Convaincre ou réduire les têtes



D’accord, Claude Allègre, bouffi de contentement de soi s’est installé, lui aussi, dans une posture qui lui vaut une standing ovations de toute la France réac et ne s’encombre guère d’un respect scrupuleux des faits. Il est donc tout a fait légitime de dénoncer ses insuffisances au-delà de sa suffisance. Mais, de là à ce que des scientifiques, en l’occurrence des climatologues, exigent, par pétition, que le pouvoir politique en place sévice contre ce « délinquant » intellectuel qui ne partage pas leur point de vue, il y a là, sans doute, un pas de trop qui n’aurait pas dû être franchi. Comme si c’était à Sarkozy ou à sa ministre de juger de la pertinence ou de l’impertinence d’une théorie scientifique.


Une affaire montée médiatiquement en mayonnaise en chasse une autre. Le lendemain, c’était le pauvre Jean-Luc Mélenchon qui se retrouvait crucifié par ce qu’il s’était vertement emporté contre un apprenti journaliste qui lui posait des questions jugées, par lui, inconvenantes. Il avait évidemment tort, comme Allègre, mais surtout le meilleur moyen de se mettre toute la presse à dos c’est de rentrer dans le chou des journalistes.


Cette succession de polémiques finie par poser problème.

D’abord n’est-il pas malsain que les empoignades autour de Frêche, Zemmour, Allègre, Guillon, Mélenchon et autres, beaucoup d’autres, finissent par prendre cent fois plus d’importance que, par exemple, la publication par l’INSEE de statistiques montrant l’ampleur inouïe prise par le creusement des inégalités en France  : le Figaro n’en a même pas dit un mot, sans doute pour ne pas avoir à reconnaître que se sont les plus riches qui paient relativement moins d’impôts.

Ensuite, soyons clairs : A-t-on, oui ou non, dans une démocratie, le droit d’avoir tort ? En d’autres termes, doit-on exclure l’erreur en l’excommuniant, l’interdire d’expression (ce qu’un adjoint de Nicolas Hulot a officiellement demandé), ou doit on la réduire en démontrant, par la pédagogie et le raisonnement, son inanité ?

J’ai milité pour la défense du fromage au lait cru qui coule et sent fort contre la pasteurisation obligatoire. Doit-on imposer la pasteurisation de toutes les sortes d’expressions et en répudier la crudité ?

Si les journalistes ont le droit de stigmatiser – et heureusement qu’ils l’ont – n’a-t-on pas le droit de stigmatiser les journalistes ? Réduire Mélenchon à un coup de colère passagère est aussi préoccupant que voir réduire Régis Debray – un de nos meilleurs vrais philosophes – à une phrase sur une pizzeria de Priština au Kosovo, Chevènement à ses saillies contre les « élites mondialisées » ou les « sauvageons », Besancenot à une affaire de candidate voilée ou les nonistes, lors du referendum européen, à une vanne sur le « plombier polonais ».

Il faut discuter, argumenter, convaincre, mais arrêtons, à la façon des Jivaros, de réduire les expressions comme les têtes pour le plaisir de brandir des scalpes.

                                                            *


Il existe dans la tourmente

De la même façon, on ne saurait, concernant les scandale des prêtres pédophiles, réduire la position de l’Eglise à l’incroyable et insupportable bévue commise, en présence de Benoit XVI, par le prédicateur du Vatican comparant les critiques visant le pape à la propagande nazie qui engendra la shoah. On verra bien s’il est contraint à la démission

Je milite personnellement pour le droit, de plus en plus remis en cause, de critiquer, y compris de critiquer radicalement, les religions, toutes les religions, chrétienne, juive, musulmane, lamaïste (qui croit qu’il n’y a pas d’imam ou de rabbin pédophile et que tout se passe le mieux du monde dans les madrasas et Yeshivats ?). Mais, pour autant, on ne doit pas se laisser aller, là non plus, à instrumentaliser les dérives, mêmes nombreuses, (qu’il y a d’ailleurs quelques hypocrisies à découvrir aujourd’hui) à des fins de lynchage collectif. Pas plus de prêtres pédophiles dans le monde que de journalistes vendus. Sans doute moins.

Le combat que nous devons mener pour permettre l’émergence d’un autre modèle, humain celui-là, de société, nous devrons le mener aux côtés de ceux qui croient au ciel et de ceux qui n’y croient pas. Fussent-t-on radicalement rationalistes, beaucoup de catholiques seront alors nos alliés.


Plutôt avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ? Vraiment ?

En ce jour de Pâques propice à la réflexion, je dédie à quelques-uns d’entre vous, et pourquoi pas à tous d’ailleurs, en particulier à « brusyl », cette réflexion que m’a inspiré, dans le Magazine Littéraire, l’anniversaire de la mort de Jean-Paul Sartre.

Je ne sais plus qui a dit qu’il préférait avoir eu tort avec Jean-Paul Sartre plutôt que raison avec Raymond Aron.

On admettra que l’alternative ne devrait jamais être celle-là et qu’il conviendrait de lui substituer un autre choix : avoir raison, autant que possible, avec Sartre et avec Aron quand ils ont raison et refuser d’avoir tort à la fois avec l’un et avec l’autre.

Mais cette saillie, mille fois réitérée, a eu cet effet qu’il a été presque mécaniquement admis que la raison était du côté de Raymond Aron et son contraire, l’erreur, du côté de Jean-Paul Sartre. Ce qui fut d’autant plus facile à faire admettre que tout le monde se souvient de telle ou telle position prise par Sartre – surtout quand elle fut médiatiquement spectaculaire, ainsi la harangue aux ouvriers boudeurs de Billancourt monté sur un tonneau – alors que personne n’est plus capable de mettre en avant une prise de position emblématique de Raymond Aron, sauf à citer un titre de livre « L’opium des intellectuels », dont l’intitulé même, comme « La trahison des clercs » de Julien Benda, incite aux applaudissements.

En fait, Raymond Aron eut souvent tort, même si, en effet, à des moments clés (le refus du totalitarisme, sa dénonciation du terrorisme gauchiste après 1968, l’incitation à une politique de négociation aussi bien en Algérie qu’au Proche-Orient)  il eut formidablement raison : tort quand il prédit, par exemple, le processus de « lente mais irrésistible fusion » des régimes antagonistes, capitalisme et communisme (théorie des ponts), et n’imagina pas un seul instant que la dynamique propre au capitalisme le conduirait au contraire à rompre, peu à peu, avec tout ce que le socialisme avait infusé en lui. Aron n’a pas plus anticipé le néolibéralisme que Sartre n’a imaginé l’effondrement du communisme. Tort – ô combien ! – quand il annonça une dilution et presque une lente extinction de la violence au sein des sociétés libérales ; quand il favorisa la prise de pouvoir de Robert Hersant au Figaro et, au-delà, justifia le processus de restriction du pluralisme de l’information qui a tant contribué à la cataclysmique crise qui ébranle la presse écrite ; quand il annonça, en 1981, en cas de victoire de François Mitterrand, la quasi et inéluctable domination du Parti Communiste sur l’ensemble de la gauche et, au-delà, sur le pays tout entier.
 
Et Sartre, s’il eut parfois dramatiquement tort (son soutien à la Bande à Baader en Allemagne fut un summum, tandis que son refus d’entendre, jusqu’à la tragédie hongroise de 1956, les voix dissidentes qui surgissaient des profondeurs de l’empire totalitaire lui-même, confinait à l’aveuglement volontaire), eut également très souvent raison et courageusement raison. S’agissant, par exemple, de sa radicale critique de la logique colonialiste et, surtout, de son implacable description des « inversions » de rejet qu’elle suscitait, c’est précisément cette rugueuse lucidité que ses contempteurs lui reprochent encore aujourd’hui : moins de n’avoir pas perçu que d’avoir trop brutalement perçu.

Au demeurant, étant de ceux qui se sont reconnus beaucoup plus dans l’analyse que fit Raymond Aron du mouvement de Mai 68 que dans la fascination démissionnaire qui conduisit Jean-Paul Sartre à s’y dissoudre, j’admets, avec le recul, que la folie assumée de Sartre en dit plus sur les spécificités du phénomène soixante-huitard, et plus en profondeur, que l’implacable rationalité d’Aron.

Sartre eut tort… Le plaisir que l’on prend, ici ou là, à le répéter, comme n’importe quel lieu commun, est intéressant. Car d’aucuns des intellectuels, souvent prestigieux, qui signèrent, dans les années 30, la fameuse pétition de soutien à l’invasion de l’Ethiopie par Mussolini, d’aucuns de ceux qui, comme Paul Claudel et même Paul Valéry, se retrouvèrent un temps dans le pétainisme, d’aucun défenseur allumé de la cause colonialiste en Algérie comme Jules Romain, d’aucun ex-stalinien repenti à la Annie Kriegel, d’aucuns des partisans enthousiastes de la guerre d’Irak tel André Glucksmann, on ne nous répète en boucle, comme s’il s’agissait de l’élément clé de leur identité (au même titre que le naturalisme de Zola ou que l’impressionnisme de Monet), qu’ils eurent tort contre tel ou tel qui aurait eu raison. (Dans ce cas, pourquoi ne pas définir Prosper Mérimée, Lamartine, Barbey d’Aurevilly, d’abord comme des écrivains qui « eurent tort » contre Victor Hugo, ou même le grand Tocqueville qui, contrairement à l’auteur des « Misérables », ne comprit jamais rien à l’émergence des nationalités européennes).

Cela va même plus loin, puisque le procès qu’il est devenu « culturellement correct » de faire à Jean-Paul Sartre, celui de « l’intellectualisme engagé » en soi, a été instruit, avec talent, par les romanciers de l’école dite des « Hussards » qui, nostalgiques du vichysme, portés par une haine de la France « résistancialiste », s’engagèrent résolument dans la défense de l’Algérie Française jusqu’à, pour certains, justifier l’OAS et vouer le Général De Gaulle au sort le plus ignominieux.

En vérité, à quelques exceptions près (ainsi Julien Gracq) la réaction à « l’engagement » sartrien est plutôt une réaction à la direction d’un engagement transformé en une contestation d’un « en soi » de l’engagement par les partisans d’une direction contraire.

Voltaire et Hugo, à quoi le bloc multiforme sartrien peut être comparé – comme eux, l’auteur des « Mots » fut romancier, dramaturge, philosophe, scénariste, militant politique, journaliste, critique et commit même quelques chansons, etc. – furent, eux aussi, la cible de cette manœuvre qui consiste, soit à leur opposer les vertus ineffables d’un « art pour l’art », soit à les réduire à une erreur ponctuelle ou à une contradiction particulière. On opposera ainsi à Voltaire tel passage, sorti de son contexte, qui prend aujourd’hui une tonalité antisémite, alors qu’on en a amnistié Bernanos dont on ne retiendra que « Les grands cimetières sous la lune ». A la « littérature engagée » défendue et pratiquée par Hugo, on prétendra préférer « l’art pur » d’un Baudelaire, dont le rejet furieux de la démocratie et du progressisme en général n’était cependant pas moins engagé et engageant.
 
Remarquons-le : d’un côté, les charges réactionnaires contre Voltaire et Hugo anticipent structurellement celles dirigées contre Sartre (Barjavel retrouvant les accents de Veuillot), mais, de l’autre, dans le pamphlet du marxiste Lafargue contre Hugo, on retrouve tous les poncifs des futures polémiques staliniennes contre l’auteur des « Mains sales ». A cette différence près, que Sartre en fut affecté, pas Hugo.
 
En réalité, le procès du concept sartrien d’engagement repose sur un contresens. Sartre ne plaide pas pour l’engagement, ce qui suggérerait qu’on a le choix. Il constate et théorise l’absence de choix. On ne s’engage pas, on est engagé. Et c’est précisément ce qui définit notre « essence », c’est-à-dire notre humanité. Cette essence qui, selon la formule fameuse, « précède notre existence ». Car tout commence là : l’homme existe avant « d’être ». Il existe comme vertébré, comme primate, comme principe de vie. C’est-à-dire comme fruit d’un réseau de déterminations. Produit d’une histoire qui n’est que naturelle et pas encore culturelle. Et qu’est-ce qui lui permet de passer de « l’existence » à « l’être », de la contingence à l’avènement, lui qui, ne répondant nullement à une nécessité, se trouve là tout à fait par hasard ? Réponse : l’arrachement à lui-même. En d’autres termes, le lent mais irrésistible processus auto-constructif par lequel il échappe aux déterminismes pour accéder à la liberté.
 
Et c’est donc cette liberté qui le fait homme : non plus un simple existant, mais un « être », un « être au monde », d’où il découle que toute son humanité – et toute l’humanité – est dans cette liberté ; que cette liberté se confond avec le projet dynamique qui a permis d’y accéder et renouvelle sans cesse cette accession. Elle est ce projet. Elle est projet. Projection. Or, par définition toute projection est un engagement.
 
En d’autres termes l’homme est nécessairement engagé, puisqu’il est le produit même de cet engagement-projection qui fait que c’est un homme. Occulter cet engagement, qui seul a permis de passer de l’ordre naturel à l’ordre culturel, c’est, en conséquence, effacer la liberté, et donc l’humanité elle-même. Pas le choix. La seule liberté que nous n’avons pas, c’est celle de ne pas être libre. Ou plutôt de le prétendre. La liberté comme seule prison, en somme. La nier, s’en abstraire, prétendre « qu’on n’y peut rien », « qu’on n’est pas concerné », « qu’on ne veut pas le savoir », que tout se passe « en dehors de nous », revient à sombrer dans la « mauvaise foi ». On y est toujours en réalité « pour quelque chose », on y peut toujours « quelque chose ». Feindre l’irresponsabilité ou « l’absence au monde », fût-ce dans sa version noble de « tour d’ivoire », c’est être un « salaud », lançait Jean-Paul Sartre juste avant-guerre. Et le nazisme, en l’occurrence, conforta son propos qui vit tant de complices de l’horreur expliquer qu’ils n’y étaient pour rien, qu’ils n’y pouvaient rien, qu’il existait, au-dessus d’eux, une volonté qui neutralisait, annihilait leur liberté.
 
Impossible ! tranche Sartre. Sauf à se nier en tant que personne pour redevenir un simple « existant ». Même les directives indicibles d’un inconscient auquel on ne saurait échapper, Sartre les récuse, en cela pas freudien pour deux sous ! Aucun surplomb ne vous écrase au point de « faire » à votre place et de la sorte de vous innocenter : même pas un système de valeurs. Une liberté soi-disant neutralisée est une liberté qui accepte librement, parce que ça l’arrange, d’être neutralisée. Un engagement, forcément, mais qui s’affirme en se niant, l’existentialisme sartrien se voulant, en quelque sorte, dans le sillage de Hegel, « négation de cette négation ».

Cette vision sartrienne fut rejetée au cours des années 70 et 80. Il y a sans doute un rapport entre la répudiation de cette « éthique de responsabilité » qui, non pas promeut, mais constate l’engagement comme une « situation » incontournable et l’acceptation, presque sans réaction, par une grande partie de l’élite intellectuelle, de la dérive néolibérale perçue comme une forme incontestable de « modernité ».
L’idéologie sartrienne fut propulsée par l’expérience de la guerre et de l’après-guerre : fascisme, colonialisme, stalinisme. Il se pourrait bien que le grand réveil provoqué par la découverte de l’ampleur des nouvelles barbaries générées à la fois par le néocapitalisme mondialisé et par les formes prises par certaines de ses contestations, annonce un rebond de cette philosophie-là de « l’engagement ». La neutralité ne redevient-elle pas une complicité et la déclaration d’irresponsabilité l’aveu d’une lourde responsabilité ?

La philosophie sartrienne, en rupture avec la toute métaphysique de la primauté de la transcendance, est, finalement, profondément « réaliste ». En cela qu’elle restitue les esprits à leurs corps et qu’elle décrit le jeu croisé de ces corps qui portent des esprits, de ces existences qui accèdent à l’essence.
Or c’est bien, de nouveau, d’une philosophie qui se donne pour objectif de penser ce qu’elle n’estime pas déshonorant de décrire (la société réelle et ses éventuelles alternatives) dont nous avons besoin.
Encore convient-il de restituer Sartre à l’espace de sa propre évolution. S’il a écrit sa « Critique de la raison dialectique », correction de « L’être et le néant », c’est qu’il a perçu, au moins en partie, qu’aussi radicalement libre qu’il soit, l’individu ne saurait échapper à ce que l’auteur de « Huis clos » appele le « déjà là ». Le train de la vie ne transporte pas de voyageurs sans bagage. Le « déjà là » : c’est-à-dire ce avec quoi il faut faire ce qu’on a certes la liberté de faire, mais seulement avec ces matériaux-là ou, plus exactement, de préférence avec ces matériaux-là. Ces matériaux, c’est l’Histoire qui les dépose sur notre champ de réflexion et d’action comme le fleuve dépose son limon. La double histoire : celle qui nous a promu animal social et celle qui nous a fait « homme au monde », issu d’une aventure collective et façonné par elle.
 
Ce qui renforce encore l’inéluctabilité de l’engagement et, partant, de notre entière responsabilité, puisqu’il dépend de nous, qu’il ne dépend que de nous, de s’abandonner à ce « déjà là », d’agir sur ce « déjà là », ou de tenter une rupture impossible (et donc prométhéenne) avec ce « déjà là ». La force de ce « déjà là » est telle, en réalité, que je n’ai nullement le choix de m’en abstraire, mais simplement celui de m’y abandonner ou de le « recomposer ». De faire avec lui ou de me laisser faire par lui. Et il n’est pas, en fin de compte, d’engagement plus radical que celui qui dépend de ce choix.
 
C’est moins, en définitive, d’une « actualité » de Sartre qu’il nous faut parler, ou même d’un « retour à Sartre », que d’un retour de Sartre qu’impose ou que suggère l’actualité.
A propos du Sartre romancier (le Sartre dramaturge est plus discutable) Maurice Nadeau écrivait « c’est un échec qui vaut mieux que bien des réussites ».

Si Sartre a été étiqueté comme celui « qui eut tort », il conviendrait peut-être de reconsidérer cette étiquette au moment où s’effondre le monde dont se réclamait, sans en avoir pressenti la dynamique, ceux dont on avait décrété qu’ils avaient eu raison.

Dimanche 4 Avril 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

223.Posté par Peter Hoopman le 26/04/2010 22:01
Cher M. Kahn,

Vous écrivez parlent de Raymond Aron: " ort quand il prédit, par exemple, le processus de « lente mais irrésistible fusion » des régimes antagonistes, capitalisme et communisme (théorie des ponts), et n’imagina pas un seul instant que la dynamique propre au capitalisme le conduirait au contraire à rompre, peu à peu, avec tout ce que le socialisme avait infusé en lui."

En lisant le biografie de Olivier Todd sur Camus, il y a des petites remarques sur les pensées de Raymond Aron. Je me dit, je doit lire la façon de pensée de Raymand Aron. Votre remarque sur le tort de Aron, m'a convenqué de l'importance des certaines pensées de Aron.


Je crois comme lui: "le processus de « lente mais irrésistible fusion » des régimes antagonistes, capitalisme et communisme"

Il y a dans une société une demande et offre pour l'innitiative propre et la solidarité, la problème aujourd'hui c'est les deux sont prises dans une leurre politico-économique, ils croyent dans une même illusion. Les communistes/socialistes disent cette leurre partient tous en les capitalists disent ce leurre leur partient.

Et la batailles des aveugles continu. Mais je pense Raymand Aron va avoir fortement raison sur ce point l'inévitable synthèse du capitalisme et communisme.

On a besoin les deux, peut être la France a fait les pire des marriages entre eux deux. ;-)
http://www.solution-simple.com/fr/entretien_avec_gouvernement.html

222.Posté par DP le 10/04/2010 22:46
En ce qui concerne Allègre, il ne s'agit pas d'une tentative de censure à son égard, mais d'une tentative des scientifiques pour se faire entendre.
Car si les élucubrations non scientifiques d'Allègre sur le climat sont relayées complaisamment par les media, les scientifiques eux sont superbement ignorés. Normal, ce sont des inconnus qui ne font pas le poids médiatique face à un ancien ministre...

221.Posté par roi des cons le 08/04/2010 17:46
C'est étrange, tout cela me laisse indifférent. Peut-être un début de conscience politique...
http://vivelescons.com/

220.Posté par Robert d. le 08/04/2010 11:31
Bonjour,
Je ne suis ni chrétienne, ni catholique, ni protestante, ni orthodoxe, ni juifs ni musulmane, ni raëlienne, ni scientologue, ni témoins de Jéhovah, ni boudhiste... ou membres d'une Église, secte ou organisation quelle qu'elle soit.

Je suis libre de toute religion, car je suis issue d'une famille catholique et j'ai beaucoup souffert de leur obscurantisme, leur ignorance par le mensonge de la bible.

La religion chrétienne a fait d’ innombrables victimes dans le monde : Croisades, guerres de religion, inquisition. La religion pose beaucoup plus de problèmes à l'humanité qu'elle n'en résout. La base même de l'Église chrétienne : Jésus Christ, repose sur un énorme mensonge (le mensonge de la bible) et que les chrétiens ont beaucoup fait contre les hommes : tortures, persécutions, analphabétisme.... et racisme ...

L’église a toujours dit qu’elle aidait les plus démunis ??. C’est vrai : elle les aide à rester dans leur état (car les pauvres c’est son fond de commerce). Là encore, on voit le principe de subsidiarité qui s’appliquer depuis des siècles : les pauvres doivent rester pauvres pour que l’ordre établi par dieu soit respecté ??.

Les pratiques religieuses sont un empêchement à l'épanouissement de l'espèce humaine. La foi religieuse est une plaie sur les ressources intellectuelles de l'humanité et il est intellectuellement plus simple de croire que de réfléchir.

Je fais partie des êtres humains qui subissent toute l’histoire faite par des gens de pouvoir (financiers, politiques, religions, sectes …).

Nous vivons dans un monde de religions artificielles inventées par l’homme pour mieux les asservir, les exploiter…
… un monde de pollution, de violences, de guerres, de vols de matières premières sur toute la planète avec son cortège d’assassinats, de milliers d’innocents tués, enlèvements et exploitation chaque jour sur cette planète.

Ce monde artificiel ne peut durer.

219.Posté par Gilbert le 07/04/2010 19:44
@ nico

Et alors ?
Quand bien même Allègre et Courtillot seraient des fraudeurs, ce n'est pas par une pétition corporatiste qu'il faut régler le problème. Les "sachants" ont toutes les tribunes qu'ils veulent pour argumenter et régler son compte intellectuellement aux tricheurs. Faut pas prendre le public pour i-un ramassis d'ignorants.

218.Posté par tilène le 07/04/2010 18:46
Bonjour à tous
Tout d'abord j'ai été réconfortée par le rappel de Mr Kahn. En effet, lorsque j'ai découvert ce site dont une amie m'avait parlé, j'ai été fortement surprise et déçue de ce que j'y découvrai. J'ai eu l'impression d'un règlement de compte de bas étages et aucun rapport entre la réflexion que Mr Kahn voulait inspirer et le résultat obtenu. Comme me disaient souvent les professeurs lorsque j'étais jeune "Hors sujet". Je ne me pose pas en donneuse de leçon, mais en Candide qui découvre un nouveau monde !!! Alors surtout de criez pas "Haro sur le baudet" Merci.
La situation de notre société est suffisamment délitée, alors ce site doit nous rassembler dans la différence et non pas exacerber nos bas instints égotiques.
L'article de Mr Kahn sur le mélange des genres entre policiers et journalistes me paraît vraiment d'actualité. En effet, je pense que si tout part à vau l'eau , l'explication peut en être ce mélange des genres.(Politique, finance , média, plublicité etc...). Rien n'est plus déstabilisant pour des citoyens comme nous que de ne pas savoir qui fait quoi et pourquoi il le fait. Quels choix et quelles perspectives dans un tel magma. Par contre je suis persuadée que la réponse viendra des citoyens eux-mêmes. C'est à nous de redonner à notre si belle devise " Liberté Egalité Fraternité" tout son sens premier. Et nous pouvons le faire démocratiquement (la manière la plus noble me semble-t-il).
Par ailleurs, je voulais répondre à Rachid (poste 205). Son analyse m'a rappelé un livre collégial dirigé par Pierre Bourdieu : "Toute la misère du Monde" dans lequel un travailleur immigré de la première génération analysait déjà le malaise de la génération suivante . Il expliquait que les enfants d'immigrés étaient, en quelque sorte, prisonniers de deux cultures (celle d'origine et celle d'accueil). En effet il expliquait que sa propre génération qui avait l'espoir de revenir dans son pays d'origine (ce qui est naturel) ne s'était pas trop impliquée dans l'intégration de ses enfants dans la société d'accueil. Lorsque le retour au pays s'est avéré être une impasse, tous ces jeunes n'étaient chez eux ni en France ni au pays. Une constatation de no man's land terriblement déstabilisante. C'était comme si tous ces jeunes n'avaient aucune origine, ce qui est absolument insupportable pour celui qui le vit. C'est une explication comme une autre mais je pense que le malaise vécu par beaucoup de nos jeunes actuellement peut-être de cet ordre là. Aucun pays ne leur a donné la possibilité de se contruire une identité que ce soit le pays d'origine ou le pays d'accueil. Cela n'excuse pas les actes délictueux, mais peut, peut-être, faire comprendre le mal être de ces jeunes. C'est une explication parmi tant d'autres. Mais elle m'a semblé intéressante et plausible.
Amicalement.

217.Posté par L'Hermite le 06/04/2010 22:47

@ JFK

Tout à fait d’accord pour le droit de critiquer les religions. D’accord aussi pour lutter contre toutes les instrumentalisations des dérives, à quel que but que ce soit. Et quel que soit aussi d’ailleurs le « milieu » dans lequel les dérives sont constatées.

Mais je ne pense pas que le fait d’avoir une croyance ou de ne pas en avoir puisse être une variable pour se battre contre les dérives de toutes natures constatées au sein d’une (des) religion(s) et, plus généralement, pour aspirer à l’émergement d’un modèle de société dans lequel l’humain est le centre, l’alpha et l’oméga, oserais-je dire. Tout du moins une variable autre que strictement personnelle et privée.

Ce modèle de société doit en effet être, à mon sens, un modèle dans lequel la laïcité est la règle et le religieux du domaine privé.

La connaissance des religions doit aussi être un préliminaire à leur critique. L’ignorance, surtout quand elle est masquée par quelques connaissances superficielles et/ou fausses, est aussi une dérive qui peut être source d’autres dérives. Dans le débat actuel sur la burqa et le niqab, la croyance (sans aucune connotation religieuse) que le port de ce vêtement est d’origine religieuse, est à la cause de tout un tas d’amalgames à l’encontre d’une communauté dans son ensemble. Amalgames dont certains de ses membres d’ailleurs se font l’écho, quand ce n’est la caisse de résonnance !


216.Posté par Paulo le 06/04/2010 14:13
Posté par Rachid le 05/04/2010 23:15

D'accord.
Je crois que Zemmour n'aurait pas eu de désaccord avec vous.

215.Posté par Redax le 06/04/2010 12:25
@Rachid

@Rachid (205)
C'est un grand bonheur de lire un post de cette qualité parmi les chamailleries habituelles du café du commerce après consommations excessives de la plupart des intervenants. Une leçon aussi pour les journalistes prompts à flatter l'opinion dans leurs préjugés anti celui-ci ou celui-là (jusqu’à Télérama qui participe au lynchage médiatique !). J'espère que beaucoup vous liront, car je suis persuadé que Zemmour, lui-même, sait que la société a sa part de responsabilité dans le malheur qui produit la petite délinquance. Car la grande délinquance, elle, est organisée en haut lieu ...plutôt qu'en banlieue!
Merci à vous !

214.Posté par Paulo le 06/04/2010 12:17
197.Posté par Pisse-Dru le 05/04/2010 22:20

Incohérent!
Vous confondez le principe de déterminisme avec le principe de finalité.

213.Posté par Paulo le 06/04/2010 12:12
Eh bien, il a fait fort le Jean- François.! Il a fait de l'existentialisme sartrien une philosophie de l'engagement, alors qu'il est par excellence une philosophie du dégagement. (ex: hors de, sistere : se tenir. Se tenir hors de). Pour peu il nous demanderait de nous enfermer dans l'essence du militant!
Je vous renvoie à l' analyse sartrienne du garçon de café (L'Etre et le Néant) qui n'est jamais garçon de café du fait du pouvoir de néantisation de sa conscience qui le distancie toujours par rapport à lui-même. Et ainsi de tous les hommes qui ne sont jamais ce qu'ils sont, parce que toujours dégagés en quelque sorte d'eux-mêmes (hors d'eux-mêmes).
On pourrait me rétorquer que Sartre s'était engagé avec obstination. Mais c'était en contradiction avec les principes-mêmes de sa propre philosophie de la liberté. C'est justement pour justifier cette contradiction entre sa théorie et à sa pratique qu'il a pondu cette énorme brique qu'est la Critique de la Raison dialectique, que personne ne lit plus tant elle est contournée.
Sartre n'était pas à une contradiction près. Les spécialistes, dont je ne suis pas, ont relevé d'ailleurs de grandes incohérences dans sa philosophie de la liberté.
Il me semble que c'est à juste titre que nos meilleurs philosophes ne le comptent pas parmi eux.
A part Bernard-Henri Lévy. qui lui a consacré un livre. Mais peut-on appeler philosophe cet essayiste de la génération des nouveaux philosophes post-soixante-huitards?

212.Posté par Espoir le 06/04/2010 01:20
correction

203 Jean-Jolly

Cher monsieur

Non les pygmées n'ont jamais été des réducteurs de têtes, mais se sont les Jivaros (indiens d'Amérique amazonienne) qui réduisaient les têtes de leurs ennemis. Une collection de ces têtes sont exposées à Marseille au musée de la Vieille Charité. Elles sont très impressionnantes, grosses comme un petit melon, paupières et bouches cousues, elles conservent toutes la caractéristique des traits de ceux qui les avaient sur les épaules.
Les pygmées ont presque totalement disparus par métissage et destruction de la forêt.

Si vous faites allusion a notre Sarko tant aimé, la discrimination par la taille n'est pas très heureuse. J'ai rencontré un jour avenue Carnot Francis Blanche, et j'ai du me baisser pour lui parler, n'empêche qu'il était grand par le talent. Il y a peut-être d'autres caractéristiques pour stigmatiser Sarkouille (car on peut dire qu'il nous les casse)

211.Posté par Espoir le 06/04/2010 00:57
204 Rachid DENEG
Correction

204 Rachid DENEG

Cher monsieur

Je suis très heureux de votre participation au Blog de Jean-François Kahn. Vos propos objectifs teintés de tristesse mais aussi d'un peu d'humour éclairent bien votre ressenti sur les propos de M. Zemmour. Je suis heureux qu'un Français d'origine maghrébine puisse s'exprimer avec autant d'élégance sur un sujet aussi cruel: la racisme implicite.
Merci.

210.Posté par Espoir le 06/04/2010 00:30
204 Rachid DENEG

Cher monsieur

Je suis très heureux de votre participation au Blog de Jean-François Kahn. Vos propos teintés de de tristesse mais aussi d'humour éclairent bien le ressenti de votre communauté sur les propos de M. Zemmour. Je suis heureux qu'un Africain, vivant en France puisse s'exprimer avec autant d'élégance sur un sujet aussi cruel: la racisme implicite.
Merci.


209.Posté par Espoir le 06/04/2010 00:12
204 Jean-Jolly

Cher monsieur

Non les pygmées n'ont jamais été des réducteurs de têtes, mais se sont les Jivaros (indiens d'Amérique amazonienne) qui réduisaient les têtes de leurs ennemis. Une collection de ces têtes sont exposées à Marseille au musée de la Vieille Charité. Elles sont très impressionnantes, grosses comme un petit melon, paupières et bouches cousues, elles conservent toutes la caractéristique des traits de ceux qui les avaient sur les épaules.
Les pygmées ont presque totalement disparus par métissage et destruction de la forêt.

208.Posté par Jean Jolly le 05/04/2010 23:56
@ Rachid post 205.

"Une France tournée vers l’avenir qui au lieu de douter d’elle-même pourra continuer à montrer la voie, dans un monde globalisé, privé de repères et en quête de valeurs fondatrices."


Tu y vas un peu fort mon Rachidien mais je conçois que l'extrême urgence nécessite les moyens appropriés.

A savoir, méditer sur le devenir d'une espèce, parmi des centaines de milliers vivant sur un grain de sable qui est ballotée de droite à gauche dans un vide "total, et qui stagne ou plutôt est ballotée volontairement.

*


http://www.le-dard.com

207.Posté par gégène le 05/04/2010 23:25

196.Posté par Pisse-Dru le 05/04/2010 22:05

Chers amies et amis du blog de Jean-François Kahn,

Je rentre à l'instant du cinéma où je suis allé voir le dernier film de Richard Berry, l'Immortel...
ouais on ai bien content pour toi mais questce que tu veux que ca nous foute , chaque fois que tu va aux toilettes tu le dis a ta mere

206.Posté par jean marc le 05/04/2010 23:17

PISSE DRU Mon enfant , vous êtes fort aimable de nous dire de quoi souffre JUAN PAOLO ? mais ce dernier vous a posé une question fort interresante plus avant, a laquelle me semble t'il , vous n'ayez répondu !!!!!!!!!!!!!!!
Oui , nous aimerions quelques précisions de votre part dans l'art de pratiquer le cunilingus .;nous sommes nombreux à chercher la bonne recette
Merci

205.Posté par Rachid le 05/04/2010 23:15
Lettre d’un arabo-berbère de France (non délinquant) à Eric Zemmour

Monsieur Zemmour,

Je viens de prendre connaissance de la lettre que vous avez adressée au président de la LICRA et vous remercie d’avoir exprimé des regrets pour les propos que vous avez tenus le 6 mars 2010 sur le plateau de Thierry Ardisson. Ces propos étaient en effet blessants même si, je vous l’accorde, vous n’avez pas tort sur le fond.

Car en effet, comme on dit au Maghreb : « on ne peut pas voiler le soleil avec un tamis ». Vous n’avez en réalité fait que dire tout haut ce que nous pensons tous tout bas. Pour dire vrai, j’aurais même préféré que nous soyons les premiers à briser le silence et à reconnaitre en tous lieux notre contribution soutenue a la délinquance nationale, non seulement parmi les trafiquants de drogue mais également parmi les bandes de casseurs, les voleurs de scooters et de bicyclettes, les resquilleurs de métro, etc. Car il est grand temps de lever ce voile de silence et de honte qui, en occultant les symptômes, empêche de traiter convenablement le mal. Notre réputation est établie et cause déjà suffisamment de torts à la grande majorité de franco-africains, honnête et travailleuse, qui est à la fois victime de la délinquance de nos enfants et de la dégradation d’image que celle-ci engendre.

Mais reconnaitre l’évidence, n’apporte pas automatiquement le remède. Encore faut-il essayer de bien identifier les causes du mal. Nous sommes donc nombreux a tenter de comprendre ce qui pourrait expliquer le contraste entre la génération de nos pères, qui se levait tôt, travaillait dur et rasait les murs et celle des enfants, nés en France et si portés sur les incivilités.

Bien sûr, nous avons notre petite idée sur la question et contrairement à ce que vous prétendez, nous pensons que les discriminations sont un vrai problème. Quand on fait confiance à la République, qu’on investit toute son énergie et ses moyens dans l’acquisition d’un diplôme, pour se voir refuser systématiquement un emploi parce qu’on ne porte pas le bon patronyme, croyez-nous, il y a là un gros problème. Sur ce point, puisque vous êtes friands de statistiques ethniques, je vous renvoie simplement aux testings de l’Observatoire des discriminations, qui sont éloquents et parlent pour eux-mêmes.

Comment ne pas reconnaitre que ces horizons bouchés, ces rêves brisés, cette relégation permanente, ne soit pas source de violence et d’incivilités. Je partage avec vous l’idéal républicain, mais force est de reconnaitre, que dans la France de l’Assemblée nationale et des conseils d’administration monocolores, nous en sommes encore loin et que ceci pourrait expliquer cela.

Mais les discriminations, pour réelles qu’elles sont, n’expliquent certainement pas tout. Les Algériens sont apparemment plus turbulents et il se trouve qu’ils ont été particulièrement affectés par 132 ans de colonisation et par une horrible guerre de libération. Dur dans ces conditions de se sentir Français à part entière en l’espace de quelques générations. D’autant que le sentiment anti-algérien perdure comme l’ont montré les récentes affiches de Le Pen en PACA.

Souvent perçus comme des prolongements de sujets coloniaux, limités dans l’accès a la consommation, dans une société qui valorise avant tout l’avoir, et privés de perspectives d’avenir, certains de nos jeunes sombrent dans la haine et la violence, tout en rejetant leur pays d’accueil.

Découragés par les discriminations, ils vont également investir les rares espaces économiques qui leur sont plus facilement accessibles : commerce de drogue pour une minorité (un peu comme les Italiens et Irlandais, autres derniers arrivants, au moment de la prohibition), entreprises de sécurité pour d’autres (apparemment, il y a pas comme un arabe ou un noir pour repérer un pickpocket) et pour le plus grand nombre, emplois trop durs et trop mal payés pour les français d’origine européenne (je vous conseille de faire un tour a la Gare du Nord à 5 heures du matin ou vous pourrez vous rendre compte que la couleur dominante n’est pas celle de notre représentation nationale).

Je vous remercie donc, Monsieur Zemmour, de nous aider, en pointant des vérités, à faire avancer les choses. Car rien ne se construit sur du sable comme le prouvent les milliards engloutis depuis des décennies dans les politiques stériles dites « de la ville » qui faute de diagnostic sincère et objectif sur les maux de la banlieue ne peuvent déboucher sur les bonnes solutions. Pour autant, nous devons prendre garde à ce que le parler vrai ne conduise à attiser la haine raciale ou les tensions communautaires et serve de faire valoir a ceux dont les desseins sont de monter les uns contres les autres ou de racoler l’électorat d’extrême droite.

Le parler vrai doit avant tout nous permettre d’engager sur des bases solides un dialogue national dont les finalités seront de définir ensemble les termes d’un contrat social post-colonial dont les préalables seraient :

- La reconnaissance des dommages et préjudices coloniaux et post-coloniaux infligés par la France aux habitants des ex-colonies. L’entreprise coloniale était principalement une entreprise économique qui a laminé les cultures locales et infligé d’énormes souffrances aux indigènes en bafouant au passage les principes républicains

- La reconnaissance des apports positifs de la colonisation : quelques efforts sur la santé et l’éducation et surtout la récupération par les Etats indépendants d’infrastructures qui servaient exclusivement l’entreprise coloniale (le fameux butin de guerre de Kateb Yacine)

- La reconnaissance des dommages causés par les discriminations liées a l’origine : des millions de milliers de CV jetés a la poubelle sans être examines, tout simplement, parce que émanant de candidats noirs ou arabes. Un énorme gâchis humain et économique.

- La reconnaissance de la chance pour les populations immigrées originaires de pays en développement de pouvoir vivre en France et en République : accès a des systèmes de santé et d’éducation de qualité, couverture sociale, Etat de droit, laïcité, etc.

- Engagement à respecter les règles françaises du vivre-ensemble, les mœurs et coutumes françaises et les valeurs du pays d’accueil. Les pratiques religieuses doivent également être compatibles avec ces valeurs. En retour, la liberté de culte doit être garantie et respectée en accord avec le principe de laïcité.

Monsieur Zemmour, notre véritable chantier ne doit pas être de fractionner et de communautariser la France. Il doit être de travailler à l’avènement d’une France dans laquelle tous les Français se reconnaitront, totalement fidèle aux principes républicains et apurée du passif colonial et post-colonial. Une France riche de sa culture millénaire et des apports de tous ses nouveaux enfants, d’Afrique et d’ailleurs. Une France tournée vers l’avenir qui au lieu de douter d’elle-même pourra continuer à montrer la voie, dans un monde globalisé, privé de repères et en quête de valeurs fondatrices.

Rachid Deneg, le 30 mars 2010


204.Posté par Jean Jolly le 05/04/2010 22:58
@ Nico post 200.

Oh moi tu sais, j'ai abandonné l'espoir de convaincre, la réduction des têtes étant habituellement liée au domaine des pygmées (à ce propos, il faut savoir que Sarko est non seulement de double nationalité connue, à savoir, franco-hongroise mais il détient une troisième nationalité... Celle du célèbre peuple réducteur de têtes, les pygmées).

Mais à mon avis, je pense que les français ont découvert l'arnaque !
http://www.le-dard.com

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