Excusez-moi, majesté, mais c’est faux



Excusez-moi, majesté, mais c’est faux

On me dit que Marianne sortira, samedi, un numéro consacré aux « mensonges » de Sarkozy. Si c’est exact, il faudra l’acheter, le booster et le faire circuler. Pourquoi ? Parce que le problème est là, en effet. Et il est d’abord là.
Certains caricaturèrent Jacques Chirac en « super menteur ». Mais, l’amateur, sympathique au demeurant, de tête de veau, était un adepte du parler vrai comparé à l’actuel chef de l’Etat. Et Mitterrand, un amateur.
Je le répète : réduire notre monarque à une marionnette « bushiste », burlesque, inculte et vulgaire, comme le font certains, ne lui reconnaître aucun talent, aucune intelligence, aucun sens tactique, ou décréter qu’il ne peut jamais, par définition, avoir raison ou dire quelque chose de juste, est la plus mauvaise façon qui soit de remplir son droit, ou son devoir, d’opposition.
En revanche (et je passe, pour l’avoir déjà abordé, sur les aspects disons psychiques du personnage), je crois que jamais un homme d’Etat, en France, n’a aussi systématiquement, cyniquement, banalisé l’usage du mensonge que celui-là. Et, hélas, je crains, quand j’observe la campagne électorale de certains candidats UMP – pas tous – qu’il ait fait école.

Une anecdote : après la publication du dossier « le vrai Sarkozy » dans Marianne – c’était en 2007 -, celui qui n’était encore que candidat déclara, au Parisien, que personne ne l’avait jamais entendu prononcer un seul gros mot (pourtant, il nous avait déjà traité « d’enculés ») et, qu’en outre, il ne me connaissait et ne m’avait jamais rencontré. Or (car cela faisait partie de mon métier à l’époque), nous nous étions longuement entretenus pas moins d’une dizaine de fois, chez lui, à son bureau du ministère, lors de dîners organisés par L’Evénement du Jeudi ou Marianne (donc devant témoins) et, mieux, nous nous étions opposés, à l’occasion d’un face à face d’une heure organisé par Europe 1… la bande de ce débat existe. J’envoyais 10 lignes ironiques au Parisien pour rétablir la vérité, mais ce journal refusa de les publier. A l’époque le candidat quasi officiel avait pratiquement tous les droits. De la même façon, d’ailleurs, sur France Inter, il me présenta quasiment comme un oligarque de presse richissime, une sorte de super Hersant ou de super Dassault, et ma réponse fut refusée par cette radio.

Je lirai donc avec intérêt le numéro de Marianne, comme j’ai lu avec intérêt le numéro de L’Express consacré aux vrais chiffres de l’insécurité (car, si Sarkozy n’est pas le principal responsable de la montée du chômage, il est, en revanche, le principal responsable de la montée de l’insécurité depuis trois ans, en particulier depuis la suppression de la police de proximité).
Rien ne me fera dire, je m’en excuse, que Sarkozy est un ultra libéral nul, mais rien ne m’empêchera de souligner que plus menteur au sommet on n’a jamais vu.

Quelques exemples concernant la situation de la France face à la crise. Nous serions, en la matière, les meilleurs élèves en Europe. Personne ne ferait mieux que nous en matière de déficit ou de chômage ! En réalité, les chiffres de l’OCDE prouvent que nous nous situons, dans presque tous les domaines, juste un petit peu en dessous de la moyenne. En effet, nous ne sommes les pires en rien. Mais nous sommes, hélas, mauvais en presque tout. Donc, cette autosatisfaction « nous sommes les meilleurs en Europe », c’est faux. L’aggravation des déficits budgétaires ne serait que la conséquence de la crise ? Faux ! La Cour des Comptes vient de le confirmer. Les collectivités locales en seraient les principales responsables ? Faux ! Le déficit leur est quasiment interdit. On parviendra à ramener, d’ici 2013, le déficit à 3 % du PIB sans aucune augmentation des prélèvements obligatoires ? Faux ! C’est encore la Cour des Comptes qui le constate. Les bonus des traders ont été taxés ? Faux ! Ce sont les sommes que les banques consacrent aux versements de ces bonus qui ont été taxées à minima. Le capitalisme à la dérive est en voie de régénération grâce au volontarisme sarkozyen ? Faux ! On a versé, au contraire, un peu plus d’huile sur le feu. On a commencé à gratter tout ce qui pouvait l’être pour faire des économies ? Faux ! En témoigne la croissance des dépenses élyséennes, les cadeaux distribués à profusion à l’occasion des tournées présidentielles comme récemment encore en Corse, le coût des mobilisations excessives de forces de l’ordre à l’occasion de chacun de ses déplacements. L’hypothèse d’un retour à une croissance relativement forte doublée d’une politique de réduction drastique des dépenses publiques ? Impossible ! Même les experts du FMI l’ont rappelé.

Qui peut croire que l’accumulation de tant de faussetés constitue une politique ? Et si, enfin, on jouait cartes sur table, si on disait la vérité, toute la vérité aux Français ?

Messages presque personnels

1 – Excusez-moi… J’étais en désaccord avec Jacques Marseille sur presque tout. Et je ne l’ai jamais épargné. Mais c’était un ami et je l’aimais beaucoup. Comme je voudrais que vous compreniez que c’est possible.
2 – Je suis un pro Sarkozy néolibéral de droite : je pensais que depuis longtemps vous l’aviez compris.

Jeudi 4 Mars 2010
Jean-François Kahn


Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

303.Posté par CURIE Maurice le 13/04/2010 13:27
Je relis cet article de notre ami Jean-François KAHN (il ne m’en voudra pas de parler de lui comme « notre ami » ; j’apprécie la cohérence de ses analyses, la façon dont il sait argumenter). Je relis les commentaires qui s’y rapportent, et j’en vois de pertinents. Et voici que j’ai un besoin COMPULSIF de vitupérer l’infâme qui nous gouverne, dont le comportement, de quelque manière que l’on prenne le problème, ressortit à une pathologie dont le symptôme « quintessentiel » (faute d’être quintessencié) est les narcissisme/nombrilisme/arrivisme. Concomitamment il y a l’infamie du mensonge permanent. De propreté morale (que l’on appelle probité) et de propreté intellectuelle (que l’on appelle culture), point.
Le pire c’est qu’il se trouve çà et là des aveugles (pardon : des gens souffrant de cécité cérébrale) auprès desquels il arrive à trouver grâce ! Il y a dans leur naïveté cette inanité qu’il y a à s’accrocher à un fétu de paille lorsque l’on se noie. Encore une fois, de quelque manière que l’on prenne le problème, l’épouvantail qui s’emploie à nous mettre au pas est un menteur, un fourbe ; un charlatan. Une enflure. Peut-être offensé-je Dieu et serai-je, après le pilori, condamné aux flammes de l’Enfer. Mais, ne lui en déplaise au grand Usurpateur, il n’est PAS Dieu ! Il sait les limites de son pouvoir, qui s’est fendu à l’un de ses compatriotes : « Mais casse-toi, pov’ con ! » Ah ! je suis salaud : l’erreur est humaine, il ne s’est mépris qu’une fois. Parmi d’autres.

302.Posté par Anne ONIM le 12/04/2010 16:47
Il était grand temps que Marianne nous fournisse une nouvelle version revue et corrigée démontrant la pertinence de son analyse du printemps 2007.

Dommage qu'il n'y ait pas en France une procédure d' "Empêchement "

On peut toujours espérer que NABO fera une gaffe tellement énorme qu'il sera obligé de démissionner avant l'échéance, car il enfonce la France de plus en plus, ce dont les moins favorisés d'entre nous en particulier n'avaient vraiment pas besoin.

Rien ne pouvait être pire que NA(gy)BO(csa)

301.Posté par jack le 12/04/2010 15:51
Bien sûr que Sarko est menteur.Comme Mitterrand,Chirac etc.
Le problème c'est que les français ne votent que pour ceux qui leur disent ce qu'ils veulent entendre et non pas ce qu'ils savent être vrai.
L'avenir de jospin était mort dès qu'il a osé dire "que l'état ne pouvait pas tout",pourtant une évidence à notre époque mondialisée.Mais chut il ne faut pas le dire..Les français croent que nous vivons encore à l'époque de Louis XIV et que le président peut augmenter le pouvoir d'achat,décreter le plein-emploi et sauver la sacro-sainte "exception Française."
Les français admirent mendès-France,mais votent pour mitterrand.Ils respectent barre,mais votent pour Chirac.
Ils préfèreront toujours les menteurs à ceux qui leur disent la vérité.
Ils veulent "rèver"et se donnent à ceux qui leur font rèver.
"Faire rèver"est-ce mentir?
Ne nous faisons pas d'illusions..Le successeur de sarko nous mentira aussi.Sinon il ne serait pas élu.
D'ailleurs l'opposition nous ment déjà.Elle décrit la crise comme "de la faute de Sarkozy"(alors qu'elle est mondiale)et nous fait croire qu'il suffira de se débarasser de Sarko pour freiner la désindustrialisation d'une France de moins en moins compétitive.
Elle dit ne pas vouloir une politique d'immigration laxiste,mais s'oppose à chaque expulsion de clandestins .
Elle nous explique qu'il suffira d'arrêter le bouclier fiscal (cout 500 millions)pour combler des déficits se chiffrant par centaines de milliards.
Ah,il nous manquera Sarko le jour où il ne sera plus président.Comment pourra-t-on expliquer tous les malheurs du pays quand le petit Satan ne sera plus là?
Le problème c'est qu'on ne peut pas dire les vérités aux Français:
1)le pays gavé à la bureaucratie et à; l'assistanat n'est plus compétitif
2)on ne peut pas continuer à acceuillir des immigrés quand il y a près de 10%de chomage
3)aucun président ne peut sauver le pays sans sacrifices ,y compris de la part de ceux qui à l'abri de la concurrence mondialisée,vivent protégés par le statut de la fonction publique

300.Posté par phil ozof le 12/04/2010 14:42
Je prends connaissance de l'analyse de J.F. Kahn, dont je reconnais qu'il a été le premier à dénoncer la folie sarkozyienne et dont je suivra l'incitation à lire le prochain Marianne. Mais ne pas revenir sur le problème psychologique, au prétexte que ce dernier a déjà été traité, c'est méconnaître les causes produisant les effets dénoncés par ailleurs. Ce problème que certains psychologues plus spécialisés identifient non pas d'ailleurs comme de la folie, mais précisément comme de la perversion narcissique sous-tend en effet tout le reste : le mensonge, la manipulation qui revêt le visage de la communication, les intrigues, les coups bas, l'opacité, les faux semblants, l'égocentrisme, la culture plus ou moins avouée de la haine et de la division, le déni .... Ces comportements, caractéristiques ou procédés ne sont certes pas l'apanage des pervers narcissiques, chacun y a recours dans certaines circonstances, mais lorsqu'ils sont systématiques et traduisent la personnalité même de la personne, il est important d'identifier le pervers en tant que tel et surtout le danger qu'il représente en tant que lui-même, comme source pathogène d'une affection qui peut contaminer l'ensemble de la société, à la fois en donnant une forme d'impact et de légitimité à des comportements de cette nature et en causant des dégâts irréversibles.
J'insiste sur la nécessité pour chacun de lire des ouvrages sur la perversion narcissique, ceux de Hurni et Stoll étant parmi ceux que j'ai lus, les seuls à aborder un peu l'influence que peuvent exercer les personnes perverses sur un groupe (secte, mafia, voire société)

299.Posté par CURIE Maurice le 12/04/2010 12:08
« Rien ne me fera dire, je m’en excuse, que Sarkozy est un ultra-libéral nul, mais rien ne m’empêchera de souligner que plus menteur au sommet on n’a jamais vu. »

Je vous cite, M. Jean-François KAHN, avec ce sentiment jubilatoire que vous pensez comme moi, pardon, que je pense comme vous. Dieu que c’est bien cerné ! La probité n’est plus qu’une vue de l’esprit, le mensonge d’État une profession de foi, et on nous opposera que, sous d’autres temps (à l’époque des Empereurs, Napoléon Ier notamment) et latitudes (aujourd’hui encore sur le continent africain), proclamer, que dis-je, insinuer une telle chose nous eût valu le l’échafaud ‒ euh, le pilori, moins expéditif.

Ce n’est pas de la flagornerie, mais loisir m’est donné de vous dire tout le bien que j’ai toujours pensé de vous, M. KAHN.

298.Posté par Fabrice le 08/03/2010 09:20
On a, à juste titre, surnommé Chirac Supermenteur, et ça l'a desservi aux yeux de certains électeurs

Qu'attend-on pour sur nommer NABO* Supermenteur II ?

*NA(gy)-BO(csa) , pas nabot !

297.Posté par phil ozof le 08/03/2010 07:02
A mes contradicteurs je m"excuse de pas avoir été assez clair ; peut-être ne m'ont ils pas lu avec assez d'attention, le problème que je mets en avant n'est ni de droite, ni de gauche. Que le nazisme soit d'extrême-droite, le communisme de gauche est à mes yeux un détail au regard du fait que les personnages qui ont incarné, avec les conséquences que l'on sait, ces deux tendances politiques, Hitler et Staline aient été des hommes affectés d'une grave pathologie malsaine et destructrice. Je les considère à la lumière de mes nombreuses lectures sur le sujet comme des pervers narcissiques, personnes qui ont extragi leur pulsion d'autodestruction en aboutissant sous couvert de construction d'un nouveau pays au résultat inverse de ce lui qu'ils professaient. C'est pour cela que je renvoyais à une page de citations d'ouvrages de Hurni et Stoll que j'intègre à mon commentaire. Mon propos n'est que de proposer une grille d'analyse et une piste de réflexion. Chacun en fera ce qu'il veut.
Je ne sais quel pape avait dit du communisme stalinien qu'il était "intrinsèquement pervers" ; ne peut-on faire le même reproche au capitalisme néo-libéral qui place non plus l'homme, mais l'argent au sommet dans la hiérarchie de ses valeurs, privilégie l'avoir au détriment de l'être?
Citations :
« Racamier a perçu, en 1991, que les pervers étaient passés maîtres dans l'art du décervelage, non seulement au sein de leur famille, mais aussi à l'extérieur, "dans les institutions, des groupes et même des sociétés" » (SPQ p.328 )
Nous sommes pour notre part persuadés que ces mécanismes jouent un rôle non négligeable dans des phénomènes actuels touchant à la vie politico-sociale. Ils méritent en tout cas d'être étudiés, étayés et , le cas échéant, contestés. Ce serait là le jeu d'une pensée démocratique, libre et créatrice, donc non perverse. (SPQ p.330)
Une première thèse rejoindrait celle d'un nombre croissant d'auteurs qui croient discerner dans notre société moderne l'avènement alarmant d'une nouvelle forme de totalitarisme, différent du nazisme ou du communisme, un totalitarisme soft ayant élevé la séduction au rang de modèle relationnel imposé, un totalitarisme sans chef, sans despote, et même, pourquoi pas, et ce serait là le plus terrible, sans buts.[…] Les dirigeants pervers, loin de s'efforcer d'aplanir ou de résoudre les conflits inhérents à tout groupement humain, vont au contraire s'employer à les amplifier, eux-mêmes se posant […] toujours à l'extérieur du désastre relationnel qu'ils déclenchent […]335ha
Les dirigeants pervers disent toujours le contraire de ce qu'ils font : ils prétendent vouloir le bien des pauvres, répartir mieux les richesses, gérer plus efficacement les affaires, punir les escrocs, faire des économies. En réalité, ils n'énoncent ces slogans que pour leur vertu séductrice, voire comme incantation socialement hypnotique, et surtout pour la légitimité qu'ils s'accordent à eux-mêmes. (HA p.335)
[…] Le pervers défigure les problèmes qu'il prétend résoudre. Cette forme de séduction et de démagogie escamote et court-circuite le travail parfois ardu de la pensée et l'élaboration réaliste des difficultés; elle engage l'interlocuteur à son insu dans une forme d'idéologie. Ainsi le dirigeant pervers prétendra-t-il "réorganiser" alors qu'il veut désorganiser, « réunir » alors qu'il aspire à disloquer, « moderniser » alors qu'il ne souhaite que dévaster, « prévenir » alors qu'il ne songe qu'à précipiter, « apaiser » lorsqu'en réalité il excite. (SPQ p.329)
Tous les dirigeants pervers ont régulièrement fait exactement le contraire de ce qu'ils prétendaient faire (l'ordre, rétablir la morale, faire des économies etc.) (HA p.348)
Quelles sont les conséquences fonctionnelles de la perversion d'un grand groupe? L'auteur nous en livre un premier aperçu :
« Les décisions les plus infimes sont renvoyées vers le haut. […] Cette propension du système à ignorer la délégation, à se soustraire à la décision en la renvoyant plus haut, en s'en remettant à la volonté d'un seul homme, lui coûtera finalement la vie. » (cette dernière citation mentionnée par Hurni et Stoll émane du livre de F. Thom : les fins du communisme , elle concerne... Lénine)

296.Posté par replique le 07/03/2010 22:26
cher phil ozophe (293), c'est qui le destructeur des acquis sociaux, celui qui essaie de sauver comme il peut le système en se faisant torpiller par des gens comme vous ou ceux qui ferment les yeux quand ils sont au pouvoir tout en sachant qu'on va dans le mur (Jospin et les retraites par ex)
J"attends l'arrivée de la gauche en 2012 et l'avalanche des réformes impopulaires qu'ls devront prendre pour faire fasse aux déficits abyssaux des retraites et de la sécu.
Le boulot aura été en partie fait par Sarko, ils doivent s'en frotter les mains

295.Posté par jack le 07/03/2010 22:23
à phil osof.Tu racontes n'importes quoi. On peut critiquer beaucoup de choses chez Sarko et notamment de ne pas avoir tenu certaines promesses (pouvoir d'achat etc.)On peut aussi critiquer son mode de gouvernance.Mais dire qu'il déconstruit notre sacro-saint modèle social ,oh que nenni.La France,pourtant gouvernée par la droite sans interruption depuis 2002
reste beaucoup plus généreuse vis-à-vis de ceux qui vivent de l'assistance que la plupart des pays sociaux-démocrates (Allemagne,Angleterre etc.)
Les budgets sociaux français dépassent de loin ce qui y est consacré dans les pays environnants.
Le language Sarkoziste est peut-être libéral (et encore!),la pratique est tout autre.C'est d'ailleurs ce qui déçoit une partie de ses électeurs.

294.Posté par phil ozof le 07/03/2010 22:09
Je pense qu'avec Sarko, on touche à un autre problème bien plus grave : celui que J.F. K qualifiait de folie et qui est de point de vue plus lié à un problème de perversion narcissique. Certes l'hypocrisie, le narcissisme et la manipulation sont fréquentes en politique, mais lorsqu'elles se doublent d'une profonde tendance à la destruction extragie, lorsqu'on se réclame de figures de la gauche pour en démolir les conquêtes sociales, lorsque sous prétexte de réformer on démantèle les acquis et les piliers mêmes de notre société, il s'agit d'un problème bien plus grave. J'ai réuni des extraits sur ce sujet ici :
http://www.jefherzog.com/pages/La_perversion_en_politique-2598840.html

293.Posté par replique le 07/03/2010 21:41
vous avez , avec JFK, l"exemple de la mauvaise foi: voici un type qui n'a jamais cessé de critiquer la presse manipulée par les politiques et le voilà, lui homme du Modem avoir sa petite tribune hebdomaire dans Marianne pour faire avancer son parti.
Et alors Marianne, elle est où votre indépendance ?

292.Posté par jmpgcr le 07/03/2010 11:59
L’abstention, une démarche citoyenne ?
Nos chers politiciens expriment leur inquiétude, voire leur réprobation devant le niveau prévisible d’abstention de ces élections régionales. C’est sûr que, si cela continue, il va arriver un moment où les seules voix de sa famille proche, sans pour autant qu’elle soit particulièrement nombreuse, vont permettre à n’importe qui d’être élu, surtout si le scrutin uninominal à un tour devient la règle. Que devient la légitimité d’un élu dans ce cadre ?
Mais cette désaffection n’est-elle pas que le reflet de la perception de nos concitoyens de la chose politique ?
Depuis plusieurs décennies, l’Etat surtout, mais aussi les collectivités locales, tous partis confondus, ont bâti leur action sur la baisse des impôts directs. Cela a eu trois conséquences :
• d’abord quelle est la différence entre la gestion d’un énarque soit disant de gauche et celle d’un énarque soit disant de droite : malgré les alternances officielles, nous n’avons pas vu franchement beaucoup de différences ;
• ensuite, cette baisse des impôts directs qui ne touchent que ceux qui les payent, n’a donc bénéficié qu’aux classes les plus riches. Elle a enterrée la doctrine fiscale qui voulait que chacun contribue aux charges communes en fonction de ses capacités ;
• en dernier lieu, en réduisant les recettes, il est évident que la capacité d’action de l’Etat, ou celle des collectivités territoriales, devient de plus en plus restreinte, jusqu’à ne plus être capable que d’assumer les dépenses courantes.
En synthèse voter ne sert qu’à amener au pouvoir une équipe qui ne fera rien car elle n’aura pas les moyens de faire quoi que ce soit. Et, même si elle en avait les moyens, elle ferait exactement la même chose que les autres candidats.
Si cela ne suffisait pas, quelques exemples récents donnés par le plus haut sommet de l’Etat nuisent sérieusement à la crédibilité des actrices et acteurs de la vie politique :
• Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas d’abord annoncé en tant que ministre des finances que jamais GDF ne serait privatisé, pour, en tant que président, non seulement privatiser cette entreprise mais également y céder le pouvoir à un groupe privé en la fusionnant avec Suez.
• Ne nous a-t-il pas annoncé que jamais l’aciérie de Gandrange ne fermerait. Les 357 salariés, le 31 mars 2009 (date de la fermeture effective), ont pu apprécier à sa juste valeur cette promesse.
Si, en plus, les candidats ont, une fois élus, le cynisme de faire le contraire de leurs engagements, l’abstention devient la forme ultime de l’expression de la citoyenneté.

291.Posté par jack le 06/03/2010 20:32
je voulais dire "ce qui s'appele"et pas "c'est ce qui appelle"

290.Posté par jack le 06/03/2010 20:29
à geo et remember.Il est vrai que la presse était très,très tolérante avec Mitterrand.
Peut-être que sarko devrait faire comme Mitterrand:mettre les journalistes sur écoute.Quand on connaît les cadavres dans les placards de chaqu'un on obtient en général un peu plus de "gentillesse".
La presse reproche beaucoup de choses à Sarko.Mais tout président de droite n'est-il pas considéré comme suspect dans certains milieux?
de Gaulle n'était-il pas déjà considéré comme l'auteur d'un "coup d'état permanent",par une partie de la presse (dont Le monde)et bien sûr par Mitterrand qui trouvait la constitution de la Vème République très dangereuse...sauf quand il était lui-même président.
Le brave Chirac,aujourd'hui adulé par les foules et qui retirait ses lois dès qu'il y avait 2 CGT-istes dans la rue,nous a longtemps été décrit comme Facho-Chirac sous prétexte qu'il avait le menton volontaire.
Dans ces conditions il est normal que sarko se fasse aussi traiter de facho...les seuls présidents "démocrates"étant par définition ceux de gauche.
Qu'aurait-on dit si un président de droite avait fait mettre journalistes,avocats et même actrices
sur écoute pour convenance personnelle et pour cacher sa vie privée?
Qu'aurait-on dit si un président de droite avait viré tous les journalistes de gauche comme Mitterrand a "nettoyé"la télé en 1981 des Elkabbach etc.?
Qu'aurait-on dit si un président de droite avait obligé une entreprise publique à acheter très cher une entreprise en mauvais état appartenant à son meilleur ami (Vibrachoc)
Qu'aurait-on dit s'il avait nommé à la tête d'entreprises publiques importantes des copains sans aucune expérience manageriale avec les résultats (ELf,Gan,Crédit LYonnais etc.)qu'on sait?
La france a connu sous Mitterrand l'arbitraire absolu.Mais chut il ne faut pas le dire.Mitterrand était "de gauche"donc par définition un exemple de moralité.
N'oublions pas que la gauche a acheté une fois pour toutes l'exclusivité des leçons de morale
et que c'est qui s'appelle "une dénonciation vertueuse d'un scandale"quand la gauche le fait (p
ex.affaire de Mme Tiberi)est une "politique de caniveau"quand la droite le fait (ex.affaire-Huchon
ou multiples affaires en Paca.)
La gauche est toujours vertueuse et la droite malhonnête.C'est un dogme!
Donc:circulez! il n'y a rien à voir.

289.Posté par Lelièvre de son gîte assiégé le 06/03/2010 18:38
Hors sujet. Une question. Les spécialistes du crêpage de chignon, les envahisseurs, les Attila du clavier, vous faites ça à temps plein ou c'est en passant, sur le pouce ?
Parce que là, vous avez fait un vrai festival. Chapeau !

288.Posté par geo41 le 06/03/2010 18:15
@252brusyl
informez vous et regardez la derniére réforme constitutionnelle au lieu de dire n'importe quoi!!!!

287.Posté par geo41 le 06/03/2010 18:12
@256 brusyl
L'affaire Pelas
l'affaire des écoutes
l'affaire du Rainbowwarrior
L'affaire des ventes d'armes de papamadi en Angola
L'affaire de la maitresse logée dans les palais de la République
l'affaire de l'observatoire
l'affaire du médecin menteur
Tout Cela vous rappele quel qu'un?

286.Posté par remember le 06/03/2010 18:06
@263 Kerjean
Que n'avez vous connu Mitterand!! Ou alors vous étiez aveugle ou consentant!!!!!Sarkosy à coté c'est un enfant de choeur.Et demandez à Rocard comment il était traité par Mitterand!!Il y a de nombreuses mémoires sélectives sur ce site!!!Le President le plus MENTEUR de l'histoire c'est le dernier PRESIDENT SOCIALISTE.

285.Posté par geo41 le 06/03/2010 17:56
A que j'aurais aimé voir un journal traiter Mitterand de menteur en 1983 quand il a du faire poussé par les marchés le contraire de ce qu'ilavait dit.Quand ensuite il a dénationalisé:MENTEUR!!Quand il a viré des journalistes belges de son bureau qui osaient lui poser des questions sur les ECOUTES!!MENTEUR!!Quand il a fait un raid sur la générale avec son ami PELAS!!MENTEUR!!Quand il a menti sur sa santé aprés avoir érigé lui méme la régle de transparence sur le sujet!!MENTEUR!Il a méme menti à sa femme en la trompant d'une façon éhontée!!MENTEUR....J'arréte mais jamais je n'ai vu un journal mettre en cause ce President roi des MENTEURS avec le titre de MENTEUR!!!
Marianne journal de caniveau qui fait son argent en salissant un President courageux.Trés décevant que JFK se la joue en détecteur de mensonge.Son détecteur était en panne à d'autres moments ou il se serait honoré à ne pas l'étre.Grande question:JFK est il un homme d'idées ou un partisan béte et méchant!!Je répondrai comme Fernand Reynaud:cela dépend....des jours.Et s'il nous parlait de son Modem avec son President qui sonne aux sonnettes ,mais n'ose pas monter les escaliers!!!!Tout le Monde le quitte!!!MENTEUR lui aussi.Et Peillon qui accepte des rendez vous et pose des lapins MENTEUR!!!!Et Martine qui se pointe aprés avoir démolli la compétivité française et triché aux élections du PS!!Ah!la menteu....euse.

284.Posté par jack le 06/03/2010 17:10
à patahoux.Je ne comprends pas ta réaction.Est-il faux que
-1.avant Sarko la Cour des Comptes n'avait pas accès aux comptes de l'Elysée (et ne pouvait donc pas les critiquer)?
-2.beaucoup de frais et de salaires de l'Elysée étaient dans le passé pris en charge par des ministères et des entreprises publiques?
On peut estimer (et c'est mon cas)que Sarkozy,comme ses prédécesseurs,dépense trop et que d'ailleurs l'état Français en général vit sur un trop grand pied sans pour autant nier certaines évidences.

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