Alain Minc lui aura coûté cher, à Sarkozy!



Alain Minc lui aura coûté cher, à Sarkozy!
Micmac généralisé à propos de la suppression de la pub à la télé, de la privatisation de la régie publicitaire de France Télévision au profit de Stéphane Courbit et de la nomination par le président soi-même de son copain Alexandre Bompard (actuel patron d’Europe 1) à la tête des chaînes de télévision publiques.

Or, derrière toutes ces décisions qui trouve-t-on ? Alain Minc ! On peut, d’ailleurs, élargir…
L’amplitude de plus en plus obscène des écarts de rémunérations et de revenus ? Le système Minc ! Ne fut-il pas, au sein du conseil d’administration de Vinci, l’organisateur protecteur des plus folles dérives qui permirent au morfal Antoine Zacharias de s’adjuger en quelques années ce qui aurait sans doute permis de créer des dizaines, sinon des centaines de milliers d’emplois ?
L’opposition perverse entre les concepts « d’égalité » et « d’équité » qui permit de revêtir des atours de l’équité toutes les remises en cause du principe républicain d’égalité ? Le système Minc, encore. L’idéalisation d’une « mondialisation heureuse », forcément heureuse, dont on refusa obstinément d’examiner l’état du moteur, c’est-à-dire sa dynamique de plus en plus immorale et irrationnelle ? Système Minc, toujours. La tendance à la diabolisation, à la « fascisation » des différences, l’utilisation systématiquement terroriste du mot « populiste » pour délégitimer l’autre à la façon stalinienne ? Système Minc. Ce qui n’empêcha nullement l’intéressé de se rallier, ensuite, au meilleur « populiste » de France.

La réduction dramatique du champ de la pluralité médiatique, que ce soit par l’engagement du Monde dans des aventures ruineuses qui l’ont gravement fragilisé ou par le conseil donné à Nicolas Sarkozy de nommer lui-même – et de démettre, si c’est nécessaire – les présidents des chaînes de télévision et de radio publiques ? Système Minc. L’arnaque effarante qui consiste à brader, pour une bouchée de pain, la régie de France Télévision à la société de pub (juge et partie, donc) d’un copain, personnel et politique, du chef de l’Etat ? Système Minc. La pression idéologique constante exercée sur la gauche sociale-démocrate pour l’amener à prendre les positions qui l’ont complètement coupée des couches populaires : système Minc. La formalisation de la notion effrayante de « cercle de la raison » qui permit d’exclure, pour « mal-pensance », des pans entiers de la population (ce qui eut pour effet de la rabattre, en partie, sur le Front National), mais, aussi, toute une fraction de l’intelligentsia, en conséquence de quoi l’opinion publique a fini par rejeter en bloc un monde intellectuel perçu comme homogène et rallié à l’ordre, ou plutôt au désordre établi ? Système Minc.

Ce règne, dont on n’a pas fini de mesurer les dégâts, de la morgue et du dédain, cette confiscation du droit à l’expression légale par une caste souvent cumularde, ce divorce tragique de l’opinion d’avec ses médiateurs, cette impression psychologiquement déstructurante qu’avoir raison ou tort, avoir prêché le vrai ou le faux, n’a plus aucune importance dès lors que triomphent sans retenue les représentants de l’erreur… Conséquence du système Alain Minc.

Or, l’homme – un génie, admettons-le - qui non seulement symbolise la pensée unique mais, en outre, la revendiqua – la pensée juste doit être unique, affirma-t-il, au même titre que la loi de la gravitation universelle est unique - est devenu le conseiller numéro un d’un président qui disqualifie tous les arguments qui le dérangent en les qualifiant de « pensée unique » !
Il y a d’ailleurs plus « interpellant ». Cela : Alain Minc – quelle faramineuse intelligence, ma chère ! - s’est constamment trompé. Sur à peu près tout, et quasiment tout le temps. Le soir, le matin, à vêpres, à matines, quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement, en noir et blanc et en couleurs, en vert et en pas mûr, à l’endroit et à l’envers, qu’il vente ou qu’il grêle, à voile et à vapeur : le plantage toujours. La gourance automatique. L’errance comme on se mouche. Les opérations ratées en boucle.
On a oublié, tant mieux pour lui, mais : l’Europe était condamnée à cette forme de « soviétisation » que l’on appelait, alors, la finlandisation ; le néocapitalisme financier global déboucherait sur la félicité universelle ; Chirac, en 1995, n’avait strictement aucune chance, ce pourquoi il convainquit Jean-Marie Colombani, alors directeur du Monde, d’embarquer dans la galère balladurienne ; l’Irak regorgeait d’armes de destruction massive ce qui justifiait une intervention américaine ; le krach financier de septembre 2008 n’était qu’une grossesse nerveuse.
On en passe et des meilleures.

A l’issue de cette succession de fiascos, de boulettes et de carambolages, quoi ? Rien. Ou plutôt si, une influence accentuée, une omniprésence démultipliée, les complaisances médiatiques presque généralisées et, enfin, l’apothéose, le statut quasi sacralisé de gourou à la fois officiel et occulte du monarque suprême.
On peut admirer, d’ailleurs, une si éblouissante réussite : la maîtrise décomplexée de soi qu’elle implique, cette capacité à tendre, sans angoisse existentielle, vers un but dont on constitue soi-même l’enjeu.
Mais, on est aussi en droit d’être effaré.

En bref
Sarkozy annonce dans une interview accordée, à New York, à une télévision américaine, qu’il décidera en 2011 de se représenter ou pas, et que ce qui a affecté son couple n’était pas grave.
Je croyais qu’on n’abordait pas à l’étranger les questions qui concernent au premier chef nos affaires domestiques !
*
Dire que le rapport publié par le Conseil d’Orientation des Retraites est catastrophiste n’est pas exact. Au contraire, il parle d’hypothèses de croissance et d’emplois relativement optimistes et qui ont peu de chance de se réaliser.
*
Faire attention à l’argument qui consiste à répéter « il n’y a qu’à faire payer les riches » (en particulier à propos des retraites). Si, en effet, comme je le préconise, on frappe d’un même taux de progressivité toutes les formes de revenus, en particulier les plus-values du capital, et en supprimant, bien sûr, le bouclier fiscal ; si on rétablit un vrai impôt progressif sur les successions et si on institue une dernière tranche (un seuil d’obscénité en quelque sorte) au-delà de laquelle la taxation sera de 75 %, on fait vraiment payer les riches. On ne peut pas, ensuite, résoudre tous les autres problèmes en préconisant à chaque fois de les refaire payer.
Donc, concernant les retraites, je veux bien qu’on soit hostile au relèvement de l’âge de départ, mais alors que préconise-t-on ?
*
A l’attention de « Cépajuste » : les 45 % des personnes qui ne payent pas d’impôts ne bénéficient pas de niches fiscales, mais ont un revenu qui les placent en dessous de la première tranche. Cela dit, tout le monde devrait payer l’impôt, même symboliquement. Or, il suffit de créer un impôt sur le revenu unique intégrant la CSG et la CRDS et, mécaniquement, tout le monde paiera l’impôt, même les plus pauvres puisqu’ils sont déjà assujettis à ces deux extras.

Mercredi 14 Avril 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

177.Posté par Alexandrine le 15/05/2010 21:58
Voilà ce que pense Jacques JULLIARD de ce triste personnage :

http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2010/02/25/17044552.html

"Cela fait du bruit, un péguyste qui se réveille. Surtout quand il a dormi trop longtemps. A 77 ans, on croyait Jacques Julliard définitivement assoupi dans le confort du Nouvel Observateur, indéboulonnable éditorialiste et directeur délégué à la distribution de suppléments d'âme pour bobos branchés. Eh bien, non ! Le notable vient de retomber à gauche comme on retombe en enfance.Cela couvait depuis quelque temps.

Il y eut d'abord, au cœur de l'été dernier, cet appel soudain à une « social-démocratie de combat » contre la * social-démocratie comme ligne de repli de la bourgeoisie d'affaires ». C'était quinze jours après l'interview très complaisante et très controversée de Nicolas Sarkozy dans l'Obs, négociée et réalisée par Denis O., nouveau patron de l'hebdomadaire où il a atterri après avoir dirigé Canal + et la Fnac.

Beaucoup, dans la rédaction, ont tout de suite compris que Julliard ciblait O. en dénonçant ; ceux qui feignent contre toute évidence et sans conviction de professer des idées politiques différentes » tout en ' appartenant à la même classe, fréquentant les mêmes milieux, partageant les mêmes vacances, les mêmes femmes ». L'arrivée à la tête du journal d'X, l'un de ces symboles de la conversion néolibérale de la gauche, technocrate passé du cabinet de Pierre Bérégovoy au management coté en Bourse, a d'autant plus réveillé Jacques Julliard qu'ils se sont côtoyés, il y a vingt ans, au sein de la Fondation Saint-Simon, céna­cle d'une « deuxième gauche qui voulait réconcilier le PS avec le marché. Mais, pour Julliard, elle a échoué d'avoir trop réussi : c'est l'argent, derrière le marché, qui a sub­jugué trop de ses ex-compagnons,

« Ce qui a tout déclenché pour moi, c'est évidemment la crise », explique-t-il aujourd'hui. Le catho de gauche formé par ses classiques de jeunesse, Bernanos, Péguy, Proudhon, ne supporte pas le pouvoir grandissant de l'argent et se sent même un peu coupable, comme il l'écrit dans I'Obs : « L'horreur économique, nous n'avons rien fait pour la conjurer.

Pis : nous avons parfois donné l'impression de la tolérer. » L'argent fou, qui sépare « le commun des mortels et une nouvelle caste de privilégiés : « Nous sommes en train de retourner à l'Ancien Régime, c'est-à-dire de passer d'une société de classes à une société d'ordres. » Au-delà des spéculateurs, « sangsues de la société, c'est l'idée même de ce capitalisme hors sol, hors production, fondé sur la spéculation, qu'il faut déraciner, expulser des cerveaux formatés par le bourrage de crâne ultralibéral ». Denis O. lui répond dans les pages de l'hebdomadaire : «je ne crois pas qu'il faille vouer aux gémonies le supposé capitalisme financier » : » Vitupérer la mondialisation ou le capitalisme financier aujourd'hui, c'est comme pester contre l'économie de marché dans les années 70 : cela procède du même aveuglement - toujours très populaire - seulement remis au goût du jour, Au moins c'est clair. Et quand O. affirme page 7 qu'Henri Proglio est un « chef d'entreprise expérimenté, peut-être le seul pour la fonction », Julliard estime page 36 qu' "on nous prend pour des billes" en glorifiant ce « génie de la gouvernance d'entreprise, comme ils disent ».


Félicité par les hiérarques du PS

Mais le nouveau militantisme de Jacques Julliard dépasse les colonnes de I'Obs. Les échos internes n'ont fait que l'encourager. Une majorité de journalistes ont été agréablement surpris par sa colère subite, explique un rédacteur. Il est clair qu'il représente mieux la ligne historique du journal qu'O, qui fait partie du même monde que Sarkozy. » Pour aller plus loin, Julliard rédige début janvier « Vingt thèses pour repartir du pied gauche ». Olivennes refuse de publier ce texte, il est vrai qu'il est plein de gros mots : "pouvoir de classe ", "rassemblement populaire", nationalisations », « rapport de force », «faillite complète de l'Europe ». Et conclut au « besoin d'hommes neufs, libres de toute compromission avec la banque et l'affairisme ».



Là, Julliard n'hésite pas à franchir la ligne jaune : il ne veut pas de Dominique Strauss-Kahn comme candidat à la présidentielle, car la gauche ne saurait être représentée par un représentant de l'establishment financier ». «Il symbolise trop cette social-démocratie de connivence et de compromission avec l'adver­saire pour incarner le renou­veau », explique aujourd'hui Julliard, qui a alors proposé son brûlot, inopportun dans I'Obs, à Libération qui le publie fin janvier sur deux pages. "je me suis simplement dit que la gauche ne pouvait pas continuer à être aussi absente : que propose-t-elle de plus que Sarkozy contre le capitalisme financier ? Qu'est-ce qu'un homme de gauche doit faire de plus ? D'abord, commencer à ne plus réfléchir comme un banquier. "

C'est justement un « banquier de gauche », Jean Peyrelevade, qui lui répond en dénonçant le « populisme caché de]ulliard » qui " excite les foules ». Cette accusation de « populisme » fait de Julliard un arroseur arrosé - il a lui-même parfois cédé à cette facilité -, mais semble l'avoir définitivement baptisé : « Alors là, ça m'a fait bien rigoler 'J'ai compris que, dès que l'on pense aux catégories populaires, ils ont peur, ils ne veu­lent vraiment plus en entendre parler ! L'invoca­tion du populisme, ça leur évite de répondre. Pey­relevade prend l'exemple des nationalisations : Il pourrait argumenter, dire que c'est inefficace ou financièrement impossible. Non : populiste.' Ça leur suffit ! » Eh oui. Bienvenue au club !

D'autres réactions lui confirment qu'il a provoqué quelque chose : la plupart des hiérarques du PS l'appellent pour le féliciter ou demander à le rencontrer. A commencer par Martine Aubry : * Ce texte m'a beaucoup intéressée, il faut que l'on se voie vite. » Jacques Julliard n'en revient pas : * En les écoutant, j'ai été stupéfait de découvrir à quel point j'avais une image droitière, tout d'un coup dissipée par ce texte, je n'imaginais pas à quel point il y avait chez eux une telle impossibilité de débattre. Beaucoup m'ont dit que je fournissais un premier cadre d'analyse et de discussion que leur guerre interne les empêchait de produire. Tous les courants sont disponibles pour du nou­veau, n faut tout reconstruire, car, si la deuxième gauche est morte, la première aussi ! »


Julliard a d'ailleurs été mêlé de près à ces deux décès idéologiques : il a voulu la mort de la première gauche (mitterrandiste) et il a fini par reconnaître l'échec de la deuxième (rocardienne), dont il fut un des princi­paux animateurs. Il attend toujours du PS un inventaire critique de la séquence Mit­terrand qu'il avait clos de quelques phrases féroces en 1995, en exprimant son « soulagement de voir partir le grand corrupteur dont le palais enfin de règne s'était transformé en caverne de brigands. On l'appelait Tonton pour ne pas l'ap­peler Parrain ». Mais son autocritique de la deuxième gauche semble moins expéditive et plus amnésique.


Il lui faudra quand même expliquer un jour comment un mouvement issu d'une CFDT « autogestionnaire », prônant la « société civile » contre l'Etat, a fini avec Rocard Premier ministre théorisant la « ruse avec l'opinion » pour faire passer ni vu ni connu des réformes impopulaires.

Comment un courant qui a débuté avec la grève des Lip de Charles Piaget aboutit à Pascal Lamy, patron de l'Organisation mondiale du commerce ? Pendant cette métamorphose, Julliard fut en première ligne, animant les deux revues organiques de la deuxième gauche, Faire et Interven­tion, saluant sans chagrin en 1986 la «fin du peuple », puis en 1988 la « fin de l'exception française » dans un ouvrage, la République du centre, dont Raymond Barre fera un compte rendu élogieux dans Libération. Ce livre très tendance saluant l'avènement de la « poli­tique rationnelle » était coécrit avec Pierre Rosanvallon et François Furet, ses deux complices de la Fondation Saint-Simon, club échangiste créé pour que la gauche raisonnable et les patrons éclairés s'ap­privoisent à l'intérieur d'un « cercle de la raison » dessiné par Alain Mine.


« Rosanvallon a dissous la fondation quand il a eu l'impression qu'il se faisait rouler dans la farine par Minc, et moi j'ai compris à quel point c'était un échec quand j'ai réalisé com­ment Minc se servait du vocabulaire de la deuxième gauche », précise Jacques Julliard, qui admet un bilan globalement néga­tif. « Nous avons surestimé la capacité de la société civile à se prendre en main. Nous avons sous-estime l'importance de la politique. Rocard, qui s'est mué sans s'expliquer en social-démocrate à l'allemande, a une responsabilité personnelle.

Nos idées avaient triomphé, mais pas nos hommes. Elles ont servi d'alibis aux affairistes et aux mitterrandistes qui n'avaient aucune perspective pour sortir de l'échec du programme com­mun. »

L'abandon de la justice sociale reste la principale conséquence de cet échec. « Elle a été remplacée par la thématique des exclus, dans une conception charitable du social, relève Julliard. fl suffit de voir les Gracques, club d'ex-rocardiens constitué de patrons ou d'aspirants patrons d'où a disparu toute fibre sociale ! Aujourd'hui, les derniers libéraux totaux viennent de la deuxième gauche : ce que même Sarkozy n'ose plus dire, Pascal Lamy le fait en continuant à défendre le primat du mar­ché pour réformer la société ! » Ses origines populaires - fils d'un petit marchand de vin du Bugey, à 60 km de Bourg-en-Bresse - et son passé de syndicaliste expliquent, selon Julliard, sa « réaction viscérale » à l'empire de l'argent. Avec cette envie de revenir au meilleur de sa formation de méritant républicain : le rude pension­nat glacial de Nantua, l'Ecole normale supérieure, la carrière universitaire d'his­torien reconnu, spécialiste du syndica­lisme révolutionnaire. Car, bien avant l'Obs, il fut tout de même un cas rare : un intello membre du bureau national de la CFDT. La CFDT de la bonne période, celle d'Edmond Maire, qui avait bien rai­son de prôner « une lutte des classes dans le cadre démocratique » et qui avait mis en garde Julliard il y a vingt-cinq ans : « Si la deuxième gauche était je ne sais quelle volonté d'opposer une autre gauche à la gauche, ce serait une impasse. »

Rêve d'union syndicale

Alors il faut repartir, selon Julliard, du syndical. « Il faut l'union, et une force syn­dicale unique par la fusion de la CGT et de la CFDT, leur séparation n'a plus de raison d'être et affaiblit la gauche. » Julliard veut l'union partout, rêvant de rassemblements qui « englobent à la fois les millions de jeunes chrétiens accourus à la journée mondiale de la jeunesse (JMJ) portées par les valeurs anti­monétaires du christianisme et la nébuleuse altermondialiste et sa critique gauchiste de l'argent ». Voilà comme il parle désormais : « La situation est historiquement inédite avec \ des chefs politiques de la bourgeoisie affrontés aux chefs capitalistes de la bourgeoisie qui sî moquent ouvertement d'eux. Il faut donc organiser des mobilisations d'opinion, sur des thé- \ mes très concrets pour que les gens adhèrent, par exemple la taxation à 95 % ou le plafon­nement des plus hauts salaires. »


Ce n'est pas gagné : Jacques Julliard I s'énerve d'apprendre que Martine Aubry est, elle aussi, intimissime... d'Alain Minc ' «Je crois que c'est précisément ce que je n'ai plus supporté d'un seul coup : cette impression que droite ou gauche au pouvoir, ce sera toujours Alain Mine au pouvoir. Il faut vraiment passer à autre chose ! »

Sinon Kapput la Gauche!

176.Posté par ledesenfumeur le 24/04/2010 10:00
Non JFK Alain Minc ne s'est pas trompé sur tout. Il ne s'est pas trompé en pariant sur la "mondialisation heureuse". Non il ne s'est pas trompé en jouant les amis du "Fouquets" et en particulier Sarkozy pour la mise en oeuvre d'un plan tchatérien. Non il ne se trompe pas lorsqu'il fait la promotion de Martine Haubry qui, si elle est élue, saura accompagner ce même plan. L'âme damnée de la République est à la manoeuvre, il ne faut surtout pas le sous-estimer.

175.Posté par ressasse le 20/04/2010 11:41
j'admire tous ces commentaires qui enfin, osent révèler aux pauvres bougres qui ne comprennent pas grand-chose aux (et ne lisent surement pas) les articles de Marianne, tout le système pourri entre les politiques, leurs conseillers (Minc, Attali et C°) , et les gds patrons du CAC40, sur les dérives et l'effondrement du système de société, via les médias très au courant de ce pourrissement.
Pourtant, je crois que c'est dans la rue qu'il faut hurler cela parce que ces pauvres bougres à qui on enlève leur travail, leur fric et leurs illusions ne lisent pas plus les commentaires de ce site. Ils ne comprennent pas ce qu'il s'y ecrit. L'intellect développé n'atteint pas tout le monde, sinon, les aigrefins de la Haute ne pourraient se permettre bien longtemps ce qu'ils font endurer à la "France d'en bas", comme dirait un des leurs.
Alors comment faire pour "debarrasser" tout ce monde des "voleurs" d'en haut et redonner aux pauvres "cons" d'en bas tout ce qu'ils leur ont pris à outrance? OUI, comment faire?

174.Posté par roi des cons le 19/04/2010 10:27
Tous les règnes ont leurs bouffons, mais certains coûtent plus cher que d'autres...
http://vivelescons.com/

173.Posté par X. NELSON le 18/04/2010 10:16
De retour de vacances, je constate avec satisfaction que nos repaires rassurants sont toujours là ... MINC conseille toujours le Prince et aussi ses concurrents. Les tuyaux sont toujours percés et on en redemande .
MINC et ATTALI sont les deux mamelles de l'imposture experte. Quel bonheur intérieur, je vous le dit, l'estime de soi augmente quand on se compare ; en ce sens, merci M. MINC de nous aider à vivre heureux.

172.Posté par Raphaël Zacharie de IZARRA le 17/04/2010 18:51
PHOTO DE RIMBAUD : JE SUIS L'AUTEUR DE CETTE NOUVELLE MYSTIFICATION

Je constate que certains journalistes sont plus avisés que d'autres. J'ai eu l'heureuse surprise de dénicher un article de Jacques Quentin http://fauxrimbaud.blogspot.com/ qui parle de moi avec grande lucidité... Je trouve fort flatteur qu'un journaliste (de province) un peu plus futé que les autres ait l'audace d'avancer une thèse fort pertinente à propos de cette nouvelle "découverte", à savoir que je serais l'auteur d'une énième farce médiatique à base d'Arthur ... Il faut dire que ce Jacques Quentin connaît bien son gibier : c'est à ma connaissance le seul qui a dénoncé en toutes lettres et sans la moindre ambigüité l'énorme plaisanterie izarrienne au sujet du "Rêve de Bismarck". C'était en avril 2008.

Cette fois je n'ai même pas eu besoin d'aller répandre des alarmes sur la toile en expliquant que je suis effectivement l'auteur d'un nouveau coup monté concernant cette photo : ce journaliste provincial à la tête froide s'en est chargé à ma place... C'est dire la profondeur de ses intuitions ! Il est vrai qu'il connaît bien son cher IZARRA, mystificateur obsessionnel à but strictement égocentrique : il ne me fait aucun cadeau quand il s'agit de me disséquer de sa plume tranchante comme la vérité, me sachant sur ce point aussi avare de pincettes à l'égard des exégètes crédules que je m'amuse à faire braire avec mes espiègleries rimbalesques de qualité quasi professionnelle répandues à grande échelle médiatique...

Mes détracteurs apprécieront.

Raphaël Zacharie de IZARRA

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L'article de Jacques Quentin à mon sujet :

LES DESSOUS DE LA PHOTO DE RIMBAUD : IZARRIMBAUD ?

Elle lui ressemblait comme une fille peut ressembler à son père.

Avec la bonne foi, la sincérité de son âme entière, de son coeur franc (fatalement lucides), le public ne s'y était pas trompé. La France était convaincue !

Sauf que les tests ADN avaient rendu leur verdict, pétrifiant : désaccord génétique total et définitif entre la fille et son prétendu géniteur.

La douche froide.

Qui ne se souvient pas de cette douloureuse affaire Aurore Drossard, fille imaginaire de Montand ? La leçon, authentique cas d'école, doit nous inciter à adopter à l'avenir la plus extrême prudence dans ce genre d'information où la subjectivité peut brouiller les pistes les mieux balisées.

Or, avec le dernier avatar concernant Rimbaud, nous sommes dans un processus médiatico-hystérique exactement inverse : cette fois ce sont les "spécialistes" qui, enivrés de doctes fumées, se sont eux-mêmes convaincus. Et de quoi donc me demanderez-vous ? Du pire : la mine patibulaire d'un Rimbaud aux antipodes de sa légende esthétique.

La pilule à du mal à passer chez les vrais-faux admirateurs du poète de Charleville qui, avec ce bon sens inné caractérisant les profanes et les ignorants, doutent.

La découverte de la photo date de deux ans. Troublant : à la même époque un certain Izarra criait à qui voulait l'entendre -et nul ne semblait vouloir prêter sérieusement l'oreille à ses élucubrations- qu'il était l'auteur du "Rêve de Bismarck", un autre inestimable trésor rimbaldien sauvé des rebuts d'un bouquiniste de Charleville-Mézières. Décidément, le hasard facilite bien des choses dans l'environnement de cet énigmatique Izarra...

Mais revenons à la tête de Rimbaud. Les spécialistes dont le fameux Jean-Jacques Lefrère se sont basés sur quatre de ses photos (plus ou moins nettes) déjà connues et reconnues pour établir un nouveau dogme avec cette vertigineuse certitude propres aux exégètes de leur niveau, élevés au pain blanchit. La farine universitaire a d'incontestables vertus de salubrité intellectuelle... Bref, c'est avec la même conviction, pour ne pas dire la même ferveur que le "Rêve de Bismarck" fut décrété authentique.

Rien n'est plus ressemblant à un portrait qu'un autre portrait, pour peu que le coeur s'emballe. On s'interrogera sur les méthodes employées par ces imprudents spécialistes cherchant à faire passer à la postérité le visage d'un parfait anonyme confondu avec Rimbaud sous le prétexte d'une enseigne d'hôtel en guise de (fausse) piste aux stars du Parnasse, de chasse aux mythes... Bertillonnage ? Identification judiciaire ? Tests ADN ? Les rieurs riront.

Les convictions pour le moins subjectives -autant dire hautement fantaisistes- de Jean-Jacques Lefrère et ses disciples sont une bonne gifle pour nous rappeler qu'à travers ce genre de révélation sensationnelle pleine de flou artistique lié à l'univers de Rimbaud, un Izarra peut toujours en cacher un autre.

Les érudits échaudés ajouteront : aujourd'hui plus qu'hier.

Méfiance donc.

Jacques Quentin
jacquesquentin@hotmail.fr

ARTICLE ORIGINAL : http://fauxrimbaud.blogspot.com/

Lire aussi "Rimbaud et ses faux embrouillages" : http://fauxrimbaud.blogspot.com/2008/11/rimbaud-et-ses-faux-embrouillages.html
http://izarralune.blogspot.com

171.Posté par Gino Tubour le 17/04/2010 05:34
Au fait :
,Charles Martel s'était arrêté à Poitiers la dernière fois. D'ici à ce que le nain des marécages s'y arrête en sortant pour tenter de soudoyer Ségolène. Imaginez donc le pataquès?

170.Posté par Gino Tubour le 17/04/2010 04:06
"Trève de sarcasme, je ne suis pas une sarcelle ni une sarcine. Je ne continuerais pas à sarcler les sarclures. Je ne suis pas un sarco, je ne veux pas choper une sarcoïdose, ni devenir sarcomateux à cause d'un sarcome. Je' n'ai pas envie de finir aussi vite dans un sarcophage bouffé par des sarcoptes. Avouez que ce serais sardanapalesque de se voir danser la sardane par un sarde amateur de sardines qui éclaterai d'un rire sardonique et ne s'en laisserai pas conter au milieu des sargasses. Que ferait-il alors devant tous ces ces saris. Et les sarigues se feraient percées par les sarisses . Non je ne brûlerai pas ma S.A.R.L. avec des sarments et je ne risque pas porter le sarong, encore moins le saroual, et je ne deviendrais pas sarracénique. J'éssaie de ne pas me faire avoir par les sarrasins."

Qui suis-je? Je paye un coup au méchant gentil qui répond.

169.Posté par Gino Tubour le 17/04/2010 03:10
Et maintenant tout se fit ombre et aquarium ardent ..... Arthur Rimbaud

Juste un moment sans cépajuste, cerise et je parle pas des autres parce que je goûte ce moment de vrai bonheur de ne dire que merci à JFK de continuer à enfoncer les bonnes portes et les faux théorèmes.

168.Posté par Gino Tubour le 16/04/2010 14:16
Stéphane Guillon aurait du voir que Minc a des yeux de fouine pis que Besson.
Et si ce Minc était un disciple de Frank Wisner Jr comme Sarko.

http://www.marcfievet.com/article-petit-retour-sur-le-cv-edifiant-de-sarkozy-l-homme-qui-pretend-continuer-a-presider-a-la-liquidation-de-la-france-quelques-autres-huiles-47969959.html

167.Posté par Canard Orange le 16/04/2010 09:45
@ hélène 155 qui écrit:
''De plus, le montant des cotisations de ces 40 dernières années a été faramineux par rapport à la situation actuelle, et donc largement en surplus par rapport au retraites à verser.
Or, au lieu d'ouvrir un fond pour y verser ce surplus en prévision de l'avenir, cet argent a été dilapidé et aujourd'hui on vient reprocher aux futurs retraités de trop en vouloir. ''

C'est d'autant plus juste que Jospin avait fait voter une loi qui impliquait que l'état abonde le fonds de réserve des retraites. Les 115 milliards du scénario catasptrohe du COR devraient être en caisse aujourd'hui. La droite aux commandes ensuite avait laissé se noyer le dispositif. Ajoutez à cela que le cinquième au moins de notre fonds de réserve des retraites a été perdu au casino de la bourse dans la crise financière de 2008. Le gouvernement qui soutient le MEDEF nous fait une pub par pages entière dans les journaux quotidiens pour nous enfumer et sensibiliser le petit pélerin que nous sommes à devenir fataliste et résignés à une réforme prévue d'avance pour augmenter les prélèvements des salariés, mais pas des entreprises du CAC40. On ne parle plus de participation de l'état non plus.

Y faut quand même pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !


166.Posté par Lauerent FEIGENBAUM le 16/04/2010 02:02
Bonjour,

Minc, ce type que j'exècre est ce fameux conseiller qui a coûté des sommes astronomiques à ceux qui suivaient ses conseils parait-il. Ah ! Minc Conseils !
Et sa "mondialisation heureuse", son fameux bouquin, vu l'état du Monde, quelqu'un pourrait-il le lui faire avaler en un seul morceau avec du piment rouge pour que ça passe mieux et du vinaigre ?

165.Posté par Iremaisdiable le 15/04/2010 22:42
je viens de suivre le débat Chaboté sur France 2, étonnée d'apprendre qu'on a eu le bouclier fiscal et en contre partie, le BOUCLIER SOCIAL, j'espère que Marianne saura reprendre le thème à bon escient, marre de ces rigolos qui se foutent de nous ! Et Walls qui en rajoute avec l'allongmeent du temps de travail, mon dieu, ils sont fous à la rue, aucun changement dans leur discours, le disque est tellement rayé qu'ils ont fini par s'habituer à leur musique ringarde lol

164.Posté par Mani Feste le 15/04/2010 22:09
Une petite question Monsieur JFK : que pensez-vous des propositions de Jean Luc Mélechon sur les retraites : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/04/invite-de-la-matinale-de-rtl-sur-les-retraites/ et de ses réponses à Monsieur Apathie ?

163.Posté par Montesquieu le 15/04/2010 22:07
N'oubliez pas les performances d'Alain Minc, quand il était président de CERUS, il a laissé une belle ardoise, toutefois pas aussi belle que certains de ses collègues Inspecteurs des Finances.

162.Posté par l'arsène le 15/04/2010 21:36
Hélène ,Calamity ,Isabelle et Louise Michel : les quatre mousquetaires qui mettront enfin par terre ce système en voie de décomposition .De tout coeur avec vous , mais ce n'est pas gagné.

161.Posté par hélène le 15/04/2010 21:20
160.Posté par calamity jane le 15/04/2010 20:58

Oui ma chère calamity, avec vous et Isabelle, je crois que j'aurais soulevé des montagnes ...

Les barricades de 68 n'ont pas eu l'heur de me plaire, celles de décembre 1851 correspondaient mieux à mon teint ;-D

160.Posté par calamity jane le 15/04/2010 20:58
@ 155 Hélène

Si nous étions rencontrées en pleine jeunesse, je pense que nous aurions pu faire
plier les pleutres -esses-.

159.Posté par halte au sketch le 15/04/2010 20:45
@155.Posté par hélène
pendant que la populace (je me compte dedans) va s'entredéchirer les mêmes vont continuer à se goberger au frais de la princesse (les marchés financiers) soutenue je vous le donne en mille par cette populace qui a peur, on se demande de quoi, elle a rien, que le système se casse la gueule.

158.Posté par cerise le 15/04/2010 20:43
Quand nous sommes très forts , qui recule ?
très gais , qui tombe de ridicule ?
Quand nous sommes très méchants , que ferait t'on de nous ?
Parez vous , dansez , riez
Je ne pourrai jamais envoyer l'amour par la fenêtre .

Arthur Rimbaud
http:// marianne

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