Dans le mur



La Cour des comptes confirme

C’est, au fond, un message d’outre-tombe que nous livre la Cour des comptes : celui de Philippe Séguin. Sa dernière bordée en quelque sorte.

Que nous dit ce rapport ? Exactement ce que j’écrivais, hier, sur ce blog : que la dette publique de la France, en 2013, risque d’atteindre 100 % du PIB, c’est-à-dire l’équivalent de la richesse nationale, ce qui nous placerait dans une situation pas tellement différente de celle de la Grèce aujourd’hui.

Et il ajoute – ce sur quoi je n’ai cessé d’insister – que cette situation n’est pas seulement une conséquence de la crise, mais aussi la résultante de mesures prises, sous la présidence Sarkozy, avant la crise et, en particulier, la multiplication de nouvelles niches fiscales.

Or, faire croire qu’il suffira, pour rétablir la situation, de procéder à des économies est un pur mensonge : une réduction drastique des dépenses publiques causerait une timide reprise de croissance, alors que le gouvernement en attend, dans ses prévisions, 50 milliards de recettes sur trois ans.

En réalité, il y a plus de chances, puisqu’on refuse de revenir sur les graves erreurs du début du quinquennat, qu’on réalise les sombres prévisions de la Cour des comptes, que celles, optimistes, du gouvernement.

PS : Si vous êtes sensibles à nos efforts pour contrebalancer les mensonges officiels (y compris ceux que confortent ou véhiculent l’opposition), contribuez à faire connaître ce blog.

PS, UMP, qu'en pensez-vous ?

En Grèce, Espagne, Portugal, les gouvernements socialistes ont annoncé des mesures drastiques de réduction des déficits, grâce à une politique rigoureuse d’austérité : gel des salaires, hausse de l’âge de la retraite, baisse des allocations, etc… On aimerait savoir ce qu’en pense le PS français.

En revanche, dans ces trois pays, la droite, dans l’opposition, a voté contre ces plans de rigueur et a préconisé un recours supplémentaire à l’endettement. On aimerait savoir ce qu’en pense l’UMP.

Moralisation

La finance se moralise. La preuve ? Le président de la banque Goldman Sachs, Llyod Blankfein, ne touchera, au titre de 2009, et en supplément de ses confortables rémunérations de PDG, « que » neuf millions de dollars de bonus – l’équivalent de 500 années de salaires minimum, tout de même ! -. Même le plus génial « chercheur » du monde se contenterait de vingt fois moins !

On se sucre chez Lazard

La banque Lazard a annoncé des résultats dans le rouge. Pourquoi ? Parce que son ancien patron, Bruce Wasserstein étant décédé, la banque a versé à ses héritiers le montant de son intéressement, soit… 87 millions de dollars. Elle en a profité pour distribuer à ses traders des bonus s’élevant à 615 millions de dollars : tout de suite, en cash et en actions.

C’est contraire à tous les engagements pris par les banques. Mais qui s’en soucie ?

Pari perdu, sauf...

Martine Aubry avait annoncé que le PS réaliserait, à l’occasion des régionales, un « grand chelem ». Pari déjà perdu puisque, à en croire les sondages, la liste socialiste dans le Languedoc-Roussillon ne dépasserait pas 11 %. A moins, bien sûr, que, le lendemain du second tour, la direction socialiste redécouvre soudain que la liste Frêche est… de gauche.

Disproportion

Onze surveillants pour 1500 élèves au lycée de Vitry. Plus de 500 policiers et gendarmes mobilisés à chaque déplacement de Sarkozy. N’est-ce pas disproportionné ?

Mardi 9 Février 2010
Jean François Kahn

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