Lors de son allocution de Nouvel An, le président de la République en a appelé à un débat apaisé et même fraternel entre majorité et opposition. Quatre jours plus tard, Frédéric Lefebvre, le porte-parole officiel de l’UMP, tient une conférence de presse au cours de laquelle il multiplie les attaques d’une extrême violence contre l’opposition. On attend le rappel à l’ordre.
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Frédéric Lefebvre, toujours lui, est a priori prêt à tout commenter. Or le 1er janvier, Serge Dassault, personnage puissant et même considérable s’il en est, publiait à la une du Figaro un article d’une extrême importance, clair et franc, dans lequel il exigeait qu’on n’impose plus la richesse, qu’on supprime les charges sociales qui pèsent sur les entreprises, qu’on réduise le coût de la main-d’œuvre et qu’on revienne aux 40 heures. Cela, bizarrement, n’a inspiré à Frédéric Lefebvre aucun commentaire. Pourquoi cela ?
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Le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Liberman a entrepris de saboter systématiquement toute tentative de règlement du conflit israélo-palestinien… quitte à mettre sans cesse son propre Premier ministre, Benjamin Netanyahu, en porte-à-faux.
Ne vient-il pas de déclarer coup sur coup que Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, est à la tête d’une bande de terroristes, que les ambassadeurs israéliens à l’étranger devaient faire preuve non de diplomatie, mais d’arrogance, et que il n’y aurait de toute façon pas de paix avant au moins vingt ans.
On attend, cette fois, une réaction du Crif. N’est-il pas dans la fonction de cet organisme de réagir, précisément, à tout ce qui nuit à l’image d’Israël et de la communauté juive ?
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Nicolas Sarkozy s’est déclaré choqué par ceux qui n’hésitent pas à comparer Eric Besson au collabo Marcel Déat. Indignation légitime. D’abord la France de Sarkozy n’est pas la France de Pétain. Ensuite, Marcel Déat, quand il a quitté le Parti Socialiste, a mis trois ans avant de passer à droite. Besson, lui, a mis trois jours.