La leçon du scrutin belge: Le grand repli identitaire



Malgré l’excellent score obtenu par les socialistes francophones belges, le véritable échec de la social-démocratie est sans doute là : ce n’est pas elle (et d’ailleurs ce n’est pas la gauche en général) qui capte principalement l’expression des rages et des fureurs engendrées par la faillite financière et morale du système néolibéral, ce sont les nationalismes et les régionalismes ethniques – Italie, Flandre -, les extrêmes droites xénophobes – Hollande, Autriche, Hongrie, Norvège – et même, dans certains cas – Tchéquie ou Pays-Bas – des populistes ultra-libéraux.
Un peu comme dans les années 30 et pour des raisons assez semblables.
Un internaute en conclut que l’utopie « européiste » prend l’eau de toute part et que ce qui motive et mobilise les peuples, aujourd’hui, ce sont les affirmations « identitaires », qu’elles prennent une forme nationaliste, régionaliste, ethnique, religieuse voire tribale.
C’est tout à fait exact. Je suis convaincu, en effet, que le rêve européen (cette fédération européenne des nations qu’évoquait Victor Hugo) s’est presque intégralement évanouie et, je le crains, pour longtemps. Comme, d’ailleurs, le rêve bolivarien des « Etats unis d’Amérique Latine » ou le rêve nassérien de « République arabe unie ».
L’époque n’est plus à l’universalisme, à l’internationalisme (même en terre musulmane, l’antagonisme chiite-sunnite prend le pas sur l’unité islamique), mais au repli sur des « enracinements » en grande partie mythifiés. Après l’homme nomade, le retour à l’homme plante. A preuve, également, en France même, l’exacerbation des communautarismes, y compris dans la communauté juive.
Je le répète : la crise de la centralité de l’Etat, puis celle de la centralité de l’argent, faute qu’on ait été jusqu’à présent capable de promouvoir une radicale recomposition du modèle social autour de la dimension humaine, débouche sur la recentralisation de la terre, du sol, du sang, de la race, de la langue et de la religion. Comme si tout faisait couleur de peau : même le nom que l’on donne à Dieu, même la grammaire.
C’est un fait. L’internaute a donc raison. Mais est-ce à dire qu’il faille s’en réjouir ? Considérer cette évolution comme un progrès et non comme une régression ? Applaudir à ce qui se passe au Kirghizstan et qui n’est que la forme la plus exacerbée que prend cette dérive ? Accepter un monde qui ne serait plus qu’un agglomérat de Libans, de Caucases et de Balkans.
Se féliciter de l’écroulement des utopies ? Attention : la République et la démocratie furent d’abord des utopies. Les droits de l’homme aussi.
***
Martine Aubry a déclaré qu’elle allait se concerter avec le président du Parti Socialiste européen, Poul Nyrup Rassmussen, pour élaborer « une parole forte et commune de refus des plans d’austérité ». Est-ce à dire que le Parti Socialiste européen va condamner fermement la politique des gouvernements sociaux-démocrates européens : grec, portugais ou espagnol ? Sans blague !
***
Nicolas Sarkozy intervenant directement, froidement, cyniquement, dans la vie rédactionnelle, non seulement des télés, des radios, du Figaro, de Paris Match, mais également hier de Libé ou de Charlie Hebdo, aujourd’hui du Monde, c’est comme si François Mitterrand avait lui-même choisi les patrons de Paris Match, du Figaro, du Quotidien de Paris, de Valeurs Actuelles et de Minute. Qu’aurait dit alors la droite libérale ? Qu’on était en marche vers un régime communiste !
***
Philippe Val, devenu directeur de la rédaction de France Inter et s’affirmant choqué par les propos de l’humoriste Didier Porte, censurerait-il aujourd’hui les dessins « obscènes » de Charlie Hebdo ?
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Vous vous souvenez ? Le G20 de Londres était censé avoir réglé une fois pour toute la question des paradis fiscaux. Résultat des courses : ils ont récolté, en 2009, 600 milliards de dollars supplémentaires.
Notons que les avoirs des milliardaires ont progressé de 11,5 %, en un an, grâce aux placements financiers, dans les paradis fiscaux précisément, et représentent, aujourd’hui, dans le monde, 110 500 milliards de dollars répartis entre 11 millions de personnes.
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Jusqu’où va la financiarisation : une enquête montre, qu’au Japon, les femmes, pour se marier, donne la préférence à des hommes qui détiennent des bons du Trésor.
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Décider, comme on l’envisage dans le cadre de la réforme des retraites, de juger de la pénibilité d’un travail, non plus en prenant en compte une profession, mais au niveau individuel, au cas par cas, après visite médicale, cela revient à faire de la discrimination positive à la tête du client, tout en renforçant, comme jamais, la prolifération bureaucratique.
Très mauvaise idée.


Message
Vos remarques et suggestions ont été utiles. Pour le coup, on ne pourra pas dire que ce débat, portant interrogation du forum sur lui-même, n’a pas été de qualité. Nous allons essayer de trouver une solution.
- Qui ne porte nullement atteinte à la liberté d’intervention, mais au contraire la protège des sabotages.
- Qui ne réduise en rien le champ du débat, mais, à l’inverse, le rend possible, le déverrouille, l’ouvre et donc l’élargit.
- Qui, un minimum de respect de l’autre aidant, permette aux confrontations constructives de prendre le pas sur les litanies interminables de pseudo exécrations intestines.
Je dis bien, nous allons essayer…
Si cela s’avère impossible – et ça sera difficile, en effet – et bien, nous en tirerons toutes les conséquences. Ca ne sera pas la fin du monde.

Mardi 15 Juin 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

189.Posté par jack le 19/06/2010 00:35
d'accord avec H.Poirot.La façon dont les journalistes français parlent de la Belgique est assez consternante et surtout très...paresseuse.Ils ne se fatiguent pas:ils prennent le Thalys (1h20)jusqu'à Bruxelles,interviewent quelques Bruxellois francophones et voilà le boulot.
Ils ne se fatiguent pas à interroger les Wallons ni les Flamands qui constituent pourtant 60%de la population Belge.Ca doit être ça "l'objectivité de la presse"!
C'est comme les reportages sur les élections aux US où 80%des journalistes restent à New York.

188.Posté par Hercule Poirot le 18/06/2010 20:32
rectificatif 1 : stronger
rectificatif 2 : Jean-Pol Baras

187.Posté par Hercule Poirot le 18/06/2010 01:17
@179 - René
Rijsel (ou Lille, en Français) fait partie de la Flandre française (Frans Vlaanderen), tout comme Rodebeke (Roubaix) ou Duinkerken (Dunkerque). Ce n'est pas parce que les différents régimes centralistes français ont tenté d'éradiquer le culture flamande, bretonne, catalane, etc que vous pouvez occulter ce fait en remontant aux Aztèques. A fact is stonger than a Lord Mayor, comme disent les Anglais. De toute façon, là n'est pas mon propos, n'étant pas nationaliste, identitaire, raciste, xénophobe pour un sou, bien au contraire. Ce qui me hérisse dans la presse française (entre autres, les Américains ne font pas mieux) c'est l'absence totale d'approche critique. Je n'ai encore lu aucun article (ni dans le Monde, ni dans Libération, ni dans le Nouvel Observateur, ni dans le Figaro, ni dans Marianne) où le(s) point(s) de vue de 65% des Belges étai(en)t relayés par un de leurs représentant. J'ai dû les rater, sans aucun doute... Le pompon étant l'article sur le site de Marianne, cette semaine, expliquant le 'vote émotionnel' des Flamands (oubliant au passage que 70% d'entre eux n'ont pas voté pour la droite nationaliste) par le délégué de la Communauté Wallonie-Bruxelles à Paris. Jean-Pol Balas est bien placé pour expliciter la situation : originaire de Verviers, il a été pendant plus de douze ans le secrétaire-général du Parti Socialiste francophone. Dans le cas présent, choisir un aparatchik socialiste Wallon, qui de plus habite Paris depuis des années, comme seul source autorisée, dénote d'un sens de l'objectivité journalistique assez étonnant. Si cela se passait en Belgique, on appelerait cela surréaliste.
PS: Comme écrivain flamand, je vous conseillerais Hugo Claus.

186.Posté par jack le 18/06/2010 00:58
Il faut distinguer 2 sortes de pays:
-ceux qui,comme l'Angleterre et la france,ont été unifiés par des rois forts et constituent des
nations depuis des siècles
-ceux qui,comme l'Allamagne,L'italie et la Belgique sont de création plus récente (en général au XIX ème siècle)et dont la création a parfois été assez artificielle .Dans ces pays les populations se sentent souvent plus concernés par leur identité régionale que nationale.
L'Europe,en diminuant les pouvoirs des états-nation,a permis aux régionalistes de rèver d'une Europe des Régions.
Comme beaucoup de Flamands je me sens Flamand et Européen avant de me sentir Belge.
Habitant depuis 20 ans en France et ayant épousé une Française je me sens aujourd'hui plus proche des français que des Wallons.
Les seuls qui se sentent Belges sont les membres de la famille royale....qui sont Allemands.
Eux seuls ont intérêt à ce que cette création artificielle perdure.

185.Posté par jack le 17/06/2010 22:08
à René.Le déni de la réalité je le vois chez ceux qui parlent de l'économie Wallonne qui décolle.
Le taux de chomage est plus du double en Wallonie qu'en Flandre.Il s'explique en grande partie par la mauvaise gouvernance de la région dont les dirigeants n'ont connu aucune alternance depuis des décennies (un peu comme en Grèce où 3 familles se partagent le pouvoir depuis 1945)
On ne doit pas être antisocialiste pour constater que le nombre de scandales de corruption en Wallonie est assez impressionnant et qu'on pourrait facilement constituer un gouvernement avec toutes les ex-excellences en prison;Ca semble aussi peu choquer l'opinion Wallonne que l'état d'ébriété quasi-permanent de Monsieur le Ministre Daerden,triomphalement réelu ..
En ce qui concerne le problème "linguistique"il ne concerne que la périphérie de Bruxelles ,ville qui aura bientôt une majorité musulmane et que la bourgeoisie francophone fuit effectivement pour s'installer dans les communes Flamandes des environs.
La majorité des Flamands de Gand,Anvers etc. ne se passionnent pas plus pour ces quelques communes autour de Bruxelles que les wallons de Liège ou de Charleroi.
Si Elio di Rupo (chef honnête d'un parti dont beaucoup de cadres le sont beaucoup moins)réussit à remettre de l'ordre en Wallonie (et il en a l'intention ,tout le monde l'admet)les problèmes se régleront automatiquement.
Personnellement je m'en fiche complètement de savoir quelle langue on parle à Linkebeek.
Mais je n'admets pas que dans une partie de "mon"pays règnent des pratiques dignes de la
Mafia.

184.Posté par René le 17/06/2010 17:22
@Jack
De nouveau ce déni de la réalité - agrémenté d'un parti pris antisocialiste, bien sûr.

1°) D'une part, la tendance actuelle est à la résorption du différentiel économique entre Flandre et Wallonie. Les indicateurs démographiques sont favorables à la Belgique francophones et non à la Belgique néerlandophone. L'investissement étranger évolue plus favorablement en Wallonie - plus de terrains disponibles et mise en place de réformes "pro-business" (PS ou pas) -, laquelle Wallonie voit également ses exportations augmenter. Bruxelles constitue une vitrine internationale et attire également. La Flandre a, pour sa part, tendance à se reposer sur ses lauriers. Son industrie automobile, autour du port d'Anvers, voit se fermer des usines que des constructeurs automobiles étrangers préfère conserver chez eux en période de contraction (protectionnisme syndical allemand).

Et pourtant, le séparatisme progresse en Flandre, à rebours de ce différentiel économique qui régresse.

2°) D'autre part, historiquement, c'est la Flandre qui constituait le poids mort économique du pays. La Wallonie fut la première région continentale touchée par la révolution industrielle lancée en Angleterre. La Wallonie, à l'époque, fit de la Belgique la deuxième puissance industrielle mondiale. Rien que ça. Bonne chance à la Flandre pour faire mieux (même en liquidant tous les méchants socialistes qui existent même un peu chez elle, les salauds).

Or, le mouvement flamand vient de très loin et s'initie dès cette époque pendant laquelle les Flamands sont des crève-la-faim pouilleux, des éleveurs de porcs, des ramasseurs de pommes de terre qui viennent quémander du travail dans la riche Wallonie (je caricature un brin).

Conclusion ? le nationalisme flamand existe parce que les Flamands se sentent exister en tant que nation flamande. Le différentiel économique vient renforcer l'argumentaire, mais ne le crée pas, et, aux époques où ce différentiel n'existe pas, les indépendantistes se trouvent d'autres arguments, quittent à revisiter l'Histoire (les soldats flamands envoyés au casse-pipe par des officiers francophones, le mépris francophones, etc...). Au passage, signalons que ce mépris d'une bourgeoisie francophone pour la langue flamande s'est manifesté autant et avec plus d'effets contre la langue wallonne qui, elle, n'est plus guère parlée.

Les questions linguistiques sont centrales et déterminantes. Tous les blocages institutionnels partent de là et y reviennent, notamment parce que Bruxelles, francophone, s'étend démographiquement sur les communes flamandes. Les francophones sont partisans d'un statu quo institutionnel (tous partis confondus, insistons, et ce sont le FDF, lié au MR, parti de droite, ainsi que le CDH, social-chrétien, qui se font les défenseurs les plus acharnés des "droits" des francophones vivant en Flandre, et non pas le PS), ce qui irrite l'ensemble de l'électorat flamand, lequel a voté à 30% pour la NVA séparatiste bien que les sondages situent à 15% le réel souhait d'indépendance en Flandre.

183.Posté par jack le 17/06/2010 14:27
les médias Français se contentent en général d'interviewer des correspondants francophones (c'est si facile)et de préfèrence Bruxellois(pourquoi voyager vers la wallonie profonde ou les petites villes Flamandes alors que Bruxelles est à 1h20 de Thalys de Paris.)
C'est comme lors des élections présidentielles aux US où il y a 100 correspondants au km carré à New york et personne en Alabama ou dans le Kansas.
Si les journalistes français faisaient leur boulot et oubliaient leur tropisme Bruxellois ils constateraient que le problème Belge est moins un problème linguistique qu'économique.
Les italiens du nord parlent la même langue que ceux des Pouilles et pourtant il y a des tensions fortes entre le Nord et le Sud.
C'est la même chose en Belgique.
En Wallonie il y a un parti dominant (le PS)qui gouverne sans alternance aucune depuis des dizaines d'années.Il a basé sa popularité sur un clientélisme très efficace mais couteux.
Le nombre de scandales impliquant des ministres et surtout des bourgemestres(=maires)de grande villes est important ,mais les électeurs ne sanctionnent que rarement ces scandales.
Résultat;d'énormes déficits que les flamands doivent combler.Quand les flamands demandent un droit de regard sur la façon dont l'argent est utilisé on leur répond "autonomie de la Wallonie".
Bref,pour comprendre les problèmes belges il ne faut pas penser en termes strictement linguistiques.Un peu comme les tensions entre les grecs et les allemands on peut penser à la fourmi et à la cigale.Quand on demande à la fourmi de payer toujours plus pour la cigale ça crée des tensions.
Je pense que la Belgique pourrait se réunifier si la wallonie changeait sa classe politique,virait ses élus corrompus (ils ne le sont pas tous bien entendu,mais ceux qui le sont restent trop souvent non sanctionnés)et commençait à se réformer.
Cette question de la réforme des moers politiques me semble beaucoup plus importante que la querelle linguistique qui ne concerne que quelques communes autour de Bruxelles.

182.Posté par René le 17/06/2010 13:12
Ce que disent les auditeurs de la RTBF ne fait que refléter l'opinion de Belges francophones et encore très souvent "unitaristes" qui ont cessé depuis longtemps de comprendre ce qui se passe en Flandre. En Flandre, l'autonomie toujours croissante (sinon l'indépendance, qui reste minoritaire, mais de moins en moins) est une idée populaire, et c'est bien parce qu'elle séduit que les partis flamands ont été entraînés dans une surenchère. L'idée que les problèmes communautaires sont artificiels et créés par la classe politique est courante en Belgique francophone, mais elle est illusoire.

En fait, si quelque chose soude la belgique, c'est bien Bruxelles et les institutions internationales, UE et OTAN. Contrairement à ce que vous dites, le statut de la Flandre au sein de l'UE ou de l'OTAN deviendrait incertain, si elle prenait son indépendance brutalement tandis que la Belgique continuerait, composée de Bruxelles et la Wallonie. Par ailleurs, depuis de nombreuses années, les questions de frontières sont des tabous pour les diplomates occidentaux, toujours réticents avec tout séparatisme (sauf quand il s'agit de nuire aux Russes, certes) et il se pourrait qu'on veui!lle au contraire "punir" la Flandre pour son éventuelle initiative, histoire de faire un exemple. D'ailleurs, actuellement, les médias étrangers ont plutôt tendance à systématiquement noircir le tableau flamand, assimilant les indépendantistes démocrates (NVA) à de dangereux ultranationalistes de type extrême-droite (Vlaams Belang, qui recule).

La Tchécoslovaquie n'est pas l'exemple du déchirement d'une nation, puisque cette nation existait encore moins que la Belgique ; dans les deux cas, on retrouve l'empire autrichien en remontant le cours de l'Histoire, empire multiethnique soudé par une dynastie et qui a explosé au fur et à mesure que la démocratisation se répandait en Europe. Pour la Yougoslavie, on retrouve empires autrichien ou ottoman, puis des guerres, puis des traités imposés de l'extérieur, puis la guerre, puis le communisme, puis des guerres, puis des traités imposés de l'extérieur.

La nation française vient de beaucoup plus loin, et n'a pas été soudée de l'extérieur (empires) ou par des définitions négatives (nous restons ensemble parce ce qu'il ne reste plus que nous après que les autres soient partis, comme en Belgique). Ses régionalismes affirmés ne se situent qu'à la périphérie, et des indépendances rapetisseraient la France mais ne la rayerait pas de la carte..

Pour la Catalogne, je connais mal le cas. C'est peut-être un bon exemple de votre théorie, mais ça le rend beaucoup plus rare. Rajoutons l'Ecosse.

En revanche, j'ai un contre-exemple : l'Allemagne. Sitôt le mur tombé, les Allemands se sont empressés de se reconnaître spontanément comme appartenant à une même nation, et rien n'aurait pu s'y opposer, sinon par la guerre. Et, si les länders ont un rôle importants, je n'imagine pas les Allemands renoncer à leur équipe de football nationale, alors que les Britanniques ont des équipes anglaises, écossaises, galloises, etc.

Dans le Caucase russe, pas d'UE, et pas d'OTAN. Sans doute un peu de CIA, certes. Par contre, des peuples avec langue, histore et tradition et conscience de soi-même, bref des nations, fussent-elles petites.

En bref, les nations qui se divisent n'en sont peut-être pas, tout simplement... Parfois, les choses sont simples.

181.Posté par unanoia le 17/06/2010 11:00


"Je n'ai pas encore eu le temps de me faire mon opinion sur l'auteur de l'article date du 2 novembre 2007 ( ni sur les proprietaires de ce site ), mais les faits semblent lui donner raison."

Bon c'est fait !

je ne suis pas du tout devenue une admiratrice de Solidarite et Progres.

Mais ce bouquin existe, ce qui se passe en Europe est conforme a cette theorie..

L'article dont j'ai donne le lien cite des personnes et des organismes..qui permettent de recouper les informations.




180.Posté par unanoia le 17/06/2010 10:17
TOUT FAUX Monsieur JFK

En bon journaliste, vous auriez du lire comme le fait votre modeste lectrice :

"La décomposition des Nations"

écrit par Léopold Kohr vers 1945 et publié en 1957

Je n'aime pas la " theorie du complot", qui est souvent une manipulation du peuple, puis ca fait vendre des bouquins.

La c'est different : le livre a ete ecrit avant.

Je n'ai pas encore eu le temps de me faire mon opinion sur l'auteur de l'article date du 2 novembre 2007 ( ni sur les proprietaires de ce site ), mais les faits semblent lui donner raison.

Les belges ne sont pas dans le repli identitaire

Mais c'est ce que disaient des auditeurs de la RTBF en 2008 : ce separatisme ne vient pas des citoyens , ce sont quelques politiques qui montent flamands et wallons les uns contre les autres.. Et ils y arrivent..

Ces politiques sont ils complices ou manipules ? a -t-on entendu l'UE s'inquieter qu un pays se dechire ??

apres la Belgique , a qui le tour ?

L' Espagne dont on flatte l'identite de la Catalogne ?

On deja eu la separation de la Tchecoslovaquie, des balkans..


http://www.solidariteetprogres.org/sp_article.php3?id_article=3467#E1

Ce lien confirme , que les pro mondialistes sont plutot chercher du cote des europeens que de la CIa, plutot opposee ce que l'Europe se fasse..

179.Posté par René le 17/06/2010 02:07
@Hercule Poirot
Quelle bêtise ! Un Lillois est un Ménape, bien sûr. Ou un Morin, peut-être.

Plus sérieusement, Lille, de langue romane, appartenait au comté de Flandre (cfr. François Villon : "A Douai ou à Lille en Flandre"), mais n'était pas "flamingante". On peut noter qu'on a longtemps parlé, en français, des "Flandres", au pluriel. Et noter que la Flandre moderne reprend des territoires qui n'étaient pas flamands mais limbourgeois ou brabançons. De fait, les entités historiques ayant constitué la Belgique correspondent aux provinces belges actuelles, les régions et communautés n'apparaissant que dans la Belgique moderne et sur une base linguistique, qui est caractéristique de la démocratie (le peuple choisit qui il est, et non le prince) mais qui fait resurgir une frontière entre langues latines et germanique qui date des invasions barbares. Avec ce genre d'argument, il faudrait rendre Liège à l'Allemagne (ou à l'Autriche ?) parce qu'elle était terre d'empire, ou Milan aux Bretons parce qu'elle porte un nom celtique, et ainsi de suite jusqu'aux néanderthaliens (même si à la fin ce seront tout de même les Chinois et les Indiens qui rachèteront tout).

Tout cela est bien joué, mais vous ne parviendrez pas à faire de Charles de Gaulle, né à Lille, le plus grand écrivain flamand (le seul connu ?), ou de Simenon l'écrivain allemand le plus lu. Vous n'aurez pas non plus l'Alsace et la Lorraine. On ne peut pas tout avoir, déjà que vous avez les Fourons.

178.Posté par Hercule Poirot le 17/06/2010 00:53
@158 François
Il est typique que vous écrivez Wallon avec majuscule et flamand sans. Quelle bétise ! Puis-je vous signaler qu'un Lillois est un Flamand ? Alors si vous vous sentez plus d'affinité avec lui qu'avec un Courtraisien, c'est que vous n'avez pas beaucoup de notions de ce qu'est (ou sont) la (ou les) culture(s). Naturellement, si vous ne franchissez pas 'la frontière' ...

177.Posté par Hercule Poirot le 17/06/2010 00:47
rectificatif : communauté

176.Posté par Hercule Poirot le 17/06/2010 00:44
@172. Volodia :
"Et l'on glousse ici dans les journaux de la volonté des 8 millions de Flamands de vouloir être autonomes, alors qu'à Paris, il n'y a qu'un centre culturel financé par la Belgique, je veux parler du centre Wallonie-Bruxelles, quel mépris de fait de la langue Flamande. Alors qu'ils se battent pour leur langue ça ne me choque pas ?"
La vérité a ses droits : si la communeauté flamande n'est pas représentée à Paris, c'est qu'elle a choisi d'ouvrir un centre culturel à Amsterdam (Brakke Grond) et à ...New York
(Vlaams Huis). Les communeautés étant autonomes au sujet des affaires culturelles, chaque région a donc fait le choix qui lui semble le plus judicieux. Ce n'est d'ailleurs pas la Belgique qui est représentée par le Centre Wallonie-Bruxelles; l'ambassade s'en charge.
De plus, nous ne sommes pas (encore) 8 millionsde Flamands ! Tout au plus 6,5 millions. Sur 10 millions d'habitants, ce n'est déjà pas si mal.

175.Posté par CBS le 16/06/2010 11:07
@152.Posté par Isabelle78 le 15/06/2010 21:06

"L' ABIME SE REPEUPLE"



( exellent livre de Jaime Semprun ed. de l'encyclopédie des nuisances 1997)

174.Posté par Jean Jolly le 16/06/2010 08:32
Salut Jimmy !

173.Posté par foue le 16/06/2010 08:29
@130
en effet, il ne faut pas reduire le mouvement derriere une seule personne - ce qui passe par une suppression du non cumul des mandats, et probablement une limitation du renouvellement
une des tarres actuelle de la démocratie est la professionnalisation du personnel politique. Les politiques professionnels ne connaissent pas la "vraie" vie - ou se limitent à des professions qui permettent un aller-retour facile (medecin, fonctionnaire ..) en cas de défaite électorale.
Au demarrage d'un mouvement cependant, on repose necessairement sur le charisme d'un leader. Le leader est d'autant plus intelligent qu'il developpe une equipe capable de lui succéder - mais cette qualité est plutot rare - j'espere que Melenchon l'aura.

pour revenir au sujet des egoismes, on parle peu de l'egoisme des riches qui veulent toujours plus. Il y a un SMIC - M pour minimum, pourquoi pas un M pour maximum ? quel est le revenu maximum acceptable socialement ? 10 fois ou 20 fois le SMIC probablement, alors qu'on est actuellement à 500 fois.
Un bouclier fiscal à 50% jusqu'à 20 fois le SMIC, pourquoi pas, mais à revenu indécent un impot confiscatoire n'est que justice (75 à 90% au dessus de 20 SMIC).
Si il y a justice sociale, il y a retour de la confiance dans la société, acceptation de l'effort - sans justice sociale, pas d'acceptation des efforts - l'exmple de l'egoisme venant d'en haut, il est anif de croire que la "france d'en bas" (que c'est méprisant) accepte de se faire plumer et de prendre des leçons venant de la france d'en haut - qui est souvent une france d'heritiers (Dassault, Bouygues, Lagardere ..)
Je suis convaincu que la repartition des richesses, la justice sociale - sont les 2 sujets clés pour tout le reste - sans cela, aucune mobilisation de la population ne sera acceptable.

La finance joue un role majeur dans les mecanismes de concentration des richesses. Le retour sur investissement de 15% par an imposé par les finances privées est un moyen de confiscation des richesses. Il faut le casser, et pour le casser, il faut que l'etat ait nu moyen de pression fort : participation dans les banques, imposition des revenus financiers. Avez-vous remarqué que les revenus financiers sont moins taxés que les revenus du travail grace au prélèvement liberatoire ? un rentier de placement financier paye un prelevement liberatoire avec un plafond dans les 25%, un travailleur peut monter au dela. C'est un exemple, mais toute la construction fiscale est ainsi faite

172.Posté par volodia le 16/06/2010 08:17
Que nous reste-t-il lorsqu'on nous a tout piqué ? Je veux parler dans un premier temps de la France, où le communautarisme est venu d'abord de l'immigration, conquête de territoire de non droit, en banlieue c'est la norme, à Paris dans le 18ème une réalité de tous les jours. L'interdiction de l'apéro "Pinard-Saucisson" (prévu après la prière des Musulmans) décrié comme étant une manifestation d'extrême droite, alors que l'initiative est locale, organisée par des gens qui vivent là depuis des générations. Le gouvernement a choisi de fait la religion contre la fête. Il y a un précédent identique, la condamnation par M. Delanoe et le préfet de Paris, de la distribution d'une soupe aux cochons (voir sur internet soupe au cochon) à la gare Montparnasse, gare à partir de laquelle arrivait l'exode rural Breton, pour lequel la soupe au cochon a signifié pour beaucoup la survie. Les raisons invoquées, cette soupe excluait les musulmans, qui n'ont rien condamné, et les juifs, et elle était distribuée soi-disant par des gens de droite encore une fois ! Trop c'est trop ! La gastronomie régionale existe encore, mais ne doit pas se manifester, mais les Macdonalds hallal oui ! Pourquoi ? Pouvez-vous me répondre à cette question ?

Pour l'ethnicité souvent religieuse, n'est-ce pas la gauche en France qui l'a promu dans l'éclatement de l'ex Yougoslavie, en soutenant la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, créant ici en Europe le premier exemple de la purification ethnico-religieuse !
Et ça va encore plus loin, la programmation de l'indépendance du Monténégro, 300 000 habitants, grâce aux kosovars venus en nombre du Kosovo pour voter, pour que les Serbes originaires de la région ne puissent s'exprimer, et surtout que les Américains puissent avoir un accès à la mer Adriatique !

Et l'on glousse ici dans les journaux de la volonté des 8 millions de Flamands de vouloir être autonomes, alors qu'à Paris, il n'y a qu'un centre culturel financé par la Belgique, je veux parler du centre Wallonie-Bruxelles, quel mépris de fait de la langue Flamande. Alors qu'ils se battent pour leur langue ça ne me choque pas ?

J'habite ma langue, je suis blanche et française, j'aime les produits régionaux, mais il m'est interdit de l'affirmer ! Les partis politiques, agissent comme s'ils voulaient alimenter et conforter le FN, incapables qu'ils sont de gérer la crise économique et le chaos, mais malgré tout je reste lucide dans ces multiples manipulations.
Pouvez-vous me répondre M. J F KHAN ?

171.Posté par joe le mérou le 16/06/2010 08:06
@ anco
Les grosses têtes attendent Godot en mettant des rustines.

Vous faites allusion au malheureux coureur qui a eu une crevaison (incident rarissime) lors de la 31e édition du critérium de Châlons-en-Champagne, organisée par la Pédale châlonnaise. Il s'agit en fait de Julien Péchuzal, un Aveyronnais de 25 ans. Godot ne figure pas dans mes tablettes.

170.Posté par Liberta le 16/06/2010 00:15
¨^
Pasquale De Paoli *^ Remember
http://www.youtube.com/watch?v=sDqpCuzdNYs

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