Allelluia, mes loulous, on va dissoudre l’Europe!



(estonian foreign minister-flickr-cc)
(estonian foreign minister-flickr-cc)
Réjouissez vous, arrêtez de vous énerver, mesdames messieurs les europhobes, que je respecte, même si apparemment l’inverse n’est pas toujours vrai. L’Union Européenne se meurt. Le traité constitutionnel qui, sous la pression de Tony Blair, enterrait toute forme d’intégration démocratique lui a porté un premier coup. La façon dont ce traité a été adopté, en particulier en France, lui en a porté un second. L’affaire grecque, c’est à dire ce qu’on impose aux grecs et qui est parfaitement honteux, n’est pas loin de lui porter un coup de grâce.
Mais une question : quand l’Union Européenne sera morte, est-ce que vous continuerez à la rendre systématiquement responsable de tout ce qui va mal ? Ou bien commencerez-vous à vous intéresser au système global qui est la vraie source du mal ?
*
Charles Pasqua a reconnu clairement- pour le déplorer évidemment-  qu’il était entouré d’une bande de voyous et de malfrats et que ceux ci ont multiplié les forfaitures en son nom.
Faut il rappeler (référez vous aux sondages des années 1986 1988 ou même 1993 1995) que Charles Pasqua fut longtemps le leader préféré de l’électorat de droite, celui qui, se reportant ensuite massivement sur Sarkozy, lequel lui succéda à la présidence du Conseil Général des Hauts-de-Seine. E pourquoi cette popularité de Pasqua dans l ‘électorat de droite ? Parce qu’il incarnait l’ordre et la loi, voir même la morale publique !
Amusant, non ?..

*

Ce que les libéraux ne voulaient pas entendre…
Je vous poste, en guise de nourriture du week-end, un texte qui pourra vous amuser.
Je l’avais envoyé, en juin 208, au Figaro (qui évidemment refusa de le publier et c’est finalement Le Point qui accepta de le soumettre à ses lecteurs).
 Pourquoi l’avoir envoyer au Figaro ? Parce que la droite libérale, à l’époque, ne cessait de pilonner la gauche sur le thème « elle est ringarde, enfermée dans ses dogmes, déconnectée de la réalité, elle vit dans u autre monde Â»â€¦
Or je voulais m’adresser aux éléments les plus ouverts de cette droite libérale (d’où le choix du Figaro) pour leur dire « certes, une certaine gauche continue à mouliner mécaniquement un discours stéréotypé et refermé sur lui même, et qui n’a plus aucune prise sur le nouveau monde qui est en train de se dessiner sous nos yeux. Mais vous même, les sois disant libéraux, êtes vous conscients d’être vous aussi totalement enfermés dans vos dogmes et de décrier de façon quasi systématique une rhétorique qui n’a absolument plus rien à vous avec la réalité telle que ce nouveau monde la façonne ? Â»
Je le répète, le Figaro refusa de publier cet article. Même si j’acceptais d’en couper certains passages.
Et donc, mesdames messieurs, voilà ce que, deux mois avant la faillite de la Leman Brothers et l’explosion de la bulle financière, on ne pouvait pas écrire dans un grand journal libéral !
 

Adresse aux idéologues de la droite libérale
« Archaïque », disent-ils. Ou bien, quand ils craignent que la culture de leurs auditeurs n’ait pas intégré ce délicieux concept : « ringarde » ! Archaïque qui ? Ringarde qui ? La gauche française ! Comme « primitifs flamands », c’est devenu un pléonasme !  La gauche française est ringarde comme la blanquette
est de veau. La droite n’a donc pas besoin, quand elle veut habiller pour l’hiver son vis-à-vis devenu son faire-valoir, de renouveler la garde-robe. Les « quartiers » sont « sensibles », nos soldats « valeureux ». La gauche, elle, est « archaïque ».
« Gauche ringarde », en un seul mot, comme hareng saur. Et, en plus, c’est vrai. Garanti de chez garanti. Sur facture.
Un nouveau monde est en train de naître sous nos yeux, et la gauche continue de s’ébattre dans l’ancien. Un néocapitalisme post-financier se reconstruit sur les ruines de l’ancien modèle libéral de production, l’instantanéité des flux se substitue à la rapidité des processus, l’homme décentré, hier, par le socialisme au profit de l’État Léviathan, est escamoté, cette fois, par le néolibéralisme au profit de l’argent Moloch et la gauche continue, imperturbablement, de se réclamer de ce qui n’exista jamais pour affronter ce qui n’existe plus.
On a rarement, depuis vingt ans, importé autant de travailleurs immigrés, ne serait-ce que pour « tenir » les rémunérations là où le marché du travail est tendu, et la gauche reproche imperturbablement au gouvernement de verrouiller, ou même d’« enfermer » la France recroquevillée sur elle-même. Aux yeux du parti socialiste, l’aggravation des déficits, l’alourdissement de la dette sont scandaleux, la droite étant au pouvoir, mais tous les moyens proposés pour les réduire sont condamnables. Il feint de dénoncer un « ultralibéralisme » intrinsèquement « insécuritaire », mais il n’est pas une mesure, qualifiée par lui de « sécuritaire », qu’il accepte.
La cause est donc entendue : la gauche est ringarde.

Mais la droite ?

Nous ne nous appesantirons pas sur les aspects les plus potentiellement polémiques de la réponse.
Contentons-nous de poser cette question : le monde dans lequel se meut, aujourd’hui, le discours de droite est-il plus réel, plus actuel que celui dans lequel s’ébroue le discours de gauche ? Ne conviendrait-il pas que la pensée conservatrice libérale s’ébouriffât quelque peu le cervelet au moment où les États anglo-saxons dépensent massivement l’argent des contribuables pour voler au secours d’organismes financiers privés en situation de quasi-faillite ?
Nous savions, déjà, qu’une politique conservatrice et néolibérale, celle de George Bush en l’occurrence, avait conduit à un creusement effarant des déficits cumulés américains, l’équilibre structurel du système financier de ce pays dépendant largement, désormais, du comblement par la Chine communiste de la dette des États-Unis, donc de sa détention de bons du Trésor américain. On ne sache pas que cette étrangeté ait provoqué le moindre réaménagement, fût-ce à la marge, du discours de droite ordinaire, selon lequel le déficit est socialiste et l’excédent libéral.
Depuis, on a assisté à cet événement inouï que l’une des plus importantes banques du premier pays capitaliste du monde a été sauvée du dépôt de bilan par un apport massif d’un fonds d’État (dit souverain) du régime communiste de Pékin. Eh bien, le discours de droite est resté, après ce coup de tonnerre, absolument intangible. Surtout, ne se poser aucune question !

Le fond du problème, qui eût mérité de radicalement bouleverser la rhétorique conservatrice libérale, est cependant celui-là : aujourd’hui, c’est dans un pays qui vit sous une dictature communiste implacable que le néocapitalisme a réalisé ses plus impressionnantes performances. La gauche aurait dû en avaler son dentier dogmatique. Mais la droite ?

Est-ce à dire que le mode de gouvernance le plus adéquat à la mise en oeuvre du projet néocapitaliste, compte tenu des déchirures et des fractures qu’il provoque, est celui, resté totalitaire, qu’incarnent les autocrates communistes de l’Empire du Milieu ? Interrogation d’autant plus pertinente que les succès les plus spectaculaires en matière de croissance, quantitative sinon qualitative, à caractère néolibéral, sont affichés par la Chine. Mais aussi par le Vietnam communiste, par une Russie poutinienne qui a mis au service de cette dynamique une gouvernance de type étato-soviétique, par l’Inde ultra-fonctionnarisée dont le dirigisme de type social-démocrate fut, avant l’explosion actuelle, le moteur du développement, par des féodalités pétrolières arabes, voire par le Brésil de Lula.
Inversement (mais, cela non plus, le discours droitier dominant ne l’a nullement intégré), ce sont les pays « démocratiques » qui se sont le plus puissamment investis dans la mondialisation néolibérale, en ont le plus franchement adopté les critères dits de « modernité », et ont été, pour cette raison, érigés en modèles par les conservateurs néolibéraux français – l’Angleterre, l’Irlande, l’Islande, l’Espagne, les pays Baltes, le Japon, en particulier – qui subissent le plus durement, aujourd’hui, le contrecoup de la crise des subprimes. Au point qu’aux yeux de leurs ex sectateurs leur « miracle » apparaît soudain comme un « mirage ».
Or, qu’est-ce que ces « culs par-dessus tête » en série ont changé au fond de sauce des mercuriales libéralo droitières ? Rien, absolument rien ! Circulez…
Pourquoi et comment le merveilleux modèle browno-blairiste, dont on a voulu ignorer qu’il avait provoqué, malgré ses évidents succès, un angoissant creusement des inégalités et une aggravation multiformes des exclusions, a-t-il finalement débouché sur un spectaculaire gonflement de la fonction publique, et un ex-excédent budgétaire transformé si vite en énorme déficit ? Voilà une interrogation qui frise, apparemment, l’obscénité.
Pendant quarante ans, la gauche marxiste a refusé de prendre en compte les transformations qui rendaient obsolète sa vision de la réalité. Or, la droite dite « libérale » réagit-elle différemment qui, par exemple, continue de soutenir que toute privatisation concurrentielle d’un service public agit mécaniquement en faveur de la baisse des prix quand le cas de l’énergie en général, et de l’électricité en particulier, lui prouve un peu partout le contraire, au grand dam, en France, de certains chefs d’entreprise qui en ont fait les frais.

Aujourd’hui que plusieurs rapports et études officiels dévoilent les conséquences déplorables, aussi bien pour la puissance publique que pour les usagers, de la privatisation des autoroutes, on peut se demander par quel aveuglement les conservateurs libéraux, à un François Bayrou près, n’ont pas relevé ce qu’il y avait d’aberrant, de la part de l’État, à vendre des entreprises non concurrentielles (une autoroute est, par définition, en situation de monopole)  qui appartenaient, n’étant pas subventionnées, non au pouvoir politique d’un moment, mais, collectivement, aux contribuables et aux automobilistes taxés aux péages.
On pourrait élargir le champ de cette remarque : combien de soi-disant « progressistes » ont-ils, hier, accepté le qualificatif de « démocratie populaire» appliqué à des dictatures impopulaires ? Or, comment un libéral de droite peut-il aujourd’hui justifier, par exemple, que tous les quotidiens d’information de l’est de la France, de Nancy à Grenoble en passant par Mulhouse, Épinal, Sedan, Lyon, Dijon, Romans et Saint-Étienne, passent sous le contrôle du même groupe financier propriétaire en flagrante négation des deux fondements du libéralisme : la concurrence et la pluralité ? On aurait pu s’attendre, au moins, à un début de réflexion interrogative : néant ! Et sur quoi risque de déboucher la nouvelle loi sur le commerce ? Sur la fixation des prix, non par une concurrence « libre et non faussée », mais par quelques grandes « centrales d’achat » qui dominent si lourdement des pans entiers du marché (une seule centrale en contrôlant jusqu’à 60 % dans certains départements) qu’elles peuvent imposer aux petits producteurs tous les prix de dumping qui leur chantent. Le Figaro vient d’en faire le constat : les entreprises du CAC 40 ont pu, malgré la crise, réaliser de très forts profits au premier semestre parce que leurs tailles leur ont permis d’imposer des prix à la hausse au marché et à la baisse aux fournisseurs. Libéralisme ? Concurrence faussée et non libre en somme. Comment ont réagi les conservateurs libéraux ? Ils n’ont pas réagi.
Mieux : quand les éditions Hachette ont failli avaler les éditions Vivendi, ce qui aurait eu pour résultat, qu’outre Plon, Laffont, Perrin, Fayard, Grasset, Stock, Calmann-Lévy, Hachette Littérature, La Découverte, etc., l’essentiel des livres scolaires, des dictionnaires et 80 % de la distribution, dont les NMPP et les Relay H, seraient passés sous la férule d’un même groupe, déjà puissant dans la presse écrite et les médias audiovisuels, aucun conservateur libéral emblématique n’a apparemment fait la moue. Et c’est finalement la Commission de Bruxelles, effarée que l’on puisse admettre une telle atteinte monopolistique au principe du pluralisme et de la concurrence, qui y a mis le holà.

Les plus grands supports d’information, de culture, d’opinion, appartenant à des groupes qui dépendent en partie des commandes publiques, donc de l’État et, surtout, du pouvoir politique, qu’en pense un authentique libéral ? Rien ! Le premier grand industriel de France, le plus riche (cela n’a rien de choquant), qui concentre les plus grandes marques de l’industrie du luxe, est en passe de contrôler un des plus grands groupes d’hypermarchés (la distribution, donc), alors qu’il possède le premier journal d’informations économiques, qu’en pense un authentique libéral ? Rien !
Est-ce à dire que le « conservateur libéral » moderne ne serait nullement offusqué que le Goum soviétique ou une refondation du communisme sur une base privée constituassent, désormais, l’horizon du nouveau capitalisme ? Il est tout de même étrange, on l’a dit, que l’annonce d’une nette augmentation de la dette publique au cours du dernier trimestre, en attendant le coup de bambou de la croissance des déficits, n’ait provoqué aucune insurrection intellectuelle de la droite pensante.

Le néomonarchisme (c’est-à-dire un pouvoir totalement personnel et concentré, fût-il électif) constitue-t-il la nouvelle quintessence du libéralisme conservateur ? Problème : faut-il rappeler, ici, que Benjamin Constant, Guizot, Thiers, Tocqueville, Adam Smith ou Frédéric Bastiat s’affirmèrent à travers leur rejet intransigeant de la concentration des pouvoirs ?
On avait cru comprendre que « trop de lois tuait la loi » : or, on n’en a jamais tant produit, à propos de tout et de rien. L’État partout, sauf là, évidemment, où il y a de gros profits à ramasser.
Que paie-t-on, aujourd’hui, au prix fort ? L’instauration d’un système où, à tous les niveaux, la spéculation s’est substituée à la production et où la recherche d’une maximisation ultrarapide (court-termiste) des profits a été centralisée au détriment des valeurs dites « traditionnelles » et de la morale dite « bourgeoise ». Ainsi qu’au détriment des vertus citoyennes. Pourquoi un tel manque de réaction face à la subversion éthique du libéralisme par sa dérive néocapitaliste, symbolisée par les explosions délirantes des rémunérations de grands patrons ?

Nous avons basculé dans un « autre monde », que domine une nouvelle traite de masse (dont la prostitution mondialisée ne présente qu’un aspect), une insécurité devenue systémique, y compris dans la rue, et un dopage généralisé qui nourrit en partie le marché de la drogue. Un séisme d’une telle ampleur a, effectivement, rendu totalement obsolète les discours de gauche de papa, pathétiquement dirigés contre un « libéralisme », le vrai, qui est en train de disparaître et qu’il faudrait sauver, au contraire. Mais le discours dominant de droite, tel qu’il continue à tourner mécaniquement en rond (y compris sur ou dans certains médias), est devenu, lui, franchement préhistorique !


Faut pas te mettre dans cet état, mon Pierrot !

Cela dit si votre très cher Pierrot K que nous aimons bien, dirigeait un journal, j’ai l’impression ( à lire les indignations dont il nous fait part ici et ce dont l’en remercie) qu’il y a beaucoup de choses qu’il n’accepterait pas de publier dés lors que ça ne s’inscrirait pas dans le cadre de ses certitudes. Une discussion sans invective où l’on se respecte l’un l’autre ? A condition qu’on soit tous d’accord, si j’ai bien compris…
Hier souvenez vous, un sarkolâtre pur et dur me renvoyait au régime de Corée du Nord dont je serais, évidemment, un chaud partisan. Cette foi, le constat que je fait (mais que je n’impose pas puisque  je le mets en discussion) non d’une responsabilité active mais d’une responsabilité passive de l’Europe dans la crise grecque, m’apparente, explique notre Pierrot avec un sens de la nuance qui me rappelle les aquarelles de Fantin Latour à un maoïste hystérique dont l’utopisme totalitaire a fait des dizaines de millions de morts. Mazette ! Et en prime, je serais un valet de je ne sais qui, un agent de je ne sais quoi, et accessoirement un séide de DSK.C’st moins grave, sauf que je n’ai pas écrit une ligne, pas un mot, sur DSK. Alors pourquoi cet « effroyable soupçon Â» !
Mais oui, en revanche (car j’admets qu’on puisse être résolument hostile à l’instauration de l’Euro, j’estime que quitter la zone Euro, comme le demande la droite allemande, serait une catastrophe pour la Grèce . Pas difficile à comprendre : si la Grèce revenait au drachme, elle pourrait en effet dévaluer sa monnaie, qui de toute façon s’effondrerait (ce qui ruinerait ses épargnants et ses retraités) mais elle devrait rembourser sa dette et ses approvisionnements en euros ou en dollar. Et donc pour le coup ce qu’elle paye 5 en euro ou en dollar, elle devrait le payer 10 ou 15 en drachme convertis en euro ou en dollar. Quel est l’intérêt ? Demandez à Darlidada qui connaît bien le problème.
Mais si, bien sûr, rappeler cette évidence fait de la peine à notre Pierrot, et chauffe sa bile, je suis tout à fait prêt, non pas à dire le contraire puisque ce n’est pas vrai, mais à ne plus évoquer cette question. Sympa, non ?
Que disais je ? que, finalement, le seul choix possible et légitime était : soit dissoudre l’Union Européenne au nm de la primauté des nations et d’aller dans le sens que réclament les néolibéraux et en particulier les britanniques, c’est à dire une vaste zone de libre échange, soit construire une vraie Europe, puissance dotée d’un véritable pouvoir économico-politique. Normalement je pensais que cela irait droit au cÅ“ur de notre Pierrot. Mais non ! Souligner qu’il puisse y avoir un choix est encore de trop !
Permettez moi cependant de constater cela : je n’ai cessé de stigmatiser les partisans du oui au référendum européen qui excommuniaient et diabolisaient les nonnistes, se dérobaient au débat et refusaient de prendre en compte les plus valables de leurs arguments. Ce pourquoi aux yeux d’un Alain Minc, par exemple, je suis un furieux souverainiste. Mon Pierrot, lui, se comporte exactement de la même façon en sens inverse. Soit un nonnisme de plomb, soit l’enfer et la damnation. L’abjuration ou le bûcher. Vous me dites « c’est l’Union Européenne qui a acculé la Grèce à accumuler les déficits (l(UE a surtout déversé des milliards sur l’agriculture grecque) et si, à voix basse, parce que je suis très timide, je fais remarquer qu’une telle affirmation est sujette à caution, et bien mon Pierrot, aussitôt, se déchaîne contre « caution Â».
Tiens, mon camarade, pour t â€˜Ã©moustiller un peu plus : la concurrence libre n’a faussé ! Rien à faire dans un traité constitutionnel, j’en suis d’accord. (Ben oui, ça ne me dérange absolument pas d’être d’accord avec quelqu’un qui s’affirme totalement en désaccord) ! Bon…on proclame donc l’abolition de la concurrence si tu veux. Ou bien on demande qu’on la fausse (ici j’espère que je vais réveiller en toi une certaine douceur latente, voir une tendresse cinétique). Vive les monopoles. A bas la concurrence, les abus de positions dominantes, Hachette contrôlant toutes les maisons d’édition ! Mais si–et là j’espère que la crise et l’apoplexie ne te menacent pas- Premièrement, on proclamait clairement la nécessité de défendre les services publics ou même d’en instaurer. Deuxièmement on s’emparait du principe de concurrence libre et non faussé pour en faire un outil de protectionnisme bien compris. Dopping social : concurrence faussée, stop ! Dopping fiscal ? Encore faussé, stop ! Non respect des contraintes écologiques, les enfants employés pour des clopinettes, concurrence faussée, stop !
On y réfléchit ? Non non, bien sûr, ce serait une horrible trahison !
Cerise à raison, il faudrait faire sauter les droits de veto qui empêchent l’Europe d’opposer aux USA sa propre politique étrangère, d’aller vers une harmonisation fiscale, généraliser certains progrès sociaux. Ca (le droit de veto instauré dans ces deux domaines) c’était vraiment une raison de voter non (je reconnais tout à fait puisque je l’ai écrit à l’époque). Mais, horreur, ce serait renforcer l’intégration ? Donc pas question, vous dira Pierrot !
Au demeurant, ce que dit Pierrot n’est pas stupide, toute personne que ne pense pas tout à fait comme je pense n’est pas stupide, -mais oui, mon loulou, la différence n’est pas en sois une ignominie !- et même quand notre ami, notre camarade, reprend au nom d’un réalisme pur et dur les arguments des néo conservateurs américains qui dénonce la totale inanité du rêve européen, ce n’est pas stupide pour autant. Dissolvons l’Europe au point où elle en est ! Je lui fais plaisir ? J’espère…Je suis même prêt à préconiser que l’on revienne à tous les vieux antagonismes internationaux d’antan. Et je brandirai le drapeau.
Mais là où notre Pierrot exagère un peu c’est quand, poussant à l’excès son implacable lucidité, il traite de salopard, non seulement Victor Hugo et Jean Jaures, prophètes des Etats Uns d’Europe, mais aussi Billovard qui voulut construire les Etats Unis d’Amérique Latine ce qui, sous la pression des USA, échoua.
Alors la, mon Pierrot, puisque tu as été l’un des rares hier, du moins jusqu’à midi (car à partir de cette heure, a a dérapé, j’ai même appris que j’avais disposé d’un logement gratuit à Paris ! Ah si ça avait été vrai !) l’un des rares, disais je à casser le consensus qui conduisait à un certain respect des arguments de l’autre, un petit mea-culpa, s’il te plait. Un chouia. Un minichouia ?
Moi je veux bien reconnaître que la crise grecque, c’est de ma faute !
En attendant, ce que j’ai écrit à l’intention des libéraux en 2008, je pourrais sans doute l’écrire aujourd’hui à l’intention de certains anti libéraux, non pas intégristes mais intégraux.
Un jour je vous démontrerai que ce ne sont jamais les plus radicaux en paroles qui font les Révolutions.
Pour le reste, merci pour la qualité du débat d’hier. Et merci aussi bien sûr à Pierrot. 

Message personnel
 La campagne des banquets n’était pas durant la révolution de 1830 mais durant celle de 1848.
Barroso n’a pas été trotskyste, il a été maoïste.

Samedi 1 Mai 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

595.Posté par odile pons le 19/07/2010 14:58
Comment se fait-il que des prétendus médecins comme axel kahn cherchent encore à imposer des ogm toxiques : pesticides insecticides, herbicides et tous les produits toxiques que l'on peut imaginer pour s'amuser empoisonner tout les monde ?
Les ogm nétaient pas autorisés et la loi votés à l'assemblée nationale en 2008 est un moratoire c'est-à-dire une interdiction. J'ai fait interdire par la loi française le Gaucho et le Regent qui sont des neurotoxiques pour les humains (destruction du système nerveux). Les autres ne sont pas autorisés non plus même si des faux comités d'éthique soit idiots soit nazis continuent leur propagande pour en faire.
Les multinationales de l'agro-alimentaires sont très déficitaires, bientôt nous ne mangerons plus parce qu'il n'y aura plus d'organisation de la distribution en europe et que tout sera contaminé. Cette année le blé français est contaminé.
http://INRA

594.Posté par anonyme le 24/05/2010 16:15



J'ai encore de la marge ! je sais tout faire et je cours très vite !

593.Posté par hercule poirot le 03/05/2010 15:12
@ 4.Posté par darladirladada le 01/05/2010 03:19

Connaissances en peinture ?
Le 'name-dropping' cela vous pose un intello... mais moi je voudrais bien les voir, ces fameuses aquarelles nuancées de Fantin Latour. Je le connaissais comme peintre et lithographe, mais pas comme aquarelliste. Une recherche sur internet ne m'a d'ailleurs pas plus avancé. Alors, elles sont où ces fameuses aquarelles ?

592.Posté par donas le 03/05/2010 14:57
Tout d'abord l'Europe est assez mal fichue pour se délitée d'elle même.
Deuxièmement de toute façon dans toute construction à terme ne subsiste que ce qui est utile et nécessaire, si l'Europe ne correspond pas à ces nécessités elle est vouée à disparaitre.
L'Europe aurait pu être une réussite. Peut-être est-elle à refaire en se passant d'angélisme trop souvent masque d'hypocrite mauvaise volonté.
S'en prendre à l'Europhobie... aujourd'hui ? Alors qu'hier avec les Anglais on l'a fait entrer de plein droit et plein pied, est pour le moins étrange.

591.Posté par l'arsène le 03/05/2010 09:28
@ Lauren Weppe
Pur slogan néo conservateur à la G.Bush et de ton valet Sarko"

"Le Slogan en question ("ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour lui.") était un slogan de Kennedy, "

Avant de donner des cours d'histoire ,il faut d'abord apprendre à lire : "A LA G.Bush ,et non DE.
Slogan qui a été repris maintes fois par vos amis de droite.

590.Posté par roi des cons le 03/05/2010 09:25
Est-ce qu'on va continuer ces processus de concentration, jusqu'à devenir des petits consommateurs esclaves ? Il suffit d'acheter des gâteaux, exemple débile mais révélateur : les marques sont des paravents derrière lesquels se cachent des grands groupes qui rognent peu à peu sur la qualité... qui a goûté récemment de la soi-disant "crème Mont Blanc" ???
http://vivelescons.com/

589.Posté par Didier_Laurent le 03/05/2010 09:18
Comment se peut-il, cher Jean-François Kahn, que, vous qui maniez la langue française avec autant d'excellence ayez pu laisser passer quelques fort jolies coquilles, dont la gratinée " pourquoi l'avoir envoyeR..."
Anyway, j'admire votre capicité à être libre et à prendre de la hauteur pour mieux voir les choses...
Merci de m'aider à grandir.
Didier
http://www.facebook.com/did.laurent

588.Posté par Laurent Weppe le 03/05/2010 02:26
@Arié:
"Chevènement n'a jamais dit que la France venait du fond des âges"

Ha, effectivement: il avait dit, je cite "l'Europe [...] est composée de nations enracinées dans l'Histoire, qu'il est absurde de vouloir nier"

Nation "enracinée dans l'histoire" est au mieux une version soft, au pire un synonyme "d'issue du fond des âges"; et le principal problème du discours sur les États-Nations, c'est qu'on présente des structures récentes comme étant des choses anciennes.
Premièrement, cela tue le meilleurs argument en leur faveur, à savoir qu'ils s'agit de structures politiques plus modernes, plus efficaces et dans tous les domaines préférables à ce qui est venu avant.
Deuxièmement parce que cela revient à remplacer un argument valable par un argumentum ad antiquitatem, par un sophisme: plus ce discours se répand dans le débat, plus grand sera le nombre d'individus cultivés qui rejetteront l'idée de la Nation, par la faute de ses propres défenseurs.
Troisièmement, parce que cela permet aux fascistes, dont l'ambition première est de devenir les seigneurs d'une dictature -un régime on ne peut plus obsolète, primitif, inutile et détestable- de se présenter en défenseur de la Nation au nom de la défense des vieilles valeurs.

Et je maintient ce que je disais: à savoir que les nations sont des créations récentes et doivent être traités comme telles, que Chevènement pratique un sophisme avec ses racines historiques, et qu'appliquer ce type de sophisme à une idée revient à soigner un patient avec du sulfate d'arsenic: le patient est assuré d'être le plus beau cadavre du cimetière.

"la France avait été laborieusement et longuement construite, d'abord par les rois de France, ensuite par la République, avec des méthodes pas toujours très tendres mais efficaces"

Et l'Europe est en train d'être construite, non pas par des rois mais par des gouvernements élus, et avec des méthodes bien plus douces: au lieu d'une langue unique imposée, on incite les étudiants à voyager et à apprendre plusieurs langues, au lieu d'une centralisation on se contente d'une monnaie unique, et au lieu d'envoyer la troupe écraser les chouans du jour, on se lance dans de laborieuses négociations. Comparée à la construction de la France, la construction européenne est un modèle de douceur, et pourtant elle est présenter comme la pire agression de la volonté populaire jamais produite, ce qui me fait dire que les opposants à la constructions européenne ne connaissent rien à l'histoire qu'ils citent abondamment, ou qu'ils estiment que leur public n'y connaît rien et n'est pas assez malin et curieux pour aller vérifier par lui-même.

***

@ l'arsène
"Pur slogan néo conservateur à la G.Bush et de ton valet Sarko"

Le Slogan en question ("ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour lui.") était un slogan de Kennedy, accusé d'être un odieux gauchiste par un parti républicain qui serait excommunié par le parti républicain d'aujourd'hui.

Qu'est-ce que je disais il y a deux paragraphes? Ha oui: "ne connaissent rien à l'histoire qu'ils citent abondamment, ou qu'ils estiment que leur public n'y connaît rien et n'est pas assez malin et curieux pour aller vérifier par lui-même."

587.Posté par JMH le 03/05/2010 00:38

586.Posté par 4 Août

En Inde l'utilisation de semences de coton OGM Monsanto, a provoqué un tel fiasco que 20 000 paysans se sont suicidés.

www.lesmotsontunsens.com/inde-coton-bt-ogm-resistance-maladie-7281

586.Posté par 4 Août le 03/05/2010 00:25
@ Elie Arié

Envie de changer de sujet ?

Tient, voici une étude sur 2 ans à propos des OGM. Il semble qu'on ait trouvé (bon c'est au conditionnel, hein !) une "solution" aux problèmes de surpopulation à venir :

http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-portal/250410/ogm-l-etude-russe-qui-pourrait...

585.Posté par 4 Août le 03/05/2010 00:20
@ 566.Posté par Pisse-Dru le 02/05/2010 23:23

N'oubliez pas, Elie, que le gouvernement grec s'est montré coupable de fraude.

Ca c'est le discours officiel des moulins à vents du néolibéralisme. La vérité qu'il ne faut pas dire, c'est qu'à l'époque tout le monde était au courant, et tout le monde faisait pareil, car ces pratiques n'ont été interdites qu'en 2004. Et franchement, est-ce au peuple de payer les frasque de ses oligarques...
http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/2590-en-solidarite-avec-les-peuples-euro...

584.Posté par un défileur isolé le 03/05/2010 00:16

pour resister a la tentation du pianotage , , je porte des gants de boxe de 7 h du matin a 24 h le soir , la j'suis pas emmerdé ,

Pour ce qui est de la marche en avant , nous étions si peu hier que tout assaut s'avéra impossible , nous dumes alors déposer les armes , nous ennivrer , et avons terminé la nuit à la cloche sous le pont MIRABEAU

Quand nous reprimes nos esprits ce matin , je ne vous dis pas la honte , et que nous comprimes combien nous étions seuls , seuls nos chiens nous comprenaient encore , mais ce ne sont pas des humains me direz vous !

583.Posté par casanova le 02/05/2010 23:54
537.Posté par Elie Arié le 02/05/2010 22:30

@ JFK

On ne pourrait pas avoir un nouveau billet, sur un autre sujet?
J'ai une étrange impression de déjà vécu, depuis un bon moment.

c'est exactement la reflexion que m'a faite votre femme en me croisant ce matin
vous ne pouvez pas faire quelque chose pour moi
avec mon mari , j'ai une impression de déja vécu , depuis un bon moment

582.Posté par hélène le 02/05/2010 23:52
580.Posté par Alain Camille le 02/05/2010 23:40

Mais non voyons, ce qui compte ce n'est pas le passé mais le présent.

Les traités européens vont être remodelés dans quelques jours par les ministres de la zone euro et il est majeur que cela se fasse dans le bon sens. Tout le risque est là.
Si l'Allemagne décide de rester droit dans ses bottes (surtout si le président de la BCE est Allemand) à ce moment là l'Europe sera vraiment en danger.

581.Posté par 4 Août le 02/05/2010 23:45
@ 553.Posté par Pisse-Dru le 02/05/2010 23:01

Pour verser sa part, la France empruntera à 1,5 %. La Grèce la lui remboursera à 5,5%.

Oui, super la solidarité. La BCE, au lieu de prêter directement à 1,5% à la Grèce (ce qui éliminerait de fait les spéculateurs et permettrait au pays de refaire surface, mais est-ce bien que que l' "on" veut après tout ?), préfère nous donner l'occasion de nous faire un biffeton sur le dos des "méchants cochons cueilleurs d'olives". Le pire, c'est que les rapaces qui nous servent de gouvernement s'en vantent. La honte...

Pour ceux qui ont encore la cervelle préservée de cette maladie néolibérale, RDV le 5 mai:

http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/2590-en-solidarite-avec-les-peuples-euro...

580.Posté par Alain Camille le 02/05/2010 23:40
@ Pisse-Dru

Je t'admire sur ce coup.

Tout le monde semble avoir oublié que nous nous sommes foutu sur la gueule il y a 70 ans au point de laisser sur le carreau 50 millions de morts, des millions d'orphelins, de veuves, de veufs, des estropiés, des manchots, des gueules cassés, des traumatisés qui ont mis 30 ans à articuler un seul mot sur ce passé.
Mais ce qui est important, fondamental, essentiel pour certains de nos amis blogueurs, c'est de savoir si la situation actuelle de la Grèce, c'est la faute des ouiouiste ou des noniste. AFFLIGEANT.


579.Posté par hélène le 02/05/2010 23:38
569.Posté par Elie Arié le 02/05/2010 23:31

Je le sais bien Elie que le traité interdit les aides entre pays.

Comment voulez vous que le commun des mortels puisse comprendre quelque chose à ce sac de noeuds !

578.Posté par Jean Jolly le 02/05/2010 23:37
"Réjouissez vous, arrêtez de vous énerver, mesdames messieurs les europhobes"... Écrit J.F.Kahn !

Tel quel ! Sans aucun préalable ! ... Juste quelques palabres et le tour est joué !

Non ! Je dis non !

Tout d'abord, notre vote référendaire de 2005 a été bafoué (c'est le moins que l'on puisse dire, il y en a tellement)...Cependant, il n'est pas interdit à ceux qui adorent se faire mettre à l'Euro de penser en francs.

Dès fois, ça requinque !

*

*
http://www.le-dard.com/

577.Posté par hélène le 02/05/2010 23:36
570.Posté par Pisse-Dru le 02/05/2010 23:32

Je préfère aller manger des moules sur la plage du mourillon si tu veux bien :)

576.Posté par Elie Arié le 02/05/2010 23:35
@ 568 isabelle78

"A tout casser, 20 personnes"

Je ne trouve pas que nous cassions grand chose (même si c'est ici que se préparent la Révolution, les lendemains qui chantent et la semaine des quatre jeudis).

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