Les internautes ont été les premiers à le relever : alors même qu’Eric Woerth, enfermé dans son système de déni, continu de nier tout conflit d’intérêt, sa propre épouse a reconnu «
j’avais sous-estimé le conflit d’intérêt ».
Du coup, la ministre de l’Economie elle-même, Christine Lagarde, a déclaré qu’il fallait y mettre fin. Les députés UMP, eux, sont en train de prendre peu à peu conscience du tonneau de dynamite que représentait cette double casquette, trésorier du parti majoritaire et trésorier de la nation. Cumul qui n’existe nulle part ailleurs, même pas en Corée du Nord.
Tous les journaux ont ainsi relevé cette incongruité : Woerth trésorier de l’UMP promettait aux gros donateurs, en tant que ministre, de leur obtenir une entrevue à l’Elysée avec le président de la République. Un gros billet = ¼ d’heure, un plus gros billet = ½ heure ? Et avec gâteries intellectuelles ? Car cela revient presque à monnayer des passes.
Autre anguille sous roche : les donateurs au trésorier du parti obtenaient systématiquement que le ministre (en l’occurrence le même homme) leur décerne la Légion d’honneur. Or, aucun de ceux sur la poitrine desquels on épingla ainsi la rosette n’avaient réalisé le moindre acte ou publié la moindre œuvre qui méritassent qu’on les distinguassent de la sorte.
Cela ne ressemble-t-il pas à un trafic de décorations ?
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Selon mes informations, Claude Guéant a fini par convaincre Nicolas Sarkozy qu'il devrait éviter une nouvelle polémique en nommant, comme il en avait l'intention, Alexandre Bompart à la tête de France Télévision. Ce serait donc Rémi Pfimlin et Jean-Pierre Cottet qui seront nommés demain à la tête du groupe audiovisuel.
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Finalement, le président de la République a pondu une excellente circulaire dans laquelle il somme les gens de son cabinet et de sa cour de s’imposer une cure d’austérité. Bravo !
Mais c’est un peu comme si Noriega avait, soudain, exigé de ses ministres qu’ils ne fument plus et ne consomment plus de café au nom de la préservation de la santé publique. Ou comme si Berlusconi imposait à son gouvernement le vœu de chasteté.
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Bizarre : dénoncer certaines pratiques dignes de la cour des Burgraves rhénans, c’était donner dans l’anti-sarkozysme forcément primaire. Montrer du doigt les dérives propres aux républiques bananières, c’était du populisme démagogique. Et voilà que le chef de l’Etat en personne, acculé, s’en prend à ces pratiques et dénonce ces dérives (sans se mettre lui-même en cause, évidemment), sombrant ainsi à son tour, si l’on comprend bien, dans l’anti-sarkozysme primaire et le populisme démago.
Donc triomphe du Canard Enchaîné.
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Les ministres ne pourront plus faire financer leurs dépenses privées par de l’argent public, précise bien la circulaire présidentielle. Donc jusqu’à présent ils le faisaient ? C’est inouï !
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Au fait, Nadine Morano trouvait-elle normal de louer un appartement privé dont elle faisait payer le loyer par l’Etat ? Ce à quoi Sarkozy a demandé de mettre fin. Et comment explique-t-elle que son secrétaire d’Etat dispose de 11 collaborateurs personnels alors que la règle exige qu’on ne dépasse pas 4 ?
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François Fillon voulait obtenir le départ de deux ministres qui ont fauté. Sarkozy a refusé. Pourquoi ? « Parce que, a-t-il confié, les Français se seraient demandés pourquoi eux et pas Woerth ». Lucide, pour une fois.
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Confidence d’un conseiller élyséen, cité par Le Figaro, à propos de certains ministres mis en cause, dont Woerth « vraiment, ils ne comprennent pas. Ils n’arrivent pas à comprendre où est le problème ! ».
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Monsieur Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération française de football, a fini par démissionner. A cause d’un conflit d’intérêts ! Peut-être a-t-il tenu à montrer l’exemple ?