Je suis de ceux qui ont toujours refusé les « facilités » du racisme anti-flic. Des policiers, il en faut.
Des journalistes aussi, même si parfois on pourrait le regretter.
Mais ce sont deux métiers différents.
Et les confondre reviendrait à mélanger les fonctions des charcutiers et des chirurgiens, des architectes et des agents immobiliers, des vétérinaires et des cuisiniers.
Un policier qui filmerait en douce ses activités et ses enquêtes pour les diffuser sur TF1 commettrait une faute professionnelle grave. Et serait sanctionné.
Un journaliste qui, lui, utilise ses enquêtes pour faire en douce un travail de policier, se laisse aller exactement à la même dérive.
C’est pourquoi l’attitude de ces auteurs d’un reportage télévisé en caméra cachée, infiltrés dans un milieu de pédophiles, qui ont ensuite livré à la police la liste des présumés coupables qu’ils avaient démasqué, n’est déontologiquement pas acceptable.
Pour leur défense, ils ont argué du fait que la pédophilie constitue un crime particulièrement abominable. Certes… Mais le meurtre de vieillards, l’assassinat de femmes ou le crime en série ne le sont pas moins, abominables. Quant aux nationalistes basques, corses ou autres, ils sont toujours soupçonnables de préparer des attentats dont des « civils innocents » pourraient être victimes.
C’est donc tout criminel potentiel qu’un journaliste aurait l’obligation de dénoncer. Et tout reporter ou enquêteur qui, par exemple, rencontre un gangster, un suspect, un clandestin, un fugitif, un évadé (je l’ai fait), sans aussitôt aller révéler sa planque et toutes ses coordonnées à la police, commettrait un grave délit.
Le choix serait donc : soit renoncer à toute enquête sur le milieu criminel, soit devenir un indicateur. Bref, rester dans son bureau ou devenir un supplétif de la police.
La profession, déjà très mal en point, ne s’en relèverait pas.
Après l’épisode du reportage de TF1 à Tremblay-en-France, les circonstances de l’enquête du service public consacrée aux réseaux pédophiles apportent de l’eau au moulin des explosions colériques de Jean-Luc Mélenchon.
Impôt sur la fortune
Faut-il échanger la suppression du bouclier fiscal contre celle de l’impôt sur la fortune ? Non… Mais la mise en place d’un impôt progressif unique, intégrant la CSG (ce qui le rendrait vraiment universel), frappant toutes les formes de revenus, y compris l’ensemble des revenus du capital (plus-values) du même taux, et prévoyant la remontée de toutes les tranches, mais aussi - au-delà d’un seuil dit « d’obscénité » (par exemple, au-delà de 3 millions d’euros par an) - une tranche imposée à 65 ou 70 %, justifierait largement la suppression de l’impôt sur la fortune.
Surtout si les successions sont également imposées de façon effectivement progressives.
Important message personnel
Très mauvais signe pour Sarkozy : les sarkozystes déstabilisés se déchaînent… contre François Mitterrand.
A ce propos, quelques vannes d’internautes UMPéisants m’ont fait beaucoup rire, bien que j’en sois la cible. Ainsi l’un d’entre eux me lance : « on ne vous a pas entendu, hein, hein, lorsque le fils de Mitterrand se livrait aux turpitudes africaines que l’on sait ! ».
En l’occurrence, les turpitudes en question, c’est moi et un ami journaliste nommé Pascal Kropp, qui les avons dénoncées les premiers, en fonction de quoi je fus convoqué nuitamment au Palais de justice, inculpé en urgence, condamné lourdement en première instance et injurié au cours du procès par maître Kiejman qui m’accusa de diriger « un torchon ». Finalement, j’ai gagné en appel.
Deuxième interpellation : « vous n’avez rien dit concernant les écoutes téléphoniques de Mitterrand ». J’ai d’autant plus dit, en vérité, et je le répète, que, à en croire la liste publiée par un journaliste de l’Express, j’ai moi-même été mis sur écoute ainsi que mon assistante de l’époque (à la suite de l’affaire des « Irlandais de Vincennes »).
Troisième accusation : « vous vous êtes bien gardé, à l’époque, d’aborder la question des rapports de François Mitterrand avec René Bousquet ». Manque de chance, c’est l’Evénement du Jeudi que je dirigeais qui les a, à ma demande, révélés.
Tout cela n’a aucune importance. Si m’injurier fait du bien à certain bien à l’abri de leur anonymat (moi, je peux même leur donner mon adresse mail), qu’ils en profitent. Et puis se découvrir, au fil des humeurs : gauchiste, anarchiste, porteur de valise, islamiste, islamophobe, mitterrandiste, centriste mou, droitier, réac, quasiment complice du Front National, etc…, cela en devient presque délicieux.
En revanche, il n’est plus question d’accepter :
a) que celles ou ceux qui font régulièrement profiter ce forum de leur savoir, de leur talent et de leur réflexion, se fassent bassement et lâchement insultés par des zigotos.
b) que ceux qui, parmi les plus de 100000 personnes qui consultent ce blog, pourraient se joindre aux discussions et aux réflexions collectives du forum, en soient découragés par des violences, par des intolérances, des méchancetés gratuites, est parfois insupportable.
Je ne peux pas en appeler à l’écoute, au respect, à l’enrichissement mutuel, au débat constructif, et laisser se développer cela. Qu’on se le dise.