashdod) et de Majdal (Ashkelon) et l’expulsion de leurs habitants vers la bande de Gaza en novembre, le mois de décembre est consacré à l’éviction des Bédouins du Néguev et de la population de Beersheba.
Plus à l’ouest, non loin de Hébron, Dawayima est le théâtre des « pires événements dans les annales des atrocités de la Nakba », que la Légion arabe tiendra secrets - analyse en substance le rapport des Nations unies du 14 juin 1949 - de crainte qu’ils ne provoquent, comme ceux de Deir Yassine, un nouveau flot de réfugiés.
Toujours est-il que, le 28 octobre, une demi-heure après la prière du midi, vingt blindés pénètrent dans le village et tentent d’en expulser 6 000 Palestiniens.
N’y parvenant pas, les soldats tirent au hasard sur la foule, qui court se réfugier à la mosquée et dans la cave sacrée d’Iraq al-Zagh.
Le lendemain, 455 personnes, dont 170 enfants et femmes, manquent à l’appel. Les soldats impliqués racontent des horreurs, écrit l’historien : « Des bébés au crâne ouvert, des femmes violées ou brûlées vivantes dans leur maison, des hommes poignardés à mort. » À défaut de rapport officiel, on a retrouvé les lettres de témoins au haut commandement : les brutalités qu’ils décrivent, ajoute Pappé, « renforcent ma confiance dans l’exactitude des descriptions [...] des crimes horribles que les soldats israéliens ont commis à Tantoura, Safsaf et Sasa74 » et que l’histoire orale palestinienne a permis de reconstituer.
Au total, de novembre 1948 jusqu’aux derniers armistices de l’été 1949, quatre-vingt-sept villages seront occupés par les FDI, dont trente-six vidés de force.

Le nettoyage ethnique, conclut l’historien, « n’est pas un génocide, mais il porte en lui-même des actes atroces de tueries de masse et de boucherie ». Ce sont des milliers de Palestiniens que des soldats israéliens d’origine, d’âge et de grades divers ont tué « impitoyablement et sauvagement » : aucun d’entre eux « n’a jamais été poursuivi pour crime de guerre, malgré des preuves accablantes75 ».


532.Posté par Ouallonsnous ? le 06/06/2010 15:08
Israél, l'impunité jusqu'a quand ?

A 531.Posté par Shah Rukh le 06/06/2010 13:05

"Entre une vision néocolonialiste - à laquelle je ne souscris pas et qui ne correspond pas à la situation d'Israel - et l'apologie néoromantique d'une civilisation éternelle......"

Que tu souscrives ou pas, "Shah des égouts sionistes" nous indiffére et surtout ne nous indigne pas, car le contraire eut été surprenant.
En fait tu es trés prévisible, ta rhétorique étant celle qui t'est prescrite depuis Tel-Aviv !

Quant à voir du néo-romantisme dans une spoliation, des massacres, un génocide lent, il faut vraiment être aliéné à trés haute dose au sionisme israélien !

531.Posté par Shah Rukh le 06/06/2010 13:05
Entre une vision néocolonialiste - à laquelle je ne souscris pas et qui ne correspond pas à la situation d'Israel - et l'apologie néoromantique d'une civilisation éternelle qui non seulement n'a jamais existé mais été le lieu de toutes les oppressions -là encore les sources existent pour évoquer l'esclavage, les abus des grands propriétaires (et de leurs intermédiaires, collecteurs de taxes, hommes de main) sur les fellaheen, pour se faire une idée réaliste, il faut penser aux "paysans sans terre" de salgado-, il me semble qu'il y a un intermédiaire que les aprioris marxisants (pour faire simple) empêchent de percevoir.

1-Le mouvement sioniste n'est passé à une revendication territoriale qu'à partir du moment où ils y ont été invités par les britanniques.
Ben Gourion lui-même était parti à Istanbul apprendre le "droit" ottoman et la seule revendication consistait dans une autonomie de facto où les législations spécifiques (résumées sous la forme de la dhimmitude) étaient abolies.
Pas de quoi bouleverser le monde : un peuple dispersé qui dit : nous souhaitons être des citoyens libres et non des sous-hommes de seconde zone au prétexte qu'une religion est arrivée après l'autre.
Force est de constater que le monde musulman continue encore aujourd'hui à privilégier une vision hiérarchique des religions. On a pu voir le grand respect envers la basilique de la nativité occupée par les islamistes, de même les synagogues détruites par la foule des éternelles victimes palestiniennes.

Désolé de briser le mythe orientaliste d'une civilisation éthérée que le monde occidental aurait bouleversé !

2-Vous refusez de voir les enjeux de la structure sociale arabe puisqu'elle se perpétue aujourd'hui, conditionnant une grande partie des échecs des pourparlers de paix.

Aux propriétaires terriens se sont substitués les apparatchiks autoproclamés de la cause palestinienne qui vivent de la rente viagère de l'aide internationale ("humanitaire" venant des occidentaux dont l'essentiel est détourné : faites le compte entre Gaza et Haiti, "logisitique" venant des "frères" arabes au gré des alliances et des jeux d'influence).

Autre remarque : Arafat le Cairote, Quwwatli le syrien, bref l'OLP n'a pas été fondé par des "palestiniens", il y a un refus de représentativité essentiel dans le monde politique arabe, et cela concerne aussi les autres pays où un clan s'accapare le pouvoir (syrie, jordanie, egypte, libye, algérie, tunisie, soudan, pétromonarchies,...) en clair, cela n'a rien à voir avec Israel.

Au lieu de fantasmer sur les causes de la mécompréhension flagrante de la société arabe et palestinienne, il faut accepter qu'elle soit différente et que la démocratie c'est pas un truc exportable, pas plus que les droits universaux ne signifient la même chose partout.

Cela ne veut pas dire cautionner les violences faites aux femmes, mais cela veut dire que l'idée, la représentation collective de la femme n'est pas la même, et que chercher à donner des leçons de moralité sur le sionisme n'a pas plus de sens ni de valeur que de se faire le promoteur d'un nationalisme arabe mal digéré !

3-Le problème n'est ni l'identité culturelle juive dont les racines avec cette terre sont profondément ancrées et ont tenu bon pendant des siècles en dépit des persécutions chrétiennes ou musulmanes, ni l'identité nationaliste arabe, mais la forme de l'irrédentisme "palestinien" qui tire son unanimité de la réduction de son contenu à la seule judéophobie.

Dès les progroms de 1920 à Jérusalem, la foule proclamait "après les gens du samedi [les juifs] viendra le tour des gens du dimanche [les chrétiens]".

Pourant, il existait bien une tendance progressiste parmi la bourgeoisie arabe dans les années 1930, sans pour autant être "sioniste" et ne pas souhaiter conserver le leadership politique (et en parallèle renverser les clans au pouvoir comme les al husseini....) Les luttes d'influence des voisins et les britanniques vont faire taire cette tendance..il ne subsitera que le mufti ami d'Hitler pour diriger le gouvernement d'union nationale de Gaza de 1949...

4-la question "palestinienne" ne peut être comprise qu'à l'échelle globale avec les différentes ingérences.
Pourtant, si on y réfléchit bien quand on sait que le territoire israélien de 1949 à 1967 fait 15km de large au minimum, soit une distance moindre que le tir d'une roquette, ou 10min en tank, il est évident que l'acceptation du plan de partage de l'onu aurait de facto rendu impossible l'établissement d'un Etat juif viable, que par vision obstruée et partiale certains brocardent à la moindre occasion, en baisant les pieds pleins de sang des dicateurs arabes, Qaddhafi et alii...

L'Etat binationale ou fédéral appelé de leurs pathétiques voeux par les "pacifistes" lobotomisés d'aujourd'hui n'aurait été possible qu'en 1947, par exemple dans le cadre d'un Etat incluant la Transjordanie avec autonomie élargie pour les régions majoritairement juives : vallée du jourdain nord, vallée de la houla, vallée de yezreel, jerusalem, plaine du sharon, Tel Aviv.

Fondamentalement, le refus obstiné d'admettre une souveraineté juive a conditionné les 60 ans qui ont suivi. D'ailleurs qui a attaqué dès la fin 1947 les villages juifs ! Il n'y avait pas d'Etat d'Israel.

On ne refait pas l'histoire, mais le plan de partage était destiné 1-à préserver les intérêts britanniques, 2-à rendre l'indépendance d'une des parties non viable. 3-donc à inciter à une fédération.
Ce que les élites arabes n'ont pas voulu accepter (sauf peut-être Abdallah de jordanie) c'est que les juifs n'étaient pas prêts à retourner dans leur état passé de servilité et de soumission (faites le compte de interdits, lois spécifiques, taxes, brimades subies par le yishouv sous joug musulman, et comparez avec la situation actuelle d'autonomie des palestiniens, et vous verrez la différence).

Pourquoi les "palestiniens" ne proposent pas la citoyenneté "palestinienne" aux "colons" juifs (qui ne sont pas plus "colons" que les arabes syriens ou egyptiens venus en meme temps ?
D'ailleurs je ne doute pas que vous savez que les "réfugiés" arabes de 1948 se sont vus attribué ce droit à l'assistanat pour deux ans de présence en "palestine"..un délai rempli à ce moment par l'immense majorité des Juifs déplacés par la guerre. Mais bon, cela donne une idée de l'antériorité du peuplement arabe... et coule à pic le refrain stridant sur une terre qui ne s'appelle "palestine" pour les arabes que depuis moins d'un siècle...)

Si la question n'était que de restituer les terres contre la paix, comme on dit dans nos médias, en se regardant le nombril, bien satistait d'annoner une énormité avec la conscience du devoir accompli, pourquoi ne pas commencer par dire : il y a un Etat de souveraineté juive avec droits pour les minorités (ce qui est le cas actuel : d'ailleurs les arabes chrétiens quittent en masse l'islamisation des territoires palestiniens, mais c'est un tabou que pour les censeurs de service), et un Etat de souveraineté arabe avec droits pour les minorités ?

Or que disent les dirigeants palestiniens : on veut une terre sans juifs. Pas de chance, le droit international part de deux principes : tout état souverain doit garantir le respect du droit des minorités, l'intangibilité des frontières cesse d'être valable qu'en cas de non-respect flagrant de ce droit: c'est en toute légalité que le peuple juif se gouverne. Et les palestiniens : bah là, demandez aux dirigeants combien ils placent sur leurs comptes offshore pour savoir pourquoi la construction d'un Etat palestinien ne marche pas !!

Allez dire maintenant aux Israéliens, négocier la seule garantie de votre indépendance : quelques kilomètres carrés de terre.

Et comble de l'ironie, ce sont les mêmes qui en 1949 refusent que la ligne d'armistice soit une frontière qui aujourd'hui réclament le retour d'israel aux "frontières" de 1967.

Faut pas être mauvais perdant, et perdre la guerre qu'on engage et venir pleurnicher ensuite et sortir le couplet du peuple martyr....des errements de ses propres dirigeants...

530.Posté par Ouallonsnous ? le 06/06/2010 11:42
Israél, jusqu'à quand l’impunité ?

17/ Entre 20.000 et 70.000 manifestants (d'aprés la police, bien sûr, car nous lisons une dépêche d'AFP sur le site actualité d'Orange) en France pour fustiger l'assaut contre la flottille pour Gaza

Une dépêche de la trés controlêe par le sionisme international AFP, publié sur la page d’actualité, du peu suspect de sympathies palestiniennes ou islamistes du très sarkozo-bobo-socialo-sioniste site d'orange !

Entre 20.000 et 70.000 personnes ont manifesté samedi en France à l'appel d'organisations politiques, syndicales et religieuses pro-palestiniennes pour fustiger l'assaut meurtrier d'Israël sur une flottille humanitaire en route pour Gaza et exiger la fin du blocus de ce territoire.

AFP 05/06/2010 à 22h49
A Paris, 5.000 manifestants, selon la police, - beaucoup de jeunes portant des keffiehs palestiniens - ont marché sous une chaleur estivale entre Bastille et Invalides. La manifestation s'est disloquée dans le calme vers 19H00, a constaté un journaliste de l'AFP. Les organisateurs ont dénombré 30.000 personnes.

"Je me félicite du soutien du peuple français", a déclaré à l'AFP la déléguée générale de Palestine en France, Hind Khoury, en se demandant "pourquoi la paix n'aboutit pas?".

Au départ du cortège figuraient au premier rang Jean Luc Mélanchon, président du Parti de Gauche (PG), favorable à la suspension de l'accord commercial entre l'Union européenne et Israël, et Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui avait qualifié de "crime ignoble" l'opération israélienne du 31 mai contre la flottille.

Mais le PG a ensuite annoncé avoir "quitté la manifestation pour Gaza" car "contrairement aux accords pris, des organisations religieuses ont été autorisées à s'intercaler dans le cortège des organisations politiques".

Cette manifestation parisienne était programmée depuis mercredi à l'appel d'un Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens regroupant partis politiques de gauche, organisations syndicales et humanitaires et associations musulmanes ou juives. La France compte cinq à six millions de musulmans et 600.000 juifs, soit les plus importantes communautés en Europe.

Une maquette en carton-pâte d'un paquebot ouvrait la manifestation.
Des militants français du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), une ONG française de la mouvance islamiste, étaient à bord des bateaux arraisonnés par Israël et sont rentrés cette semaine en France.

"Ce qu'on a vécu est quelque chose de très éprouvant (...) mais ce n'est rien par rapport à ce que vivent les Palestiniens 365 jours sur 365. C'est un peuple que l'on maintient sous perfusion ce qui est inadmissible", a déclaré à l'AFP Youcef Benberdal, permanent du CBSP et rentré mardi à Paris après son expulsion d'Israël.

A Lyon, ils étaient entre 6.000 et 30.000, selon les sources, agitant des drapeaux palestiniens, turcs, algériens, marocains, libanais et français et criant "Israël, assassin!". Sur des pancartes, on pouvait lire "exigeons des sanctions internationales", "halte au blocus, halte aux colonies", "Tribunal pénal pour Israël".

Au coeur de Marseille, entre 2.000 et 5.000 personnes ont défilé vers la préfecture et le consulat d'Israël derrière une banderole "contre la colonisation et l'apartheid en Palestine".
A Nice, quelque 2.000 personnes vêtues de blanc se sont retrouvées à l'appel du Comité pour la liberté et la justice en Palestine pour réclamer la fin du blocus de Gaza et rendre hommage aux victimes du raid israélien (neuf morts civils).

L'appel à ce rassemblement avait été relayé par le réseau des salles de prières et des mosquées et la déclaration à la préfecture à Nice avait été déposée par trois personnes, parmi lesquelles deux imams, a dit une source policière.

La police a également compté 2.000 manifestants à Grenoble et quelques centaines de personnes à Bordeaux, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Reims et Evry.

529.Posté par samu le 06/06/2010 11:04
@Shah Rusk , 528.
Mais personne n'a dit que le population était" dense" dans les régions achetéées par les Amants de Sion .....Sur les autres terres les populations vivaient de leur production ....et en vivaient normalement ....Ils n'avaient pas été contaminés par le super productivisme .....

"..lastructure arabe sociale est cactérisée par un féodalisme et des méthodes archaïques."
Voilà bien le dixcours d'un colonialiste dans l'âme .....Pour eux , c'est évident , s'ils sont allés "occuper" d'autres pays , c'est par bonté d'âme pour les pauvres populations autochones ; leur apporter la civiliastion ,la seule vraie : celle des occidentaux ...

Les Anglais , les Français , les Ibériques , se seront beaucoup "sacrifiés" dans ce noble but , n'est-ce pas ?

Mais quelle "merde" ils ont laissée derrière eux ...
Et quels désastres culturels , sur le sol d'Amérique ., sur le sol Africain , en Australie , en Nouvelle Zealande , en Asie ...

Un de leur dernier "avatar" ? Cet Etat d'Israël , qui aurait pu être ,qui aurait dû rester un FOYER , un refuge ; une belle , une superbe idée , humaniste et humanitaire .
Dévoyée , malheureusement , par des gens venus de l'Est qui ont eux-mêmes , dès leur arrivée sur le sol de Palestine, traité avec le mépris dont ils étaient l'objet , en Pologne , en Russie , etc... les populations non juives installées depuis des siècles ...

Il y a eu trahison !!!
Des juis , des anglais et des "grandes puissances " de l'époque , dont la France et les Etats Unis !
Pour des raisons , déjà , économiques ; le pétrole , bien sûr , en particulier !
Trahision et spolation de milliers d'arabes qui n'étaient pas responsables du triste sort subi par les juifs ....Spolation qui n'en finit pas !!!!

VOUS NE POURREZ PAS , VOUS NE POURREZ JAMIAIS PRETENDRE LE CONTRAIRE

528.Posté par Shah Rukh le 06/06/2010 09:30
Bon, une fois pour toute, l'histoire de la spoliation, c'est l'hôpital qui se moque de la charité.

1-la carte du PEF de 1880 réduit à néant l'idée d'une palestine densément peuplée.

2-la mise en valeur du potentiel agricole du pays date de l'arrivée des juifs et de l'achat des terres (presque toujours incultes, marais, zones infestées de malaria, zones sablonneuses) qui ont attiré les populations arabophones vers les région peuplées de juifs (les britanniques parlaient alors d'une "immigration intérieure", sachant que le mandat incluait la "jordanie" donc des populations d'outre jourdain qui se sont établies en "palestine occidentale". Les exemples de fondations de villages arabes à partir des années ne manquent pas.

3-la structure sociale arabe est caractérisée par un féodalisme et des méthodes archaiques, d'où cette immigration intérieure et extérieure. Le systeme d'irrigation israélien est antérieur à 1948, de meme que l'assèchement des zones marécageuses.

4-on pourrait multiplier les exemples, maintenant, les spoliations, expropriations des juifs sépharades, il faut aussi avoir le courage d'en parler : plus d'1 million de personnes expulsés !

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