Affaire Clearstream : derrère Sarkozy, le fantôme de Marie-Antoinette



Vous avez dit schizo ?

Schizophrénie : cette fois le gros mot a été lâché. Voilà, en effet, Nicolas Sarkozy qui, après la relaxe de Dominique de Villepin, proclame d’une voix anormalement calme qu’il ne fera pas appel et, dans le même mouvement, demande au parquet de faire appel et on imagine, qu’à ce moment-là, il tape les pieds de colère.

C’est d’ailleurs, sur sa suggestion, que Frédéric Lefebvre et quelques autres barons UMP se sont relayés pour regretter que les « comparses » aient été condamnés et les vrais coupables épargnés. Et cela, alors même que d’autres porte-paroles UMP appelaient Villepin à faire preuve de « solidarité » et de « loyauté » à l’égard de la majorité présidentielle.

Or, c’est le même Sarkozy qui, rendant hommage à la Révolution, avait remplacé l’hérédité par le mérite, le jour même où il poussait son héritier à la tête de l’Epad. Et c’est le même, encore, qui, à Davos, prononce un discours tout à fait excellent, que lui a rédigé Henri Guaino, appelant à une lutte implacable contre les profiteurs d’un capitalisme déréglé, mais, en France, ne prend aucune mesure concrète qui irait dans ce sens. Quand il ne décrète pas l’inverse.

Vous avez dit schizo ?

Premières réflexions sur mon expérience blogueuse

On m’avait dit « c’est du n’importe quoi ». Et puis, dois-je l’avouer, néophyte que je suis en matière de « Toile », je craignais le pire : déferlement d’insanités, défoulement permanent et condensé de violences verbales.

Eh bien pas du tout. J’ai été impressionné par la quantité, mais aussi par la qualité des nombreuses irruptions de réflexions de blogueurs, enrichissantes et sagaces, l’humour et le bon sens de nombreux intervenants, leurs connaissances de certains dossiers, leur niveau d’information, la verdeur interactive, l’authenticité et la pertinence des débats. Même si, éventuellement, j’ai pu faire les frais de ces qualités.


Mais ce constat rend, à mes yeux, plus dommageables encore, plus lamentables parfois, certaines tendances à manier compulsivement l’insulte, à s’auto-valoriser par le mépris de l’autre ou le rejet de la différence, à pratiquer le harcèlement mécanique à l’abri de l’anonymat.

Ces pratiques, contrairement à ce que je craignais, sont très minoritaires. Mais répétitives (une seule personne pouvant hoqueter à jets continus au lieu de discuter), elles peuvent devenir envahissantes et paralyser, à des fins finalement de sabotage, la confrontation authentique et de la réflexion collective.

Chers amis, puissions-nous faire de cet espace d’expression et d’écoute, que je m’astreins à animer, un lieu d’exemplarité démocratique, d’échanges constructifs, d’élaborations pluralistes, de respect des uns des autres.

N’hésitez évidemment pas à me contredire de façon musclée, si vous en sentez le besoin ou la nécessité, mais ayant toujours à l’esprit à la fois l’empathie mutuelle que l’on se doit tous et l’utilité sociale et intellectuelle de notre démarche commune. Ne laissons pas les adversaires de ce véritable contre-pouvoir que constitue le forum Internet saboter cette immense agora, qu’au fond, ils ne supportent pas.

PS : les blogueurs sont des citoyens responsables. La démocratie implique la pluralité et l’acceptation des différences. Le débat nécessite qu’on écoute et surtout entende l’autre.

Cessons donc de disqualifier a priori l’interlocuteur en le qualifiant de « sarkozyste primaire » ou d’« anti-sarkozyste primaire ». Ce qui serait évidemment plus facile si certains ne s’enfermaient pas dans ce rôle, les uns, anti-sarkozystes outrant la violence de leur rejet et quelques sarkozystes – de service, semble-t-il – se complaisant à faire assaut de sottises provocatrices.

De façon générale, jugeons, analysons, critiquons, réfutons (ou approuvons) les propos exprimés, et cela simplement en fonction de leur justesse ou de leur inanité, mais renonçons aux étiquetages systématiques et a priori consistant à tout bout de champ à les renvoyer à un pseudo déterminant gauchiste, socialiste, MoDem ou droitier.

Ah, si l’on parvenait à prouver qu’un espace de résistance, et parfois de contre-offensive, peut être en même temps un espace d’intelligence et de tolérance !

Villepin et le Collier de la reine

C’était entendu, on nous le répétait à longueur d’ondes et d’antennes, dans l’affaire Clearstream, il y avait une victime, le chef de l’Etat, et des suspects, dont l’ex-Premier ministre, Dominique de Villepin, que Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à qualifier de « coupable ».

Il ne correspondait nullement à la réalité (ne serait-ce que pour cette raison évidente que le patronyme hongrois de Sarkozy n’apparut que tardivement sur les fameux listings truqués), mais ce fut, pendant trois ans la « vérité » médiatique. Donc, il était généralement admis que le procès verrait le triomphe définitif de Nicolas Sarkozy – la victime – sur l’homme qui osa, un temps, se poser en concurrent, Dominique de Villepin, « présumé » coupable.

Or, c’est le contraire qui c’est passé. Et le chef de l’Etat, avant de se lancer dans cette aventure vengeresse, aurait dû se remémorer la célèbre affaire dit du « Collier de la reine ». Pourquoi ? Parce qu’elle vit, à la veille de la Révolution française dont elle précipita d’ailleurs l’avènement, un présumé coupable de très haut rang, le cardinal de Rohan, jaillir en héros d’une sombre et inextricable affaire dont l’incontestable victime, Marie-Antoinette, sortie, elle, en lambeaux.
 
Rappelons donc, ici, l’histoire : personnage considérable à l’époque, évêque de Strasbourg, cardinal, grand aumônier de France, mondain invétéré (membre, au demeurant, de l’Académie française comme beaucoup de pervers), de Rohan n’était plus en odeur de sainteté à la cour de Versailles. La reine Marie-Antoinette ne supportait plus ses approches insistantes qu’elle estimait libidineuses.

Le prélat à fanfreluches dépérissait à mesure que se prolongeait cette disgrâce royale. C’est alors qu’une aventurière, la comtesse de La Motte, une sorte de Imad Lahoud en jupon, eut l’idée de l’escroquerie du siècle : elle parvint à convaincre le cardinal que la reine (avec laquelle elle-même prétendait avoir des rapports lesbiens) n’était pas insensible à son charme ecclésiastique.

Or, une formidable occasion d’un total retour en grâce se présentait à lui, car un fabuleux collier de diamants d’une valeur d’un million six cent mille livres (somme énorme), entrevu dans une bijouterie, était tombé dans l’œil de la souveraine. Donc, s’il lui offrait ce sublime bijou, elle se consumerait de reconnaissance et ne pourrait plus rien lui refuser. Mieux : Madame de La Motte affirma au cardinal qu’elle avait parlé à la reine et que celle-ci se ferait donc un doux plaisir de le rencontrer nuitamment dans le parc de Versailles et de recevoir, incidemment, le cadeau de sa blanche main.

Ce n’était absolument pas crédible, mais, aveuglé par la passion, le cardinal le crut, un peu comme de Villepin crut à la véracité du fameux listing Clearstream. La rencontre eut lieu, une fausse Marie-Antoinette se prêta à la comédie, et la comtesse de La Motte récupéra le collier, lequel avait été acheté par le cardinal à crédit et, comme il ne parvint pas à acquitter la première traite, le scandale éclata.

Furieuse, et détestant en fait le cardinal, Marie-Antoinette, au lieu d’étouffer l’affaire qui risquait d’éclabousser l’ensemble de la haute société, convainquit Louis XVI d’en référer à la justice, fit embastiller l’ecclésiastique et le déféra devant le Parlement de Paris.
 
C’est alors que tout bascula : d’abord, parce que cet étalage de luxure et d’intrigues jeta une lumière crue sur les mœurs qui régnaient au sein de la France d’en haut. Ensuite, parce que l’idée se répandit, dans l’opinion, que si le cardinal avait réellement cru que la reine, une Autrichienne, presque une Hongroise, en échange d’un collier fastueux, était prête à lui accorder ses faveurs, c’est que c’était crédible. Qu’elle en était donc capable. Que c’était là, décidément, un drôle de monde !

De Rohan (qui se fera ensuite élire aux Etats Généraux), qui n’était absolument pas à l’origine du complot - pas plus que Villepin - et était plutôt, comme lui, le dindon de la farce, surfa sur ces sentiments populaires, il se posa en victime de l’arbitraire : il était devenu le bouc émissaire de l’absolutisme royal. Ne sont-ce point les turpitudes supposées de la reine de France qui l’avait induit en erreur ?
 
Résultat : il fut acquitté aux acclamations de la foule. Et ce que la France toute entière retint, c’est que Marie-Antoinette était compromise dans une sale histoire.
***
Quand Nicolas Sarkozy, totalement dominé par sa haine de Villepin, commit le lapsus fatal consistant à qualifier des prévenus de « coupables », on crut voir apparaître, derrière lui, le fantôme de Marie-Antoinette et du Collier de la reine

Vendredi 29 Janvier 2010
Jean-François Kahn

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

149.Posté par NANOU le 01/02/2010 10:39
Mais toujours à propos de Clearstream se souvient -on que ces fameux listings contenaient de nombreux autres noms, avec ceux suggérés de N Sarkozy? Qui se soucie aussi de ces autres victimes?
Sa suffisance considère comme un crime d'avoir été diffamée, et pour cela n'en doutons pas, il mobilisera la justice jusqu'au plus hauts sommets, sans doute la CASSATION si l'appel ne le satisfait pas, et quand aux autres, tout au plus ont ils été victimes d'un simple délit!
Mais pendant ce temps là, la justice est lente, frivole pour traiter le ces des nombreuses autres victimes ici où là, dans quantités de délits et d'atteintes aux personnes ,qui n'avaient d'autres ambitions que de vivre tranquillement!
Sans doute aussi, la crédibilité accordée un instant à ce listing est elle la réponse à la relation si particulière de Sarko avec l'argent!

148.Posté par Pov'con le 31/01/2010 23:04
@Loredana

Anti-$arkoziste le suis aussi et le revendique haut et fort !
Je n'ai d'ailleurs pas peur de dire que je n'ai pas voté pour $arko en 2007,
car un, je doutais fortement qu'il puisse être élu (il était alors tellement primaire, tellement vulgaire... mais bon ! on peut se tromper, surtout sur l'intelligence de mes compatriotes) et deux j'imaginais à peu près les dégats qu'il allait commettre (sur ce point, j'avais , je l'avoue, légèrement sous-estimé sa capacité de nuisance).
J'ai ré-entendu récemment à la radio un discours de Vladimir Jirinovski. C'est frappant : les mêmes mots ! le même discours. La seule différence c'est que Jirinovski vocifère tel un Le Pen alors que $arko est plus posé, plus enjoleur, plus fourbe...

Le mot primaire est un pléonasme !
$arko étant primaire (on finit par prévoir chacun de ses mots et choix...),
Inutile donc d'être primaire !
Carlita (Marie-Antoinette gare à ta tête !) a dit en son temps qu'il avait 5 ou 6 cerveaux.
Je doute pour ma part qu'il en ai un seul (de l'ectoplasme tout au plus).

Quand au mot "Dictature" le mot est fort, mais j'ai le sentiment qu'insensiblement et par petits pas, on y va tout droit. En fait, on aura la réponse en 2012.
Il lui restera à truquer les élections comme dans bien des pays sur lesquels il prend exemple.

Ce qui est sûr, c'est qu'en cas d'alternance, il y aura un sacré boulot pour tout remettre en ordre et mettre en place des contre-pouvoirs pour éviter qu'un tel bordel ne se reproduise.

Chapeau bas Loredana !

147.Posté par brusyl le 31/01/2010 22:28
@ 146milo45
fétichisme ?
avec tout le silicone et le botox qu'elle se trimballe, on n'est pas loin de la poupée gonflable !

146.Posté par Milo45 le 31/01/2010 20:51
@144 Loredana

Etymologiquement et sémantiquement, vous avez presque raison. Mais on sait bien que le sens du mot dictature a évolué pour évoquer des choses bien plus terribles. Pour avoir des amis chiliens qui ont fuit le régime de Pinochet, j'aurais personnellement un peu honte de qualifier notre régime actuel de dictature en sachant ce qu'ils ont vécu... C'est pourquoi je suis, moi, votre conseil et je choisis soigneusement mes mots... Sarkozy n'est pas un dictateur mais un égotiste qui a le pouvoir et qui l'utilise pour favoriser son clan et ses amis. On est plus dans un régime ploutocrate que dictatorial.

@ 143 brusyl

Si c'est le cas, en sale macho que je suis, je veux bien être le marin...


145.Posté par kerjean le 31/01/2010 19:26
@Brusyl
je pleure de rire.

Carlita qui fait mander Marin à bord.....

144.Posté par Loredana le 31/01/2010 19:03
JE ME RÉCLAME ET JE ME REVENDIQUE COMME ANTI-SARKOZISTE PRIMAIRE!
je ne vois pas pourquoi je devrais m'en cacher: comme résistante de ce qu'autrefois on appelait avec son nom: DICTATURE
Que je sache la définition de ce régime est: celui où "tous les pouvoir sont réunis dans les mains d'une seule personne" (Larousse). Que cela corresponde à la réalité présente n'est plus à démontrer: gouvernement fantoche, parlement à la botte (et/ou on peut légiférer par décret ou même avant son vote), pouvoir judiciaire apprivoisé (affaire de l'accident de scooter du successeur désigné Jean, suppression du juges d'instruction), mainmise sur les médias grand public.

Qu'il soit encore possible d'exprimer des opinions contraires sans risquer la vie, ou qu'il existe (encore) des partis d'opposition (bien amochés pourtant) ne me console pas: l'emprise de TFI et Paris Match rend vaine toute opposition au matraquage propagandiste et à la veulerie du majeur parti d'opposition. Et si par hasard un Bayrou ou un Villepin proposaient une alternative crédible, pas la peine de se salir les mains, on les casse par un élan écologique soudain (européennes) ou un joli procès (en cela Marie Antoinette était une référence qui me semble appropriée).

Par contre je suis très agacée par l'insistance sur des définitions qui s'éloignent de la réalité: monarchisme, bonapartisme.., auxquelles cher M. Kahn vous vous délectez: SVP, appelez un chat un chat: DICTATURE

Et posez vous la questions que les italiens se sont posés après la deuxième guerre mondiale: comment des institutions démocratiques ont pu permettre de telles dérives?
Elles n'étaient peut-être pas si démocratiques que ça, ou pas si garantistes...
C'est la raison qui fait que l'Italie s'est dotée, en ce temps là, des institutions plus démocratiques possible (ex: élections proportionnelles, président élu par le parlement, justice indépendante) quitte à rendre les gouvernement fragiles, mais le cher Berlusconi a aujourd'hui le plus grand mal à les modifier à son propre avantage, tout en ayant réussi l'exploit de manipuler l'opinion publique (par le même matraquage propagandiste de Mussolini, adaptée à notre culture).

Notre Sarko, n'a pas les même problèmes: la constitution de la V République est suffisamment attaché à l'ordre et à la primauté de l'exécutif qu'il n'est pas si difficile que ça de la plier à son propre bon vouloir (mais le bon vouloir de De Gaulle n'est pas le même que celui de Sarko).

En tout cas je considère qu'il faut s'interroger sur la "crise de la représentation politique" dont la science politique (hors grandes écoles) parle depuis 30 ans, ayant bien vu que les élections de représentants ne garanti en rien la démocratie: le pouvoir délégué n'appartient malheureusement plus au peuple; le bipartisme (ou ce qui y tend) revient à bonnet blanc et blanc bonnet, le suffrage universel ne fait que mobiliser des masses d'indifférents qui votent essentiellement pour celui qu'ils voient plus souvent à la télé, ou celui (ou celle) qui passe mieux, qu'importe le contenu de son discours, l'image frappe plus que le logos (qui demande l'effort de raisonnement).

Choisir soigneusement ses mot permet de penser la réalité de manière précise, pour la comprendre et la changer.
N'ayons pas peur des mots: c'est une dictature et il faut s'y opposer, être anti-sarkoziste, primaire ou non.

143.Posté par brusyl le 31/01/2010 18:51
C' est à se demander si ce serait pas la femme du président qui aurait fait mander Marin à bord....

142.Posté par jmpgcr le 31/01/2010 18:01
Je vous trouve tous d'une mauvaise foi renversante à l'égard de ce "sympathique" procureur "totalement indépendant du pouvoir politique". Le parquet, à travers cet appel, ne cherche-t-il pas à répondre à la seule question intéressante de cette affaire ? A savoir, quand notre sautillant Seigneur a connu son implication dans cette mascarade. N'a-t-il pas joué un coup de billard à double bande, au mieux en laissant faire, au pire en encourageant, pour mieux nous jouer le coup de l'honneur offensé ?

141.Posté par max angel le 31/01/2010 17:48
Quand je pense que Vile-nain veut couler Villepin avec l'aide d'un Marin. Que c'est petit ! Notre panache de guerre aurait mérité un Amiral quand même !

Ne rions point trop fort !
Tout cela ne doit point nous faire oublier l'état réel de la France et de son peuple. Vu de l'extérieur, notre pays se rétrécit à la mesure de celui qui nous gouverne et, à l'intérieur, il continue à se faire décerveler si l'on en croît les sondages de sa séance d'auto satisfaction télévisée.
http://maxangel.over-blog.com

140.Posté par Ronceveaux le 31/01/2010 16:10
@ brusyl (129) : je comprends tout à fait vos réserves quant à ma " première affirmation" ! Elle manquait de précision car je ne voulais pas être trop long. En fait ma conviction est la suivante : Sarkozy, quand il déclare jeudi soir prendre acte de la décision des juges et ne pas souhaiter faire appel, ne pense pas du tout à l'Euro symbolique qu'il a obtenu (vous imaginez Sarkozy se soucier une seconde d'un unique et misérable euro, qui plus est "symbolique" ???), il pense à enfumer le grand public - celui de TF1 - sur la relaxe de Villepin. Avocat, il sait pertinemment qu'il n'est pas fondé à faire appel en la matière, mais il sait tout autant que 99% de son audience ignorent ce détail, donc au diable la crédibilité juridique. Sachant, puisqu'il en est l'initiateur, que le lendemain le procureur Marin fera appel, il s’innocente par anticipation en prenant la position inverse : cet appel sera celui du parquet, en aucune manière le sien. Il agit comme la marionnette de Rama Yade aux Guignols de l’Info, qui dément ses propos avant même de les prononcer ! Et même s’il s’attend à ce que certains tentent de démonter le subterfuge, il est convaincu qu’il fonctionnera (selon l’énième dicton «enfumez, enfumez, il en restera toujours quelque chose»…).

Problème néanmoins : la dénonciation du subterfuge sera plus vivace qu’escompté, notamment de la part de Villepin lui-même. Au point que son épouse en personne devra, sur les ondes, plaider la cause de son mari et celle du parquet. La première Dame exposée sur l’échiquier politique : ohoh ! On se marie toujours «pour le meilleur et pour le pire» : dans le soap-opéra du couple élyséen il semble bien que le meilleur appartienne aux saisons passées et que le pire s’invite au générique des épisodes à venir («Chouchou dans la tourmente», «Echec au Roi», …).

139.Posté par JBB le 31/01/2010 15:08
            Affaire ClearstreamJe n'arrive toujours pas à comprendre, malgré une volonté exacerbée et ce, alors même que la France entière sait pertinemment que Dominique de Villepin est un excellent poète, pourquoi ses accusateurs, convaincus de sa culpabilité, ne parviennent-ils pas à lui tirer une bonne fois pour toute, les vers du nez .

138.Posté par Marie Antoinette en video. le 31/01/2010 14:18
Regardez bien cette video sur l'affaire Clearstream : Marie Antoinette nous raconte que la justice française est indépendante du pouvoir politique !

http://www.lepost.fr/article/2010/01/31/1915894_quand-carla-bruni-piegee-menace-de-quitter-le-studio-de-rtl.html

Marie Antoinette prétend que la justice française est indépendante du roi !

Mais oui, Marie Antoinette, mais bien sûr. On te croit.
http://www.lepost.fr/article/2010/01/31/1915894_quand-carla-bruni-piegee-menace-de-quitt...

137.Posté par Antoine le 31/01/2010 12:32
@ Marie-Antoinette vous explique et Milo45, je ne vous avais pas lus. Merci à vous, nous sommes sur la même longueur d'ondes. Et j'en ai toujours, et de plus en plus, marre !

136.Posté par Antoine le 31/01/2010 12:27
@116 : Elle n'est pas qu"étonnée" Marie-Antoinette, elle est "stupéfaite" du manque de culture et de savoir et de Harry roselmack et des crétins qui l'écoutent qui est "stupéfiant". Elle aurait pu être stupéfiée de constater l'hypocrisie de "monmari" mais elle est "étonnée"... et même "stupéfaite". En exégète de Proust, ce qu'elle ne manque pas de rappeler, elle aurait pu évoquer dans son étonnement un passage de La Prisonnière :

" J’avais assez de liberté d’esprit pour goûter dans ce qu’elle [madame de Guermantes] disait cette grâce française si pure qu’on ne trouve plus, ni dans le parler, ni dans les écrits du temps présent. J’écoutais sa conversation comme une chanson populaire délicieusement et purement française, je comprenais que je l’eusse entendue se moquer de Maeterlinck (qu’elle admirait d’ailleurs, maintenant, par faiblesse d’esprit de femme, sensible à ces modes littéraires dont les rayons viennent tardivement), comme je comprenais que Mérimée se moquât de Baudelaire, Stendhal de Balzac, Paul-Louis Courier de Victor Hugo, Meilhac de Mallarmé. Je comprenais bien que le moqueur avait une pensée bien restreinte auprès de celui dont il se moquait, mais aussi un vocabulaire plus pur. Celui de Mme de Guermantes, presque autant que celui de la mère de Saint-Loup, l’était à un point qui enchantait. Ce n’est pas dans les froids pastiches des écrivains d’aujourd’hui qui disent : au fait (pour en réalité), singulièrement (pour en particulier), étonné (pour frappé de stupeur), etc., etc., qu’on retrouve le vieux langage et la vraie prononciation des mots, mais en causant avec une Mme de Guermantes ou une Françoise ; j’avais appris de la deuxième, dès l’âge de cinq ans, qu’on ne dit pas le Tarn, mais le Tar ; pas le Béarn, mais le Béar. Ce qui fit qu’à vingt ans, quand j’allai dans le monde, je n’eus pas à y apprendre qu’il ne fallait pas dire, comme faisait Mme Bontemps : Madame de Béarn. "

En tout cas, on est "frappé de stupeur" par le culot de la Nullissime Susurrante" qui n'hésite pas à se mêler des "affaires" de "monmari" bien qu'elle ait affirmé le contraire, ce qui, comme Eugénie, laisse augurer d'autres prouesses.
Comment les virer ? Les élections Régionales seront-elles révélatrices du ras-le-bol ? Souhaitons-le mais rien n'est moins sûr. Quand on n' a pas voté pour le "Nanissime Suppôt" c' qu'on en a marre !

135.Posté par Milo45 le 31/01/2010 12:26
@113 Tinou54 et @Pierre Duschenes

Rappelons que Marie Antoinette et Barnave furent guillotinés... La peine de mort est-elle une solution ? Ne pourrait-on pas simplement envisager une petite torture à la gégène ? Ou un emprisonnement de 147 ans ? Soyons modérés les amis...

134.Posté par Marie Antoinette vous explique. le 31/01/2010 12:19
Clearstream : Carla s'invite dans le procès.

L’affaire du combat des « fauves » Villepin-Sarkozy prend progressivement de l’ampleur. Hier, c’est la première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy qui s’est dite « très étonnée par le peu de confiance » accordée à la justice française à propos des critiques qui ont visé le parquet de Paris.

« C’est une affaire pénale, pas politique », a-t-elle martelé, avec un sourire insistant, hier après-midi dans les studios de RTL.

C’est la première fois qu’elle intervient sur le terrain… politique.

http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/31/766738-Clearstream-Carla-s-invite-dans-le-proces.html

Non mais j’hallucine : il ne manquait plus qu’elle !

Marie Antoinette explique le fonctionnement de la justice française !

Marie Antoinette prétend que la justice française est indépendante du roi !

Marie Antoinette nous prend vraiment pour des cons.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/31/766738-Clearstream-Carla-s-invite-dans-le-pro...

133.Posté par Pierre Duschenes le 31/01/2010 10:54

@ 113 Tinou54

je cite ; "Gageons que le peuple réservera à sarkozy le même sort qu'à Marie-Antoinette."


louons Dieu mon ami qu'il en soit ainsi !

et que le sort funeste du traitre Barnave

soit a sa suite celui de Joffrin le brave !





http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Barnave

132.Posté par calamity jane le 31/01/2010 10:32
@ 131

Voilà ! Le minisTour de la culTour a encore frappé. Il essaie tout simplement de
faire savoir qu'il existe dans ce gouvernement. Pour une fois les médias ont
compris les messages des blogueurs et autres intervenant(e)s du web, ne
plus le voir en image.
De toute manière dites-vous bien qu'il n'y pourra rien, car il existe plein d'astuces
pour rester et incontrôlé et dans l'anonymat !
Alors laissons le délirer et continuons à nous exprimer.

131.Posté par jeanne -85 le 31/01/2010 09:48
Faites vous du souci "Blogueurs" Miterrand, ministre de la Culture dénonce le soi-disant danger des blogs "il y a un vrai danger, c'est les blogs avec les informations que les gens diffusent, dans un relatif, voire un complet anonymat.... etc...France 4 20.01 et relevé par LE POST. Ca les "démange" de verrouiller cette lucarne, étant donné que la plupart des journalistes sont aux abonnés absents ou regardent ailleurs et que c'est le seul outil qui reste pour protester et éventuellement appeler à un réveil de la conscience politique.Somme nous toujours en démocration ou se dirige-t-on insidieusement vers une dictature qui ne dit pas son nom....à tout le moins "république bananière" par certains aspects....

130.Posté par keskinfjord le 31/01/2010 09:44
Petit extrait du bottin mondain
"La particule " de " ne s'emploie que lorsqu'elle est précédée d'un titre ou d'un prénom, sauf
- pour les noms ne comportant qu'une syllabe prononcée,
- pour les noms commençant par une voyelle ou un " h " muet, où elle est toujours associée au nom.

Les particules " des, du, d' " ainsi que " La, Le et Les " ne se dissocient pas du nom

Les particules non nobiliaires (souvent celles précédant des noms belges), elles aussi, restent attachées au nom, et de surcroît commencent par une majuscule " De "."

En l'espèce petit doute sur Villepin, puisque la particule a été recupérée par son ancêtre l'avocat Gallouzeau... Peu importe dans l'absolu j'en conviens mais je ne parviens pas à comprendre comment le même auteur peut le même jour utiliser dans un article "De Rohan", "De Villepin" à tout va, alors que dans l'autre il n'est question que de "Villepin"...

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